Les histoires racontées par Jésus : l’homme riche et Lazare, Luc 16.19–31

L’histoire de l’homme riche et de Lazare est une autre des histoires que Jésus a racontées sur l’attitude que nous devrions avoir envers les richesses et l’usage que nous faisons de ces richesses.
La parabole du riche insensé et la parabole de l’intendant injuste traitent également des richesses.
Cette parabole compare la vie de deux hommes, l’un riche, l’autre pauvre. Comme nous le verrons, la comparaison s’étend au-delà de cette vie jusque dans la suivante. Passons à la description que Jésus nous donne de l’homme riche.
Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement. (Luc 16:19)
Cette brève description en guise d’introduction ne nous apprend pas grand-chose, mais les auditeurs originaux en auraient déduit certains éléments précis. Cet homme n’était pas seulement riche : il mettait un point d’honneur à faire étalage de sa richesse en portant des vêtements somptueux.
Il s’habillait tous les jours de vêtements de couleur pourpre, que seuls les gens très riches pouvaient se permettre d’acheter. Le procédé d’extraction de la teinture pourpre à partir du coquillage murex était exigeant en main d’œuvre, ce qui rendait le tissu pourpre très cher.
Seuls la famille royale et les personnes d’un rang élevé portaient des vêtements de couleur pourpre.
L’homme riche portait aussi du lin fin. Le mot grec traduit par lin fin désigne un linge délicat, doux, blanc et très coûteux. Le fait de porter des vêtements de lin blanc sous des habits pourpres étaient la marque d’une grande richesse.
De plus, il festoyait somptueusement tous les jours, ce qui pourrait indiquer qu’il recevait des invités tous les jours, ou en tout cas très souvent, ce qui aurait été très coûteux. Ce sont des détails, ici et plus loin dans l’histoire, qui indiquent que l’homme était très riche et indolent.
Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d’ulcères, qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères. (Luc 16:20 et 21)
Dans la tradition de concision des paraboles, les informations concernant Lazare sont également rares. Toutefois, un point qui mérite d’être souligné c’est que nous connaissons son nom. C’est la seule parabole de Jésus dans laquelle des gens sont désignés nommément.
Un peu plus loin, Abraham, le père de la nation juive, est également nommé. Le nom Lazare est la forme grecque du nom hébreu Eliézer ou Eléazar, qui signifie Dieu est mon aide ou celui qui a l’appui de Dieu.
Lazare est tellement pauvre qu’il doit mendier sa nourriture. En plus il est malade, couvert de plaies purulentes, et il ne peut pas marcher. Soit il a les jambes paralysées, soit il est tellement faible et malade qu’il n’arrive plus marcher.
Dans l’original grec, la phrase couché devant son portail est à la forme passive, ce qui signifie qu’il a dû être déposé à la porte de l’homme riche par d’autres personnes.
Dans la Palestine du premier siècle de notre ère, il n’y avait pas d’agences ou de services gouvernementaux qui s’occupaient des pauvres, de sorte que ces soins étaient prodigués par la communauté ou par des personnes individuelles.
L’aumône, les dons d’argent et de nourriture aux démunis, était la seule chose qui permettait aux gens comme Lazare de survivre. Lazare dépendait des autres pour le transporter quotidiennement devant le portail de l’homme riche, où il pouvait mendier, et où il espérait recevoir la nourriture qui tomberait de la table du riche.
Quand les convives étaient à table, ils rompaient un morceau de pain et s’en servaient pour prendre la nourriture du plat commun. Lorsqu’ils voulaient s’essuyer les mains au cours du repas, ils prenaient un petit morceau de pain et s’en servaient pour s’essuyer les mains, avant de le jeter sous la table. C’est cette nourriture que Lazare aurait espéré recevoir.
