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Mystères de la Bible révélés N°74 – Dieu d’après Dieu – Le Ciel et l’Enfer (Cinquième entretien)

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Le Ciel et l’Enfer

Cinquième entretien

SCOTT : Merci d’avoir accepté de venir, une fois de plus.

DIEU : Je suis heureux de te retrouver.

SCOTT : Ces entretiens ont encore pour moi quelque chose d’extrêmement intimidant. Tu dépasses à tel point notre condition terrestre et notre entendement !

DIEU : J’ai révélé aux hommes des tas de choses sur Moi-même dans Ma Parole.

SCOTT : Tu fais allusion à la Bible ?

DIEU : Oui.

SCOTT : Mais beaucoup de gens la trouvent d’un abord assez difficile.

DIEU : C’est qu’ils n’ont jamais vraiment essayé. Beaucoup de choses sont très claires et très intelligibles. Mais il est vrai que d’autres passages sont un peu plus mystérieux. Croire au mystérieux sans tout à fait le comprendre requiert la foi.

SCOTT : Mais pourquoi donc en faire un tel mystère ?

DIEU : Pour plusieurs raisons. Premièrement, cela M’a permis de cacher dans Ma Parole des secrets qui pourraient être découverts plus tard — parfois des millénaires plus tard. Leur révélation ultérieure ou leur accomplissement (quand il s’agit de prophétie) sont une preuve que ces paroles sont d’origine divine. Deuxièmement, lorsque le lecteur élucide l’un de ces mystères, il trouve un nouvel intérêt à la lecture de Ma Parole parce qu’il espère y découvrir de nouveaux secrets. Et troisièmement, sa foi est mise à l’épreuve. J’aime que les gens croient ce que Je dis simplement parce que Je l’ai dit, et pas nécessairement parce qu’ils comprennent ce que j’ai dit. Pour Moi, c’est la preuve qu’ils M’aiment et qu’ils Me font confiance, même sans comprendre.

SCOTT : Est-ce à dire que la Bible renferme l’ensemble de Tes paroles ?

DIEU : Je dirais que la réponse à cette question coule de source. Si Je ne voulais rien ajouter aux paroles de la Bible, Je ne me prêterais pas à ces interviews. Ces échanges contiennent Mes Paroles, n’est-ce pas ?

SCOTT : Voilà qui est plutôt flatteur, mais je n’oserais pas mettre ces interviews sur un pied d’égalité avec la Bible.

DIEU : J’apprécie ta modestie ! (Il se met à rire.) Mais vois-tu, J’ai parlé et, en fait, Je continue de parler à des hommes et des femmes, à des garçons et des filles de toutes nations et de toutes religions. Je suis un Dieu vivant, un Dieu qui bouge. Je n’ai pas posé mon stylo — ni Mon mégaphone d’ailleurs — le jour où la Bible a été achevée. Je continue aujourd’hui de parler pour montrer aux hommes ce que Je souhaite qu’ils fassent de leur vie. Certes, ces révélations ne sont pas au même niveau que la Bible, mais elles n’en sont pas moins Mes Paroles.

SCOTT : Tu affirmais plus haut que notre vie présente était pour nous préparer à la vie à venir.

DIEU : Elle est en effet une préparation pour la vie future, mais ce n’est pas le seul but de l’existence. J’aimerais que vous soyez une force agissant pour le bien dans le monde actuel. Toutefois, c’est dans le monde à venir que vous demeurerez pour l’éternité.

SCOTT : Donc, si je suis bon, je pourrai aller au bon endroit ?

DIEU : Tu veux parler du Ciel ?

SCOTT : Oui.

DIEU : Ah, le Ciel ! Le Paradis de l’au-delà ! Un lieu d’une beauté infinie, et qui ne cesse pourtant de s’améliorer. Mais pour y entrer, il y a une condition préalable. Il faut d’abord que vous receviez Mon Fils, Jésus, dans votre cœur.

SCOTT : Est-ce là une condition sine qua non ? Après tout, nous sommes là à parler tous les deux, on pourrait croire qu’il n’est pas absolument nécessaire de passer par Jésus.

DIEU : Il n’y a qu’une seule façon d’entrer au Ciel et d’être réconcilié avec Moi : c’est de passer par Jésus.

