N’abandonnez jamais !

 La vie est dure parfois.

Lorsqu’on a fait tous les efforts possibles et imaginables et qu’on ne parvient pas à atteindre son objectif, quand nos rêves restent hors de portée, et qu’on a l’impression d’être à bout de forces, il arrive qu’on ait envie de baisser les bras.

On s’est tous sentis démoralisés comme ça, à un moment ou à un autre. Peut-être vous êtes-vous retrouvé dans une situation de ce genre récemment ? Il se peut même que vous vous sentiez comme cela en ce moment-même.

Quand on en a pris plein la figure encore et encore, comment fait-on pour rebondir?

Je sais comment faire. Et vous aussi.

On continue à avancer !

Quoi qu’il advienne, il faut continuer à avancer ! Comme le disait Winston Churchill :

Même si c’est un véritable enfer, pas question de baisser les bras ; il fait continuer à avancer. 

D’accord, c’est sans doute simplifier à l’excès une situation complexe, mais en réalité, au bout du compte, si l’on veut accomplir quoi que ce soit qui en vaille la peine, il faut continuer à se battre jour après jour, quels que soient les obstacles en travers de la route.

Lorsqu’on subit une déception ou un échec, c’est le bon moment de se relever et de rebondir, pour remettre son ouvrage sur le métier et prier désespérément.

Toutes les grandes réalisations sont le fruit d’un investissement en temps et en travail ; ça ne vient pas tout seul.

Quand les progrès ne sont pas au rendez-vous et que nos plans ou nos rêves ne se réalisent pas aussi vite que nous l’avions espéré, il est normal de se demander qu’est-ce qui ne tourne pas rond et pourquoi Dieu ne nous bénit pas.

Cela dit, je pense que la plupart du temps, lorsque nous nous heurtons à un mur, cela fait partie du processus habituel requis pour progresser et parvenir au succès.

Ce n’est pas que nous devons donner davantage ou sacrifier davantage que la plupart des gens. Non, c’est tout simplement le chemin que doit emprunter la réussite. C’est le prix du succès pour quiconque veut faire une différence dans son domaine d’activité ou dans sa carrière.

Si nous nous embarquons dans une nouvelle aventure, en espérant voir des résultats rapides, et que nous sommes déçus dans notre attente, ou plutôt quand cela n’arrive pas aussi rapidement que nous l’avions escompté, nous pouvons facilement être déçus, voire découragés. Ou pire encore, nous pourrions être tentés d’abandonner.

Si nous acceptons le fait que le chemin que Dieu nous a tracé n’est pas toujours un chemin facile, alors nous affronterons les défis avec enthousiasme et nous ne serons pas surpris ou déstabilisés quand ce sera beaucoup plus fatigant et frustrant que prévu, et qu’il nous faudra beaucoup plus de temps pour atteindre notre objectif.

Dieu ne travaille pas de la même façon avec chacun de nous.

Nous avons tous une trajectoire et un cheminement personnels qui peuvent nous mener, parfois à des paysages grandioses, parfois dans des vallées de ténèbres, à différents moments du voyage.

Voici comment Tony Snow expliquait les défis que la vie nous envoie :

Dieu aime nous ménager des surprises. Nous voudrions vivre dans la facilité et la simplicité, une vie où tout est prévisible et sans heurts, et suivre un chemin bien balisé qui s’étire à perte de vue – mais Dieu préfère les chemins de traverse et cahoteux.

Il nous place dans des situations qui paraissent défier l’entendement et mettent notre endurance à rude épreuve – mais en apparence seulement. Nous persévérons, forts de son amour et de sa grâce.

Invariablement, les défis qui nous mettent l’estomac en boule affermissent notre foi et nous procurent une sagesse et une joie que nous n’aurions jamais pu connaître autrement.

Tony Snow, âgé de 51 ans et père de trois enfants, était l’auteur de ces paroles inspirantes alors qu’il luttait contre le cancer. [1]

Il y a plusieurs façons de réagir aux revers et aux déceptions. Je ne pense pas qu’il existe une formule infaillible qui permette de surmonter les difficultés.

