Bon matin chères lectrices et chers lecteurs,

Samedi soir, je suis allée à la fête de mon petit-enfant, Marc-André, 9 ans… Pendant le souper, il racontait ses rêves pour plus tard : “Je veux construire un camp de vacances sur la lune pour tous les enfants… ” Que je le trouvais beau! Il osait rêver grand. Nous avons respecté ce qu’il disait… et je pensais, : “Ah! si tous les enfants du monde avaient le droit de rêver!”

Hantée par ces enfants qui sont morts ou qui ont vu la mort ou qui vivent avec la mort, j’ai pensé au poète Robert Desnos…
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Toi aussi tu viendras où je suis

Aujourd’hui je me suis promené avec mon camarade.
Même s’il est mort,
Je me suis promené avec mon camarade.
Qu’ils étaient beaux les arbres en fleurs,
Les marronniers qui neigeaient le jour de sa mort.
Avec mon camarade je me suis promené.
Jadis mes parents
Allaient seuls aux enterrements
Et je me sentais petit enfant.
Maintenant je connais pas mal de morts,
J’ai vu beaucoup de croque-morts

Mais je n’approche pas de leur bord.
C’est pourquoi tout aujourd’hui
Je me suis promené avec mon ami.
Il m’a trouvé un peu vieilli,
Un peu vieilli mais il m’a dit:
Toi aussi tu viendras où je suis,
Un dimanche ou un samedi,
Moi, je regardais les arbres en fleurs,
La rivière passer sous le pont
Et soudain j’ai vu que j’étais seul.
Alors je suis rentré parmi les hommes.

Robert Desnos, (1900-1945)
“Etat de veille. Mines de rien 1938”

………………………………………………
Depuis sa mort en déportation, quand il allait avoir quarante-cinq ans, Robert Desnos n’a jamais disparu des mémoires.

Desnos est véritablement le prince du surréalisme!

Ce qui aura certainement le plus contribué à immortaliser l’oeuvre de Robert Desnos, c’est la place qu’il donna dans sa poésie, à l’enfance…
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Comme Desnos, qui donnait beaucoup de place aux enfants dans sa poésie, donnons, dans nos vies, beaucoup de place à l’enfance…

Ça me fait si mal lorsque j’entends des gens dire : “Je vais avoir la paix, les enfants ne seront pas là en fin de semaine…” ou “Mes petits monstres…” ou “Il faudrait interdire les lieux aux enfants…”

Les enfants sont notre richesse! Quand on pense que les tsunamis sont venus chercher des milliers d’enfants, il faut pleurer le sort de l’humanité…

Prenons bien soin des enfants qui nous restent,
Lysette

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