Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,

Bientôt, notre beau pays sera recouvert de neige. Comme mes petits-enfants, j’ai hâte… Je crois que c’est un texte du Frère Marie-Victorin, étudié à l’école primaire, qui a su me faire apprécier la neige…
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La neige tombe, muette et blanche, la neige tombe sur nos maisons!…

La neige dessine sur les toits en pente de grands rectangles éclatants.

Elle borde les gouttières, coiffe les lucarnes, saupoudre les tourelles. Elle capitonne l’appui des fenêtres, met des croissants aux œils-de-bœuf, embrouille les à-jours des balustrades, étend des tapis blancs sur les marches du balcon, pose des calottes d’ouate sur les pommes de bois de l’escalier.

La neige abolit les allées du jardins, charge sur son poteau le chalet des hirondelles, pénètre sous l’abri des berceaux.

Sur la place publique elle remplit la vasque de l’abreuvoir et la conque des tritons; aux grands hommes de bronze, nu-tête dans la gloire, elle ajuste des perruques à marteau.

Elle fait aimer le feu de l’âtre, la neige qui tombe, muette et blanche, sur nos maisons!…

Marie-Victorin
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Frère Marie-Victorin, e.c., né Conrad Kirouac.

De famille à l’aise, Conrad Kirouac entra chez les Frères à l’âge de 16 ans. Il rêvait d’enseigner aux enfants pauvres, ce qu’il continua de faire au collège de Longueuil à un moment où il était déjà le chercheur le plus réputé et le professeur le plus influent de l’Université de Montréal.

Marie-Victorin a été l’un des fondateurs de l’ACFAS (L’Association Canadienne Française pour l’Avancement des Sciences) et le promoteur des Cercles de jeunes naturalistes.

Le grand projet de sa vie, qu’il mena à terme, fut cependant le Jardin botanique de Montréal et l’Institut qui y est rattaché. On peut dire que le Biodôme de Montréal, construit à côté du Jardin Botanique, est le prolongement de l’oeuvre de Marie-Victorin.

La Flore Laurentienne, parue en 1935, fut une première en Amérique du Nord.

Le premier souci de Marie-Victorin en tant qu’éducateur aura toujours été de favoriser le contact direct des enfants avec la nature.

Le Frère Marie-Victorin est à l’origine d’un renouveau de la culture scientifique au Québec et, grâce à lui, notre mouvement scientifique a été reconnu à l’étranger. En pleine maturité, au seuil de la soixantaine, il meurt le 15 juillet 1944 à la suite d’un accident de voiture. Il revenait d’un voyage d’herborisation. Il venait de recueillir une nouvelle variété de fougère.

Il fut enterré au cimetière de la Côte-des-Neiges, alors qu’un monument, datant de 1954, au Jardin botanique de Montréal, rappelle cet important personnage de notre histoire.

Plusieurs plantes du Québec, d’Espagne et de Cuba lui ont été dédiées.

Bonne journée et quelques flocons pour vous chatouiller le bout du nez,

Lysette

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