Le gouvernement australien a affirmé jeudi détenir des photos accablantes de chasse à la baleine, qui pourraient venir appuyer une action en justice contre la pêche japonaise en Antarctique, des documents qualifiés de “propagande” mensongère par les Japonais.

L’une des photos montre une femelle et son petit en train d’être hissés à bord d’un baleinier japonais, après avoir été harponnés.

“Quand j’ai vu ces photos, j’ai eu des hauts le coeur et en même temps, j’ai éprouvé un sentiment de grande tristesse”, a déclaré le ministre de l’Environnement australien, Peter Garrett, l’ancien chanteur du groupe de rock Midnight Oil.

“C’est vraiment accablant quand vous pensez qu’il faut jusqu’à quinze minutes pour qu’une baleine succombe après avoir été harponnée. C’est encore pire de voir qu’il y a un baleineau”, a-t-il également déclaré.

La profonde blessure du jeune cétacé, appartenant à l’espèce des baleines de Mink, qui a répandu une mare de sang dans la cale du navire, semble avoir été causée par un harpon à explosifs.

Cette série de photos a été prise à partir d’un bâtiment des Douanes australien qui suit en ce moment les baleiniers japonais dans les eaux de l’Antarctique, dans l’objectif de recueillir des éléments pour soutenir une action judiciaire internationale.

Côté japonais, l’institut de recherche sur les cétacés a répliqué en accusant l’Australie de mener une campagne de “propagande jouant sur l’émotion”.

Le directeur de cet institut financé par le gouvernement japonais et partie prenante de la chasse à la baleine, Minoru Morimoto, a prévenu que l’attitude australienne “pourrait provoquer de graves dommages” aux relations entre les deux pays.

L’Australie est l’un des pays fer de lance de la lutte contre la chasse aux baleines du Japon. Tokyo exploite une faille dans le moratoire sur la pêche commerciale de 1986, en arguant que ses prises ont des visées scientifiques.

Des baleiniers japonais croisent dans l’Antarctique depuis décembre pour tuer un millier de cétacés. Ils ont été contraints de suspendre leur campagne à la mi-janvier pendant plusieurs jours, sous la pression de défenseurs des baleines venus dans la zone. Ils ont depuis repris leur pêche, les navires des écologistes ayant dû repartir faute de carburant.

L’un a ses phoques, l’autre ses baleines, et d’autres des tigres, des rhinocéros ou des éléphants.

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