Chaque jour, Lazare s’asseyait à la porte de l’homme riche parce qu’il savait qu’on y faisait des festins quotidiens et qu’il pourrait assouvir sa faim pour peu qu’on lui donne un peu de la nourriture jetée au sol. Il avait envie de cette nourriture, mais il devait s’en passer, parce personne ne lui en donnait ; ou bien on lui en donnait de temps en temps, mais pas suffisamment pour qu’il soit rassasié.
Les chiens venaient lécher les plaies de Lazare. La plupart des commentateurs bibliques supposent que c’était des chiens sales et galeux qui trainaient dans la rue.
(Note : Les chiens lèchent leurs propres blessures. Ils lèchent les gens en signe d’affection. Mais qui plus est, de récentes études ont montré que la salive contient des antibiotiques peptidiques endogènes qui favorisent la guérison. La salive d’un chien contient de tels antibiotiques peptidiques, et les anciens avaient découvert que lorsqu’un chien léchait des blessures, elles guérissaient plus rapidement. En 1994, le professeur Lawrence Stager de l’Université d’Harvard a découvert les restes de plus de 1 300 chiens enterrés dans l’antique cité d’Ashkelon. Ces tombes datent du Vème au IIIème siècle av. J.-C., époque à laquelle Ashkelon était gouvernée par les Phéniciens. Ces animaux étaient probablement liés à un culte de guérison phénicien. Selon toute vraisemblance, ces chiens avaient été dressés à lécher les plaies ou les blessures, ce qui donnait lieu au paiement d’une redevance à leurs propriétaires. Cela pourrait expliquer le contexte de Deutéronome 23.18, qui interdit au fidèle d’apporter « le prix d’un chien » dans la maison du Seigneur)
Un commentateur pense qu’il pourrait s’agir des chiens de garde de la maison de l’homme riche, et que leurs lèchements auraient eu un effet bénéfique sur les plaies de Lazare.
Dans les deux cas, le fait d’être couvert de plaies et d’être léché par des chiens rendait Lazare rituellement impur. Et, si en fait, l’homme riche avait des chiens de garde, on peut supposer que c’étaient les chiens qui se nourrissaient des restes de repas jetés sur le sol, et non pas Lazare.
Lazare était dans un état pitoyable : il était incapable de marcher, couvert de plaies, il avait toujours faim et dépendait entièrement des autres pour se déplacer d’un endroit à un autre ; en plus, il était assis jour après jour à mendier devant le portail de l’homme riche qui, apparemment, ne faisait pas attention à lui. C’était un paria, socialement et rituellement impur.
La parabole continue :
Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. (Luc 16:22)
Auprès d’Abraham, ou au sein d’Abraham, comme c’est parfois traduit, exprimait l’état béni après la mort, comme le fait d’être à table avec les patriarches, comme on peut le lire en Matthieu 8.11 :
Et je vous dis que plusieurs viendront d’orient et d’occident, et s’assiéront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux (Matthieu 8:11)
Lazare, qui n’avait jamais été invité à un festin de l’homme riche, et qui aurait voulu se nourrir de ce qui tombait de la table du riche, est maintenant attablé à la place d’honneur à côté d’Abraham, le père de la foi.
L’homme riche, quant à lui, connaît un sort très différent.
Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Et s’écriant, il dit : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, et qu’il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. (Luc 16:22-24)
L’homme riche dont on ne connait pas le nom est mort et a été enterré, sans doute lors de funérailles coûteuses. Mais son sort est maintenant très différent de sa vie terrestre. Lui qui faisait bombance quotidiennement, en festoyant et en buvant du vin est maintenant celui qui a besoin d’aide et dépend des autres.
Il appelle Abraham, en veillant à l’appeler mon père, espérant sans doute qu’en rappelant à Abraham ses origines juives cela l’obligerait d’une certaine manière à lui venir en aide.
A ce moment précis de la parabole, nous découvrons non sans surprise que l’homme riche connaissait le nom de Lazare. Apparemment, il connaissait bien Lazare qui s’asseyait tous les jours devant son portail dans le dénuement le plus complet.
