Qui a péché, cet homme ou ses parents ?

Un jour, nous avons reçu la visite d’un célèbre érudit, qui était aussi un écrivain et un enseignant. Il était l’auteur de plusieurs livres, et possédait un studio de radio moderne et bien équipé.

Quand je l’ai revu, j’ai été bouleversée ; je ne l’avais pas vu depuis des années et, entre temps, il avait fait plusieurs AVC. Il marchait avec beaucoup de difficulté, faisait des tout petits pas et avançait en titubant.

Il pouvait à peine parler, et c’était sa femme qui, le plus souvent, parlait à sa place. Elle nous expliqua de quoi il souffrait et nous dit qu’ils avaient senti qu’ils devraient nous demander de prier avec eux pour sa santé.

Après le départ de cet homme et de sa femme, une personne qui venait de nous rendre visite ce jour-là nous a fait cette remarque :

À votre avis, qu’est-ce qu’un si grand homme a bien pu faire pour que Dieu le frappe de cette affliction ?

Ne pensez-vous pas que c’est un jugement inhabituel dans un cas comme celui-ci ? D’après mon expérience, j’ai remarqué qu’habituellement les gens se demandaient toujours de quel péché la personne s’était rendue coupable, ou quelle faute elle avait commise pour mériter une telle affliction ou une telle punition.

C’est difficile de comprendre pourquoi certaines choses arrivent dans la vie des gens, n’est-ce pas ?

Je crois que la réponse à cette question se trouve au chapitre 9 de l’évangile de Jean, qui nous relate l’histoire d’un homme aveugle de naissance.

Voici ce que nous dit la Bible :

En partant, Jésus aperçut sur son chemin un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples lui posèrent alors cette question : Dis-nous, Maître, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce à cause de son propre péché ou de celui de ses parents ? Jésus répondit : Cela n’a pas de rapport avec son péché, ni avec celui de ses parents ; c’est pour qu’en lui tous puissent voir ce que Dieu est capable de faire. Il nous faut accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé tant qu’il fait jour ; la nuit vient où plus personne ne pourra travailler. Aussi longtemps que je suis encore dans le monde, je suis la lumière du monde. (Jean 9.1–5)

C’est une merveilleuse histoire et c’est extrêmement intéressant et passionnant de lire comment Dieu a guéri ce jeune homme.

Nous lisons qu’Après avoir dit cela, Jésus cracha par terre et, avec sa salive, il fit un peu de boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle. Puis il lui dit : Va te laver au réservoir de Siloé (le mot ‘Siloé’ veut dire : ‘envoyé’). L’aveugle alla se laver et, à son retour, il voyait.

Puis le chapitre 9 de Jean raconte comment ce jeune homme a témoigné de sa guérison et qu’il n’a pas eu peur de tenir tête aux Pharisiens lorsqu’ils l’ont menacé.

Mais Jésus répondit :

Le fait qu’il soit né aveugle n’a pas de rapport avec son péché, ni avec celui de ses parents.

Nous semblons oublier que beaucoup des plus grands saints ont été purifiés dans la fournaise de l’affliction, et que de telles afflictions étaient la marque du grand amour de Dieu envers eux.

Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. (Hébreux12.6)

Nous avons tendance à oublier ces mots plus tard du verset 11: mais elle produit plus tard un fruit porteur de paix : la justice.

C’est ce plus tard qui intéresse Dieu.

Et après, il y a une merveilleuse délivrance. Parfois Dieu ramène les gens à Lui et la délivrance n’est pas celle qui était demandée dans cette vie. Mais il y a toujours un merveilleux après parce que Dieu l’a promis : elle produit un fruit porteur de paix, la justice.

 C’est la marque de son amour sur ceux qui souffrent, et il semble que nous l’oubliions.

Cela ne change pas ma foi en la guérison de Dieu et en ses promesses pour la guérison du corps. Je sais que Dieu guérit aujourd’hui encore parce que j’en ai fait l’expérience, et vous ne pourrez jamais dire le contraire à quelqu’un qui a fait l’expérience d’une vraie guérison.