SCOTT : Qu’entends-Tu par « être réconcilié » ?

DIEU : C’est une longue histoire, mais par souci de brièveté, disons que les tout premiers habitants de la terre ont fait quelque chose que Je leur avais défendu.

SCOTT : J’imagine que Tu fais allusion à Adam et Ève.

DIEU : Exactement, ces chers Adam et Ève ! Par leur désobéissance, ils ont introduit le péché dans le monde. Et c’est ce péché qui vous sépare de Moi. Jésus est mort pour que ce péché puisse être pardonné. Oh, Je sais bien que pour certains cela peut sembler un brin macabre, mais le monde de l’esprit est régi par certaines lois qui sont immuables. Plutôt que de vouloir tout comprendre maintenant, accepte simplement qu’il devait en être ainsi.
Parce que Jésus est mort et ressuscité, il vous suffit, pour être pardonné de tout péché, de croire en Lui et de Lui demander pardon. Lorsqu’Il vous pardonne, Je vous pardonne. Et c’est ainsi que nous sommes réconciliés. C’est aussi simple que ça !

SCOTT : Tu as dit « de tout péché ».

DIEU : Oui, de tout péché !

SCOTT : Autrement dit, de tous les péchés passés ?

DIEU : Non seulement de tous les péchés passés, mais aussi de tous les péchés présents et futurs.

SCOTT : N’est-ce pas nous donner carte blanche pour faire n’importe quoi, et même pécher ?

DIEU : Non, Je vous pardonne vos péchés, mais cela ne veut pas dire que vous n’aurez pas du tout à en souffrir, surtout si vous commettez un péché délibérément. Les hommes doivent assumer les conséquences de leurs actes. Il y a pardon, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de conséquences. Même si Moi, Je vous pardonne, les autres n’en feront peut-être pas autant. Si vous commettez des crimes, vous les paierez certainement, tôt ou tard, d’une façon ou l’autre. Si vous faites du tort à quelqu’un, c’est à lui qu’il revient de décider s’il veut ou non vous pardonner. Si, délibérément, vous faites quelque chose de mal, vous pourriez en subir les conséquences sous la forme d’un dommage permanent.

SCOTT : Mais le pécheur n’en est pas moins réconcilié avec Toi, du moment qu’il croit en Jésus et qu’Il a demandé pardon ?

DIEU : Oui. Cela ne peut lui être retiré. En outre, une fois que vous êtes sauvés, vous l’êtes pour toujours, c’est une loi inviolable.

SCOTT : Tu utilises ici un autre mot : « sauvé ».

DIEU : C’est un autre terme pour désigner la même réalité. C’est la même chose que « réconcilié ». La Bible parle de « salut », ce qui veut dire être sauvé. Vous êtes sauvés d’une vie sans Moi, et sauvés de l’Enfer dans l’au-delà.

SCOTT : L’Enfer est donc un lieu réel ? Ce n’est pas seulement un mythe ou une allégorie ?

DIEU : L’Enfer est très réel. C’est le contraire du Ciel. Autant le Ciel est magnifique, autant l’Enfer est dénué de toute beauté. Imagine ton plus horrible cauchemar et tu auras une idée de ce qu’est l’Enfer.

SCOTT : Mais pourquoi l’Enfer ? Si Tu es amour, comment peux-Tu tolérer l’existence d’un endroit pareil ?

DIEU : L’enfer remplit une fonction similaire à celle de votre système pénitentiaire sur Terre. Mais c’est avant tout un moyen de dissuasion. Comme personne ne tient à être puni et aller en prison, la majorité des hommes se conduisent bien. Rien ne vous oblige à aller en Enfer, à moins que vous n’en décidiez autrement, par vos actes. J’essaye pour Ma part de faire entrer tout le monde au Ciel, mais franchement, la nature humaine étant ce qu’elle est, certains doivent être motivés par la crainte que leur inspire la terrible perspective de l’Enfer.

SCOTT : Mais on ne peut pas dire que ce soit la motivation idéale pour se réconcilier avec Toi.

DIEU : Pour certain ça marche.

SCOTT : Cela revient quand même à choisir.

DIEU : L’homme jouit du libre arbitre. Chacun doit décider pour soi-même. L’homme n’a pas été créé pour être un automate. Bien sûr, Je veux que les hommes choisissent Ma voie, et Je n’ai de cesse de les encourager dans ce sens.