Pourtant, il ne manifeste aucun remords au fait qu’il a complètement négligé Lazare ; au contraire, il demande à Abraham d’envoyer Lazare pour qu’il lui rende un service.
Kenneth Bailey a parfaitement analysé la situation lorsqu’il a écrit :
La première exigence de l’homme riche est incroyable. Quand Lazare souffrait, l’homme riche ignorait Lazare. Maintenant, c’est l’homme riche qui souffre et il veut que l’on fasse quelque chose immédiatement ! Après tout, il n’est pas habitué à cela. Au lieu de s’excuser, il exige d’être servi, et en plus il veut que ce soit par l’homme qu’il a refusé d’aider alors qu’il était lui-même très riche ! Il ne voulait même pas donner à Lazare un peu des restes qu’il donnait à manger à ses chiens.
C’est comme s’il avait dit : « Maintenant que Lazare se sent mieux et qu’il est debout, je voudrais bien qu’il me serve. Je ne suis pas le premier venu, et puisqu’il fait partie de la classe des serviteurs, je m’attends à ce qu’il me serve. Envoie-le ici, Abraham, et en vitesse. Contrairement à  Lazare, moi, je n’ai pas l’habitude de l’inconfort ! »
Il ne montre aucun signe de remords, il ne demande pas pardon, il continue à ne penser qu’à lui-même et à être imbu de sa propre importance.
Mais Abraham dit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux ; et maintenant lui est consolé ici, et toi tu es tourmenté. (Luc 16:25)
Abraham ne lui répond pas durement ; au contraire, il l’appelle mon fils.
Il demande à l’homme riche de réfléchir à la façon dont il a vécu et à toutes les bonnes choses dont il a joui, par opposition aux malheurs qu’a connus Lazare.
Abraham lui rappelle que ce qu’il possédait ne lui appartenait pas vraiment, mais que c’était un prêt de Dieu, et qu’il était censé en faire bon usage. Maintenant que sa vie terrestre est terminée, et à cause de ses actes dans cette vie, il est tourmenté.
Quant à Lazare, il est maintenant consolé. Après avoir vécu une vie très pénible, il est maintenant délivré de ses peines et de ses tourments. Désormais, il n’est plus négligé. Il est consolé après sa mort.
Puis Abraham lui dit :
Et outre tout cela, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous ; en sorte que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le peuvent, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous. (Luc 16:26)
Même si Lazare, pris de compassion, avait voulu tremper son doigt dans l’eau pour rafraîchir la langue de l’homme riche, cela n’aurait pas été possible. Lazare aurait été en droit de faire remarquer qu’il était absolument ridicule que l’homme riche demande qu’on l’envoie le soulager et le servir. Lazare n’avait-il pas souffert tous les jours devant le portail du riche sans jamais rien recevoir ? Pourtant, Lazare ne dit rien, comme c’est d’ailleurs le cas tout au long de la parabole.
L’homme riche trouve alors une nouvelle mission pour Lazare.
Et il dit : Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure ; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. (Luc 16:27 et 28)
Le riche, se rendant compte que la situation désastreuse dans laquelle il se trouve ne va pas changer, demande que Lazare soit envoyé en mission pour avertir ses frères. Il est conscient que le même sort les attend, probablement parce qu’ils vivent comme lui, en satisfaisant leurs plaisirs égoïstes, sans se soucier le moins du monde des gens qui sont dans le besoin.
Mais Abraham lui dit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. (Luc 16:29)
Abraham lui répond qu’ils ont à leur disposition les cinq livres de Moïse, qu’on appelle la Torah, et les écrits des prophètes, qu’on appelle les Nevi’im en hébreu.
