Un cœur à la fois

Le manuel qui vous aidera à changer le monde

(septième partie)

Les quatre étapes du témoignage personnel

  1. Poser des questions

Ceux qui excellent dans l’art de la conversation ont ceci en commun qu’ils savent amener leurs interlocuteurs à s’ouvrir et à parler. Cela ne pourrait mieux s’appliquer au témoignage.

Montrez aux gens que vous vous intéressez à eux et à ce qu’ils disent, et faites-leur sentir qu’ils sont importants à vos yeux. C’est la meilleure façon de leur témoigner de l’amour.

Et à moins de leur poser des questions, vous ne pourrez pas les comprendre ni vous mettre à leur place. D’ailleurs, vous ne saurez même pas ce dont ils ont besoin ni comment les aider si vous ne posez aucune question.

Interrogez-les sur leurs origines, leur travail, leur famille, ce qu’ils aiment ou n’aiment pas, etc. Encouragez-les à parler d’eux-mêmes.

Ce n’est pas trop difficile en général : la plupart des gens en meurent d’envie. Autrement dit, lorsque vous leur manifestez un intérêt personnel et un peu de sollicitude, vous êtes devenu leur ami, et ils se sentent en confiance.

Ne soyez pas étonné si de parfaits étrangers se mettent à vous raconter leurs problèmes et à se confier à vous, comme si vous étiez un ami de longue date en qui ils ont toute confiance.

Le Seigneur et Son Esprit leur montreront que vous vous intéressez sincèrement à eux et, de ce fait, ils s’ouvriront à vous.

  1. Écouter les réponses

Savoir témoigner, c’est savoir écouter.

En fait, ce que les gens désirent le plus, c’est qu’on les écoute et qu’on les comprenne. Cela les aidera à mieux communiquer, à se sentir libres de s’exprimer. Et puis, bien sûr, cela vous permettra de mieux témoigner, parce qu’en comprenant ce qu’ils ressentent, vous pourrez mieux vous mettre à leur place.

Donc, soyez très attentif à leurs réponses.

Lorsque la conversation prend un tour plus profond et que vos questions se font plus sérieuses, faites une prière silencieuse pour demander au Seigneur qu’Il vous aide à comprendre, non seulement leurs paroles, mais aussi ce qu’ils ont au fond du cœur.

Demandez-Lui de vous aider à les voir comme Il les voit, et de vous montrer comment vous y prendre pour qu’ils soient touchés par Son amour.

Vous pouvez les encourager par de petits signes d’approbation de la tête ou, à l’occasion, guider la conversation par quelques paroles appropriées, mais résistez à l’envie de renchérir sur ce qu’ils disent ou d’utiliser leurs propos comme un tremplin qui vous permettra de placer vos remarques.

Faites bien attention à ne pas les interrompre, laissez-les vider leur cœur.

Écouter est l’une des choses les plus importantes qui soit dans le témoignage, et c’est aussi l’une des plus difficiles. N’est-il pas naturel de vouloir apporter des réponses lorsque ces réponses vous sautent aux yeux ?

Mais gardez-vous de le faire prématurément. Peut-être qu’ils vous raconteront toute leur vie, mais continuez de les écouter. C’est une des meilleures façons de leur montrer que vous les aimez.

L’écoute attentive a un autre effet bénéfique : une fois que vous vous êtes montré réceptif à votre interlocuteur, ce dernier sera vraisemblablement plus réceptif à ce que vous aurez à dire. Il sera moins sur la défensive, et plus ouvert à de nouvelles idées ou façons de voir les choses : il sera lui-même plus compréhensif.

  1. Proposer les réponses de Dieu

Une fois que les gens ont pu se confier à vous et que vous avez compris leurs besoins et leurs problèmes, vous êtes en mesure de leur proposer les réponses de Dieu — la principale étant, bien sûr, qu’ils accueillent Jésus comme leur Sauveur, car c’est Lui qui saura, mieux que personne, leur venir en aide.