SCOTT : Mais qu’advient-il de tous ceux qui ne savent pas comment faire pour se réconcilier avec Toi ? Cela paraît tout à fait injuste de les envoyer en Enfer pour la simple raison qu’on ne leur a jamais expliqué comment aller au Ciel.

DIEU : Mais qui a dit que Je les envoyais en Enfer sans même qu’on leur ait expliqué comment aller au Ciel ?

SCOTT : C’est logique, vu qu’il y a des milliards de gens dans le monde, et seulement un peu plus de la moitié qui ont entendu parler de Toi, de Jésus et du salut.

DIEU : Pourquoi limites-tu la possibilité d’entendre parler de Moi à ce monde ici-bas ?

SCOTT : C’est ce qui me paraît le plus logique. Es-Tu en train d’insinuer que le salut pourrait leur être proposé dans leur vie après la mort ?

DIEU : Bien sûr. Sinon, comme tu l’as si bien fait remarquer, ce ne serait pas très juste. Je sais qu’il en est pour soutenir qu’on ne peut recevoir le salut que dans ce monde, mais ceux-là, J’en ai bien peur, Me rendent un mauvais service.

SCOTT : Est-ce à dire que les hommes peuvent remettre à plus tard leur décision, c’est-à-dire après leur mort ?

DIEU : Non. Si une telle option vous est présentée dans cette vie et que vous la rejetez, vous avez déjà pris votre décision.

SCOTT : Mais se pourrait-il quand même que beaucoup de gens respectables rejettent la voie du salut ?

DIEU : Bien entendu. Ils ont le droit de choisir, comme tout le monde.

SCOTT : Ce qui signifierait qu’un criminel de la pire espèce peut se retrouver au Ciel tandis que d’honnêtes gens respectueux de la loi peuvent très bien se retrouver en Enfer.

DIEU : Ce n’est pas impossible et c’est parfois même le cas. L’entrée au Ciel ne dépend pas de ce que vous faites de votre vie, mais de votre acceptation, ou votre refus, de recevoir Jésus. Tout le monde est sur un pied d’égalité à cet égard.

SCOTT : Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a là quelque chose d’injuste. Un bon sujet finit par se retrouver en Enfer tandis qu’un mauvais sujet se retrouve au Ciel, en toute impunité.

DIEU : Qui parle d’impunité ? Le fait qu’un mauvais sujet se retrouve au Ciel ne veut nullement dire qu’il ne devra pas, ou qu’elle ne devra pas, réparer ses torts. Au Ciel, les récompenses sont accordées en proportion du bien que la personne a accompli durant sa vie. Quelqu’un pourrait très bien se retrouver comme un indigent à son arrivée au Ciel, et se voir obligé de réparer le mal qu’il a commis sur terre.

Quant au « bon » sujet qui se retrouve en Enfer : s’il décide de recevoir Jésus et de croire en Lui, il n’y restera pas. Par contre, s’il s’obstine à rejeter Jésus envers et contre tout, il ne pourra entrer au Ciel. Recevoir Jésus et croire en Son sacrifice pour le salut de l’humanité est le seul billet qui garantisse l’entrée au Ciel.

SCOTT : Puisqu’on parle de l’Enfer, puis-je Te poser quelques questions sur le Démon ?

DIEU : Ce n’est pas vraiment Mon sujet favori, mais enfin, si tu y tiens…

SCOTT : Qui est-il au juste ?

DIEU : C’est un ange déchu, jadis l’un des plus importants, qui fomenta une rébellion contre Moi parmi les anges. Depuis lors, avec l’appui de ceux qui l’ont suivi, il s’oppose à tout ce que Je cherche à accomplir.

SCOTT : Tu pourrais sûrement l’éliminer si Tu voulais ?

DIEU : Pour sûr, et ce n’est pas l’envie qui M’en manque, mais il a son rôle à jouer, alors Je lui permets de continuer.

SCOTT : Quel est son rôle exactement ? Au mieux, c’est un empoisonneur, et au pire un danger public.

DIEU : Il est, en effet, l’antithèse de tout ce que Je représente. Il est Mon antagoniste, mais en aucun cas Mon égal. Il représente l’alternative. Tout ce que J’approuve, il le rejette, et tout ce que Je rejette, il l’encourage.