Il n’y a pas de liste de mesures indispensables à prendre lorsqu’on essaie de prendre son courage à deux mains pour avoir la force d’endurer la peur, le stress, la frustration, ou n’importe lequel des problèmes qui accompagnent nos périodes de traversée du désert.

Certaines mesures peuvent nous aider à surmonter les pires épisodes de la vie : comme prier et demander aux autres de prier pour nous ou avec nous ; ou demander l’avis d’un ami digne de confiance ou d’un mentor ; prendre du recul pour se donner le temps de la réflexion et avoir une vision et une compréhension plus claires des options qui s’offrent à nous ; ou écouter Dieu personnellement ; ou lire la Bible et des écrits d’inspiration et de réconfort ; avoir une conversation à cœur ouvert avec un de nos proches.

Je suis toujours très inspiré par les récits de personnes qui ont accompli de grandes choses en dépit de l’adversité ou d’un handicap.

Le monde des sports nous en fournit de remarquables exemples, du fait que ce sont des exemples connus du public et qu’il est relativement facile de mesurer leurs exploits.

Cela me donne toujours du baume au cœur de lire le récit ou de voir un film inspiré de la vie de ces gens qui ont surmonté leur handicap pour atteindre l’excellence dans leur discipline sportive.

En voici quelques exemples:

Au cours d’un match de football américain joué un lundi soir entre les Chicago Bears et les New York Giants, un des commentateurs annonça que le running back (demi offensif), Walter Payton, avait gagné près de 15 kilomètres de yards offensifs au cours de sa carrière.

L’autre commentateur ajouta : C’est exact, et quand on pense qu’il a subi en moyenne un plaquage tous les 4 mètres ! Walter Payton, considéré comme l’un meilleurs joueurs de tous les temps à son poste, sait parfaitement que tout le monde – y compris les meilleurs – chute lourdement.

La clé du succès, c’est de se relever et de courir de plus belle. [2]

La leçon est évidente. Quand on tombe de tout son long, il faut se relever et repartir de plus belle.

Certains grands athlètes ont dû surmonter de formidables difficultés. Cela donne encore plus de valeur à leur histoire de courage et de persévérance, comme c’est le cas de Wilma Rudolph.

[Elle] eut un départ plutôt difficile dans la vie. A l’âge de 4 ans, elle contracta la polio, ce qui lui laissa de graves séquelles, dont la jambe gauche tordue et le pied gauche tourné vers l’intérieur, et l’obligea à porter des appareils orthopédiques.

Après sept années d’une douloureuse thérapie, elle parvint à marcher sans l’aide d’appareils. A l’âge de 12 ans, Wilma tenta sa chance dans l’équipe de basket ball, mais elle ne fut pas retenue.

Bien décidée à réussir, elle s’entraîna chaque jour avec une amie et deux garçons. L’année suivante, elle fut sélectionnée dans l’équipe. Lorsqu’un recruteur pour une équipe d’athlétisme universitaire la vit jouer, il la persuada de la laisser l’entraîner pour devenir sprinteuse.

A l’âge de 14 ans, elle courait déjà plus vite que les meilleurs sprinters américains. En 1956, Wilma se qualifia pour faire partie de l’équipe olympique américaine, mais ses résultats furent décevants.

Cette échec la motiva à travailler encore davantage en vue des Jeux Olympiques de Rome de 1960. —Et c’est à Rome que Wilma Rudolph remporta 3 médailles d’or, et devint la seule athlète féminine au monde à en avoir remporté autant. [3]

Le monde des sports n’est pas le seul milieu où la vision et la persévérance sont des atouts indispensables pour réussir. Vous trouverez de remarquables exemples de ces qualités dans tous les milieux, y compris dans le monde des affaires. Voici d’ailleurs une anecdote assez célèbre.

Un jour, Henri Ford, le célèbre génie automobile, conçut un plan révolutionnaire pour créer un nouveau type de moteur que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de V8.

