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Qui a vu Paris, verra…

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Un très beau texte à lire sur Paris…

Qui a vu Paris, verra…

Paris dans toutes les bouches et d’un bout de la terre à l’autre est le sésame par excellence du plaisir et de la liberté, celui qui introduit comme par magie à la ville mythique, la ville rêvée.
Il suffit, où qu’on soit à l’étranger, de prononcer son nom pour que s’ouvrent les visages, que les yeux se mettent à briller, que les langues se délient. Et c’est tout de suite le grand jeu des cartes postales qui tombent des nues en un clin d’œil : la tour Eiffel, Notre-Dame et le Sacré-Cœur, les Champs-Elysées, l’île Saint-Louis et son vert galant, le Louvre, les Halles, les rives de la Seine, ses flâneurs et ses bouquinistes, le Quartier latin, Montmartre et ses peintres, un Paris de mille et une nuits, Paris d’amoureux et de romans-photos, Paris Gavroche, un Paris qui rit toujours.
Ce Paris-là, n’est cependant qu’une des faces de cette antique Lutèce que l’histoire a glorifiée ; à qui les arts ont donné ses plus belles lettres de créance : c’est disons, le Paname dont la chanson a tantôt  fait une femme, blonde et coquine de préférence, tantôt le meilleur des amants si l’on en croit Joséphine Baker.
Car il est une autre face, plus familière aux résidents qu’aux touristes, c’est Paris de tous les jours. Paris d’hier et d’aujourd’hui, Paris des rois et des manants, Paris en colère et qui manifeste, Paris des encombrements et de la cour des Miracles, des embouteillages et des miséreux, bref un Paris qui se plaint en semaine et qui sourit quand c’est fini, pourvu que le ciel soit dégagé et que l’éclaircie, un soleil frais se coule dans les rues, s’accroche aux coupoles, aux statues et fasse miroiter les vitrines où l’on ira rêver.
Ce Paris de toujours, ce Paris Jean-qui-pleure-et-Jean-qui-rit, nul mieux que les poètes n’a su en prendre le pouls et faire passer à travers les siècles par l’appropriation des mots son allure, sa cadence, sa respiration, son mouvement même. Chaque poète avec sa voix propre, chacun selon sa manière.
L’excès avec Victor Hugo qui embouche trompette et sonne la réclame : « Qui a vu Paris, verra » La tendresse pour les ribauds avec Rutebeuf, Villon. La dénonciation du Paris crotté jusque sous les perruques XVIIe avec Scarron et Colletet. Le romantisme avec Gérard de Nerval. L’ode moderne avec Apollinaire qui « chante le joie d’errer et le plaisir d’en mourir », de Saint-Merry à la tour Eiffel : « Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin… » L’amour flash avec Blaise Cendrars. L’élégie avec Verlaine « sous les bleus bec de gaz » L’humour avec Queneau Raymond et Roubaud Jacques, sans oublier Tardieu. La joie piétonne de Fargue et la ferveur espiègle de Réda.
Bref, autant de leçons de voir et chanter Paris.
Autant de façon de l’aimer.
Guy Goffette (préface de Guy Goffette « Poètes de Paris » 
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Patrick commentaire:

Je suis né dans le 14ème arrondissement, mais j’ai vécu jusqu’à l’âge de 17 ans dans le 4ème arrondissement, et plusieurs autres endroits plus tard.
Je suis ce qu’on appelle un « titi » parisien ! Mon quartier faisait partie de ce qu’on appelle le Quartier du Marais (qui s’est bien agrandi depuis mon enfance) Je n’habitais pas très loin de la Bastille, et de la place des Vosges où Victor Hugo a habité.
Le Paris de mon enfance n’a rien à voir avec le Paris d’aujourd’hui. Tant de choses ont changé, se sont dégradées, que le Paris de mon enfance n’hésite plus ! Triste à dire, cette ville est devenue une poubelle, plus friquée que jamais !
Honnêtement, je suis heureux de ne plus vivre là-bas mais de vivre dans une petite ville de province, où on peut prendre le temps de parler aux gens. Quelqu’un a dit : « les villes sont des abcès qui suppurent sur le corps de la terre »
Oh que c’est vrai, elles sont une malédiction pour l’homme, pour son environnement, pour sa santé, où le crime et la corruption règnent ! Dieu déteste les villes, et il est contre !
Dans le prochain millénium du règne du Christ, les gens qui ont survécu à Armageddon vont devoir apprendre à revivre et à survivre en retravaillant la terre, vivre dans des fermes et des petits villages, le monde va retourner à une cadence humaine.
Les villes d’aujourd’hui sont les portes de l’enfer, où les masses affut, viennent s’entasser les uns sur les autres. Je sais très bien de quoi je parle, j’ai habité et vécu 24 ans de ma vie dans Paris, l’une des plus grandes villes du monde ! Et croyez-moi, j’en suis guéri !
Si cela avez été mon choix personnel, j’aurais aimé naître et vivre à la campagne. Un paysan contrairement à un gars des villes sait tout faire ! Il est un débrouillard et sait sortir de n’importe quelle situation fâcheuse.
Les paysans dans le temps avaient un véritable contact avec la nature ; ils savaient l’aimer et à en sortir le meilleur. Ils étaient plus dépendants de Dieu. Les vieux avaient la réputation d’être sages et obtenaient un grand respect des jeunes.
Les gens vivaient avec les saisons et savaient reconnaître les signes de changement dans le climat ; un savoir-faire qui a presque disparu. Ils savaient aimer, faire la fête, avoir bonne chair… Il était le grand trésor de ce pays !
Mais cette France disparaît, remplacée par les machines, les robots et l’électronique. Nos campagnes s’appauvrissent et sa faune disparaît ! S’en parler d’une nouvelle occupation, un envahissement qui est sur le point de détruire les fondations même de ce pays.
Quant à Paris, elle va devenir juste des vieux souvenirs sur des cartes postales…
Patrick Etienne
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Voici un poème écrit par Gérard de Nerval (né à Paris, 1808-1855) Son poème serait-il une prophétie sur le triste destin de Notre-Dame ?

NOTRE-DAME DE PARIS

Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître,
Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,
Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde
Rongera tristement ses vieux os de rocher !
Bien des hommes, de tous les pays de la terre
Viendront, pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique.
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort !
Gérard de Nerval
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Citations sur Paris :

Il y a, entre Londres et Paris, cette différence que Paris est fait pour l’étranger et Londres pour l’Anglais. L’Angleterre a bâti Londres pour son propre usage, la France a bâti Paris pour le monde entier. Ralph Waldo Emerson
Conduire dans Paris, c’est une question de vocabulaire ! Michel Audiard
Paris est une solitude peuplée. François Mauriac
Quand je viens à Paris, il me semble que j’entre dans un asile d’aliénés où les gardiens eux-mêmes seraient fous. André Billy
Dieu a inventé le Parisien pour que les étrangers ne puissent rien comprendre aux Français. Alexandre Dumas
Paris est la ville où les caniveaux sont les plus propres du monde parce que les chiens les respectent. Alain Schifres
Paris c’est Babylone, la ville de toutes les tentations. Christine Angot
Paris n’est pas une ville, c’est un pays. François Ier
À Paris, j’ai sous les yeux les cinq mille hectares du monde où il a été le plus pensé, le plus parlé, le plus écrit. Jean Giraudoux
À Paris, il y a des impôts sur tout, on y vend tout, on y fabrique tout, même le succès. Honoré de Balzac
Paris est un mirage de plaisirs ; ce sont les matins qui sont durs pour revenir à la réalité de la vie. Patrick Etienne
Il n’y a pas d’hommes et de femmes libres à Paris ! Seulement des esclaves qui travaillent jour et nuit pour la servir et survivre ! Patrick Etienne 
Paris est bourré d’histoire ! Il n’y a pas un seul endroit dans Paris qui n’a pas une histoire à raconter ! C’est un des plus grands musées du monde en dehors du Louvre !           Patrick Etienne
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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