Allô ! Y a-t-il Quelqu’un ?

Premier entretien

SCOTT : Voilà, c’est parti ! Ah, excusez-moi. Allô ! Y a-t-il Quelqu’un ? (C’est alors que j’ai l’impression d’entendre un oui. Je me sens quelque peu ridicule, mais je décide de continuer sur ma lancée) Je me demandais s’il y aurait moyen de bavarder un peu avec Dieu ?

UNE VOIX QUI VIENT D’AILLEURS : Avec Dieu ? Vous avez sans doute une raison particulière ?

SCOTT : J’aimerais bien Lui poser quelques questions, si c’est possible.

VOIX : Des questions ? Quelles questions ?

SCOTT : En fait, j’aurais pas mal de questions à lui poser. Je me demandais s’Il serait libre de m’accorder…euh…une interview…ou quelque chose comme ça.

VOIX QUE NOUS APPELLERONS DÉSORMAIS « LA SECRÉTAIRE » : S’agit-il d’une interview ou de « quelque chose comme ça ? »

SCOTT : Une interview. Oui, c’est ça, une interview. (Voilà que je prends de l’assurance)

LA SECRÉTAIRE : À vrai dire, c’est une première ! Ne quittez pas, je suis à vous dans une seconde !
(Une seconde ? me dis-je. Je croyais que le Ciel était intemporel. S’il est vrai qu’au Ciel un jour est comme mille ans, ça risque de durer un bon moment. Mais non, la revoilà…)

LA SECRÉTAIRE : Dieu vous fait savoir qu’Il vous attend depuis quelque temps. Allez-y !

SCOTT : Alors, Il est là ?

SECRÉTAIRE : Absolument. Ne vous gênez pas, demandez-Lui tout ce que vous voulez !

SCOTT : D’accord ! Euh… Allô ! Je suis profondément honoré de pouvoir Vous poser ces questions, et que Vous acceptiez de m’accorder cette interview.

DIEU : J’en suis ravi Moi-même. Il en aura fallu du temps pour te convaincre de te lancer dans cette aventure, et te faire venir jusqu’ici !

SCOTT : Vous voulez dire que c’était Votre idée ?

DIEU : Parce que tu pensais que c’était la tienne ?

SCOTT : Je dois admettre qu’au départ je trouvais que c’était une idée un peu dingue !

DIEU : Un peu comme si tu avais perdu la tête ?

SCOTT : Oui, si on veut.

DIEU: Bon, maintenant qu’on a réglé cette question, tu veux commencer ?

SCOTT : Oui, si c’est d’accord avec Vous.

DIEU : Rien ne vaut le moment présent.

SCOTT : Voici donc ma première question ; et je crois que beaucoup de gens se la posent : Qui êtes-Vous ? Certains Vous imaginent comme un gentil monsieur d’un certain âge portant une longue barbe blanche. D’autres vous voient comme un personnage sévère et autoritaire armé d’un gourdin. Pour d’autres encore, Vous êtes une entité floue et très distante qui nous a abandonnés à notre destinée. Mais au fait, qui êtes-Vous réellement ?

DIEU : Tu peux Me dire « Tu » si tu préfères. Contrairement à ce que tu viens d’évoquer, Je suis proche de Mes créatures et Je désire qu’elles se sentent proches de Moi. Ceci dit, c’est toujours avec un mélange d’amusement, de perplexité et de tristesse que Je considère les différentes idées que la plupart des gens se font de Moi. Pour bien comprendre ce que Je suis, Il est préférable de Me voir, non pas comme une personne, mais plutôt comme l’Esprit d’amour. Car c’est Ma véritable nature et, en général, c’est de cette manière que Ma présence se manifeste dans le monde.

Tout le monde, un jour ou l’autre dans sa vie, a été touché par l’amour. Pense à quelqu’un que tu aimes ou que tu as aimé, et qui t’aime en retour. Rappelle-toi ce que tu éprouves en sa présence. Maintenant, multiplie cela, pas seulement par deux ou trois fois, mais par des milliers de fois. Cela te donnera une idée de ce que Je suis.