SCOTT : Autrement dit, c’est Ton concurrent.

DIEU : C’est une façon de voir les choses, bien qu’en fait, il ne s’agisse pas de concurrence entre lui et Moi. Lui, il fait la guerre pour s’emparer des âmes. Il s’efforce par tous les moyens d’en attraper le plus grand nombre possible dans sa toile de mensonges et de haine. Tandis que Moi, J’offre la vérité et l’amour.

SCOTT : Comparé à Toi, on dirait qu’il emploie des méthodes pour le moins agressives.

DIEU : Ses méthodes sont aux antipodes des Miennes. Je veux que les hommes viennent à Moi de leur plein gré, tandis que pour lui, tous les moyens sont bons pour les en empêcher.

SCOTT : Pourquoi le laisses-Tu s’en tirer à si bon compte ?

DIEU : Je le laisse faire afin de tester les humains. Quelle voie prendront-ils : la voie du Diable ou la Mienne ; quels choix feront-ils, individuellement et collectivement ?

SCOTT : Tu dis « collectivement ». Jusqu’à présent, Tu t’es cantonné au plan individuel. Que vient faire ici l’aspect collectif ?

DIEU : Je contrôle l’univers, mais pour ce qui est du temps présent et de cette terre, Je laisse le Démon en faire plus ou moins à sa guise. Tu te souviens du passage biblique où le Diable montre à Jésus toutes les nations du monde et promet de Lui en faire don s’il accepte de se prosterner devant lui pour l’adorer ? Car il avait le pouvoir de les Lui donner. Eh bien, le Démon avait raison sur ce point : c’est lui qu’on voit à l’œuvre dans la plupart des nations du monde, pas Moi. Si c’était Moi, vous auriez le paradis sur terre, mais, comme tu peux le constater, la souffrance ne fait qu’augmenter. Toutefois le temps viendra où Je changerai tout cela pour instaurer le paradis sur terre. Pour l’instant, à cause de l’égoïsme des hommes, le Démon s’en donne à cœur joie, et les choses ne feront qu’empirer avant de pouvoir s’arranger.

SCOTT : Ce qui nous amène à des tas d’autres questions, comme par exemple le Ciel sur terre, et la situation qui doit empirer avant de pouvoir s’arranger… Mais j’aimerais d’abord en finir avec le Diable.

DIEU : Surtout ne t’en prive pas.

SCOTT : Je Te demande pardon ?

DIEU : Vas-y, finis-en avec le Diable.

SCOTT : Oh, je vois.

DIEU : À dire vrai, tu n’y arriveras pas, mais c’est Moi qui m’en chargerai le moment voulu.

SCOTT : Je voulais dire « en finir avec le sujet du Diable ».

DIEU : Oui, J’ai bien compris. Je Me suis autorisé ce petit jeu de mots pour faire passer une vérité. J’ai le sens de l’humour, tu sais. Certains me considèrent comme un rabat-joie, ils pensent que Je suis guindé, pompeux, coincé. Mais quand ils Me verront, ils se rendront bien compte de leur méprise.

SCOTT : Oh ça, j’en suis persuadé.

DIEU : Donc, tu voudrais en savoir plus sur le Diable ?

SCOTT : Oui. À mon avis, la plupart des gens ont l’impression qu’il trône, en quelque sorte, au milieu de l’Enfer, un peu comme Toi, Tu trônes au Ciel.

DIEU : C’est vrai qu’il se prend pour le roi, mais ce n’est pas lui qui règne sur l’Enfer. Même l’Enfer est contrôlé et organisé par Moi, et Satan va bientôt se retrouver le principal détenu, plus tôt qu’il ne le croit.

SCOTT : Satan est un autre nom du Diable ?

DIEU : Tout à fait !

SCOTT : Voilà un concept qui diffère grandement de ce qu’on a l’habitude d’entendre. Alors comme ça, le Démon ne règne pas sur l’Enfer ?

DIEU : Non, absolument pas. Lui et les siens demeurent dans les régions ténébreuses du monde de l’esprit.

SCOTT : Et il s’agit là d’un lieu entièrement différent de l’Enfer ?

