2016-08-10_1842199 – L’IMPRIMERIE et la BIBLE

Intro de Patrick:
Ce blogue, raconte l’histoire de l’inventeur
de l’imprimerie et de l’invention du caractère
mobile d’imprimerie typographique.
Grâce à cette invention, la première Bible
En latin, nommé la Bible Vulgate, à pu être
Imprimé sous ces presses en 1454. En lisant
ce blogue, vous pourrez réaliser le formidable
travail que ces hommes ont dû investir en temps
et en effort pour réaliser ce prodige.
En autre, la Bible est le premier livre qui a été
imprimé de l’histoire et un best-seller qui n’a
jamais perdu sa place de N°1!

********************

GutenbergJohannes Gensfleisch, mieux connu sous le
nom de Gutenberg, est né vers 1397, à
Mayence (Allemagne). Nous le trouvons
en 1444 à Strasbourg, où il entreprend des
recherches sur le système d’imprimerie à
caractères mobiles. Il fait aussi construire une
presse en bois qui ne donnera toutefois pas
entière satisfaction.

Revenu à Mayence en 1448, Gutenberg procède
aux dernières mises au point. Au début de 1450,
il s’associe à Johann Fust, un riche négociant, qui
lui avance un important capital initial, et s’attelle
avec plusieurs collaborateurs à ce travail colossal
que représentent la composition et l’impression
de la Bible en latin.

Jusqu’alors la Bible ne se trouvait que sous forme
de manuscrit. Le texte était reproduit par des
copistes, remarquables d’exactitude, mais dont le
rendement était limité. L’habitude de l’époque
voulait que la lettre initiale de chaque chapitre soit
ornée par un enlumineur. La copie d’une seule page
prenait donc souvent plus d’une journée.

Relevons cependant l’œuvre accomplie par ces
hommes qui, pendant plus d’un millénaire, ont
transcrit fidèlement les textes sacrés. Ils travaillaient
jusqu’à ce que la mort vienne leur arracher la plume
de la main ; d’autres poursuivaient alors leur tâche.

2016-08-10_184651La copie manuscrite est donc un procédé très lent, et
son prix exorbitant. Seuls les gens fortunés pouvaient
se procurer des manuscrits bibliques. En outre, la
plupart de ces écrits n’étaient pas en langue courante,
mais en latin ou en grec. Aussi l’Ecriture Sainte n’était
accessible qu’à quelques privilégiés.

Dès 1360, des jeux de cartes provenant de France et
d’Espagne parviennent en Allemagne. Les sujets étaient
gravés sur des planchettes de bois. L’impression était
obtenue en appliquant des feuilles cartonnées sur ces
motifs enduits de couleur. Ce moyen est utilisé ensuite
pour reproduire des scènes bibliques. C’est ainsi,
qu’en 1445, paraît la « Bible des pauvres »
(Biblia pauperum), composée de 40 pages de
gravures qui représentent diverses scènes, allant
de la création de l’univers à l’ascension du
Seigneur Jésus.

Cette technique, appelée « xylographie », permet
un tirage relativement élevé, mais présente deux
inconvénients majeurs. D’une part, chaque page
étant d’un seul bloc, une simple erreur suffit à la
rendre inutilisable ; d’autre part, la rugosité du
bois n’assure pas une qualité satisfaisante.

Gutenberg a alors l’idée géniale de fabriquer des
lettres à partir de métal fondu et coulé dans des
moules. Après maints essais, il découvre l’alliage
idéal, facile à travailler, et qui présente une bonne
résistance à la déformation. Cet alliage de plomb,
d’antimoine et d’étain restera le matériau
typographique par excellence pendant plus de
500 ans.

Gutenberg et son équipe se mettent donc à
l’œuvre pour réunir le matériel adéquat, dont
une presse actionnée par des leviers. Ce type
de presse est resté en usage pendant 4 siècles.
Il faudra aussi couler 48000 caractères
d’imprimerie et les limer à la main pour en
éliminer les bavures.

Fust lui prête 1500 ducats (soit environ 130000
euros), qui servent essentiellement à l’achat du
papier et du parchemin ou vélin (peau de veau).
35 bibles sont imprimées sur vélin, nécessitant
chacune 170 peaux. Un nouvel emprunt
couvrira les salaires et l’entretien complet
de ses collaborateurs.

En janvier 1452, après deux ans de travaux
préparatoires, il peut lancer sa production. Il
faut 12 heures pour composer une page, alors
que le tirage de 10 copies prend une heure.

Gutenberg devient ainsi le premier imprimeur
de la Bible. En automne 1454, la Bible latine dite
« à 42 lignes » sort enfin de presse. Composée de
deux tomes in-folio totalisant 1286 pages, elle est
tirée à 185 exemplaires, dont 150 sur papier. C’est
le premier livre imprimé au monde. Il en subsiste
49 volumes plus ou moins complets, dont un
superbe exemplaire sur papier à la fondation
Bodmer, à Cologny (Genève).

La version utilisée est la « Vulgate » (nom
donné en l’an 405 de notre ère par Jérôme,
son traducteur),
qui servira de référence à de nombreuses
traductions de la Bible dans les langues
occidentales.

Dès lors, l’imprimerie se répand rapidement
en Europe. À partir de 1550, le prix d’une
bible devient plus abordable. L’Écriture
Sainte pourra dorénavant être accessible
à tous ceux qui désirent se la procurer.

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