SCOTT : Autrement dit, quand on se sent tout chaud à l’intérieur, c’est Vous ? Euh… pardon, je veux dire : c’est Toi. Certains risquent de s’offenser en s’imaginant que Tu t’appropries l’amour qu’ils ressentent pour quelqu’un, ou qu’ils reçoivent de quelqu’un.

DIEU : Certains vont peut-être se vexer. Mais comprends-Moi, Je ne fais rien d’autre que d’énoncer un fait. Je ne cherche pas à m’approprier toutes vos merveilleuses et chaleureuses sensations d’amour. Ce que Je dis, c’est que l’amour ne fait pas simplement partie de Moi, mais que l’amour, c’est Moi. Je l’ai mis dans le monde pour que chaque être humain puisse goûter à ce que Je suis. Je suis l’amour.

SCOTT : Tu Te décris comme un esprit. Est-ce à dire que Tu n’as pas de caractéristiques humaines, comme une tête, des bras et des jambes…?

DIEU: J’ai créé l’homme à Mon image, mais ce qui Me ressemble le plus chez l’homme, c’est l’esprit qui l’habite. Je peux très bien Me manifester sous une forme humaine, et cela M’arrive, mais Je ne Me limite pas à cela.

SCOTT : Alors, quand on Te voit, comme dans certaines œuvres d’art, représenté à la manière dont Zeus ou Jupiter étaient dépeints dans la mythologie gréco-romaine, il y a une part de vérité ?

DIEU : Je n’ai jamais posé pour aucun portrait, mais certains, à l’occasion, M’ont vu sous une forme humaine. Donc ce genre de représentation n’est pas trop éloigné de ce que tu pourrais imaginer. Mais, à dire vrai, J’aimerais que l’on dépasse ce concept humain pour Me percevoir d’une façon plus spirituelle.

SCOTT : Et comment peut-on faire ça ?

DIEU : En cherchant à comprendre les Paroles que J’adresse à l’humanité plutôt que de débattre de Ma nature ou de Mon apparence.

SCOTT : Je vois … Néanmoins, on est toujours un peu sceptique, on voudrait tout analyser, tout comprendre, ça fait partie de la nature humaine. On voudrait savoir à qui on a affaire. Tu me comprends, j’en suis sûr, puisque c’est Toi qui as créé l’humanité…

DIEU : Oui, bien entendu, mais si Je vous ai créés ainsi, c’est pour voir qui parmi vous dépasserait le scepticisme pour adopter une simple attitude de foi.

SCOTT : Te voilà en train de parler de la foi.

DIEU: C’est exact.

SCOTT : Mais au fait, la foi, est-ce une si bonne chose ? Elle est souvent manipulée par des hommes sans scrupules. Ne serait-il pas préférable d’être moins crédule, ou en tout cas plus prudent ?

DIEU : Qui parle d’être crédule ? La foi en Moi n’a rien à voir avec la crédulité. Croire ne veut pas dire se laisser abuser. Croire, c’est faire confiance. C’est savoir.

SCOTT : Bon, d’accord. C’est le moment de Te poser une question qui me turlupine depuis le début. Comment puis-je être sûr que je suis bien en train de Te parler ? Tout cela pourrait très bien être le produit de mon imagination.

DIEU : Oui, cela se pourrait, mais ce n’est pas le cas. Il faut avoir la foi.

SCOTT : Je sais, il faut avoir la foi, mais je me demande tout de même si je ne suis pas en train de céder à une illusion…

DIEU : Tu n’auras qu’à juger des résultats.

SCOTT : Qu’entends-Tu au juste par résultats ?

DIEU: Une fois que tu auras pris le temps de relire tes notes, tu verras quel effet elles ont sur toi. Tu pourras te poser la question : s’agit-il d’une illusion, ou tout cela a-t-il un sens ?

