Bon matin chères lectrices et chers lecteurs,

En juillet 1989, la Société canadienne des postes a commémoré le 150e anniversaire de naissance du poète québécois Louis Fréchette(1839-1908), en émettant un timbre portant le portrait de ce dernier. Louis Fréchette a été la figure littéraire la plus importante du Québec au XIXe siècle. Il me semble qu’il ne faut pas oublier nos poètes d’hier et qu’il faut apprécier et encourager ceux et celles d’aujourd’hui. Avez-vous déjà acheté un livre de poésie? Il peut devenir compagnon de vos jours, un bon ami, comme en témoigne une lectrice qui m’écrivait cette semaine…
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En réponse au coup de cafard de Novembre de François Coppée, je vous offre “L’été de la Saint-Martin” de Marie Moron, petit livre qui me suit de par le monde depuis sa sortie en 1979. Marie Moron est un “Poète provençal ou puis-je dire une poète, comme on le fait en Provence. Elle a longtemps habité à côté de Saint-Rémy, au pied des Alpilles bleues… Dans son petit livre écrit à la Toussaint 1978, elle décrit ses émotions devant son jardin et les fleurs de l’arrière saison et surtout les couleurs qui se tamisent par rapport à celles de l’été. C’est nostalgique mais plein de paix, comme le poème de Coppée. Elle écrit en prose, loin de la contrainte des vers, c’est un esprit très libre, un peu comme le Mistral qui souffle par chez nous. La lire c’est comme lire le beau poème de ce matin, ça vous enlève le cafard pour toute la journée qui vient. Je ne sais pas si cette dame est aujourd’hui décédée,
je le saurai en repassant par Saint-Rémy, mais Dieu que cela fait du bien à l’âme de relire de si jolies pages.

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Et maintenant, voici le texte de Louis Fréchette

Novembre

Jours de deuil ! Plus de nids sous le feuillage vert ;
Les chantres de l’été désertent nos bocages ;
On n’entend que le cri de l’oiseau dans les cages,
Avec les coups de bec sonores du pivert.

De jaunissants débris le gazon s’est couvert ;
Les grands boeufs tristement reviennent des pacages ;
Et la sarcelle brune, au bord des marécages,
Prend son essor pour fuir l’approche de l’hiver.

Aux arbres dépouillés la brise se lamente ;
À l’horizon blafard, l’aile de la tourmente
Fouette et chasse vers nous d’immenses oiseaux gris…

Des passants tout en noir gagnent le cimetière ;
Suivons-les, et donnons notre pensée entière,
Pour un instant, à ceux que la mort nous a pris.

L. Fréchette
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Bon samedi et j’espère que vous trouverez le livre de poésie qui saura vous faire du bien…

Lysette

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