Vous avez le cafard ?

Si vous n’arrêtez pas de parler de vous, de vos fautes, de vos faiblesses et de vos péchés, et que vous y pensez sans arrêt, fatalement cela finit par vous décourager ! Vous faites du nombrilisme ; vous faites de l’introspection alors que vous devriez faire de la Ciélo-spection !

Le diable n’hésitera pas à vous dire vos quatre vérités, il dira des choses horribles sur vous, sans parler de tous les mensonges qu’il ne manquera pas d’ajouter.

Si vous commencez à l’écouter, vous n’êtes pas sorti de l’auberge, parce que vous êtes déjà assez mauvais comme ça. Croyez-moi, il se fera un plaisir de noircir le tableau ; vous aurez l’impression d’être bien pire que vous ne l’êtes en réalité, et ce ne sera pas beau à voir!

Ensuite, vous écouterez ceux qui vous critiquent.

Parfois on est découragé parce qu’on a entendu une remarque anodine faite par un ami ou un membre de notre famille ; le diable exagère les choses et fait toute une montagne de quelque chose qu’ils n’ont jamais voulu dire ou que vous avez compris de travers.

Vous voilà démoralisé et abattu, et vous avez envie de tout laisser tomber.

Après tout, ça ne vaut pas le coup ! Dieu m’a laissé tomber. Je suis vraiment nul. Autant abandonner !

Et c’est exactement ce que le diable essaie de vous persuader de faire avec ce barrage de doutes et d’apitoiement sur vous-même !

Mais lorsque vous êtes découragé, le diable vous rend furieux contre la vérité parce qu’il est sur le point d’être vaincu par elle.

Alors il vous met en colère contre ceux-là mêmes qui essaient de vous aider et de vous encourager, parce que vous ne pouvez pas jouir tranquillement de votre malheur quand ils essaient de vous remonter le moral.

Leur attitude victorieuse offre un contraste saisissant avec votre défaitisme, et cela vous fait honte ; alors pour vous venger, vous essayez de faire diversion en vous mettant en colère contre eux, en les critiquant, en leur reprochant des fautes imaginaires, et même en accusant Dieu — tout ça pour excuser votre humeur massacrante et votre caractère exécrable.

S’il y a bien une chose dont je suis sûr, c’est que Dieu ne m’a jamais laissé tomber et que je n’ai jamais regretté de Lui avoir fait confiance !

En fait, c’est une des tactiques favorites du diable : il commence par dire quelque chose qui paraît relativement innocent et honnête, quelque chose d’anodin ce qui exprime assez bien ce que l’on ressent lorsqu’on est découragé.

Mais heureusement, les horreurs où cela vous conduit vous font retrouver vos esprits. Le diable et ses horribles mensonges sont finalement démasqués, et vous vous rendez compte de l’état lamentable dans lequel vous êtes tombé !

Dieu merci pour les traitements de choc du Seigneur qui nous ramènent à la réalité, quand on se rend compte des choses horribles qu’on est en train de faire ou qui sortent de notre bouche — tout ça à cause d’un petit doute, d’une petite crainte, ou d’une petite désobéissance.

Au début, cela paraît relativement innocent, et le diable essaie de vous persuader qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat :

Ce n’est pas bien grave, ça ne fait de mal à personne d’avoir le moral à zéro et de s’apitoyer sur son sort de temps en temps. Après tout, j’ai bien le droit d’être découragé de temps à autre et de recevoir un peu de sympathie, non ?

La misère aime la compagnie !

Allez, on va rendre tout le monde bien malheureux, comme ça tout le monde pourra en profiter ! Tout le monde va s’arrêter et nous prendre la main ; comme ça on pourra pleurer un bon coup sur leur épaule et s’apitoyer sur notre sort !

Et voilà que Monsieur et Madame Doute accompagnés de leurs rejetons s’introduisent chez vous, suivis de Monsieur et Madame Diable avec leur progéniture.

