Bon matin chères lectrices et chers lecteurs,

Hier matin, une de nos amies, membre du comité Brésil, a perdu son mari. Ce couple, marié depuis très longtemps, s’aimait tendrement. Je les taquinais souvent : ” Vous êtes comme de jeunes amoureux! ” En effet, Maria et Jose Henriques formaient un couple à admirer.

Dimanche matin, après la messe, il a dîné… ils ont parlé de leurs plans de voyage car ils partaient, le 11 janvier, pour le Portugal.

En après-midi, vers 15h, comme il ne se sentait pas bien tout à coup, Maria l’a vite mené à l’hôpital. On l’a gardé sous observation et avec un sédatif, il a très bien dormi. Lundi matin, il riait : “Mais qu’est-ce que je fais ici? Je me sens bien.” Comme les infirmiers le transféraient de lit, afin de l’amener pour un examen, il est mort… soudainement, comme ça… sans avoir le temps de dire “adieu”.

Maria et son fils, Filipe, sont inconsolables, la peine est insupportable. La planète avait pourtant bien besoin de la bonté qui transperçait le regard de cet homme…

En souvenir de Jose, je vous offre ce beau texte d’un écrivain que j’aime beaucoup…
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Lettre d’un mourant

[…] J’ai appris tant de choses de vous, vous les hommes…
J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur réside dans la manière de l’escalader.

J’ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours.

J’ai appris qu’un homme n’a le droit d’en regarder un autre de haut que pour l’aider à se lever. […]

Si je savais que ce sont les dernières minutes où je te vois, je te dirais « je t’aime », sans présumer bêtement que tu le sais déjà. […]

Aujourd’hui peut être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes. […]

Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de leur dire « je regrette », « pardonne-moi », « s’il te plaît », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais. […]

Montre à tes amis et aux êtres chers combien ils sont importants pour toi.

Gabriel Garcia Marquez, écrivain latino-américain, lettre écrite lors d’une aggravation de son cancer
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Ecrivain colombien
Né à Aracataca le 06 mars 1927
Jeune, Gabriel Garcia Marquez étudie le droit qu’il délaisse au profit de la littérature. Il écrit des contes, et travaille comme journaliste à “El elspectador”. Envoyé comme correspondant à Rome et Paris, il se retrouve sans emploi lorsque son journal ferme en 1956. Il voyage alors et écrit ‘Les funérailles de la grande Mémé’ et ‘Pas de lettres pour le colonel’ qui a été adapté au cinéma par Arturo Ripstein. Ses activités journalistiques reprennent en 1958. Son roman ‘Cent ans de solitude’ sort en 1967, et reçoit un accueil enthousiaste. Il sera rapidement réédité. En 1974, il publie ‘L’automne du patriarche’, un roman sur l’Amérique latine, la dictature et la folie du pouvoir, et qui se décompose en deux parties, d’un côté l’histoire officielle, de l’autre la vie réelle. En 1978, il crée la fondation Habeas qui lutte pour la libération des prisonniers politiques en Amérique du Sud.

Il gagne le prix Nobel de littérature en 1982. Il est aussi l’auteur, entre autres, de L’Amour au temps du choléra (1986) et d’une fiction sur les derniers jours de Bolivar: Le Général dans son labyrinthe (1989).
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Bonne journée et prenez bien soin de votre santé,
Lysette

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