Bon matin chères lectrices et chers lecteurs,

Encore aujourd’hui, lorsque je vois le visage de Félix Leclerc à l’écran, quelques larmes montent et coulent sur mon visage. Je ne sais pas trop pourquoi… parce qu’il ressemblait tant à mon père, parce que sa voix grave et ses mots poétiques viennent me chercher ou parce qu’il est mort le 8 du 8e mois, 1988 et que je m’ennuie tout simplement de sa belle présence…

Je l’ai vu sur scène à l’école Technique d’Ottawa. J’étais jeune adolescente et depuis ces années ’60, il reste pour moi, “le grand Félix”.
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L’Île d’Orléans a choisi de vivre à la campagne

Je pratique le devoir de l’imprévoyance.
Je ne me construis ni abri, ni fusée, ni bombe.

Je porte comme seule arme, la volonté d’être chez-moi.

J’aime les fleurs, les champs, la paix et les granges.

Où que je sois, j’installe ce bonheur égoïstement pour moi tout seul.
Et voilà que cette paix rejaillit sur ma famille,
mon voisin, l’autre voisin et jusqu’à l’autre clocher.

J’ai le courage de dire «non» quand on me vide du béton sur les bottes.

J’ai toujours dit «non, pas de ciment sur mes bottes».
Je n’ai jamais obéi à personne d’autre qu’à ma conscience.

Dieu merci, j’ai vécu soixante ans dans le vent des prairies comme mon père,
collé sur dame Nature ma mère qui m’a toujours parlé français.

Félix Leclerc
Le Petit livre Bleu
Nouvelles éditions de l’Arc
1978
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Né à La Tuque, en haute Mauricie, il est le sixième d’une famille de onze enfants.

Félix témoigne d’un authentique don d’écrivain populaire.

La nature, le rêve, la vie, la solitude, la mort, l’amour, le pays, voilà les principaux thèmes de ses chansons, de sa poésie et de ses créations théâtrales.

Son langage, ses images, la nostalgie de ses chansons, le monde populaire qu’il chante avec l’art d’un troubadour, autant de points qui sont à l’origine de sa popularité.

À Paris, son triomphe est immédiat. Il est consacré vedette française lors de son premier tour de chant à l’ABC de Paris en 1950. Et, il reçoit en 1951, en 1958, puis en 1973, le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En France, c’est la plus haute récompense qu’un chanteur puisse recevoir.

Après plusieurs années passées en France, Félix revient au Québec en 1953, vit une dizaine d’années à Vaudreuil avant de s’installer définitivement à l’Ile d’Orléans. Il continue à écrire et à publier pour la radio et le théâtre tout en donnant récitals et spectacles. Le public s’enchante de plus en plus et proclame Félix le grand troubadour.

Dans ses contes et ses chansons, Félix parle sans cesse des valeurs qui nous habitent, mais qu’il voudrait voir grandir davantage en chacun de nous: le courage, la détermination, l’indépendance, la liberté.

De par son amour du pays , “Je n’ai pas vu toutes les merveilles du monde, mais j’ai vu la plus belle et c’est mon pays” et son engagement sans équivoque, Félix a été notre conscience nationale, un artiste indispensable pour la suite du monde, le père de la chanson québécoise. Devenu universel à force d’être lui-même, il a mis le Québec sur la carte du monde.

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