Vous les invitez à s’asseoir pour discuter de la situation, et bien vite vous tombez d’accord avec eux !

C’est bien vrai ça, tu n’as jamais été un très bon chrétien ! Tu crois vraiment que tu pourrais servir Dieu !? Tu plaisantes ! Tu n’as jamais de grandes victoires, et tout le monde sait que la perfection et toi, ça fait deux ! Franchement, je ne vois pas comment le Seigneur pourrait t’utiliser. Ce n’est même pas la peine d’y penser !

A la minute où vous écoutez le diable, vous êtes fichu, parce qu’il vous tient, et il ne lâchera pas prise facilement ! Il n’aura de cesse que vous touchiez le fond et que vous soyez complètement démoralisé et vaincu.

Nos paroles ne sont pas sans conséquence : elles bénissent ou elles maudissent ; elles encouragent ou elles démoralisent.

Sachez que vous devrez rendre des comptes pour chaque parole vaine que vous aurez prononcée, car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.[i]

Alors mon ami, si vous êtes découragé, de grâce, n’en faites pas profiter tout le monde ! Les gens ont suffisamment de problèmes comme ça sans que vous les abreuviez des vôtres.

Ils ont peut-être des fardeaux qui sont déjà trop lourds à porter, et il se pourrait que le vôtre soit la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

Quand le Seigneur disait : Aidez–vous les uns les autres à porter vos fardeaux[ii], Il voulait dire que nous devions les aider à porter leur fardeau, et non pas nous débarrasser du nôtre  en le mettant sur les épaules de quelqu’un qui est déjà surchargé !

Il a dit : Car chacun portera son propre fardeau.[iii]

Vous pouvez tout faire, grâce à Celui qui vous fortifie ![iv]

Demandez à Dieu de vous aider : Il le fera si vous êtes surchargé ! Rejetez votre fardeau sur l’Eternel, et Il vous soutiendra ![v] Il a les épaules assez larges pour porter n’importe quel fardeau —tous les fardeaux du monde, en fait, y compris le Sien !

Comme le disait la petite fille : Et surtout, prend bien soin de Toi, cher Seigneur, parce que si un malheur T’arrivait, on serait tous dans un sacré pétrin !

C’est bien vrai ça, vu qu’aucun de nous n’est vraiment brillant.

Parfois on ne sait plus qui croire.

Quelqu’un vous dit : Tiens bon!, et quelqu’un d’autre : Laisse tomber, va ! En fait, ils ont tous deux raison si on se replace dans le bon contexte. Laissez tomber vos doutes, vos craintes, vos fardeaux et tout ce découragement ! Et tenez bon, accrochez-vous au Seigneur !

Accrochez-vous à Son étoile, et rien ni personne ne pourra vous arrêter ! Mais si vous vous chargez de toutes les pierres que le diable vous donne, vous pouvez être certain que vous allez vous écrouler ! Débarrassez-vous en, balancez-les par-dessus bord, et continuez à avancer avec le Seigneur !

Peut-être pensez-vous que Dieu n’est pas à la hauteur.

Certains d’entre vous craignent que Dieu ne soit pas capable de supporter le poids de vos problèmes ; vous me faites penser au gars qui devait traverser le fleuve Ohio qui était pris par les glaces en plein hiver. Il avait tellement peur de briser la glace qu’il rampait prudemment, à quatre pattes. Tout à coup, il a vu arriver un attelage de quatre chevaux tirant un gros chariot rempli de lingots de fonte, sur cette même glace où il rampait avec tant de précautions !

Croyez-moi, Dieu a les reins solides. Il peut porter tous les fardeaux que vous voudrez bien Lui donner — aucun problème !

Quoi qu’il en soit, il faut absolument que vous ayez la foi et que vous fassiez confiance à Dieu, sinon vous allez sombrer. Parce que sans Lui, vous ne pouvez rien faire ![vi]

Or, sans la foi, il est impossible de Lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’Il existe et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent.[vii]

Si vous ne vous cramponnez pas à Dieu, vous êtes perdu ! N’importe qui et n’importe quel incident peut vous décourager !

