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HALIFAX, N.S. — Des scientifiques affirment avoir établi pour la première fois un lien entre l’activité humaine – particulièrement l’émission de gaz à effet de serre – et le réchauffement climatique de l’Arctique et de l’Antarctique.

Dans une nouvelle étude parue jeudi sur le site Internet du journal “Nature Geoscience”, une équipe de recherche affirme avoir utilisé quatre modèles afin de simuler la hausse de températures dans des deux régions polaires. Et selon cette dernière, c’est seulement en ajoutant des facteurs d’origines humains que l’on peut expliquer les hausses de température dans les deux régions.

Les chercheurs ont découvert que c’est uniquement sous l’influence des gaz à effet de serre, comme le dioxide de carbone, que l’on peut simuler la tendance au réchauffement dans ces régions reculées.

“Le réchauffement climatique observé peut définitivement être lié à l’influence des humains dans l’Arctique et l’Antarctique”, a affirmé Nathan Gillette du Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique d’Environnement Canada à Victoria.

L’étude a recensé des données de stations météos dans les deux régions au cours des dernières décennies et a simulé, à l’aide de modèles, différentes influences sur l’environnement. Les volcans ou la luminosité du soleil font partis des facteurs naturels pouvant altérer le climat.

Mais les chercheurs affirment que les modèles ont démontré que la hausse de deux degrés observée dans la péninsule de l’Arctique au cours des trois dernières décennies peut être uniquement reproduite quand le C02 est intégré aux modèles.

“C’est pour cela que l’étude est si importante, puisqu’elle démontre officiellement et pour la première fois, la contribution humaine”, a affirmé Andrew Monaghan, du National Center for Atmospheric Research à Boulder, au Colorado.

Mais certains membres de la communauté scientifique ne sont pas d’accord avec les conclusions de l’étude. Un scientifique spécialiste de l’atmosphère de l’Université d’Alabama, John Christy, qui a également fait des études avec des modèles climatiques, affirme qu’il y a un nombre très limité d’outils permettant de reproduire ce qui se produit dans la nature.

“Ils surévaluent la confiance dans leurs résultats puisqu’il y a trop de modèles qui ont échoué, a déclaré M. Christy. Nous avons démontré que les modèles climatiques n’ont tout simplement pas la variabilité que l’on retrouve dans la nature.”

De plus, “il y a seulement 1000 ans, l’Arctique était beaucoup plus chaud qu’il ne l’est aujourd’hui mais ils n’utilisent pas cette information pour tirer leur conclusion”, a-t-il ajouté.

Cette découverte fait augmenter les inquiétudes au sujet d’une hausse du niveau de la mer, qui pourrait être grandement sous-estimée. Avec ces hausses de températures, la calotte polaire pourrait fondre plus rapidement à la fois dans l’Arctique et dans l’Antarctique.

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