Si vous ne devenez pas comme de petits enfants

Jésus les fit venir et leur dit :

Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous l’assure : Celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera pas

Luc18.16–17

En Luc 18, un jeune homme riche vient voir Jésus et Lui demande ce qu’il doit faire pour hériter de la vie éternelle. Il veut que tout le monde le remarque. Ce n’est pas un hasard si Luc fait suivre le passage sur Jésus et les enfants par ce passage sur le jeune aristocrate.

Les enfants forment un contraste avec l’homme riche parce qu’il est impossible qu’ils aient eu le temps de mériter quoi que ce soit. Ce que Jésus veut dire c’est qu’il n’y a rien que nous puissions faire pour hériter du royaume. Nous devons simplement le recevoir comme des petits enfants. Et les petits enfants n’ont encore rien accompli.

Le monde du Nouveau Testament n’avait pas une vision très sentimentale des enfants, et on ne se faisait aucune illusion sur leur prétendue pureté innée. Jésus ne veut pas dire que le ciel est un immense terrain de jeu pour … petits enfants.

Les enfants sont notre modèle parce qu’ils n’ont aucun droit au ciel. S’ils sont proches de Dieu, c’est seulement parce qu’ils sont incompétents, et non pas parce qu’ils sont innocents. S’ils reçoivent quoi que ce soit, ce ne peut être qu’un cadeau.

En Éphésiens, Paul écrit :

Car c’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés, au moyen de la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il n’est pas le résultat de vos efforts, et ainsi personne ne peut se vanter. 1

—Brennan Manning 2

***

Révélé aux petits enfants

L’idée que Dieu peut se servir d’enfants pour nous enseigner, et que nous pouvons acquérir une compréhension spirituelle en prenant exemple sur ceux que nous sommes appelés à élever et à enseigner, vient de notre Seigneur qui, sur cette question, était proprement révolutionnaire.

Au premier siècle, on accordait très peu de valeur aux enfants et on ne les respectait guère. Certes, les enfants étaient aimés dans leur famille, mais la société les tolérait, tout au plus. Le vocabulaire même de l’époque est révélateur de ce préjugé du premier siècle.

Un des mots grecs signifiant enfant (paisou  paidion) signifie aussi serviteur ou esclave. Et un autre (nepios) a des connotations d’inexpérience, de bêtise et d’irresponsabilité.

Les philosophes grecs réprimandaient souvent une personne stupide ou insensée en l’appelant nepios. D’ailleurs, les écrivains bibliques recommandaient aussi aux chrétiens de cesser de penser comme des enfants [paidia]. 3

On imagine l’étonnement des gens lorsque Jésus amène un enfant turbulent et bruyant, et le place devant la foule. 4 Posant la main sur l’épaule du jeune garçon, Jésus a le toupet de dire que ce petit môme est un exemple à suivre.

Le petit garçon lui-même a dû être très surpris ! Les jeunes enfants avaient hate d’atteindre l’âge adulte. Ils étaient impatients de se libérer de leur humble condition.

Mais Jésus leur dit : Vous vous trompez lourdement. Si vous ne vous humiliez pas comme ces enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume de Dieu. Il voulait dire par là : Regardez-les bien, apprenez d’eux, et efforcez-vous de leur ressembler …

S’adressant aux foules en Galilée, Jésus déclara :

Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l’as voulu ainsi. 5

Le génie des enfants, d’un point de vue spirituel, réside dans leur état de dépendance.

La Bible, comme toute la spiritualité chrétienne, a toujours considéré que l’orgueil était le plus grand défaut spirituel de l’humanité. Le message de l’Évangile scandalise les orgueilleux : il insiste pour que nous reconnaissions que nous sommes déchus et vulnérables, et dit que nous avons besoin que quelqu’un paie à notre place et qu’ensuite nous nous laissions imprégner d’une puissance extérieure pour pouvoir vivrela vie comme elle doit être vécue.

—Gary L. Thomas 6

***

Retrouver le sens du merveilleux

Dans un passage de Matthieu, Jésus avertit ses auditeurs : Si vous ne changez pas d’attitude et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux, la vie rachetée que Dieu offre à ceux qui L’aiment et qui désirent la paix et l’intimité spirituelle que procure celle relation.

Il leur dit ensuite qu’ils doivent changer leur comportement. Il demande à un des enfants du village de s’approcher et dit : C’est pourquoi le plus grand dans le royaume des cieux est celui qui s’abaisse lui-même comme cet enfant. 7

C’est à dire quiconque découvre la dynamique de sa relation avec Dieu — la dépendance d’un bébé ou d’un petit enfant qui compte sur son parent pour le protéger, l’élever et le guider.

Jésus ne parlait pas de puérilité ou d’immaturité, un type de comportement et de style de vie que l’on observe fréquemment chez de nombreux adultes qui cherchent toujours à briller en société et agissent comme si tout tournait autour d’eux dans la vie.

Leur narcissisme est une idolâtrie qui les éloigne de l’idéal de perfection que Jésus appelle le Royaume des Cieux. La clé, c’est l’humilité, une humilité fondée sur la dépendance vis-à-vis de Dieu.

Quand Jésus dit celui qui accueille un de ces petits enfants, c’est Moi-même qu’il accueille, Il ne parle pas d’enfants au sens littéral, mais d’hommes et de femmes qui ont su revenir à cette relation originelle avec Dieu, comme celle qu’un enfant a avec son parent.