En fait, il suffit d’un rien : une toute petite provocation, une toute petite exagération, une toute petite insinuation, une toute petite remarque !

Parfois nous sommes un peu trop fragiles. Notre petit vernis de chrétien est tellement fin qu’il se raye très facilement ; notre équilibre spirituel est tellement fragile qu’il ne faut pas grand chose pour l’ébranler, et nous faire perdre l’équilibre et mordre la poussière.

Vous devez vous appuyer sur Dieu, vous agripper à Lui, et garder les yeux fixés sur le Ciel.

Dans la vie, vois-tu mon ami

Si tu veux être heureux,

Garde les yeux fixés sur le ciel

Et dis non à la déprime !

Garde les yeux tournés vers le ciel

Détourne-toi de l’abîme !

Garde les yeux fixés sur l’objectif,

Et aie foi en la victoire !

Lorsque le diable vous tente en essayant de vous décourager et de vous démoraliser, résistez ! Rebiffez-vous ! Ne l’écoutez pas, et surtout ne capitulez pas ! Faites quelque chose de positif !

Si vous êtes découragé, ne restez pas planté là sans réagir ; secouez-vous et faites quelque chose !

Chantez, criez, louez Dieu, citez des versets.

Rendez au diable ses coups, et la monnaie de sa pièce ! Flanquez-lui une beigne avec la Parole.

C’est ce que Jésus a fait quand le diable L’a tenté et Lui a menti, dans le désert ! Il lui a répliqué par des versets de la Bible : Il est écrit !

Le diable ne supporte pas la Parole !

Résistez au diable, et il fuira loin de vous ! Il tournera les talons et s’enfuira sans demander son reste !

Prenez le casque du salut, revêtez la cuirasse de la justice, et prenez le bouclier de la foi pour vous protéger des flèches enflammées du malin.

Revêtez-vous de la vérité, chaussez-vous de l’Évangile de paix, et brandissez l’épée chauffée à blanc de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu, et plongez-la dans le cœur du diable ![viii]

Réduisez-le au silence ! Faites-le déguerpir ! Dites-lui qu’il a intérêt à vider les lieux, dites-lui que vous n’avez rien à faire avec lui, et qu’il n’a rien à faire avec vous, et qu’il ferait mieux de filer en vitesse !

Trouvez de quoi vous occuper. Allez annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus. Occupez-vous d’aider quelqu’un. Intéressez-vous aux problèmes des autres au lieu de ne pensez qu’à vous.

Essayez de rendre quelqu’un d’autre heureux, et vous verrez que vous ne pourrez pas vous empêcher d’être heureux.

De grâce, épargnez-nous votre morosité, votre déprime, vos craintes et votre découragement, et cessez d’étaler votre nature pécheresse au grand jour, tout ça pour jouir d’un peu de sympathie !

Parlez de choses encourageantes ! Parlez de la Parole de Dieu ! Parlez des besoins des autres. Parlez de choses bonnes et réconfortantes !

Nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange ![ix]

Ne dites du mal de personne — même pas de vous ![x]

Occupez-vous d’aider quelqu’un qui a besoin d’aide et oubliez vos petits problèmes personnels ! C’est vrai que vous n’êtes pas un cadeau ! Vous n’êtes bon à rien ! Mais vous n’êtes pas le seul !

Quand on commence à s’examiner d’un peu trop près, il n’y a rien de tel pour se décourager !

Je ne peux pas tenir debout tout seul ! Je n’en ai pas la force ! Dieu seul peut me venir en aide ! Il est mon seul espoir !

Lorsque ma foi vacille,

Jésus-Christ me tient la main.

Quand le diable me tente,

Jésus me prend par la main.

Jésus me tient la main,

Oui, Il me tient la main.

Car Il est mon Sauveur

Et me prend par la main.