La façon dont Dieu agit envers nous dépasse notre compréhension. Notre entendement limité ne peut pas comprendre comment Dieu travaille dans la vie et les circonstances de chacun.

Ses voies peuvent même nous paraître étranges, mais nous devrions résister à la tentation d’analyser la manière dont Il travaille dans la vie des autres.

La Parole de Dieu déclare :

Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et autant mes pensées sont élevées au-dessus des vôtres. (Esaie55.9)

Le fait de regarder ce que Dieu fait dans la vie des autres et d’en faire une mesure pour votre foi peut fracasser votre propre foi.

Gardez les yeux fixés sur le merveilleux Seigneur Jésus-Christ et sur ses œuvres miraculeuses ; gardez l’esprit tourné vers Lui, et votre foi sera bien ancrée !

Retournez encore et encore à la Parole de Dieu. Les promesses de sa Parole sont immuables, et c’est à vous qu’elles sont adressées.

Dieu travaille de manière totalement différente dans la vie de chacun, et Il a prévu quelque chose de précis pour vous.

Gardez les yeux fixés sur Lui. Il est le Sauveur de votre âme, celui qui ne changera jamais.

Vous pouvez compter entièrement sur Lui pour tous les besoins de votre corps, de votre âme et de votre esprit.

Écoutez-Le vous dire ce qu’Il a dit à Pierre :

Que t’importe ? Toi, suis-moi. (Jean 21.22)

Pierre savait que Le suivre c’était connaître une joie inexprimable et pleine de gloire. (1 Pierre1.8)

Il peut faire des choses merveilleuses pour vous si vous vivez dans sa Parole et que vous Lui consacrez du temps en méditation.

Il est le Fils du Dieu vivant et le Sauveur de votre âme.

Il a des choses merveilleuses à vous confier pour peu que vous Lui donniez l’occasion de vous murmurer de doux secrets et de vous révéler la vérité.

À vous qui avez besoin d’amour et de réconfort, laissez-moi vous dire qu’Il est le Créateur de l’univers, le Dieu puissant qui se porte garant de sa précieuse Parole avec son amour, sa miséricorde, sa vérité et sa puissance.

Il ne vous décevra pas ! Donnez-lui une chance.

Vous verrez qu’une prière pleine de foi changera les choses et que Dieu règne toujours sur le trône.

Il est aux commandes de l’univers.

Approchez-vous de Lui en toute confiance.

Virginia

***

Baca

Vous pouvez transformer votre désert en un lieu de bonheur.

Dans le psaume 84, le Roi David déclare :

Bienheureux les hommes dont la force est en l’Éternel. Car, lorsqu’ils traversent la vallée de Baca, ils en font un puits, une oasis ; et la pluie vient la recouvrir de bénédictions. D’étape en étape, leur vigueur s’accroît

(paraphrase des versets 5 à 7)

Vous ne trouverez cette vallée de Baca sur aucune carte de la Terre sainte actuelle, et nul ne sait si David faisait référence à un lieu géographique précis, ou bien s’il parlait d’une vallée symbolique (dans le texte original, Baca vient de l’hébreu bakah, qui signifie ‘pleurs’ ou ‘larmes’)

S’il s’agit bien d’un lieu symbolique, alors nous avons tous visité cette vallée de larmes à un moment ou à un autre de notre vie. C’est une vallée de souffrances, de chagrin, d’épreuves. Cette vallée de larmes est un lieu ô combien désolé et aride !

La suite du Psaume fait ressortir l’idée que lorsque nous traversons cette vallée, l’occasion nous est donnée de transformer la difficulté, la déception, le chagrin ou l’épreuve, en bénédiction.