Dites-leur comment Il est venu à votre secours alors que vous traversiez une épreuve similaire, ou comment Il a secouru telle ou telle personne.

Puis montrez-leur les promesses de la Bible.

C’est très bien de pouvoir citer la Bible, mais c’est encore mieux de leur faire lire les versets directement. Faites en sorte que, dès le départ, leur foi s’appuie sur la Parole.

Vous vous adresserez peut-être à cent personnes, mais chaque fois votre présentation du salut sera légèrement différente, en fonction de leurs origines, de leurs problèmes et de leurs besoins. Même si vous utilisez les mêmes versets, le Seigneur vous aidera à adapter Ses réponses aux besoins particuliers de chacun.

  1. Amenez-les à prendre une décision

Une fois que vous leur avez clairement expliqué en quoi consiste le salut, il vous reste à les amener à prendre une décision.

Demandez-leur s’ils aimeraient inviter Jésus dans leur cœur et leur vie, et proposez-leur de prier une simple prière avec vous.

S’ils disent oui, vous pouvez les inviter à faire une petite prière avec vous.

C’est là que votre foi risque d’être testée, parce que vous ne savez pas comment ils réagiront à votre invitation à prier, et vous ne voulez pas les offenser. Mais si vous avez bien suivi les trois étapes précédentes, vous devez faire confiance au Seigneur qu’Il les a déjà touchés et qu’Il va les inspirer à prendre la bonne décision.

Vous ne pouvez pas toujours gagner les gens à Jésus, mais vous pouvez toujours obtenir une décision de leur part — que ce soit un oui ou un non, ou un plus tard peut-être, lequel, malheureusement, équivaut souvent à un non.

Certains répondent plus tard parce qu’ils sont embarrassés : ils ne savent pas comment prier, ou ils sont gênés de prier devant vous.

D’autres veulent un peu plus de temps pour réfléchir.

Mais le fait est que le moment présent est probablement le plus propice, quand vous venez de stimuler leur foi par la Parole de Dieu et par une bonne dose de Son amour et de Son encouragement.

Faut-il prendre le risque d’offenser quelqu’un en lui demandant à plusieurs reprises s’il veut recevoir Jésus ?

Comment réagir s’il ne se sent pas prêt, ou s’il veut d’abord y réfléchir ?

Faut-il insister, revenir à la charge, ou faut-il le ménager ?

Cela dépend beaucoup de son degré de réceptivité ou de réserve, mais voilà une simple ligne de conduite : si vous êtes sûr de le revoir ultérieurement, utilisez la méthode lente. Mais si vous ne devez pas vous revoir, n’abandonnez pas trop tôt.

Toutefois, si au bout de quelques essais, il n’est toujours pas disposé à prier avec vous, assurez-vous de lui laisser au moins un tract avec le message du salut et la prière. Il sera peut-être prêt à recevoir Jésus une fois seul, lorsqu’il ne sera plus sur la sellette, ou après réflexion.

Comme dit le vieux dicton : On ne peut pas faire boire un cheval qui n’a pas soif. C’est aussi vrai des humains.

On peut très bien les amener à la vérité, mais on ne peut pas les forcer à la recevoir.

Vous pouvez leur montrer l’amour de Dieu, mais seul Son Esprit peut les amener à prendre la bonne décision. Au bout du compte, la décision leur appartient.

Même s’ils ne prient pas avec vous pour recevoir Jésus, vous pouvez leur proposer de prier pour eux avant de partir. Cela les convaincra peut-être de votre sincérité et de l’intérêt que vous leur portez.

C’est aussi une façon de leur montrer que s’adresser à Jésus en prière n’est pas aussi difficile que ça, et que c’est une chose tout à fait naturelle.

