VOTRE DIEU EST-IL TROP GRAND ?

La représentation de Dieu la plus déformée.

A mon avis, l’une des plus grandes erreurs dans le monde des croyants est le concept d’un Dieu qui contrôle toutes choses. C’est la réponse par défaut à tout ce qu’on ne comprend pas dans la vie.
Pour chaque maladie, catastrophe naturelle et bouleversement politique, nous nous sommes équipés d’un cliché religieux tout prêt : Dieu agit de façon mystérieuse.     Il y a un dessein en tout. Dieu nous met à l’épreuve. Dieu nous juge. Et ainsi de suite.
Cette mauvaise compréhension de la souveraineté de Dieu a des conséquences très négatives dans tous les domaines de notre vie de foi.
Dans le dictionnaire, souverain signifie : premier dans le rang, l’ordre ou l’autorité, suprême et tout-puissant, et c’est vrai de Dieu à 1000%.
Malheureusement, une doctrine religieuse dominante a donné une autre définition de la souveraineté, à savoir que Dieu serait en contrôle de tout. Tout viendrait de Lui, le bon comme le mauvais. Mais ce n’est pas vrai !
Il semblerait qu’en tant qu’êtres humains, nous ayons cette tendance naturelle à vouloir rejeter sur Dieu la responsabilité et la faute pour tout ce qui arrive, en se disant que les voies de Dieu sont imprévisibles et qu’il est inutile d’essayer de les comprendre.
Ce système de croyances dépeint un Dieu qui permet, autorise ou orchestre les tragédies, les guerres, les meurtres, les viols, les abus d’enfants, les addictions, les accidents de voiture, les tremblements de terre, les ouragans, les tornades, les inondations etc.
Et la réponse à toutes ces souffrances humaines est que Dieu est en contrôle.
Les tribunaux eux-mêmes désignent certains événements comme des actes de Dieu – les tornades, les tremblements de terre, les raz de marée, les vents violents et les inondations.
De nombreuses compagnies d’assurance excluent de leur protection les dégâts causés par ces actes de Dieu. Pas étonnant que beaucoup de gens en veuillent à ce Dieu qui détruit, qui tue et qui est l’auteur de toutes ces catastrophes.
S’il est vrai que Dieu est capable de faire sortir du bien de ces tragédies, et que nous pouvons apprendre de nos problèmes, il est faux d’affirmer qu’Il en est la cause.
Nous avons des problèmes et des difficultés parce que nous vivons dans un monde déchu. Nous sommes même responsables de certains de nos problèmes : nous pouvons abréger notre vie et tomber malades en consommant de la malbouffe, en fumant, en ne prenant pas bien soin de notre corps, etc. Mais n’y voyons pas la main de Dieu !
Dieu ne nous contrôle pas comme des pions sur Son échiquier. Nous ne pouvons pas L’accuser parce qu’un fou tue des enfants dans une école, parce que des jeunes qui se droguent et boivent, prennent le volant et provoquent des accidents mortels.
Cette conception de la responsabilité absolue de Dieu dans les événements qui apportent la souffrance humaine provient d’une idée erronée de la nature de Dieu, que nous voyons comme un juge dur et sévère.
Mais quel genre de père ou de mère infligerait maladie et douleur à son enfant pour tester sa foi, ou pour lui apprendre une leçon ou le punir ? Ce parent serait tout de suite accusé de maltraiter ses enfants.
C’est ce genre de fausse croyance qui nous empêche de connaître l’amour de Dieu.
Beaucoup de choses arrivent qui ne sont pas la volonté de Dieu. Nous en lisons un exemple célèbre dans le livre de l’Exode. Au lieu d’aller rapidement dans la Terre promise et de suivre le plan de Dieu, les enfants d’Israël passèrent 40 ans dans le désert, alors que la Terre promise n’était qu’à onze jours de marche de l’Egypte. Tout cela parce qu’ils doutaient des promesses de Dieu et qu’ils s’étaient rebellés contre Son plan, et non pas parce que c’était Sa volonté.
La volonté de Dieu est que tous les humains se repentent et qu’aucun d’entre eux ne périsse. 2 Pierre 3:9 nous dit :
Le Seigneur… fait preuve de patience envers nous, voulant qu’aucun ne périsse mais que tous parviennent à la repentance.  
