Qui peut juger ?

Certains chrétiens donnent mauvaise réputation au christianisme à cause de leur attitude intolérante qui donne l’impression qu’ils vous jugent et se croient meilleurs que tout le monde.

Ces gens-là pensent sans doute qu’ils défendent la foi ou qu’ils soutiennent des bonnes causes, mais leur verdict est souvent sévère et ils ont l’air d’oublier que Dieu aime chaque être humain, y compris ceux qui L’ont rejeté ou qui ne L’ont pas compris.

Lorsque nous avons affaire à des gens qui, à notre avis, sont dans l’erreur, Dieu s’attend quand même à ce que nous leur montrions le respect dû à des êtres humains qu’Il a créés et qu’Il aime.

Dieu n’approuve pas le mal ni le crime, et nous devrions en faire autant, mais n’oublions pas que Jésus nous a enseigné à la fois par Ses paroles et par son exemple qu’il fallait tempérer le jugement par le pardon et la miséricorde.

(Jean 8:3–11 ; Matthieu 12:10–14)

Nous sommes peut-être convaincus qu’une personne a mal agi ou qu’elle est dans l’erreur, mais Dieu s’attend néanmoins à ce que nous fassions preuve de compassion envers la personne fautive.

Nous ne sommes peut-être pas d’accord avec les convictions des autres et nous n’approuvons peut-être pas leurs actes, mais cela ne nous donne pas le droit de nous poser en juges de ces personnes.

Nous ferions mieux de nous demander comment Jésus réagirait dans les mêmes circonstances, et d’agir en conséquence.

Certes,  ce n’est pas toujours simple ou évident. Jésus nous a mis en garde contre la tentation de juger ou de condamner les autres (Matthieu 7:1), mais Il nous a aussi demandé de porter des jugements conformes à ce qui est juste (Jean 7:24), ce qui implique de faire preuve de discernement et de pouvoir distinguer entre le bien et le mal.

Mais comment savoir dans quel cas appliquer l’un ou l’autre de ces conseils ?

Si quelqu’un fait quelque chose qui, de toute évidence, est moralement répréhensible, il est compréhensible que vous vous sentiez obligé d’exprimer votre désapprobation, surtout si des personnes sont lésées ou induites en erreur.

Ou bien, si vous vous rendez compte qu’une personne est sous l’emprise d’une dépendance nocive ou destructrice, comme par exemple l’usage de stupéfiants ou l’abus d’alcool, vous vous sentiriez probablement responsable de lui faire prendre conscience du danger qu’elle court si elle continue de la sorte.

Mais il y a certaines situations où les lignes du bien et du mal ne sont pas aussi clairement définies.

Quelque chose qui est répréhensible dans la plupart des cas, peut être nécessaire, voire légitime, dans certaines circonstances ; comme par exemple le fait de commettre un acte violent pour se défendre ou pour défendre des innocents.

Dans d’autres situations, seul le temps dira ce qu’il en est.

Jésus disait que nous pourrions juger les personnes et les situations par leurs fruits, ce qui implique que nous ne pouvons le faire qu’après avoir vu les répercussions de leurs actes.

Lorsque nous portons un jugement, nous devons faire attention à ne pas tomber dans la tentation, très courante, de généraliser ou de porter un jugement péremptoire sur certaines personnes ou certaines situations, ou encore d’évaluer les choses sans faire de nuance, du genre noir ou blanc ou bon ou mauvais.

Nous ne devrions pas nous sentir obligés de juger chaque personne qui semble aller à la dérive, ni condamner les gens qui, à notre avis, ont fait des choix discutables.

Nous devrions avoir envie de les aider plutôt que de les juger.

Nous n’avons aucun moyen de nous mettre à leur place et de savoir quels fardeaux ils portent ou les raisons qui les ont poussés à faire de tels choix.

Dieu seul est en mesure de passer un jugement juste et équitable. (Jacques 4:12) 

Il connait le cœur de chaque être humain. (1 Samuel 16:7) 

Il comprend tout, Il sait tout de chacun de nous, ce dont nous sommes absolument incapables.

Nous pouvons offrir des conseils ou un soutien moral lorsque les circonstances s’y prêtent, mais il est peu probable que les gens soient très réceptifs si nous ne présentons pas les choses avec amour.