Autant que possible, restez en contact avec les gens qui se sont montrés réceptifs, même s’ils n’ont pas reçu Jésus la première fois. Si vous convenez de les revoir le lendemain ou la semaine suivante, ils seront peut-être disposés à donner une chance à Jésus — s’ils ne l’ont pas déjà fait entre-temps.

***

Foi et compréhension : combien en faut-il ?

Faut-il vraiment une grande foi pour être sauvé ?

Au risque de vous étonner : non !

Que faut-il comprendre de Dieu et du salut ?

Un minimum seulement !

Jésus disait que si l’on ne redevient pas comme de petits enfants, on ne peut entrer dans le Royaume des Cieux (Matthieu 18:3)

Les bébés ne comprennent pas grand-chose à la vie, à leur maman, à leur papa, à leur naissance…

Ils ne font que ressentir et recevoir l’amour de leurs parents, voilà tout.

Les gens n’ont pas besoin de plus pour recevoir Jésus et être sauvés : il leur suffit de ressentir [et de croire à] l’amour de Dieu en Jésus, lorsqu’Il frappe à la porte de leur cœur et, avec la foi d’un enfant, de Lui ouvrir pour L’inviter à entrer.

***

Faites comme Jésus : écoutez

Apprenez de Jésus. Lorsque vous Lui remettez vos problèmes en prière, vous coupe-t-Il la parole ? Rarement. En général, Il reste là, disponible, toujours prêt à écouter ce que vous avez à dire. Il se met à votre niveau.

Il écoute attentivement vos paroles, mais Il entend également les sanglots étouffés de votre cœur. Vous savez qu’Il comprend.

Jésus examine vos intentions, plutôt que toutes les bêtises et le gâchis causés par vos fautes. Il ne réagit jamais avec dureté, Il ne vous condamne pas. Il fait toujours preuve de miséricorde et de pardon, Il garde toujours espoir. En dépit de vos égarements, Il ne cesse jamais de vous aimer.

Le fait d’écouter — d’écouter sincèrement — est une façon de montrer de l’amour.

Pas seulement votre amour, mais l’amour du Seigneur pour la personne, un amour inconditionnel, éternel, un amour accompli dans tous les sens du terme.

Puissent les autres voir en vous l’amour de Jésus !

Si vous les écoutez comme Il les écoute, avec l’amour qu’Il a pour eux, vous n’aurez pas trop de mal à les gagner à Lui.

Savoir écouter est un talent que l’on peut cultiver. Au départ, il faut avoir envie de comprendre les autres pour mieux les aimer et les aider. Demandez à Jésus le don de l’empathie qui vous aidera à amener vos semblables à Son Royaume céleste.

— Keith Phillips

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Un cœur à la fois

Le manuel qui vous aidera à changer le monde

(Huitième partie)

Médecin de l’âme

Le fait de découvrir Jésus et d’être sauvé est le début de la guérison, quelle que soit l’affliction dont nous souffrons. Mais les gens auront du mal à croire à l’existence d’une telle panacée tant qu’ils n’en auront pas eux-mêmes fait l’expérience.

Vous connaissez peut-être déjà la réponse à leurs problèmes et vous pourriez leur prescrire le remède.

Toutefois, si vous ne leur donnez pas l’occasion de décrire leurs symptômes, ils ne seront sans doute pas très désireux de s’en remettre à vos soins.

Honnêtement, feriez-vous confiance à un médecin qui, au premier coup d’œil, prétendrait savoir de quoi vous souffrez avant même que vous ayez ouvert la bouche ?

Même si les symptômes sont très apparents et que le diagnostic est évident, n’importe quel docteur commencera par poser des questions au patient.

N’y voyez pas seulement une question de formalité ou de politesse, ou une façon de gagner la confiance du malade.

Même si le problème parait évident, un docteur digne de ce nom ne prescrira jamais un traitement à partir de sa seule expérience ou de ses connaissances médicales.

