Tout change !

Les changements qui surviennent dans la société — qu’il s’agisse de changements économiques, politiques ou religieux — proviennent presque toujours d’en bas et non pas d’en haut. Parce que le haut (l’élite au pouvoir) se refuse à changer : le haut veut toujours rester en haut.

Mais gare à eux s’ils essaient de sceller la marmite pour préserver le statu quo ; ils n’y arriveront pas car la marmite explosera, elle sera détruite par le feu. Il faut que le changement soit continuel.

Autrement tout stagne, et la putréfaction commence à s’installer, parce que c’est toujours le haut qui fermente, s’oxyde et se met à pourrir en premier. Quant au bas, il se charge de dépôts qui, si on les laissait s’accumuler, finiraient par se solidifier et bloquer tout échange ; et le haut se mettrait à fermenter et à former de l’écume ou de la mousse.

Il faut donc remuer sans arrêt pour empêcher la formation de dépôts ou l’accumulation d’écume, comme pour le brassage de la bière où il faut constamment remuer, brasser les principes actifs et les faire circuler afin d’éviter la stagnation et assurer une égale répartition de tous les éléments.

C’est le principe même de la société humaine, un principe aussi immuable que les lois de la physique. C’est ainsi que Dieu a fait les choses ! C’est un principe aussi immuable que la loi de la pesanteur : ce qui monte doit redescendre ! C’est inéluctable, tout comme les lois régissant la circulation des liquides et des gaz : ce qui est en bas doit remonter !

Toute vallée sera relevée, toute montagne rabaissée et les puissants seront humiliés et les faibles deviendront puissants. Tous ceux qui se serviront de l’épée mourront par l’épée. Heureux ceux qui sont humbles, car Dieu leur donnera la terre en héritage.

(Matthieu 26:52 ; 5:5)

Aussi sûrement que le jour est suivi de la nuit, les ténèbres font place à la lumière. Aussi sûrement que le soleil se lève, il faut aussi qu’il se couche. Comme la pluie tombe, il faut aussi qu’elle remonte en s’évaporant. Aussi sûrement que tu es poussière, il faut que tu retournes à la poussière.

(Cf. Ecclésiaste 12:7)

Sans cesse, il doit y avoir naissance, vie, mort et résurrection. Le cycle doit être complété — le cercle parfait de l’éternité — pour achever le processus de la création, dont Dieu est l’Architecte, le Commencement et la Fin, l’Alpha et l’Oméga.

(Cf. Apocalypse 1:8)

Il faut les deux : le commencement et la fin des jours, selon les expressions de la Bible.

Ne t’irrite pas contre les méchants ! Ne jalouse pas ceux qui font le mal ! (Psaume 37:1) parce que leurs demeures seront désolées et leurs palais dévastés.

Il fallait que la grandeur de la Grèce tombe en ruine et que la gloire de Rome sombre dans l’oubli, pour que soit manifesté Celui qui est éternel, ainsi que la beauté de Sa création, la gloire de Sa puissance et l’éternité de Son amour, afin qu’Il soit tout et en tout, et qu’Il soit glorifié.

Dieu bouge. C’est un Dieu d’action. Il n’est jamais immobile. Il est sans cesse actif, Il bouge, Il parle, Il ne cesse d’opérer des changements dans toutes les sphères de la création. Il n’est jamais statique, sauf en ce qui Le concerne :

Je suis l’Éternel, je ne change pas

(Malachie 3:6)

Sauf en ce qui concerne Sa Parole : Éternel, Ta parole est fondée dans le ciel et pour toujours

(Psaume 119:89)

Et sauf en ce qui concerne l’avenir et Ses promesses à Ses enfants :

Un repos reste pour le peuple de Dieu

(Hébreux 4:9)

Mais quant au reste :

Toute vallée sera relevée, toute montagne rabaissée… Les lieux accidentés se changeront en plaine, les rochers escarpés deviendront des vallées.

(Ésaïe 40:4)

Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu’Il vous élève au moment qu’Il a fixé.

(1 Pierre 5:6)

… à l’avènement du Royaume de notre Seigneur, où Celui qui règne avec justice jugera la Terre et établira la paix éternelle.

(Cf. Apocalypse 12:10 ; Psaume 9:7 ; Ésaïe 9:7)

Le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la souveraineté ne passera pas à un autre peuple.

(Daniel 2:44)

Nous règnerons alors avec Lui sur Terre, et Il dirigera les nations avec un sceptre de fer — inflexible, immuable, éternel — la société du Royaume de Dieu.

(Apocalypse 20:6 ; 2:27 ; 12:5 ; 19:15)

Car les réalités visibles ne durent qu’un temps, mais les invisibles demeureront éternellement.