Pour trouver notre chemin vers la résurrection que Jésus nous offre, nous devons reconnaître que nous avons besoin de Dieu. En se servant de l’image des enfants dans son message, Jésus a peut-être voulu donner un enseignement beaucoup plus large.

À mon avis, Il disait aussi qu’il fallait se tourner vers les petits enfants et leur attitude dans la vie pour retrouver un monde spirituel d’émerveillement que nous avons perdu …

Retrouver ce sens de l’émerveillement qu’ont les enfants nous ouvrira à la joie, à la grâce, à l’amour, à une appréciation passionnée du monde qui nous entoure, et nous mènera à une vie centrée sur Dieu, qui est l’essence même du Royaume des Cieux.

—Eldridge Pendleton 8

***

Enfant de Dieu

Pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu, Jésus disait qu’il fallait d’abord devenir comme un petit enfant :

Vraiment, je vous l’assure : si vous ne changez pas d’attitude et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. 9

Il a même dit :

Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu. 10

Ce que Jésus voulait dire dans des termes clairs et simples, c’est que nous ne pouvons pas nous sauver par nos propres efforts, notre propre bonté, nos propres tentatives d’observer ses lois et de L’aimer, ou même par nos propres initiatives pour trouver et suivre sa vérité.11

Le salut est un don de Dieu obtenu par une transformation miraculeuse de notre vie lorsque nous acceptons sa vérité dans l’amour de son Fils Jésus par l’œuvre de son Saint-Esprit.

Il nous suffit de Le recevoir. Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu.12

C’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter.13

On ne peut pas être suffisamment bon, on ne peut pas être parfait au point de mériter son saint salut ou d’en être digne. Beaucoup de gens sont trop fiers pour accepter un cadeau – ils veulent y travailler et mériter tout ce qu’ils obtiennent.

Jésus, le don d’amour que Dieu nous a fait, est exactement ça : un cadeau ; et il nous suffit de le recevoir avec humilité, comme un enfant, sachant que nous ne pourrons jamais payer assez pour avoir le droit d’entrer dans son royaume céleste, ou en faire assez pour mériter la vie éternelle.

Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu. 14

***

1 Ephésiens 2:8–9 BFC

2 Brennan Manning, The Ragamuffin Gospel [L’Evangile des va-nu-pieds](Multnomah, 1990)

3 1 Corinthiens 14.20

4 Matthieu18.1–9

5 Matthieu11.25–26

6 Gary L. Thomas, Sacred Parenting (Zondervan, 2004)

7 Matthieu 18.4

8 https//www.ssje.org/2005/08/08/unless-we-become-like-children

9 Matthieu 18.3

10 Jean 3.3

11 Tite 3.5

12 Jean 1.12

13 Éphésiens 2.8–9

14 Galates 3.26

***

Notre salut est le fruit de la grâce, jamais de nos œuvres.

 

Nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, ni par nos propres

œuvres, ni par notre propre vertu, ni même par les efforts que nous

faisons pour aimer Dieu et respecter Ses lois. Nous ne serons jamais

assez bons pour mériter la perfection céleste du salut : ce dernier ne

peut être obtenu que par Sa grâce, Son amour, et Sa miséricorde !

Il est impossible à quiconque d’être sauvé sans l’intervention

miraculeuse de Dieu !

Accepter le salut est le fruit de la grâce de Dieu. Le salut est gratuit ;

on ne peut pas le gagner, on ne peut que le recevoir. C’est le don de

Dieu, on ne peut donc pas le mériter : on ne peut pas gagner un don,

autrement ce ne serait plus un don !

Car c’est par la seule grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de

la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas

le fruit d’œuvres. Personne n’a donc de raison de se vanter !

(Éphésiens 2:8,9)

L’idée que Dieu se fait de la vraie perfection est celle du pécheur

qui sait bien qu’il a besoin de Dieu et qui compte sur Lui pour être

sauvé. L’idée que Dieu se fait de la sainteté n’est pas une espèce de

perfection sans péché, acquise à la force du poignet. C’est celle d’un

pécheur sauvé par la grâce, qui ne possède en lui-même aucune

perfection, mais qui compte entièrement sur la grâce, l’amour et la

miséricorde de Dieu, par le moyen de la foi ! Il n’existe pas d’autre

forme de sainteté ! Vous n’avez en vous aucune perfection si ce n’est

celle du Christ. Il est le seul qui puisse vous rendre pur et vous donner

le salut! (Philippiens 3:9)

***

Oh! Donne-moi une tâche trop lourde,

Une tâche impossible aux humains.

Alors sur Toi je devrai m’appuyer,

Et, sur Toi m’appuyant,

Ma force enfin trouvé.

—Witt Fowler

***

Que Ta volonté soit faite,

Qu’elle soit faite, oh mon Dieu,

Pétris-moi, fais de moi ce que Tu veux,

Car Tu es le Potier et moi l’argile.

J’attendrai là, soumis, tranquille.

—Adelaïde Pollard

***

Lorsque de notre vie

Sera venu le soir,

Et qu’enfin nous verrons Jésus,

Que nos épreuves sembleront dérisoires !

Car la beauté de Son visage

Effacera tous nos chagrins.

Alors, avançons avec courage

Jusqu’à la fin !

(Adapté d’un hymne anglais)

***

Plus dans la section

Sois un ami

Related Post