C’est en écoutant attentivement les explications de son patient que le médecin est à même d’obtenir les informations qui le conduiront à établir un bon diagnostic et, par la suite, de déterminer le traitement qui s’impose, avec les médicaments et les dosages adéquats, etc…

Certains patients ne sont pas gênés de répondre à des questions personnelles, tandis que d’autres sont plus réservés ; et ceux-là, le docteur devra les faire parler.

Sur un plan spirituel, il est parfois plus difficile d’admettre qu’on est malade. Mais tant qu’on refuse cette évidence, on n’acceptera pas le conseil du médecin ni sa prescription.

En tant que médecin de l’âme, vous devez aider le patient à voir ce qui ne va pas. Et il vaut mieux qu’il parvienne lui-même à cette conclusion, surtout si c’est vous qui avez pris l’initiative de cette consultation.

C’est seulement après que le patient admet qu’il est malade que le médecin est en mesure de prescrire un traitement. Ensuite, il revient au patient de lui faire confiance, de prendre ses médicaments et de suivre la thérapie que le docteur a prescrite.

C’est au patient de décider s’il doit suivre ou non le conseil du médecin.

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Histoire vécue

Kumiko a 24 ans. Son frère aîné est mort dans un accident de voiture voilà quelques années, et ses parents ont divorcé. Ces événements l’ont conduite à ne plus croire en Dieu.

Quand je l’ai rencontrée, elle était déprimée, elle voyait tout en noir et parlait de sa vie et de son entourage avec beaucoup d’amertume.

Chaque fois qu’elle avait des difficultés avec ses amis ou collègues, elle me téléphonait. C’était souvent après minuit et ses appels duraient plus d’une heure.

Je devrais me suicider, disait-elle parfois, en pleurs. La vie n’a pas de sens.

Je l’écoutais, tout en essayant de l’encourager : je lui expliquais que Jésus l’aimait et qu’Il voyait en elle beaucoup de qualités, quoi qu’en disent les autres.

Je lui disais qu’un jour la douceur de sa nature et ses autres traits positifs prendraient le dessus ; et donc qu’elle ne devait pas laisser toutes ces choses négatives assombrir son horizon.

Je lui promettais également de prier pour elle, ce que je ne manquais pas de faire.

Puis une nuit, elle pria avec moi pour accueillir Jésus comme Sauveur.

À partir de ce jour-là, Kumiko commença à changer. Elle me confia plus tard qu’elle se mit à appeler Jésus à l’aide chaque fois qu’elle avait des problèmes, ou qu’elle n’avait pas le moral.

Nous nous sommes revues récemment : elle avait changé du tout au tout !

Elle était capable de rire de ses réactions puériles à des choses qui, auparavant, l’avaient affectée au plus haut point.

Elle me rapporta un incident qui me toucha profondément : un mois auparavant, au comble du désespoir, elle avait décidé d’en finir avec la vie. À minuit, elle avait pris sa voiture et conduit jusqu’à la mer, avec l’intention de se jeter du haut de la falaise.

Mais soudain, elle pensa à moi, et s’adressa en prière à Jésus. C’est alors qu’elle changea d’avis et rentra sagement à la maison.

J’étais si heureuse et soulagée d’entendre une chose pareille !

Cela n’avait pas toujours été facile pour moi d’écouter Kumiko me raconter ses problèmes, surtout quand j’étais très fatiguée ou que j’essayais de finir certains projets avant d’aller me coucher.

Au début, elle semblait stagner spirituellement, mais le Seigneur me répétait qu’elle n’avait personne d’autre que moi pour la soutenir.

À travers cette expérience, j’ai pris conscience, sans doute encore plus que Kumiko, de l’immense amour de Jésus.

Il m’a enseigné à avoir plus d’amour, de patience et de compassion à l’égard des autres, surtout ceux qui sont perdus, ceux qui recherchent l’amour vrai et les réponses à leurs questions.

— Akiko Matsumoto

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