Bonjour chers (chères) ami.e.s,

Je ne sais pas si vous avez lu ce livre, L’Insoutenable légèreté de l’être. Histoire d’un couple : Tomas est un séducteur invétéré, Teresa, sa femme, ressent le poids du passé et de sa jalousie. Je crois que c’est Juliette Binoche qui a joué le rôle de Teresa dans le film… Toujours est-il que j’avais noté ce passage dans mon carnet. Aujourd’hui, c’est ce que je partage avec vous…

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Pour Tereza, le livre était le signe de reconnaissance d’une fraternité secrète. Contre le monde de la grossièreté qui l’entourait, elle n’avait en effet qu’une seule arme: les livres qu’elle empruntait à la bibliothèque municipale; surtout des romans: elle en lisait des tas, de Fielding à Thomas Mann. Ils lui offraient une chance d’évasion imaginaire en l’arrachant à une vie qui ne lui apportait aucune satisfaction, mais ils avaient aussi un sens pour elle en tant qu’objets: elle aimait se promener dans la rue avec des livres sous le bras. Ils étaient pour elle ce qu’était la canne élégante au dandy du siècle dernier. Ils la distinguaient des autres.
Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être

Passez une bonne et belle journée livresque!
Lysette

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