Signes miraculeux et prodiges

Nous, les chrétiens, recevons de nombreuses réponses à la prière, qui n’en sont pas moins miraculeuses quand nous ne les voyons pas se produire sous nos yeux.

Cependant, le plus souvent, le Seigneur use de moyens naturels, conformément à ses lois naturelles et sans les contourner par un acte spectaculaire qui attire l’attention du public.

Le principal miracle que nous voulons montrer aux gens est le salut et son pouvoir de changer les cœurs et les vies !

Pendant de nombreuses années, je voulais recevoir le don des langues. Je savais que je ne cherchais pas à recevoir le baptême du Saint-Esprit parce que j’avais déjà son Esprit et sa puissance.

Je le savais parce que j’avais d’autres dons, et par des intuitions. Mais je désirais ce jouet enfantin, si l’on peut dire—comme l’appelle Paul—je voulais avoir cette manifestation, cette démonstration du parler en langues, quelque chose de physique et de miraculeusement surnaturel. 1

Des neuf dons de l’Esprit, seuls trois d’entre eux sont observables et manifestement surnaturels, comme les langues, les miracles et les guérisons surnaturelles. Nous avons beaucoup de guérisons, nous avons beaucoup de langues, et nous avons eu des miracles. Mais ils ne constituent pas l’essentiel de notre ministère.

Nous essayons de gagner les gens au Christ et à l’amour de Dieu, et non pas de nous comporter en gourous mystiques qui font des miracles, guérissent les gens, parlent en langues et se livrent à des manifestations spirituelles spectaculaires.

Tout le monde s’est empressé d’aller chez les pentecôtistes à la suite des premières effusions de la Pentecôte aux États-Unis et ailleurs, à cause des manifestations surnaturelles, et en particulier du parler en langues.

L’église pentecôtiste s’est remplie de gens qui étaient persuadés qu’ils n’avaient pas reçu le baptême de l’Esprit tant qu’ils ne parlaient pas en langues.

La plupart des dons de l’Esprit ne sont pas spectaculaires ; ce sont les dons de sagesse, de connaissance, de foi, de discernement, et les manifestations qui ne sont pas surnaturelles, mais qui sont des dons indispensables si vous voulez accomplir quelque chose pour Dieu et être guidé par son Esprit.

Paul a dit des Corinthiens qu’ils raisonnaient comme des enfants parce qu’ils recherchaient surtout le parler en langues, les miracles et les guérisons—ces manifestations qui démontraient leur puissance spirituelle et leur permettraient d’afficher leur pouvoirs spirituels et des dons qui flattaient leur orgueil spirituel. 2

Lorsque les gens veulent à tout prix des manifestations spirituelles, des miracles et des pouvoirs, ils ne cherchent pas vraiment ce qu’ils peuvent faire pour Dieu ou pour les autres ;   ils cherchent ce qu’ils peuvent obtenir pour eux-mêmes et pour exhiber leurs pouvoirs devant les autres.

Le Seigneur nous a appelés à être des chrétiens adultes qui ont la responsabilité de gagner des âmes et des disciples, puis de les former pour qu’ils puissent à leur tour enseigner les autres. 3

Nous, les chrétiens, avons par-dessus tout la responsabilité d’exprimer à Dieu notre gratitude en remerciements pour ce qu’Il a déjà fait pour nous. Nous devons servir le Christ et les autres, témoigner et gagner des âmes.

Missionnaire auteur

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Les miracles de Jésus

Curieusement, Jésus, qui pouvait vraisemblablement faire des miracles à n’importe quel moment, semblait avoir une attitude ambivalente à propos des miracles. Avec ses disciples, Il faisait des miracles pour prouver son identité.

(Croyez-moi : je suis dans le Père et le Père est en moi. Sinon, croyez au moins à cause des œuvres que vous m’avez vu accomplir)

Mais même lorsqu’Il faisait un miracle, Il semblait souvent minimiser la chose. Lorsqu’Il ressuscita la fille d’un notable juif, Il donna des ordres stricts pour que cela ne s’ébruite pas.

Marc rapporte sept occasions distinctes où Jésus dit à une personne qu’Il venait de guérir : N’en parle à personne !

Jésus savait bien que les miracles de l’époque de Moïse et d’Élie n’avaient eu qu’un impact superficiel ; ils attiraient les foules, certes, mais cela encourageait rarement la fidélité à long terme.

Il venait apporter un message d’obéissance et de sacrifice, et n’était pas venu pour distraire les badauds et les amateurs de sensations fortes.

Bien entendu, les sceptiques de son époque—comme ceux d’aujourd’hui—avaient leur façon à eux d’expliquer ses pouvoirs.

Si la voix de Dieu parlait du ciel, certains disaient que c’était le tonnerre qu’on avait entendu. D’autres attribuaient ses pouvoirs à Satan. Les ennemis de Jésus refusaient de Lui faire confiance, même lorsqu’ils avaient des preuves tangibles sous les yeux.