Cela me fait penser à un ami qui, justement, a réussi à opérer ce rétablissement. Il y a quelque  temps, il est tombé gravement malade, ce qui voulait dire qu’il ne pourrait plus jamais être l’homme actif et productif qu’il avait toujours été. Il semblait que c’en était fini, mais il a transformé sa vallée de Baca en une immense bénédiction. Il en a fait un puits, une oasis, et au bout du compte il est devenu encore plus patient, plus compatissant, et plus compréhensif envers les autres. Sa vallée de larmes a fait ressortir le meilleur de lui-même.

Quand vous vous trouvez dans la vallée de Baca, n’ayez pas peur de creuser jusqu’au plus profond de votre âme pour découvrir la raison pour laquelle Dieu vous a envoyé cette épreuve, et voyez s’Il a quelque chose à vous dire.

Allez jusqu’au fond des choses, creusez un puits à cet endroit. Et sondez la Parole de Dieu jusqu’à ce qu’Il vous révèle Son incomparable vérité.

Vous pouvez triompher de n’importe quelle situation, même si vous ne voyez aucune issue, comme dans cette vallée de Baca. Vous pouvez transformer votre désert en un lieu de bonheur comme l’a fait l’ami dont je vous parlais.

Quelqu’un a fait remarquer qu’un puits ne soutenait pas la comparaison avec un ruisseau d’eau vive, et je ne peux qu’être d’accord avec lui.

Un jour, je me suis assise au bord d’un ruisseau de montagne au milieu d’une magnifique forêt : aucun puits n’aurait pu me paraître aussi beau, aussi rafraîchissant que cette eau limpide et pétillante de vie.

Mais transplantez un puits, n’importe lequel, dans le désert aride et poussiéreux : les eaux de ce puits vous paraîtront délectables !

Lorsqu’à l’heure de l’épreuve, vous vous tenez fermement aux promesses de Dieu et que vous vous en remettez à Sa bonté, votre entourage verra votre foi, et pour vous tous ce sera comme un puits dans un lieu désolé et aride.

Lorsque votre foi vous donne la force de vous élever au-dessus des difficultés, c’est là qu’elle brille de tout son éclat !

Mais certains s’installent dans leurs chagrins, ils se complaisent dans leur misère ou leur martyre !

Ils demeurent dans la vallée des larmes, dans la vallée de Baca.

Comme cette dame qui est venue me voir pour que je m’apitoie sur son sort. Il est vrai qu’elle avait de gros problèmes, mais c’est tout ce qu’elle voyait : elle était complètement obnubilée par son chagrin.

Elle ne s’accrochait pas à Dieu, qui est fidèle, ni à Ses promesses, et elle ne faisait aucun effort pour réveiller sa foi. Pourtant, sa foi aurait pu transformer sa vallée de souffrance en un lieu de bénédictions et de renouveau, mais elle s’y refusait.

Le chrétien est censé s’élever au-dessus des circonstances.

Nous pouvons surmonter les épreuves parce que nous avons un Dieu tout-puissant qui nous aime, et que nous pouvons compter sur Ses promesses.

Mais dans tout cela, nous sommes bien plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Romains 8:37)

Nous ne sommes pas censés demeurer dans cette vallée désolée et aride : il ne s’agit pas d’accepter et d’endurer stoïquement les problèmes.

Ce n’est pas ça être victorieux !

Il nous incombe de louer Dieu et de crier victoire avant même de la voir.

Nous devons nous appuyer sur la Parole de Dieu et mettre Ses promesses à l’épreuve.

C’est comme ça qu’on transforme une défaite apparente en victoire !

Et lorsqu’on surmonte ainsi une adversité, on est désaltéré par une eau vive qui jaillit comme une fontaine.

Et la pluie vient la recouvrir de bénédictions. D’étape en étape, leur vigueur s’accroît.

Alors, mes amis, la prochaine fois que vous traverserez la vallée de Baca, relisez bien ce passage du psaume 84 et tâchez de le mettre en pratique.

─ Virginia

***

Plus dans la section

Sois un ami

Related Post