Aujourd’hui aux Etats-Unis, l’industrie qui s’occupe de la mort réalise un chiffre d’affaire de 25 milliards $ et supervise 1,8 million d’inhumations par année pour un coût moyen s’élevant à 6000 $. Comme on prévoit que des millions de baby boomers vont décéder d’ici 2040, le marché ne fera que prendre de l’importance.

Les options funéraires varient grandement dans le monde selon la culture et le mode de vie. A Bombay en Inde, la communauté Parsi suit une tradition ancienne de plusieurs siècles faisant usage des vautours pour disposer des morts. Les résidents américains peuvent acheter des urnes arborant l’insigne de l’équipe sportive favorite du défunt. Et une entreprise, LifeGem, créera un diamant certifié de haute qualité à partir du carbone de vos proches.

Les habitants d’un certain nombre de villes américaines ont combattu, avec succès, des projets de construction de nouveaux crématoires et des voix se sont élevées pour des contrôles plus stricts de leurs émissions.

D’autres propositions pour réduire leurs émissions incluent l’extraction des plombages au mercure des corps avant leur crémation et l’utilisation d’oxyde d’azote pour réduire les corps en cendres.

Le cimetière du Parc du centenaire à Adelaide plante des arbres pour compenser ses émissions et Koekisha, une maison funéraire importante à Osaka au Japon, utilise la glace sèche (glace carbonique) et un isolant qui retient le froid afin de réduire les émissions provenant des corps.

Populaires depuis des années en Grande-Bretagne, les inhumations écologiques connaissent une popularité croissante ailleurs dans le monde. Parmi ces offres à faible impact, on recense des linceuls fabriqués avec des fibres naturelles, des cercueils en bambou issu du commerce équitable et habillés d’un tissu en coton blanchi sans chlore, ou l’Ecopod, un cercueil biodégradable fabriqué à partir de papier recyclé à 5 000 $ la pièce. Au Japon, le choix inclut également les urnes fabriquées à partir de protéines végétales avec leur capsule à base de feuille de thé.

La mort devient également un moyen de conserver la nature. En Grande-Bretagne, on trouve 180 cimetières naturels ou boisés représentant plus de 10% de toutes les inhumations. Et le cimetière Fernwood en Californie, l’un des rares cimetières naturels aux Etats-Unis, offre des enterrements avec un faible impact environnemental dans des prairies de fleurs sauvages ou des forêts de séquoias. La compagnie Eternal Reefs, dans l’État de Géorgie, va incorporer vos cendres dans des bancs de coraux artificiels fabriqués pour restaurer l’habitat de la faune marine.

Les funérailles modernes sont de grandes consommatrices de ressources. Les corps sont habituellement embaumés dans des formaldéhydes toxiques, puis enfermés dans des cercueils imperméables en bois laminés (des bois souvent issus de forêts à croissance lente), et enfin déposés dans des tombes superposées ou des voûtes en ciment.

Si la crémation est considérée comme plus écologique, car nécessitant moins d’espace pour l’enterrement, cette technique a aussi ses impacts.

Entre 1975 et 2004, la proportion des crémations aux Etats-Unis est passée de 6 à 31%. Aujourd’hui il y a plus de 1 800 crématoires dans le pays, et 200 nouvelles installations sont construites chaque année.

Ces installations nécessitent de l’énergie, en l’occurrence des carburants fossiles, et le procédé d’incinération dégage des dioxines et du mercure (jusqu’à 6 grammes par corps).

L’Agence américaine de protection de l’environnement estime que les crématoires émettent 145 kilogrammes de mercure par année (essentiellement des plombages dentaires) mais des défenseurs de l’environnement affirment que le chiffre exact pourrait atteindre trois tonnes.

La crémation pourrait malgré tout être plus écologique. Une étude australienne a révélé que la crémation génère 160 kilogrammes de CO2 en moyenne contre 39 kilogrammes pour les enterrements traditionnels. Mais si l’on inclut dans le calcul la maintenance des cimetières (l’utilisation importante de pesticides et d’eau auxquels s’ajoute la coupe du gazon), les enterrements traditionnels dégagent alors 10% d’émissions en plus.

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