SCOTT : D’accord, je n’y manquerai pas. Mais quel sera le critère ? Comment pourrai-je savoir qu’il ne s’agit pas d’une illusion ? Pour moi, cela peut être tout à fait réel, mais dès qu’on apprendra que je suis là en train de Te parler, je me vois déjà en route pour l’asile….

DIEU : Tu n’auras qu’à leur faire lire ce que tu as entendu et ce sera à eux de se faire une opinion. Au pire, ils penseront que tu es un peu dérangé, mais que tu n’es pas dangereux.

SCOTT : Un peu dérangé ? Les gens vont penser que je suis dérangé ? Cette idée n’est pas faite pour m’inspirer confiance.

DIEU : Si tu accordes trop d’importance à ce que pensent les gens, il faudra que tu te trouves une autre occupation. La plupart de ceux à qui J’ai parlé se sont fait traiter de cinglés par leurs critiques … ou pire encore.

SCOTT : Oh non. D’abord Tu me dis que je vais passer pour un dérangé, et maintenant Tu me dis que je vais être la risée des critiques. La vie était beaucoup plus simple avant que je ne m’embarque dans cette histoire.

DIEU : Plus simple peut-être, mais pas meilleure pour autant.

SCOTT : Tu ne vas pas me demander de faire quelque chose de fou, au moins ?

DIEU : Qu’est-ce que tu entends par là ?

SCOTT : De faire un coup fumant ou quelque chose comme ça.

DIEU : Non, ce n’est pas Mon style, mais il est vrai que J’aime assez attirer l’attention des gens.

SCOTT : En tout cas, Tu as capté la mienne, et je n’arrive pas encore à m’y faire.

DIEU : C’est pourtant toi qui as sollicité cette interview.

SCOTT : Oui, c’est exact. Mais c’est parce que j’ai des tas de questions auxquelles je voudrais qu’on réponde.

DIEU : Alors vas-y.

SCOTT : Comment peut-on établir la preuve que Tu existes ?

DIEU : Le témoignage d’un créateur, c’est sa création. Regarde tout ce que J’ai fait. C’est la meilleure preuve que J’existe.

SCOTT : Mais le monde n’aurait-il pas pu se créer tout seul ?

DIEU : Tu trouverais ça logique ?

SCOTT : À vrai dire, non. Mais y a plein de gens intelligents qui semblent le croire.

DIEU : Regarde tous les objets qui se trouvent dans ta chambre : ils ont bien été fabriqués par quelqu’un, n’est-ce pas ?

SCOTT : Oui, mais il y a certaines choses qui n’ont pas été fabriquées, comme cette plante, par exemple, dans le coin.

DIEU : Mais elle est issue d’une autre plante, n’est-ce pas ? Elle a eu un fabricant, elle aussi, si Je puis dire.

SCOTT : Oui, mais son ancêtre est peut-être sorti de la grande soupe primitive, quelque part dans le passé…

DIEU : Détends-toi un peu et fais preuve de foi, tu veux bien ?

SCOTT : Alors, j’en suis réduit à ça ?

DIEU : J’en ai bien l’impression. Mais fais-Moi plaisir : arrête de te tourmenter et pose-Moi de vraies questions.

SCOTT : D’accord. Je T’ai déjà demandé à quoi Tu ressemblais. Maintenant, J’aimerais savoir ce que Tu aimes…

DIEU : Tu veux savoir ce que J’aime ? Il te suffit de regarder ce que J’ai fait.

SCOTT : À considérer l’immense diversité qui règne dans la création, Tu aimes sûrement un tas de choses différentes. Mais tout n’est pas beau dans la nature.

DIEU : Dans son état originel, tout était beau.

SCOTT : Même le désert ?

DIEU : Non, Je n’ai pas créé le désert comme tel à l’origine, mais ce qui n’est pas entretenu se transforme en désert.

