Bon matin chers lecteurs et chères lectrices,

Déjà dimanche! Que le temps file… et si vous êtes comme moi (j’ai grandement besoin, par moments, de “ralentir”), vous avez peut-être l’impression de courir tout le temps.

Voici deux textes sur le bonheur pour continuer dans la veine d’hier : le premier nous invite justement à ralentir et le deuxième nous propose de compter nos bénédictions et d’en faire une divine musique.
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Le bonheur exige du loisir : est-il encore accordé au rythme de nos vies ?
Pour être heureux, il faut d’abord être : c’est-à-dire prendre conscience de son existence, approfondir les instants. On nous oblige à aller vite : le bonheur n’a pas le temps de pénétrer ; il reste à la surface, il n’imprègne pas ; il a besoin de zones de stagnation pour se condenser doucement. Savoir s’asseoir sur le pas de sa porte et savourer sans hâte…

Le bonheur n’est pas dans les choses : il arrive au contraire qu’il y étouffe.

Jean Onimus, Interrogations autour de l’essentiel, Ed. Desclée de Brouwer
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Un conte soufi

C’était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité.

Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait asuré qu’il pourrait les lui indiquer.

Celui-ci l’accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l’itinéraire tant attendu : « C’est loin d’ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t’ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »

La route fut longue. Le chercheur d’absolu passa maints cols et rivières. Jusqu’à ce qu’il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : « C’est là le lieu ! Oui, c’est là ! »

Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l’une, morceaux de bois dans l’autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d’une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ?

Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l’instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d’acier qu’il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l’éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d’hommes intérieurs est d’assembler tous ces éléments dans l’harmonie.
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Aujourd’hui, je me donnerai du temps pour prendre mon temps…
je serai toute présente à ma famille, je prendrai de grandes respirations et en moi, je ferai le bilan de mes petits bonheurs…

Passez, vous aussi, un merveilleux dimanche,
Lysette

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