Mais il est clair que la volonté de Dieu ne s’accomplit pas automatiquement. Ce n’est pas Sa volonté qu’une seule personne aille en enfer, mais des tas de gens y vont tous les jours, parce que Dieu ne nous contrôle pas et ne nous fait pas aller au ciel ou en enfer, c’est nous qui choisissons !
 La Bible nous enseigne en Jean 10:10 que Le voleur vient seulement pour voler, tuer et détruire ; Moi (Jésus) Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.
Cela peut paraître naïf, mais l’affirmation suivante est la pure vérité : si une chose donne la vie, elle vient de Dieu. Si elle tue, détruit et inflige de la souffrance, elle vient du diable. C’est très simple !
1 Jean 3:8 déclare que Jésus est venu pour détruire les œuvres du diable. Quelles œuvres ? Partout où Il allait, Jésus a guéri les gens ! Il a même ordonné à une tempête de cesser ! Pourquoi donc est-Il venu détruire les œuvres du diable et commander à Son église de faire de même, si Dieu contrôle réellement tous les événements sur cette planète ?
Et s’Il n’était pas en contrôle ? Et si c’était nous qui l’étions ?
Psaume 115 :16 : Les cieux sont les cieux de l’Eternel, Mais Il a donné la terre aux fils de l’homme.
Psaume 8 : 4-6 : Qu’est-ce que l’homme, pour que Tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que Tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et Tu l’as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de Tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds.
Dieu a été accusé à tort et mal représenté, et les gens ne savent pas à quel point Il est bon. De mauvaises choses arrivent aux bons et aux mauvais, mais ce n’est pas Dieu qui en est la cause.
DIEU EST UN DIEU BON.
Psaume 100:5 : Car l’Eternel est bon ; Sa bonté dure toujours, Et Sa fidélité de génération en génération.
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EST-CE QUE DIEU EST SUFFISANT DANS LES MOMENTS DIFFICILES ?
Si vous rencontriez quelqu’un qui vous disait : Je connais le secret du bonheur pour toutes les situations, que lui répondriez-vous ?
Certains seraient prudents, d’autres cyniques, d’autres encore diraient :
Vous ne devez certainement pas faire face aux mêmes problèmes que moi. Vous n’avez pas mes déceptions, mes tentations, mes peurs, ma peine, vous n’êtes pas marié à mon conjoint, et vous n’avez certainement pas mes enfants. Vous avez probablement la vie facile et vous menez une existence bien protégée.
Pourtant, c’est exactement ce que l’apôtre Paul dit dans Philippiens 4, aux versets 11-13 :
J’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris: m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. Je peux tout, grâce à Celui qui me fortifie. 
Paul emploie beaucoup les termes se réjouir, joie, être heureux ; la confiance semble imprégner ce livre et en le lisant, on pourrait penser que Paul est dans une situation très confortable. Il est probablement sur une magnifique île méditerranéenne, sous un palmier, les pieds dans l’eau, en train de dicter sa lettre aux Philippiens.
Réjouissez-vous en tout temps ; oui, je le répète, soyez dans la joie ! Parce que nous passons un moment très agréable ici, sous le soleil, les pieds dans l’eau !
Mais vous auriez tort, vous seriez vraiment dans l’erreur !
Parallèlement au thème de la joie, il y a le thème de la souffrance. Paul parle d’être enchaîné et fait de nombreuses références à la souffrance et à la persécution. Il se trouve, en fait, qu’il écrit depuis Rome où il est en prison. Et pourtant, malgré qu’il soit enchaîné à des gardes romains, il écrit :
Réjouissez-vous en tout temps ; oui je le répète (au cas où vous penseriez que j’ai utilisé le mauvais mot, je le répète) soyez dans la joie“.
Cette lettre n’a pas été écrite dans un bureau confortable, avec une tasse de café à portée de main. Il ne s’agit pas simplement d’une théorie sans rapport avec la réalité quotidienne, mais ce sont les paroles d’un homme prisonnier, qui découvre que le Seigneur est suffisant.
Certains parmi nous se sentent peut-être dans une prison munie de barreaux invisibles ; peut-être que votre vie professionnelle est devenue une prison pour vous, que votre mariage bat de l’aile, que vos enfants ne vivent pas pour Dieu, que votre corps ne fonctionne pas comme il faudrait, peut-être êtes-vous dans une prison financière, ou victime de commérages, de malentendus, mais écoutez ce que dit Paul.
À travers les barreaux de sa prison, il nous affirme qu’il y a des ressources pour la vie et la joie, quelle que soit la situation dans laquelle nous sommes.