SCOTT : Donc, Tu avais prévu que l’homme cultive la terre ?

DIEU : Oui, c’était une de ses tâches originelles.

SCOTT : « Une de ses tâches », dis-Tu. Y en a t-il d’autres ?

DIEU : Vivre en harmonie avec ses semblables et leur venir en aide font également partie des devoirs de l’homme.

SCOTT : Je suppose, d’après ce que j’ai entendu dire, que communiquer avec Toi fait également partie des devoirs de l’homme…

DIEU : Oui, tout à fait.

SCOTT : Tu nous as confié, dis-Tu, la responsabilité de cultiver la terre. Quelle était au juste Ton idée : que nous la laissions plus ou moins dans l’état où elle était ; ou que nous fassions des progrès ?

DIEU : Oh que oui ! Je m’attendais, bien sûr, à ce que les hommes améliorent et développent ce que Je leur avais confié, qu’ils fassent des progrès, qu’ils continuent d’apprendre.

SCOTT : Mais n’es-Tu pas conservateur de par Ta nature ?

DIEU : Pourrais-tu préciser ce que tu entends par « conservateur » ?

SCOTT : Les gens qui ont des convictions religieuses ont la réputation d’être conservateurs, d’être partisans du statu quo et opposés au changement. S’il est vrai que Tu as une place déterminante dans leur vie, on peut en déduire que Toi-même, Tu dois être conservateur.

DIEU : Si tu entends par là quelqu’un de réfractaire au changement, alors Je dois avouer que Je me situe aux antipodes du conservatisme. Maintenant, si tu entends par conservateur le tenant de certaines valeurs traditionnelles, on pourrait Me considérer comme tel, à condition toutefois de bien préciser de quelles valeurs il s’agit.

SCOTT : Autrement dit, Tu l’es et Tu ne l’es pas.

DIEU : Il est difficile de Me cataloguer. Je suis Dieu et en tant que tel, Je n’entre dans aucune de vos catégories.

SCOTT : Alors Tu aimes les changements.

DIEU : C’est ennuyeux d’être à même de tout prévoir et d’être statique. N’est-ce pas ton avis ?

SCOTT : Tout de même, un peu de prévisibilité n’est pas désagréable. Par exemple, le soleil qui se lève tous les matins…

DIEU : Tu peux au moins être sûr de ça. Mais Je n’aime pas que les choses soient toujours pareilles, jour après jour. Je préfère injecter de la variété. J’aime qu’un coucher de soleil soit différent de celui de la veille. J’aime qu’une personne soit différente d’une autre. La terre est pleine de diversité et de changement.

SCOTT : Tu as mentionné que Tu étais attaché à certaines valeurs traditionnelles …

DIEU : On a beaucoup parlé de l’importance des valeurs récemment. Eh bien oui, Je crois qu’il faut sauvegarder les valeurs qui sont bonnes. Cependant, Je dirais qu’on a tendance à voir le bon vieux temps un peu trop en rose. Autrefois, tout n’était pas parfait non plus.

SCOTT : Alors, sur quoi peut-on s’appuyer ?

DIEU : Sur Moi et sur Mon Esprit, autrement dit sur l’amour. Pose-toi la question : mes actions sont-elles inspirées ou non par l’amour ? Si tu suis ce principe, tu ne peux pas te tromper.

SCOTT : Je croyais qu’on devait se baser sur les Dix Commandements ?

DIEU : Que dirais-tu de deux commandements au lieu de dix ? Ne serait-ce pas plus facile ?

SCOTT : Deux ?

DIEU : Oui : M’aimer et aimer son prochain. Si tu observes ces deux commandements, tu ne peux pas te tromper.

SCOTT : On peut les interpréter de façon plutôt large.

DIEU : Exact, mais si tu opères dans leurs limites, tout ira bien pour toi.