En fait, Abraham lui dit que les écritures saintes, la Parole écrite de Dieu, sont suffisantes pour instruire ses frères à vivre dans la foi et mener une vie juste. Il ne tient qu’à eux d’écouter ces paroles, d’y obéir et de les mettre en pratique s’ils ne veulent pas finir comme leur frère qui vient de mourir.
Cette réponse ne plait pas à l’homme riche. Il a l’habitude que les gens fassent ce qu’il demande. Il se rebiffe et répond :
Mais il dit : Non, père Abraham ; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. (Luc 16:30) 
C’est assez ironique vu qu’à ce moment-là l’homme riche voit lui-même une personne revenue du séjour des morts — en l’occurrence Lazare qui est à table avec Abraham — et qu’il n’a manifesté aucun signe de repentance. Pourtant, il est persuadé que si Lazare apparaît à ses frères, ils se repentiront. Abraham lui fait savoir clairement que ça n’a pas de sens.
Et il lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. (Luc 16:31)
L’homme riche cherche à envoyer un signe à ses cinq frères. Il se dit que si Lazare, qui est mort et dont ses frères savent qu’il est mort, va les avertir, ils croiront. Les frères de l’homme riche reconnaîtraient Lazare puisque, pendant des années, ils sont passés à côté de lui quand ils entraient dans la maison de leur frère pour faire bonne chère. L’homme riche sait que ses frères ont, comme lui, ignoré Lazare, et que leur sort sera identique au sien.
Il sait aussi qu’ils ne lisent pas ou ne croient pas les paroles de Dieu.
Le riche demande qu’on envoie un signe ses frères.
Dans la Bible, le fait de réclamer un signe est une marque d’incrédulité, comme on peut le voir en Jean 6.30 et dans d’autres versets.
Ils lui dirent donc : Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions, et que nous te croyions.
Quelle œuvre fais-tu (Jean 6:30)
Une génération méchante et adultère recherche un signe ; et il ne lui sera pas donné de signe, si ce n’est le signe de Jonas. Et les laissant, il s’en alla. (Matthieu 16:4)
Et les pharisiens sortirent et se mirent à disputer avec lui, demandant de lui un signe du ciel, pour l’éprouver. (Marc 8:11)
Et d’autres, pour l’éprouver, lui demandaient un signe du ciel. (Luc 11:16)
Les Juifs donc répondirent et lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, que tu fasses ces choses Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. (Jean 2:18 et 19)
Bien que ce ne soit pas précisé, du fait que les paraboles ne donnent pas beaucoup de détails ni de faits historiques, il est possible que l’homme riche et ses frères aient été des sadducéens.
Les sadducéens étaient l’aristocratie d’Israël et ils étaient souvent très riches.
Les grands prêtres de l’époque étaient des sadducéens.
L’homme riche portait des vêtements pourpres, ce qui pourrait indiquer qu’il faisait partie de l’aristocratie et donc qu’il était probablement un sadducéen, ou en tout cas, il est possible que Jésus faisait allusion aux croyances des sadducéens.
Les sadducéens ne croyaient pas que la vie continuait après la mort. Ils ne s’attendaient pas à ce qu’il y ait une vie au-delà de la vie terrestre ; pour eux, si un homme avait été prospère et heureux, s’il était mort en paix et avait été enterré honorablement, il avait eu tout ce qu’un homme pouvait espérer ici-bas.
Toutefois, la parabole de Jésus montre que ce n’est pas du tout le cas. L’homme riche, contrairement à ce que croyaient les sadducéens, découvre qu’il y a une vie après la mort et, qu’en fait, nos actes de notre vie terrestre ont des conséquences déterminantes sur la vie après la mort.
W. Manson écrit :
L’homme riche pense maintenant à ses frères qui vivent exactement comme il avait vécu, qui croient ce qu’il avait cru, et se préparent ainsi à le rejoindre dans les tourments. Il demande à ce que Lazare leur soit envoyé pour leur témoigner. Leur témoigner de quoi ? De la seule chose à laquelle quelqu’un revenu d’entre les morts pourrait témoigner : du fait qu’il y a une vie après la mort et que la nature de celle-ci est basée sur le principe de rétribution. Les cinq frères encourent une punition après la mort précisément parce qu’ils n’y croient pas. …. La croyance des cinq frères est celle des sadducéens.