N’oublions pas que nous sommes, nous aussi, des pécheurs qui avons besoin du pardon et de la miséricorde de Dieu, et que Son amour pardonne un grand nombre de péchés.

Quand on se pose en juge des autres, on montre tout le contraire de l’amour inconditionnel de Dieu.

Le fait de juger ou de cataloguer les gens à cause de leurs prétendues faiblesses, de leur passé, de leurs traits physiques, de leur âge, de leur race, de leurs convictions, ou à cause de n’importe quel facteur, va à l’encontre de la tolérance et l’esprit d’amour qui devraient être notre marque de fabrique en tant que chrétiens.

Nous devrions être connus pour notre amour et nous devrions être des exemples vivants des fruits de l’Esprit, à savoir l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, et la maîtrise de soi. (Galates 5:22–23)

* * *

Qu’est-ce qu’un éléphant ?

Une fable indienne raconte l’histoire de six aveugles qui rencontrèrent un éléphant pour la première fois de leur vie.

L’un d’eux toucha la jambe de l’éléphant et déclara : Un éléphant c’est comme un arbre.

Un autre lui toucha la queue et dit : Pas du tout, un éléphant ressemble à une corde !

Le troisième se cogna contre le flanc de l’éléphant et dit : Moi, je vous dis qu’un éléphant ressemble à un mur !

Le quatrième homme palpa l’oreille de l’éléphant et dit en souriant : Je suis sûr qu’un éléphant ressemble à une feuille.

Le cinquième aveugle attrapa une des défenses de l’éléphant et déclara : Vous n’y êtes pas ! L’éléphant ressemble à une lance !

Le sixième aveugle, prenant la trompe de l’éléphant dans sa main, s’exclama : Vous vous trompez tous : l’éléphant est comme un serpent.

Nous pouvons en rire, mais le fait est que nous avons tous tiré des conclusions hâtives dans des situations où nous ne distinguions qu’une partie de l’éléphant.

* * *

Les grosses pierres

Un spécialiste du time management s’adressait à un groupe d’étudiants d’une école de commerce. Sous les yeux de ces jeunes loups dynamiques et ambitieux, il sortit de dessous le bureau un grand bocal et le plaça devant lui. Puis il mit sur la table une douzaine de pierres, grosses comme le poing, qu’il déposa soigneusement, l’une après l’autre, dans le bocal. Quand celui-ci fut rempli jusqu’au bord, il demanda :

─ Le bocal est-il plein ?

─ Oui ! répondirent les étudiants comme un seul homme.

─ Vraiment ? dit-il.

Alors, il sortit un seau rempli de petits cailloux. Il les versa dans le bocal, qu’il secoua énergiquement afin de faire descendre les petits cailloux entre les pierres. Puis il demanda à nouveau aux étudiants :

─ Le bocal est-il plein ?

Cette fois, l’auditoire était méfiant… Un des étudiants se hasarda à répondre :

─ Probablement pas.

─ Exact ! répliqua-t-il.

Alors il prit un seau rempli de sable et le versa dans le bocal. Le sable vint se loger entre les pierres et les cailloux. Une fois encore, il posa la question :

─ Et maintenant, le bocal est-il plein ?

─ Non ! s’écria la classe sans hésiter.

─ Très bien ! dit-il.

Il attrapa une cruche d’eau et, doucement, versa de l’eau jusqu’à ras bord. Ensuite, levant les yeux sur l’assistance, il demanda :

─ À votre avis, quelle conclusion peut-on tirer de cette démonstration ?

Un petit malin leva la main et déclara :

─ La conclusion, c’est que, même si notre emploi du temps est déjà plein, quand on le veut vraiment, on peut toujours trouver du temps pour en faire plus !

─ Eh bien non, répondit l’orateur, je pense que la principale leçon à tirer de cette démonstration est la suivante : si on ne met pas les grosses pierres en premier, on ne pourra plus les faire entrer !

Quelles sont les grosses pierres dans votre vie ? Les mettez-vous en premier ?

Le plus important d’abord !

Vous aurez toujours le temps pour ce que vous mettez en premier !

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