Ford avait hâte de mettre son idée à exécution. Il fit dessiner des plans qu’il présenta à ses ingénieurs. Au fur et à mesure que les ingénieurs étudiaient les plans, tous sans exception en arrivèrent à la même conclusion : leur patron visionnaire ne connaissait pas grand-chose aux principes fondamentaux de l’ingénierie.

Il fallait lui annoncer la nouvelle avec beaucoup de délicatesse : son rêve était impossible à réaliser. Ford leur répondit :

Arrangez-vous pour le produire quand même.

Mais c’est impossible lui répliquèrent-ils.

Allez-y !, ordonna Ford, et restez sur ce projet tant que vous n’aurez pas réussi, peu importe combien de temps il faudra y travailler !

Six mois durant, ils s’attelèrent à la tâche, dessin après dessin, maquette après maquette. En vain !

Encore six mois. Rien. Au bout d’un an sans résultats, Ford consulta ses ingénieurs et ils lui dirent une fois de plus qu’il leur demandait l’impossible.

Ford leur répondit de continuer à chercher. C’est ce qu’ils firent, et ils finirent par découvrir comment construire un moteur V8. [4]

Je pense que nous pourrions réduire une large part de notre frustration ou de notre confusion si seulement nous acceptions le fait que nous n’atteindrons pas nos objectifs du jour au lendemain, et que le temps est un facteur incontournable.

Il ne fait aucun doute que nous subirons des revers, mais si, malgré tout, nous persistons, tôt au tard nous finirons par réussir.

Mes frères, considérez–vous comme très heureux quand vous avez à passer par toutes sortes d’épreuves ; car, vous le savez, si votre foi résiste à l’épreuve, celle–ci produit la persévérance. Mais veillez à ce que votre persévérance se manifeste pleinement, afin que vous soyez parfaits, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien. [5]

Il convient aussi de rappeler que les revers ne sont pas une indication du déplaisir de Dieu ni le signe que vous avez raté le coche ou que vous êtes sorti du cadre de sa volonté ; les revers font partie du cours de la vie et du chemin que doit emprunter la réussite, quelle qu’elle soit.

Donc, il vaut mieux ne pas dramatiser lorsqu’on rencontre des problèmes ou que l’on subit un retard, parce que le fait de réagir négativement aux difficultés et aux défis entame notre foi et fait obstacle aux actes positifs qui sont indispensables pour contourner ou surmonter la difficulté.

Au lieu de se lamenter sur le fait que la vie est difficile ou que ça va très mal, il est préférable de nous remplir l’esprit de la Parole de Dieu, qui fortifie notre foi, de récits édifiants de victoire sur l’adversité, de pensées encourageantes et de déclarations positives.

Parfois je me fixe des objectifs, mais en fin de compte, le projet sur lequel je travaille prend beaucoup plus de temps que ce que j’avais prévu. C’est déroutant et parfois même déconcertant.

Parfois les choses ne suivent pas le calendrier prévu ; mais peut-être Dieu a-t-Il un programme complètement différent, qui s’inscrit dans son plan global.

Si nous avons la foi et la détermination nécessaires, nous refuserons de baisser les bras et de trouver de faux prétextes quand quelque chose ne marche pas comme nous l’avions espéré.

Ce serait une reculade, une échappatoire qui ne nous rapprocherait pas de notre objectif final, qui est de vivre comme nous l’avons rêvé.

Comme le disait Helen Keller : Il ne faut pas confondre un virage de la route avec la fin de la route… sauf, bien sûr, si vous ratez le virage. 

La vie ne peut pas toujours être équilibrée.

Parfois on se retrouve à faire des journées doubles ou même triples ; il y a le travail, les enfants, les études, la maison à tenir, un malade, un handicapé ou un enfant dont on doit s’occuper, et ainsi de suite.

Un de mes amis appelle ces moments très éprouvants les années mortelles.

Ce sont les moments où vous êtes extrêmement occupé, bien plus que vous ne le souhaiteriez : vous avez très peu de temps de sommeil, vous ne faites pas beaucoup d’exercice physique, vous n’avez pratiquement pas une minute à vous et vous êtes complètement épuisé.

Et en plus, vous ne voyez aucun signe du progrès ou de la réussite que vous aviez tant espérée.