Si je viens à sombrer,

Il me prend par la main.

Mon amour est bien faible,

Mais Il me tient la main.

Je suis Son cher enfant

Jésus me tient la main.

Mon Sauveur bienveillant

Qui me prend par la main

Mon âme Lui appartient

Le Christ m’a racheté

Toujours et à jamais

Il me tiendra la main. [xi]

A Celui qui peut vous garder de toute chute et vous faire paraître sans défaut et pleins de joie en Sa glorieuse présence, au Dieu unique, notre Sauveur, par Jésus–Christ notre Seigneur »[xii], confiez votre vie, votre esprit, vos pensées, et votre temps !

Je sais en qui j’ai mis ma confiance et j’ai la ferme conviction qu’Il est assez puissant pour garder tout ce qu’Il m’a confié jusqu’au jour du jugement.[xiii]

Dieu seul peut y arriver ! Donnez-Lui une chance de le faire !

Lâchez prise et laissez faire Dieu ! Parlons de l’amour, de Son amour ! Déversez Son amour sur les autres, et Il vous remplira jusqu’à en déborder !

L’autre jour, j’essayais de trouver comment enlever l’écume qui s’était formée à la surface d’une casserole d’eau, mais je m’y prenais très mal et tout ce que j’ai réussi à faire c’est de mélanger l’écume à l’eau.

Finalement j’ai eu un éclair de génie : j’ai mis la casserole sous le robinet que j’ai ouvert à fond pour faire déborder l’eau de la surface, et toute l’écume s’est écoulée et a disparu au fond de l’évier.

C’est exactement ce que fait Dieu lorsqu’Il vous fait subir le feu purificateur des épreuves et de l’adversité. Il vous soumet à l’épreuve du feu et vous amène au point d’ébullition pour que toute la crasse et les impuretés remontent à la surface.

C’est à cela que sert le feu : il sert à révéler la méchanceté qui est en vous et à l’extirper, en la faisant bouillir et en faisant déborder et s’écouler toute la saleté ! Mais de grâce, n’allez surtout pas la déverser sur quelqu’un d’autre.

Pour l’amour de Dieu, ne nous dites pas à quel point vous êtes mauvais ! On n’a vraiment pas envie de le savoir !

Arrêtez d’exprimer ouvertement vos doutes, vos craintes et votre manque de foi, et arrêtez de nous parler de vos péchés. On ne veut pas en entendre parler.

En Jésus, j’ai trouvé un paisible refuge,

À l’abri des tourments, dans Son amour divin.

Il m’aime, Il me comprend, Il refuse d’être un juge,

Et Il murmure à mon oreille : « Tu M’appartiens. »

Nul autre que Toi, Jésus, ne pourra jamais

Étancher ma soif intense et me rassasier ;

Tu es proche, Seigneur, tout proche, je le sais,

C’est pourquoi mon fardeau devient aussi léger.

En Jésus, j’ai trouvé une joie très profonde,

Joie inespérée en ce triste et pauvre monde ;

Nul nuage ne pourra obscurcir la clarté

De la lumière céleste dont Tu veux m’entourer.

J’ai trouvé en Jésus plus qu’un espoir divin ;

Oh, voyez comme elle brille, l’étoile du matin ;

Elle remplit ma vie d’une céleste gloire,

Elle chasse les ténèbres, fait briller la victoire.[xiv]

***

[i] Matthieu 12:37, SER

[ii] Galates 6:2, SEM

[iii] Galates 6:5, Ost

[iv] Philippiens 4:13, SEM

[v] Psaume 55:22, DRB

[vi] Jean 15:5

[vii] Hébreux 11:6

[viii] Ephésiens 6:11–17

[ix] Philippiens 4:8, SEM

[x] Tite 3:2

[xi] Ada R. Habershon, 1906

[xii] Jude 24–25, BFC

[xiii] 2 Timothée 1:12, SEM

[xiv] Avis M. Christ­i­an­sen, 1920

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