(2 Corinthiens 4:18)

Ce que Dieu fait demeurera toujours : il n’y a rien à y ajouter, et rien à en retrancher. Et Dieu l’a fait ainsi pour qu’on Le révère.

(Ecclésiastes 3:14)

Voyez comme les puissants ont été renversés, et comme Dieu a élevé les humbles !

(Cf. Samuel 1:27 ; Luc 1:52)

Êtes-vous en train de vous immobiliser en un bloc de glace ? Ou est-ce que vous bougez avec l’Esprit de Dieu — êtes-vous en train de brûler, de progresser, de couler, de mouler, de fondre, de verser et de partager, en état de changement perpétuel ?

Avez-vous la semence qui porte la vie — pour donner naissance à de nouvelles créatures et un monde nouveau ?

Un monde où ce qui est ancien a disparu, et ce qui est nouveau est déjà là.

(2 Corinthiens 5:17)

Karl Marx n’avait pas tort : ce  monde doit changer dans la dialectique de son        matérialisme, dans lequel rien n’est permanent. Seulement, bien sûr, il avait la vue courte : il n’avait pas pris en compte l’immuable éternité du monde spirituel, qui ne changera jamais.

Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit

(Jean 3:6)

Et nos corps de chair et de sang ne peuvent accéder au royaume de Dieu

(1 Corinthiens 15:50)

Car Dieu est Esprit — éternel, immuable dans les cieux — et il faut que ceux qui L’adorent L’adorent par l’Esprit et en vérité, car le Père recherche des hommes qui L’adorent ainsi.

(Cf. Jean 4:21–24)

Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et pour toujours !

(Hébreux 13:8)

Tout change, mais Jésus jamais. Gloire à Son nom !

Oh ! Demeure avec moi, la nuit répand ses ombres, Les ténèbres se font plus obscures et plus sombres,

Tout passe et tout s’en va, la vie est éphémère …

Oui demeure avec moi, oh ! Toi que rien n’altère.

***

Qu’êtes-vous ? Un touriste ou un visionnaire ?

(Réflexion d’un couple missionnaire traversant l’Italie)

Alors que notre train serpentait à travers les collines d’Italie, il me vint une révélation. Ma femme et moi, nous regardions défiler par la fenêtre des ruines de châteaux, de palais et de somptueuses villas d’une ère révolue.

Nous avons été frappés de voir comme le temps avait réduit en ruines toutes ces splendeurs d’autrefois, ces magnifiques constructions édifiées jadis par les hommes. Je contemplais ces coteaux riches en histoire, qui autrefois se paraient d’orgueilleuses constructions, aujourd’hui en ruines, et je pouvais imaginer la gloire des siècles passés.

Je revoyais les armées qui avaient déferlé sur ces collines, dans un sens puis dans l’autre — les légions romaines et les hordes ennemies — pour sans cesse faire et défaire le cours de l’Histoire.

Les uns construisaient, les autres démolissaient ; il y avait ceux qui édifiaient, et ceux qui démantelaient, ceux qui créaient, et ceux qui détruisaient. Rien n’était jamais permanent.

Chaque nouveau royaume, chaque nouvel empire faisait table rase du passé pour n’en laisser que de maigres vestiges, afin d’effacer de toutes les mémoires les grandeurs du passé.

Parfois, il ne restait pas même deux pierres l’une sur l’autre. Rien que d’énormes blocs de rocher encombrant le paysage et barrant la route au progrès, sans intérêt sinon pour l’historien et l’archéologue.

C’est généralement de ses constructions – l’œuvre de ses mains – que l’homme tire son plus grand orgueil. Et celles-ci ont souvent causé sa perte, depuis les tours de Babel d’hier aux temples de Mammon d’aujourd’hui [le matérialisme].

L’homme se glorifie de ce qu’il a fait et s’enorgueillit de ce qui, espère-t-il, l’immortalisera aux yeux des générations à venir.

Pourtant, les constructions de l’homme connaissent toutes le même sort : elles finissent au rebut de l’Histoire, avant d’être déblayées pour faire place à de nouveaux monuments qui, à leur tour, témoigneront de la futilité de ses efforts et de ses échecs répétés.

Ces vestiges ne présentent aujourd’hui que peu d’intérêt, ils ont subi le sort de toute chair, et ont sombré dans l’oubli. Comme autant de rappels éloquents que l’homme est de passage, comme autant de témoignages à l’encontre de ses efforts malheureux à vouloir s’immortaliser sans Dieu.

Au cours de nos voyages missionnaires, on nous pose souvent ces questions :

Avez-vous visité ceci ? Êtes-vous allés là-bas ? Avez-vous vu tel édifice, telle tour, tel ou tel ouvrage édifié par la main de l’homme ?