Une fois, ils ont même saisi un tribunal officiel pour juger un cas de guérison qui leur avait été rapporté. Ignorant le témoignage de celui qui avait été guéri– Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle et maintenant, je vois ! — ils injurièrent l’homme que Jésus avait guéri et l’expulsèrent du tribunal.

De même, lorsque Lazare réapparut en vie après quatre jours passés dans la tombe, ses ennemis conspirèrent pour le faire mourir à nouveau.

Avec une remarquable constance, le récit biblique montre que les miracles

— ces miracles spectaculaires et sensationnels que beaucoup d’entre nous ont encore envie de voir — favorisent rarement l’apparition d’une foi profonde …

Jésus a fait usage de ses pouvoirs dans un esprit de compassion pour répondre à des besoins humains, pas pour faire des tours de magie. Chaque fois que quelqu’un lui a demandé directement de le guérir, Il l’a fait.

Quand son auditoire a eu faim, il leur a donné à manger, et quand les invités aux noces ont eu soif, il a fabriqué du vin …

Certes, les miracles de Jésus étaient trop sélectifs pour résoudre tous les problèmes humains, mais ils ont servi de signes de sa mission, d’aperçus de ce que Dieu ferait un jour pour toute la création.

De l’avis d’Helmut Thielicke, les miracles étaient des feux de signalisation qui annonçaient le royaume de Dieu à venir

Les miracles ont fait exactement ce que Jésus avait prédit.

À ceux qui ont choisi de Le croire, ils donnent encore plus de raisons de croire.

— Philip Yancey 4

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Foi = Confiance dans les Écritures

Quand j’avais une trentaine d’années, j’ai passé cinq semaines au 500 Indiana Avenue NW, à la Cour supérieure de Washington DC. J’ai tenté de me faire exempter du devoir de juré en informant le juge que le procureur général des États-Unis, fréquentait notre église.Je pense que ça s’est retourné contre moi. J’ai été choisi comme président du jury.

Pendant cinq semaines, nous avons écouté les preuves présentées dans un procès pour double homicide impliquant des adolescents. Lorsque l’accusation a fini de prononcer son réquisitoire et que le jury s’est retiré pour délibérer, le juge nous a rappelé les notions de présomption d’innocence et de doute raisonnable.

Il a également souligné la différence entre les preuves directes et les preuves indirectes. Les preuves directes sont des témoignages oculaires qui ont un poids considérable dans un procès. Les preuves indirectes ou circonstancielles reposent sur la déduction, comme une empreinte digitale présente sur la scène d’un crime ou un rapport d’expert en balistique. C’est pour ainsi dire le canon du pistolet qui est encore chaud.

Concernant la foi, nous nous appuyons beaucoup trop sur les preuves circonstancielles. Douter c’est laisser les circonstances nous dicter ce que nous ressentons, ce que nous croyons.

Lorsque nous laissons les circonstances s’interposer entre Dieu et nous, cela crée un écran de fumée de doute. La foi s’appuie sur les preuves directes des Écritures. La foi place les promesses de Dieu entre vous et les circonstances.

Cela ne signifie pas que vous niez la réalité. Cela signifie simplement que vous êtes en contact avec une réalité plus grande — une réalité qui est bien plus réelle que celle que vous pouvez toucher, goûter, voir, entendre ou sentir.

Jésus était réaliste. Il disait : Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions.

Mais c’était aussi un éternel optimiste : Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. 5

Notre optimisme a sa source dans le tombeau vide. Si Jésus est sorti du tombeau, tout est possible. C’est l’ultime pari.

Nous devons faire comme si c’était vrai !

Lorsque Jésus a brisé le sceau du tombeau, il nous a offert la victoire.

Il y a sept promesses dans le livre de l’Apocalypse qui commencent par la phrase :

Le vainqueur ou celui qui vaincra

Je ne vais pas entrer dans le détail de ces promesses, mais chacune d’elles … peint une image de notre réalité future, d’une dimension que la Bible appelle le ciel.

Elle nous rappelle notre véritable identité de vainqueurs.

Nous ne sommes pas de simples vainqueurs.

Nous sommes bien plus que vainqueurs.

Lorsque vous suivez le Christ, le meilleur reste à venir !

Toujours et pour toujours!

— Mark Batterson 7

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1 1 Corinthiens 14

2 1 Corinthiens 14.20

3 2 Timothée 2.2

4 Philip Yancey, Disappointment with God (Zondervan, 1988)

5 Jean 16.33

6 Romains 8.37

7 Mark Batterson, If (Baker Books, 2015)

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COMMENT SORTIR VAINQUEUR D’UNE BATAILLE

Connaissez-vous l’histoire étonnante du roi Josaphat, relatée dans 2 Chroniques 20 ?