Si votre relation avec Dieu fonctionne en prison, elle fonctionnera n’importe où. Si votre relation avec Dieu ne fonctionne pas en prison, elle ne fonctionnera nulle part ailleurs non plus.
Paul continue :
Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos demandes à Dieu en Lui adressant vos prières et vos supplications, tout en Lui exprimant votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera votre cœur et votre pensée dans le Seigneur.
Pour la plupart d’entre nous, il n’est pas difficile de penser à des sujets qui nous inquiètent. Mais souvent, après avoir présenté nos problèmes à Dieu en prière, certains sont tout aussi tendus, inquiets et anxieux que lorsqu’ils ont commencé à prier.
Présenter nos soucis à Dieu avec des louanges ne signifie certainement pas qu’il faut Le remercier pour nos problèmes, mais nous Le remercions car Il est avec nous dans notre situation difficile.
Rien de ce qui est plus grand que moi n’est plus grand que Dieu. Ce qui m’effraie n’arrache même pas un sourcillement à Dieu.
Cette sécurité en Dieu ne dépend pas de l’endroit où nous sommes ou de l’épreuve à laquelle nous sommes confrontés, mais de Sa présence avec nous quand les choses tournent mal.
Quand nous donnons pleinement nos anxiétés à Dieu et que nous Le remercions pour Sa présence à nos côtés, alors nous sommes remplis d’une paix qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, la paix qu’on ressent au cœur de la tempête.
Il y a quelques années, lors d’un concours artistique, le thème à peindre était la paix.
Un artiste peignit un magnifique tableau avec un lac, des montagnes à l’arrière-plan, quelques nuages moutonnés sur un fond de ciel bleu, une petite famille de canards barbotant au premier plan ; il gagna le deuxième prix.
Un autre artiste peignit l’image d’une tempête, avec une falaise qui disparaissait dans les eaux sombres et des vagues qui heurtaient violemment les rochers ; le ciel était noir, la pluie battante. Il y avait une crevasse dans le rocher, et dans cette crevasse, il y avait un nid et dans le nid, une mouette dormait, les yeux fermés. Cet artiste gagna le premier prix.
La paix qui surpasse notre compréhension est la paix au cœur de la tempête.
Dans 2 Corinthiens 11, Paul nous donne un exemple de ses expériences : il a été plusieurs fois en prison, il a été fouetté cruellement, exposé à la mort à maintes reprises, il a reçu des coups de bâtons, a essuyé des jets de pierres, a fait trois fois naufrage ; il a connu toutes sortes de dangers et souffrances, et il a enduré la faim, la soif et le froid. Dieu ne lui a rien épargné de tout cela, Il n’a pas maintenu son bateau à flot, Il n’a pas arrêté les pierres ni les coups de fouet… mais jamais Il ne l’a abandonné.
Et voici un homme qui dit : J’ai appris à être content en toute circonstance.
Quel était son secret ?
Je peux faire face à n’importe quelle épreuve quand le Seigneur est ma vie. Je peux être acculé à un mur, on peut m’enlever tous mes supports, parce que ma force n’est pas en moi, mais en Dieu.
Beaucoup de gens prient : Seigneur, sors moi de là, change la situation !
Le secret, ce n’est pas d’amener Dieu à vous sortir de votre situation, mais c’est d’amener Dieu dans votre situation.
Cela ne signifie pas que vous n’aurez plus aucun problème et que si vous donnez un problème à Dieu, il disparaîtra. Cela signifie simplement que dans vos problèmes, vos difficultés, vos traumatismes, vos pertes, vous marchez avec Lui, vous Lui faites confiance, et vous aurez la paix.
Quelqu’un avait l’habitude de citer cette petite phrase, dans quelque situation qu’il se trouvait, bonne ou mauvaise : Pour ça, j’ai Jésus.
Et à chaque fois que nous sommes frappés et jetés à terre, c’est Jésus qui est notre assurance, notre force, Celui vers qui nous nous tournons, et sur qui nous comptons. Pour toute chose, nous L’avons.
C’est un Sauveur vivant, ce n’est pas un Dieu qui nous observe de loin. Et je prie pour que vous aussi, vous puissiez Lui apporter toutes vos peines et vos angoisses, avec des louanges, en Le remerciant que vous pouvez Lui faire confiance et qu’Il est suffisant pour surmonter votre épreuve.
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