Que les frères aient été sadducéens ou non, ce qui est clair, c’est que l’homme riche savait qu’ils n’obéissaient pas à l’enseignement de la Parole de Dieu, et qu’ils allaient finir dans le même état que lui si on ne leur envoyait pas un signe.
Mais Abraham lui répond qu’aucun signe ne leur sera donné, puisqu’ils avaient la Parole de Dieu à leur disposition et que c’était suffisant.
Ils connaissaient suffisamment la Torah, les écritures saintes, pour savoir ce qui, aux yeux de Dieu, constitue une conduite de vie juste et droite, et sur la façon dont on doit traiter les pauvres.
Alors, qu’est-ce que Jésus enseignait dans cette parabole ?
La plupart des gens auxquels Jésus s’adressaient auraient tout d’abord supposé que l’homme riche était béni de Dieu et que Lazare était puni ; en effet, ils auraient pensé que la prospérité était une bénédiction de Dieu et que la pauvreté était une punition de Dieu.
Jésus expliquait que ce n’était pas forcément vrai. La richesse n’est pas forcément le signe qu’on a été béni par Dieu ou qu’on est une personne juste ; de même que ceux qui sont moins bien lotis, ou qui sont malades ou pauvres, ne sont pas punis ou jugés par Dieu.
Une autre chose que Jésus voulait montrer c’était que le fait d’être de la lignée d’Abraham n’était pas une condition suffisante pour éviter les tourments à l’homme riche.
Dans d’autres circonstances, Jésus a expliqué que le fait d’être de la lignée physique d’Abraham n’était pas suffisant, mais qu’il fallait agir en prenant exemple sur Abraham.
Ils répondirent et lui dirent : Abraham est notre père. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham (Jean 8:39)
La parabole enseigne aussi aux riches comment ne pas se comporter.
L’homme riche connaissait bien Lazare et il était au courant de ses besoins, mais il était totalement indifférent à son sort. Il n’a jamais levé le petit doigt pour lui venir en aide, même s’il était évident qu’il avait largement les moyens de le faire.
C’est tellement facile de détourner le regard quand on voit un mendiant, surtout s’il a une apparence disgracieuse, comme c’est le cas dans la description frappante que Jésus fait des chiens léchant les plaies purulentes de Lazare.
Au lieu de voir un être humain, créé à l’image de Dieu, une personne que Dieu aime, il est plus facile de les éviter ou de détourner le regard ; il est plus facile d’être indifférent et insensible à leur sort.
En tant que chrétiens, et en tant que disciples, nous sommes censés faire preuve d’amour et de compassion quand nous sommes témoins de la misère des gens qui sont dans le besoin.
Bien que Jésus ait pris un homme riche comme mauvais exemple dans cette parabole, il n’y a en soi rien de mal à être riche. Abraham lui-même était riche.
Il y a cependant un risque bien réel que les richesses aient une mauvaise influence sur nous. Cela dépend de l’importance que nous donnons à nos possessions matérielles et de l’usage que nous en faisons.
Sommes-nous comme le riche insensé de Luc chapitre 12 qui projette de stocker sa récolte exceptionnelle et de la garder pour lui ? Sommes-nous esclaves de notre argent et de nos biens matériels, ou bien les utilisons-nous pour la gloire de Dieu ?
Est-ce que nous vivons dans l’indolence comme l’homme riche dans cette parabole, ou est-ce que nous venons en aide aux autres ? Même si nous n’avons pas beaucoup d’argent à donner, faisons-nous notre possible pour aider ceux qui en ont besoin, par exemple en leur donnant un peu de notre temps, de notre attention ou en les aidant d’une manière ou d’une autre pour répondre à leurs besoins ?