DIEU : Oui. Lui et ses suppôts parcourent aussi toute la surface de la terre pour y fomenter des troubles, engendrer le chaos, semer la mort et la destruction.

SCOTT : Alors c’est Toi qui diriges l’Enfer, comme si c’était une sorte de prison spirituelle ?

DIEU : C’est l’idée qu’on s’en fait parfois. En réalité, ce n’est là qu’une des fonctions de l’Enfer, car il remplit beaucoup d’autres fonctions et d’autres missions, à défaut de termes plus appropriés. Le terme « Enfer » est employé, un peu abusivement, comme un mot passe-partout pour désigner cet ensemble de lieux ou d’états spirituels dont nous venons de parler. Pour la plupart des gens, « l’Enfer » est un lieu de tourments éternels, une gigantesque fournaise sulfureuse peuplée de créatures hideuses. En fait, Il ne s’agit là que d’une petite partie de l’Enfer, réservée aux pires individus. La fonction principale de l’Enfer est d’amener ses détenus à la repentance et de les placer sur le chemin de la réhabilitation. L’Enfer s’inscrit dans le grand dessein que J’ai de réconcilier toute Ma création avec Moi-même, pour que les hommes puissent jouir de toutes les choses merveilleuses que J’ai créées à leur intention.

SCOTT : Autrement dit, ce concept de feu et de soufre serait correct ?

DIEU : En partie, mais il ne reflète pas toute la réalité de l’Enfer. Quoi qu’il en soit, qui donc voudrait y aller quand le Paradis, le Ciel, est tellement plus attrayant ? Mais restons-en là, car ceux qui finiront en Enfer s’en mordront les doigts lorsqu’ils réaliseront à quel point il aurait été facile de choisir le Ciel.

SCOTT : Alors Tu préfères passer à un autre sujet ?

DIEU : Le Ciel est un sujet bien plus inspirant. Veux-tu qu’on en parle ?

SCOTT : Tu es Dieu. C’est Toi le patron. Donc, parlons du Ciel. À force de parler d’Enfer, je commençais à bouillir d’impatience de passer à autre chose, si Tu me pardonnes le petit jeu de mots.

DIEU : Alors qu’est-ce que tu aimerais savoir sur le Ciel ?

SCOTT : Le Ciel est-il composé de plusieurs sections ou domaines, comme c’est le cas de l’Enfer apparemment ?

DIEU : Le Ciel est un endroit merveilleux, mais certaines personnes ne sont pas prêtes dès leur arrivée à y entrer de plain-pied. C’est pourquoi il existe des endroits spécialisés pour les remettre à niveau.

SCOTT : À mi-chemin entre une école préparatoire et un centre de réadaptation ?

DIEU : En quelque sorte. Il ne s’agit pas tant de maintenir ces individus en quarantaine que de leur donner le temps de se sentir pleinement dans leur élément.

SCOTT : Autrement dit, au Ciel, il y a plusieurs niveaux.

DIEU : La vie céleste ne cesse de s’améliorer, donc, dans ce sens, il existe différents niveaux. Le Ciel est extrêmement vaste et compte une infinie variété de lieux et de fonctions.

SCOTT : Tu disais que c’était « le Paradis de l’au-delà. Un lieu d’une beauté infinie qui pourtant ne cessera jamais de s’améliorer. » Ce qui laisse à penser que le Ciel serait encore perfectible.

DIEU : On ne saurait mieux dire. Je ne cesse d’y apporter des améliorations, des aménagements. C’est vraiment de mieux en mieux.

SCOTT : Là encore, c’est pour moi une nouvelle façon de voir les choses. J’ai l’impression que la majorité des gens imaginent que le Ciel est un lieu plus ou moins immuable. Si le Ciel est déjà parfait, comment peut-on espérer l’améliorer ?

DIEU : Le mot « parfait » est bien loin du compte. Mais dans cette interview, nous sommes obligés d’employer un vocabulaire et des concepts humains qui, bien qu’ils présentent des limites, sont néanmoins les plus appropriés pour décrire ces réalités. Quoi qu’il en soit, Je te l’assure, le Ciel ne cesse de s’embellir.

SCOTT : Je constate que Tu parles du Ciel avec autrement plus d’enthousiasme que Tu ne parlais de l’Enfer.