Ouais, ce sont vraiment des années mortelles.

C’est dur. Et pourtant, il ne faut pas se laisser abattre. Il faut continuer à mettre un pied devant l’autre et à avancer.

Le courage ne consiste pas à avoir la force d’avancer; Le courage c’est continuer à avancer quand on n’en a même plus la force.  ―Théodore Roosevelt

Que vous soyez étudiant, que vous démarriez une affaire, ou que vous poursuiviez une carrière, vous pouvez être certain que vous allez faire face à des difficultés – un tas de difficultés !

Et cela s’applique évidemment à ceux qui démarrent ou qui construisent une œuvre missionnaire. Il faut parfois attendre pas mal de temps avant de commencer à voir des résultats tangibles, et il se peut que vous deviez endurer des difficultés ou de l’opposition en cours de route.

Parfois, on entend parler d’hommes ou de femmes qui ont accompli des exploits pour Dieu, et on pourrait en conclure que le succès leur a souri relativement facilement. Mais nous ne connaissons pas tous les détails de l’histoire.

Prenez par exemple ces extraits du journal du grand évangéliste et fondateur de l’Eglise Méthodiste, John Wesley :

Dimanche matin, 5 mai: Prêché à Sainte Anne. On m’a prié de ne plus revenir.
Dimanche après-midi, 5 mai: Prêché à Saint Jean. Les diacres m’ont dit : Partez et ne remettez plus les pieds ici.
Dimanche matin, 12 mai : Prêché à Saint Jude. Je ne peux plus y retourner non plus.
Dimanche matin, 19 mai : Prêché à Saint machin chose. Les diacres ont tenu une réunion pour me dire que je ne pourrais plus revenir.
Dimanche après-midi, 19 mai : Prêché dans la rue. On m’a chassé.
Dimanche matin, 26 mai : Prêché dans un pré. J’ai été chassé du pré par un taureau qui avait été lâché pendant le service.
Dimanche matin, 2 juin : Prêché à l’entrée de la ville. On m’a chassé de la grand-route.
Dimanche après-midi, 2 juin : L’après-midi, prêché dans un pâturage. Dix mille personnes sont venues m’écouter.

De nombreuses anecdotes comme celle-ci attestent des miracles qui surviennent lorsqu’on refuse de baisser les bras devant les difficultés.

Il suffit de faire une recherche en ligne pour trouver des centaines d’exemples de personnes à qui c’est arrivé. Chacune de ces histoires est un témoignage du formidable pouvoir de la persévérance.

La leçon à retenir est évidente : lorsqu’on refuse d’abandonner, tout est possible.

N’abandonnez jamais. Ne cédez pas au découragement. Ne baissez jamais les bras. Ne vous résignez jamais ! Et si jamais vous succombez, ne serait-ce qu’un court instant, à l’une de ces tentations, relevez la tête, ressaisissez-vous, faites une prière et recommencez à partir de l’endroit où vous êtes tombé. Mais de grâce, n’acceptez jamais, au grand jamais, de vous rendre ! [6]

Faisons le bien sans nous décourager. Oui, si nous allons jusqu’au bout, nous récolterons quand le moment sera venu. [7]

[1] Tony était l’ex-Attaché de Presse de la Maison Blanche, et auteur de “Cancer’s Unexpected Blessings,” [« Le cancer et ses bénédictions inattendues »] publié dans Christianity Today, édition du 20 juillet 2007. Il est décédé à l’âge de 53 ans d’un cancer du côlon.

[2] Jeff Quandt, cité par Irving Wallace, in The Book of Lists [le livre des listes] (New York: Bantam Books, 1980).

[3] Today in the Word, [Aujourd’hui dans le monde] Moody Bible Institute, January 1992, p.10.

[4] Napoleon Hill, Think and Grow Rich [Réfléchissez et enrichissez-vous] (Meridien, Conn: The Ralston Society: 1937).

[5] Jacques 1:2–4 BFC.

[6] Richelle E. Goodrich, Eena, The Tempter’s Snare [Eena, le piège du tentateur] (2014).

[7] Galates 6:9 PDV.

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