“Pour connaître la couleur de la mode en Occident, il suffit de regarder la couleur des fleuves chinois.” Ma Jun, 40 ans, rapporte avec un air désabusé cette plaisanterie qui circule parmi les militants écologistes de son pays. C’est en regardant les fleuves et bien d’autres paysages dévastés que ce journaliste du South China Morning Post a décidé, au milieu des années 1990, de mettre sa plume au service de l’environnement.

Ma Jun incarne la conscience de cette société chinoise qui voit avec inquiétude le développement de son pays s’accomplir en maltraitant la nature.

“Bien sûr, la croissance économique sort des millions de personnes de la pauvreté, mais à quel prix ?”, s’interroge-t-il en faisant ce constat : “60 % de nos cours d’eau sont pollués, la prolifération des barrages détruit les écosystèmes, la qualité de l’air est déplorable. Cela n’est simplement pas tenable. Nous ne pouvons pas continuer à la fois à répondre à l’explosion de la demande domestique et faire office d’atelier pour le reste du monde.”

Depuis 2006, année où il a créé, à Pékin, l’Institut pour les affaires publiques et l’environnement, Ma Jun a fait de la dénonciation des délits environnementaux des entreprises son principal cheval de bataille.

Ma Jun et ses trois collègues ont établi une liste de 30 000 entreprises locales et étrangères agissant en violation de la loi.

Sa prochaine étape : convaincre les multinationales de ne plus avoir recours à des sous-traitants qui polluent.

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