Quelle est notre attitude envers les pauvres et les nécessiteux ? Sommes-nous indifférents ? Est-ce que nous les regardons de haut ? Est-ce que nous les jugeons en nous disant qu’ils méritent d’être dans la situation où ils se trouvent ?  Ou bien faisons-nous preuve de compassion, de bienveillance et d’attention ?
La parabole est aussi un avertissement contre le fait d’ignorer ou de rejeter la Parole de Dieu. L’homme riche ne croyait en rien, ou bien sa croyance était erronée. Il savait que ses frères étaient comme lui.
Il demanda qu’on leur envoie un signe, mais Abraham lui dit qu’aucun signe ne leur serait donné puisqu’ils avaient la Parole de Dieu à leur disposition.
Dieu tenait l’homme riche responsable puisqu’il avait la Parole de Dieu à sa disposition, mais qu’il ne se conformait pas son enseignement, comme en témoigne le fait qu’il ne traitait pas les pauvres comme l’exigent les Écritures saintes.
La façon dont nous menons notre vie a des répercussions sur notre futur éternel.
Nos actions, ou notre inaction, ont des répercussions non seulement sur notre vie aujourd’hui, mais aussi sur notre vie éternelle.
Nous devrions être vigilants et faire attention aux choix que nous faisons, à notre mode de vie, à l’usage que nous faisons de notre argent et de nos biens matériels, et à la façon dont nous traitons les gens qui sont dans le besoin.
La somme de nos décisions, de nos choix et de nos actes fait non seulement de nous ce que nous sommes aujourd’hui, mais détermine aussi notre futur dans l’au-delà.
En tant que chrétiens, en tant que disciples, une autre leçon que nous devrions tirer de cette parabole est que nous sommes entourés par beaucoup de gens qui, comme l’homme riche, ne croient pas ou ne savent pas qu’il y a une vie après la vie.
Ils ne comprennent peut-être pas que le fait de croire en la Parole de Dieu et de recevoir le salut par son Fils Jésus transformera leur vie maintenant et pour l’éternité.
Nous avons le devoir de partager la vérité et nos richesses spirituelles avec eux.
Nous ne devrions pas nous comporter comme l’homme riche de la parabole, c’est-à-dire être contents d’avoir des richesses spirituelles, la richesse du ciel, et d’ignorer les Lazare de ce monde qui sont dans le besoin, matériellement ou spirituellement.
Que nous ayons ou non beaucoup d’argent ou de biens matériels à partager avec ceux qui sont dans le besoin, en tant que chrétiens, chacun de nous possède la chose la plus précieuse au monde — la vie éternelle et une relation personnelle avec celui grâce auquel cela est possible, Jésus.
Il y a des multitudes de gens venus de tous horizons qui sont désespérément dans le besoin, et nous avons les richesses spirituelles de la foi, du salut, et de l’immense amour de Dieu à partager avec eux.
Faisons tout notre possible pour leur apporter réconfort et le salut, vous voulez bien ?

L’homme riche et Lazare (Luc 16.1931)

Luc 16:19  Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement. 
Luc 16:20  Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d’ulcères, 
Luc 16:21  qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères. 
Luc 16:22  Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. 
Luc 16:23  Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. 
Luc 16:24  Et s’écriant, il dit: Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, et qu’il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. 
Luc 16:25  Mais Abraham dit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux; et maintenant lui est consolé ici, et toi tu es tourmenté. 
Luc 16:26  Et outre tout cela, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous; en sorte que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le peuvent, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous. 
Luc 16:27  Et il dit: Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, 
Luc 16:28  j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. 
Luc 16:29  Mais Abraham lui dit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. 
Luc 16:30  Mais il dit: Non, père Abraham; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. 
Luc 16:31  Et il lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. 
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