Généralement, à la plus grande surprise de notre interlocuteur, nous répondons par la négative. Or il s’agit parfois de curiosités touristiques figurant sur tous les guides.

Nous n’avons même pas pris la peine d’aller jeter un coup d’œil aux monuments qui attirent tant de foules à New York, à Londres, à Paris ou à Rome.

Les édifices sans vie et éphémères bâtis par les hommes ne nous intéressent pas, car ils sont là aujourd’hui mais demain ils auront disparu : ce ne sont que des monceaux de vieilles pierres inanimées, encombrants et coûteux !

Ce qui nous intéresse, c’est de voir les créations immortelles de Dieu, de nous retrouver face à face avec les âmes humaines qui sont éternelles, et combien plus captivantes.

C’est ce contact chaleureux de notre esprit avec un autre esprit, cette quête de la touche divine dans Sa création, Son ouvrage, Son chef-d’œuvre éternel qu’est l’âme immortelle d’un être humain.

Or nous percevons cette touche divine dans chaque personne rencontrée : nous percevons la réalité immortelle et bouleversante de l’esprit humain, directement créé par la main de Dieu !

C’est pourquoi, à tous ceux qui nous posent cette question, nous nous plaisons à répondre :

— Non, ça ne nous intéresse même pas ! C’est vous qui nous intéressez ! Nous nous intéressons à ce qui est vivant, et non pas à ce qui est mort ! Voilà ce qui nous passionne ! Voilà ce qui nous inspire !

Voilà ce qui nous motive à parcourir les continents, traverser les océans pour nous rendre en terres lointaines. Nous venons chercher et sauver ce qui est perdu, nous ne sommes pas venus visiter et admirer les échecs retentissants de l’humanité !

Voilà ce qui vaut la peine d’être vu : cet appel à l’aide, cette crainte qu’on devine au fond des yeux d’une jeune fille, cette quête spirituelle qu’on ressent chez un jeune voyageur, cette soif profonde de l’homme pour son Créateur, l’esprit immortel, l’étincelle d’éternité dans le cœur des vivants — et non pas les gravats et les décombres du passé !

C’est pourquoi nous en sommes venus à oublier les sites touristiques et les visites guidées de monuments érigés par les hommes, pourtant magnifiées par leurs descendants, et combien glorifiées par les adorateurs de l’espèce humaine.

Dans tous les pays, dans toutes les villes, dans toutes les foires-expositions, ce sont les œuvres de l’homme qui font l’objet de son adoration — et qui lui donnent l’occasion de s’enorgueillir d’être parvenu au rang de dieu !

Le culte des monuments et des édifices n’est rien d’autre que le culte de l’homme : c’est sa religion, sa raison de vivre, sa vie, sa mort, son chant du cygne — par opposition à l’œuvre de la vie de Dieu.

Nous voulons voir des créatures vivantes, des êtres vivants créés par la main de Dieu ! Ce sont les gens que nous désirons voir : les enfants, les hommes et les femmes, les êtres humains !

Nous voulons admirer la terre des vivants, et non les œuvres des morts ; nous désirons voir les demeures de l’esprit, et non les tombes du passé.

C’est la vie que nous voulons voir ! Nous voulons vivre, nous voulons toucher, réchauffer, courtiser, gagner le cœur des êtres vivants — pas des morts — avec l’amour de Dieu !

Laissez aux morts le soin d’enterrer leurs morts !

(Luc 9:60)

Jésus disait à Ses disciples : Allez dans le monde entier, annoncez la Bonne Nouvelle partout et à tous les hommes

(Cf. Marc 16:15)

Faites des disciples parmi tous les peuples

(Cf. Matthieu 28:19)

Non pas des touristes mais des visionnaires qui perçoivent les merveilles du Royaume de Dieu !

Car les réalités visibles ne durent qu’un temps, mais les invisibles demeureront éternellement.

(2 Corinthiens 4:18)

Ne portez pas votre affection sur les choses qui appartiennent à la terre mais sur les réalités d’en haut, dans le domaine de l’esprit et dans le cœur des hommes : le Royaume de Dieu dont vous faites partie en tant que pierres vivantes, organismes vivants habitant une demeure spirituelle qui n’est pas faite par la main de l’homme, et qui subsiste à toujours dans les Cieux.

(Cf. Colossiens 3:2 ; 1 Pierre 2:5)

C’est pourquoi : Faites donc du règne de Dieu votre préoccupation première.

(Matthieu 6:33)

Etes-vous un touriste ou un visionnaire ?

Il disait à Ses disciples :

Laissez aux morts le soin d’enterrer leurs morts. Quant à vous, allez proclamer le règne de Dieu

(Luc 9:60) 

Et Suivez-Moi et Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.

(Matthieu 4:19)

Il n’est pas de vue plus exaltante au monde que la vue d’une âme sauvée !

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