SCOTT : J’aimerais bien approfondir ce sujet plus tard. Mais permets-moi d’en revenir à Ta nature et à Tes opinions : irais-Tu jusqu’à Te classer dans le camp des libéraux ?

DIEU : Je ne Me classe dans aucun camp. On ne peut pas M’enfermer dans une boîte, dans un paquet joliment ficelé et dire: « Tiens ! Voilà Dieu ! » Pas plus qu’on ne peut Me mettre dans une cage pour Me livrer en pâture à la curiosité des hommes. Mais qu’il Me soit permis de dire que J’aime la liberté, et que Je déteste les traditions étouffantes. Je ne suis pas du genre ringard.

SCOTT : C’est nous qui sommes dans une cage ?

DIEU : D’une certaine manière, oui.

SCOTT : Ça me donne l’impression que Tu nous gardes comme des petits animaux domestiques…

DIEU : Si tu entends par là que Je vous aime, que Je cherche à vous choyer et vous dorloter…, alors oui, ce serait là Ma tendance naturelle. Mais vous êtes bien plus que des petits animaux de compagnie. Vous avez été créés à Mon image.

SCOTT : Tu disais ne pas être ringard. Mais pour des tas de gens, j’ai l’impression que Tu l’es. En général, le culte dont Tu fais l’objet a un caractère plutôt solennel et grave, et ceux qui Te vénèrent sont plutôt vieux jeu dans leur apparence et leur façon de s’habiller.

DIEU : Ne traitons pas les gens de ringards à cause de leur tenue vestimentaire ou de leur comportement. Si leur adoration est sincère et qu’elle vient du cœur, Je l’accepte avec reconnaissance. Quant à Moi, Je ne suis pas toujours aussi discret. J’adore le changement, l’exubérance, et les émotions fortes. En général, Je ne suis pas pour les marques de respect solennelles et chagrines. Certes, le silence et la contemplation ont leur place, mais Je ne m’attends nullement à ce que les hommes M’adorent toujours de cette manière.

SCOTT : À Ton avis, où nous sommes-nous fourvoyés ?

DIEU : Il semble que les hommes aient toujours aimé donner à leurs cérémonies religieuses un caractère mystique. Ils ont toujours aimé s’entourer de symboles et de rituels, et ériger des lieux saints. Il y a aussi en l’homme le sentiment inné que piété et gravité vont de pair.

SCOTT : Mais n’en est-il pas ainsi ?

DIEU : Bien que le monde spirituel apparaisse mystérieux aux hommes, Je n’exige ni symboles ni rituels ni solennité. Le sérieux a sa place, mais en général Je préfère voir les gens heureux plutôt que trop sérieux. J’aimerais mieux les voir s’écrouler d’épuisement dans l’exubérance de leur adoration, que s’assoupir parce qu’ils meurent d’ennui.

SCOTT : Cela veut-il dire qu’il ne faut pas avoir peur de s’éclater ?

DIEU : Pourquoi pas ? L’homme a été créé pour être heureux, en particulier dans Sa communion avec Moi.

SCOTT : Mais Tu disais qu’il y a des moments où il faut savoir se tenir tranquille, en contemplation.

DIEU : Il est bon de s’arrêter, pour méditer dans le calme et la prière. Bien que J’aime les chants de joie et de louange, c’est en faisant le silence que vous pouvez M’entendre.

SCOTT : Et comment y parvient-on ?

DIEU : Tu as déjà entendu cette petite voix intérieure qui t’incite à venir en aide aux autres ? C’est Ma voix, ou celle de Mes agents.

SCOTT : Tu as des agents ?

DIEU : Oui, bien sûr. Tu ne penses tout de même pas que Je veux Me réserver tout le plaisir ?

SCOTT : Parce que Tu prends plaisir à parler aux humains ?

DIEU : J’adore communiquer avec eux, mais Je dois admettre que le mot « plaisir » n’est pas toujours approprié. Souvent, c’est laborieux.