Le roi Josaphat avait été fidèle au Seigneur et L’avait servi pendant de nombreuses années. Pourtant les armées de 3 nations s’unirent contre lui, avec ce qui semblait être une force écrasante. Il semblait n’y avoir aucun moyen pour lui et son peuple de gagner. Alors il construisit une plate-forme, monta dessus et après avoir rassemblé tout son peuple, il leva les mains au ciel et commença à prier :

O, Seigneur, Dieu de nos pères, … Nous n’avons aucun pouvoir contre cette grande compagnie qui vient contre nous; nous ne savons pas quoi faire : mais nos yeux sont sur Toi.

Dieu lui répondit par la voix d’un prophète qui dit :

La bataille n’est pas la vôtre, mais celle de Dieu. Vous n’aurez pas besoin de combattre dans cette bataille : restez tranquilles, et voyez le salut de l’Éternel. Demain matin, vous sortirez et constaterez qu’elle a déjà été gagnée.

Ils se levèrent donc tôt le lendemain matin et allèrent à la rencontre de ces 3 armées ennemies. Ils ne dirent pas simplement qu’ils croyaient en Dieu, ils le prouvèrent en agissant et en faisant chanter les chanteurs :

Louez le SEIGNEUR; car Sa miséricorde dure à toujours.

C’est quand même incroyable ! Quand on va se battre contre trois nations, il est logique de mettre les soldats les plus forts en première ligne, n’est-ce pas ? Mais eux, ils placèrent leurs chanteurs et leurs musiciens à l’avant.

Ils n’avaient pas d’armes de guerre ; ils croyaient la parole que Dieu avait donnée. Ils ne s’attendaient pas à se battre — ils croyaient que Dieu les délivrerait de façon surnaturelle.

Et de fait, Josaphat et ses hommes n’eurent jamais à se battre. Quand ils arrivèrent sur le champ de bataille, pas un seul ennemi n’était en vie. Les armées ennemies s’étaient entretuées !

Quand nous passons du temps avec Dieu

et que nous Le louons,                                 

Il combat à notre place.

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Dieu aime entendre la voix de Ses enfants. C’est une douce musique à Ses oreilles. S’il y a bien quelque chose qu’Il aime entendre plus que la voix de la prière et de la supplication, c’est la voix de la louange et de l’adoration. La prière ajoute son doux parfum à la vie du croyant. S’il y a quelque chose qui rend la vie du croyant encore plus parfumée, c’est une louange. Ce n’est pas une question de prière OU de louange; nous devons faire les deux. Nous devons prier sans cesse, mais il faut aussi Le louer.

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Nous nous inquiéterions moins si nous louions plus. La louange est l’ennemi du mécontentement et de la peur. Satan déteste tellement la louange sincère que ses flèches ardentes de découragement ne sont pas efficaces contre nous quand nous répondons dans la louange.

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Que tout ce qui respire loue le Seigneur !Psaume 150:6. Tant que nous sommes vivants, nous n’avons donc aucune raison de ne pas Le louer !

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C’est la louange qui nous fait triompher dans la bataille. Satan est un menteur. Il veut voler notre joie et la remplacer par le désespoir. Lorsque nous sommes en pleine bataille et que nous pensons que nous ne pouvons pas continuer, nous pouvons changer la situation en louant Dieu. Nos chaînes tomberont.

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Nous ne devrions pas seulement louer Dieu quand il fait beau et que les eaux sont calmes. Mais nous devons le faire en dépit – et même à cause – de circonstances profondes et troubles.

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Nous sommes tous à risque de négliger la prière, mais nous risquons peut-être davantage de négliger les louanges. Si l’on peut utiliser une meilleure mesure de la vie spirituelle que la vie de prière, c’est la vie de louange. L’ennemi de votre âme craint la prière, mais ce qu’il craint encore plus que la prière, c’est la louange.

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Quand vous commencez à louer, l’inquiétude de votre cœur, l’agitation et la peur commencent à disparaître comme le brouillard devant le soleil. La paix est multipliée dans votre âme, le chagrin est transformé en joie, les grognements et la critique sont flétris jusqu’aux racines, l’ennemi s’enfuit bientôt, terrorisé.

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Louer Dieu vous change et change la situation en face de vous. Louer Dieu ouvre la voie aux miracles et inverse le cours de la bataille. Louer Dieu vous fait triompher dans la bataille.

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La louange tend une embuscade au diable. Pas étonnant qu’il s’enfuit au son de la louange ! Quand Israël a loué Dieu, les murs de Jéricho sont tombés. Quand Paul et Silas ont prié et chanté des louanges à Dieu, le Seigneur a secoué les portes de la prison de Philippes

(Actes 16:23-24). Quand VOUS commencerez à louer le Seigneur, de nouvelles victoires auront lieu !

La louange vous remplira de foi et de puissance.

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