Si j’étais le Diable

― Par Paul Harvey

Je prendrais contrôle de la nation la plus puissante du monde…

Je lui ferais croire qu’elle a réussi grâce à ses efforts, plutôt
qu’à la bénédiction de Dieu…

J’inciterais les hommes à aimer les choses et à utiliser leur
prochain, au lieu d’aimer leur prochain et d’utiliser les choses…

J’amènerais certains États à promouvoir les jeux de hasard
pour en faire leur principale ressource…

Je persuaderais le public que l’intégrité importe peu quand on
est dirigeant…

Je ferais qu’il soit légal d’ôter la vie aux bébés dans le ventre
de leur mère…

Je rendrais le suicide acceptable aux yeux de la société, et
j’inventerais des machines pour le faciliter…

Je ferais tout pour dévaloriser la vie humaine, si bien que l’on
accorderait plus de valeur à la vie des animaux qu’à celle des
hommes…

Je chasserais Dieu des écoles, et je ferais en sorte que la
simple mention de Son nom entraîne des poursuites judiciaires…

Je contrôlerais les médias pour être à même, chaque soir, de
corrompre les esprits, afin de mettre en œuvre mon programme…

J’attaquerais la famille, fondement de toute nation…

Je pousserais les mortels à étaler leurs fantasmes les plus
abjects sur des toiles de tableaux ou des écrans de cinéma,
et j’appellerais cela de « l’art »

Je ferais croire au monde que l’homosexualité est quelque
chose d’inné et de naturel et qu’un tel style de vie doit être
accepté et admiré…

Je ferais croire que les notions de bien et de mal sont l’invention
d’un petit groupe d’individus se présentant comme l’autorité, et
déclarant politiquement correct ce qui sert leur programme…

Je persuaderais les masses que la foi ne répond plus à leurs
besoins, qu’elle est dépassée, et que la Bible est pour les naïfs…

J’émousserais l’esprit des chrétiens en leur faisant croire que la
prière est inutile, et que fidélité et obéissance ne sont plus
indispensables…

À vrai dire, je n’aurais pas grand-chose
à changer…

*****************************************

Un jour, nous comprendrons…

En 1909, à la suite d’une terrible explosion survenue
dans une mine de charbon, à West Stanley, au Nord
de l’Angleterre, plusieurs dizaines de mineurs furent
pris au piège et trouvèrent la mort. À l’entrée de la
mine était rassemblée une foule où l’on comptait de
nombreux membres des familles de mineurs qui
avaient péri dans l’explosion.

Handley Moule, évêque de Durham, adressa ces
paroles de réconfort aux familles :

« Il nous est difficile de comprendre pourquoi Dieu
a laissé arriver une telle catastrophe. J’ai chez moi
un vieux signet qui m’a été offert par ma mère. Il
est brodé de fils de soie et, lorsque je l’examine du
mauvais côté, je ne vois qu’un enchevêtrement de
fils disparates. On dirait que la brodeuse a
complètement raté son ouvrage ! Mais, lorsque je
le retourne du bon côté, je lis, brodés en lettres
magnifiques, les mots suivants : « Dieu est amour » 

Aujourd’hui, mes amis, nous voyons cette tragédie
du mauvais côté. Mais un jour, nous la verrons d’un
tout autre point de vue, et alors nous comprendrons ! » 

*************************************

Même si l’on essaie de ne pas trop y penser,
il y a beaucoup de souffrance dans le monde.
Qui dira le contraire ? Des millions
d’innocents sont tués, mutilés, dépouillés
de toutes leurs possessions par
d’horribles guerres injustes et cruelles.
Beaucoup d’autres sont victimes de
catastrophes naturelles ou de tragédies
imputables à la méchanceté des hommes.

Chaque année, des millions de vies sont
fauchées par le cancer, le SIDA ou
d’autres maladies, parfois après des mois,
voire des années de souffrances. Et la liste
n’en finit pas. Mais pourquoi faut-il qu’il
en soit ainsi ?

C’est la grande question, vieille comme
le monde : Pourquoi Dieu s’Il existe
permet-Il la souffrance ?

Il n’y a pas de réponse facile, pas de
réponse passe-partout à cette question.

Oui, Dieu existe et Il permet la
souffrance, mais pour des raisons
extrêmement diverses.

Cependant, une chose est sûre :
la façon dont les gens réagissent à
leurs propres souffrances ou à celles
des autres dépend en grande partie
de leur foi.

Généralement, ceux qui n’ont pas
la foi sombrent dans le désespoir,
tandis que ceux qui ont une foi
inébranlable en un Dieu d’amour
et de justice n’hésitent pas à
invoquer Son aide, et à puiser
dans Ses ressources infinies
pour trouver la grâce et la force
de s’élever au-dessus de la peine
et du malheur.

On ne sait pas grand-chose des
souffrances personnelles de
Frank E. Graeff (1860-1919),
mais nul doute qu’il parlait
d’expérience lorsqu’il composa
son hymne devenu célèbre
« Does Jesus Care ? »
(« Jésus est-Il touché par ma
peine ? »)

Ses paroles sonnent vrai ; il faut
être passé par là pour pouvoir
exprimer avec de tels accents de
triomphe toute la vérité et l’espoir
qui jaillissent du refrain :

« Oh oui, je sais qu’Il m’aime, je
sais qu’Il est touché par ma détresse…
Oui, je sais qu’Il est là, mon Sauveur,
et qu’Il m’aime. »

Certes, la souffrance fait partie
de la vie, mais cette formidable
assurance de la foi vous est
offerte à vous aussi.

J’espère sincèrement que ces
quelques paroles vous apporteront
l’amour et le réconfort que Dieu a
pour vous dans les moments de
détresse.

Keith Phillips

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