SCOTT : Qui sont ces agents dont Tu parlais ?

DIEU : J’ai deux grandes catégories d’agents à Mon service : les anges et les esprits. Les anges sont des êtres surnaturels aux fonctions très diverses. Les esprits sont les esprits des humains, du passé ou du futur, qui ont vécu ou vivront sur terre dans un corps humain. Bien qu’ils n’aient pas tous les pouvoirs attribués aux anges, ils ont une meilleure compréhension de l’humanité.

SCOTT : C’est fascinant !

DIEU : Je suis content de te l’entendre dire.

SCOTT : Je suppose que tous ces anges et ces esprits vivent au Ciel. Mais, où se trouve le Ciel au juste ?

DIEU : Ils demeurent tous dans la dimension spirituelle où se trouve le Ciel à l’heure actuelle.

SCOTT : Tu dis « à l’heure actuelle », comme si le Ciel allait bouger.

DIEU: Ce sera le cas, en quelque sorte.

SCOTT : Comment cela ?

DIEU : Un jour, le Ciel viendra sur terre.

SCOTT : Voilà qui est de plus en plus intéressant. Mais qu’entends-Tu par là ?

DIEU : Le moment venu, Je transformerai la surface de la terre en un paradis dont la beauté surpassera celle du Paradis terrestre. Ensuite, sur ce paradis se posera une cité gigantesque. Ses habitants seront libres d’aller et venir, et ils pourront se déplacer dans toutes les sphères physiques et spirituelles. La beauté de cette cité n’aura pas d’égal.

SCOTT : Et quand cela arrivera t-il ?

DIEU : Dans un peu plus de mille ans.

SCOTT : Bon Dieu, que ça fait long !

DIEU : C’est gentil à toi de M’appeler Bon Dieu !

SCOTT : Euh…Excuse-moi, c’est une expression. Et c’est bien la première fois que je l’utilise en parlant au Bon Dieu Lui-même. Je dois dire que ça fait long à attendre.

DIEU : Tu n’es pas obligé d’attendre mille ans pour y vivre, mais il faudra attendre un peu plus de mille ans avant qu’elle ne vienne sur terre.

SCOTT : Donc si j’ai bien compris, cette… cette cité sera le Ciel ?

DIEU : Elle fera partie du Ciel ; elle en sera le noyau, si Je puis dire. Mais le Ciel, dans sa totalité, est infiniment plus vaste que cela !

SCOTT : On dirait que Tu me caches quelque chose…

DIEU : Il serait impossible de tout te révéler maintenant, mais Je t’en dirai davantage, dans une prochaine interview.

SCOTT : Dans une prochaine interview ?

DIEU : Oui. On ne fait que commencer. Nous avons encore beaucoup de choses à nous dire. Tu ne pensais tout de même pas qu’une seule interview avec Dieu allait suffire !

SCOTT : C’est que… Je veux dire, j’osais à peine imaginer que Tu m’accorderais cette première interview, et encore moins une autre. Je suis agréablement surpris.

DIEU : La vie est pleine de surprises, et Je me félicite que celle-ci t’ait plu.

SCOTT : Alors, de la part de mes lecteurs, si lecteurs il y a, je tiens à Te remercier.

DIEU : De rien, Je suis ravi de te rendre ce service. Et Je suis impatient de poursuivre avec toi ce tour d’horizon.

SCOTT : Tout le plaisir a été pour moi.

Et c’est ainsi que prit fin ma première interview avec Dieu : sur la promesse qu’elle serait suivie de beaucoup d’autres. En relisant le texte de cet entretien, j’ai pensé qu’il n’était pas sans cohérence. J’ai recherché l’avis de certains de mes amis, qui m’ont paru l’aimer. J’en ai déduit que je n’étais pas aussi cinglé que ça de m’être lancé dans cette aventure. J’espère que vous serez, autant que je l’ai été, fasciné par Ses réponses.

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