DIEU : J’adore parler de l’endroit le plus merveilleux qui ait jamais existé et qui existera jamais.

SCOTT : J’imagine que Tu en es l’Architecte et le Créateur ?

DIEU : En grande partie, oui. Mais des quantités d’êtres célestes, qu’ils soient anges ou esprits, participent à son édification. J’ai grand plaisir à les regarder concevoir et construire certaines parties du Ciel. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les styles.

SCOTT : Vu que je n’ai pas les mêmes goûts que tout le monde — et soit dit en passant, je suis horrifié par les goûts de certaines personnes — il se pourrait bien que l’une ou l’autre partie du Ciel ne me plaise pas trop.

DIEU : Non ! Je t’assure que tu aimeras tout ce qui s’y trouve. Au pire, tu trouveras que c’est très agréable, et au mieux, ce sera… En fait, il n’y a pas vraiment de « mieux », car à peine auras-tu aperçu ce que tu crois être l’ultime splendeur, que tu découvriras quelque chose d’encore plus beau juste au détour du chemin. Je te garantis qu’il y aura de quoi « te décoiffer » comme on dit.

SCOTT : Je suis impatient de voir ça. Si toutefois, là-haut, on se couvre d’un chapeau.

DIEU : C’est pourquoi J’ai bien précisé « comme on dit ». Au Ciel, le port des vêtements est facultatif.

SCOTT : Par tous les saints ! Est-ce que Tu es en train de me dire que je pourrai me balader tout nu ?

DIEU : À ta guise. Tu auras, bien entendu, un nouveau corps immortel qui sera, je le crois, tout à fait à ton goût, et il n’y aura plus ni honte ni gêne vis-à-vis de la nudité. Mais pour ne pas embarrasser un trop grand nombre de tes lecteurs, Je M’empresse de préciser qu’ici le mot clé, c’est « facultatif ». Si tel est ton désir, tu pourras porter les plus beaux habits qu’on puisse imaginer. Le fait est que, lorsqu’on arrive au Ciel, il s’opère un net changement de votre état d’esprit. La honte que certaines personnes ressentent par rapport à la nudité disparaît. Tu te rappelles sans doute que ce sentiment de honte a été la conséquence du péché d’Adam et Ève. Dans le jardin d’Eden, ils étaient nus jusqu’au jour où ils Me désobéirent. C’est alors qu’ils eurent honte de leur nudité et qu’ils s’efforcèrent de la dissimuler. Tu aurais dû voir comme ils avaient l’air ridicule à vouloir se couvrir de feuilles et Je ne sais quoi d’autre. Mais c’est là un tout autre sujet. Ils ont appris leur leçon à présent.

SCOTT : Alors ça veut dire qu’ils se trouvent là-haut ? J’entends Adam et Ève.

DIEU : Oui, bien sûr. Où veux-tu qu’ils soient ?

SCOTT : Je pensais qu’ils seraient peut-être dans l’autre endroit.

DIEU : Bonté divine, tu n’y penses pas ! Ils furent mêmes parmi les premiers à entrer au Ciel ! Tout le monde commet des fautes. Dès qu’ils ont demandé pardon, ils ont été pardonnés. Là-haut, ils sont même de vraies célébrités. Ils sont juste un peu fatigués d’entendre les remarques du genre  « Oh, c’est vous qui… » Ou les « C’était quoi au juste le fruit défendu ? » Etc.

SCOTT : Justement, c’était quoi le fruit défendu ?

DIEU : Tu pourras leur demander toi-même quand tu viendras.

SCOTT : Mais Tu viens de me dire qu’ils sont un peu fatigués d’avoir à répondre à cette question.

DIEU : En effet, mais c’est quand même leur histoire et Je ne voudrais pas leur couper l’herbe sous le pied.

SCOTT : J’ai hâte de pouvoir leur poser la question. Là-dessus, je pense que nous pouvons terminer notre session d’aujourd’hui. Un petit mot pour finir ?

DIEU : Le Ciel est merveilleux : vous ne voudriez pas laisser passer une aubaine pareille ! Vous le regretteriez ! D’accord ?

SCOTT : Je m’en réjouis grandement à l’avance. Merci d’être venu.

DIEU : Tout le plaisir était pour Moi.

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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