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Mystères de la Bible N°154 – Les histoires racontées par Jésus : Les deux bâtisseurs, Matthieu 7:24–27

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Les histoires racontées par Jésus : Les deux bâtisseurs, Matthieu 7:24–27

Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus raconte à ses disciples une parabole destinée à souligner l’importance de mettre en pratique ce qu’Il leur enseigne. Les versions de Matthieu et de Luc du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5:1–7:27; Luc 6:20–49) se terminent toutes deux par la parabole de deux bâtisseurs, celui dont la maison tiendra bon et l’autre, dont la maison s’effondrera.
Matthieu 7:24–27
Quiconque donc entend ces miennes paroles et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc et la pluie est tombée, et les torrents sont venus, et les vents ont soufflé et ont donné contre cette maison ; et elle n’est pas tombée, car elle avait été fondée sur le roc. Et quiconque entend ces miennes paroles, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable et la pluie est tombée, et les torrents sont venus, et les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et sa chute a été grande. 
Le récit de la même parabole, dans l’Evangile de Luc, comporte des différences mineures :
Luc 6:47–49
Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, et qui entend mes paroles et les met en pratique il est semblable à un homme qui bâtit une maison, qui a foui et creusé profondément, et a mis un fondement sur le roc : mais une inondation étant survenue, le fleuve s’est jeté avec violence contre cette maison, et il n’a pu l’ébranler, car elle avait été fondée sur le roc. Mais celui qui a entendu et n’a pas mis en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement; et le fleuve s’est jeté avec violence contre elle, et aussitôt elle est tombée ; et la ruine de cette maison a été grande. 
Les différences du texte sont mineures, et certains commentateurs expliquent que Luc s’adressait à des chrétiens non Juifs et qu’il a adapté son récit pour que la symbolique de la parabole leur soit plus accessible, tandis que le texte de Matthieu décrit une technique de construction courante dans la Palestine du premier siècle de notre ère.
Je me référerai principalement à la version de Matthieu, et je commenterai occasionnellement celle de Luc.
Le bâtisseur sensé de Matthieu veille à ce que sa maison soit solidement établie sur un rocher, et dans le récit de Luc, il creuse profondément pour que les fondations de la maison soient assises sur le roc.
Ils disent tous deux la même chose – à savoir que le fait de bâtir sur des fondations stables garantit que la solidité future de la maison. Ceux qui entendent les paroles de Jésus et les mettent en pratique ressemblent à ce bâtisseur.
Le deuxième bâtisseur évite la tâche difficile qui consiste à creuser jusqu’au roc, et choisit la solution de facilité qui est de bâtir la maison à même le sol, sans établir de fondations solides. Luc dit que le second bâtisseur bâtit sa maison directement sur le sol meuble sans lui donner de fondations. Matthieu dit la même chose en précisant qu’il construit sa maison sur le sable.
Une fois les travaux terminés, les deux maisons auraient eu plus ou moins la même apparence, et, dans des conditions normales, personne n’aurait vu la différence. Et pourtant, la différence est de taille !
Dans la Palestine du 1er siècle de notre ère, la plupart du temps, on construisait les maisons pendant les mois d’été, pour éviter d’avoir à travailler pendant la saison des pluies. Les étés étaient très chauds et c’était pénible de creuser des fondations pendant les fortes chaleurs. Mais ce travail difficile était nécessaire si l’on voulait que la maison soit solidement établie. 
La différence entre les deux maisons apparaît quand les pluies arrivent. En Israël, la saison des pluies commence vers la mi-octobre, et c’est en janvier que les pluies sont les plus abondantes. Quand il pleut à verse, les pluies provoquent parfois des glissements de terrain qui descendent le long des collines ou des montagnes, en emportant tout sur leur passage.
C’est ce type de situation que Jésus évoque lorsqu’Il dit : Il a plu à verse, les fleuves ont débordé, les vents ont soufflé avec violence, ils se sont déchaînés contre cette maison
Une forte pluie, doublée de vents violents et d’inondations, s’est déchaînée contre la maison bâtie sur le roc, mais elle a tenu bon. Quant à la maison qui n’avait pas de fondations, elle s’est effondrée. Les deux maisons ont subi les assauts de la pluie, du vent, de la tempête et de l’inondation, mais seule la maison bâtie sur de solides fondations a résisté et en est sortie indemne.
Luc se concentre sur l’inondation et les eaux qui assaillent la maison et la font s’écrouler. Cette description imagée a probablement trouvé un écho parmi son public, c’est-à-dire ceux qui vivaient dans des régions en dehors d’Israël et qui auraient été plus familiers avec des rivières qui débordent et provoquent des inondations. Dans les deux cas, la maison qui n’avait pas de fondations s’effondre.
En racontant cette parabole, Jésus met ses auditeurs devant un choix : écouter et ignorer, ou bien écouter et mettre en pratique ce qu’ils ont entendu.
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus parlait de l’appel du disciple et des critères du royaume de Dieu. Ensuite, Il nous met au défi d’appliquer ce qu’Il a enseigné. Les Juifs auxquels Il s’adressait étaient familiers avec ce concept d’écouter et de faire ce que la Torah enseignait, mais là, Jésus leur demandait d’écouter ce que Je dis et de l’appliquer.
Il expliquait que ceux qui entendent et appliquent ses enseignements font preuve de sagesse et ceux qui ne le font pas sont stupides. Il faisait valoir que ses enseignements étaient à mettre sur un pied d’égalité avec ceux des écrits juifs.
Il dira plus tard :  
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. (Marc 13:31)
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. (Matthieu 24:35)
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. (Luc 21:33)
L’Ancien Testament parle d’inondations et de tempêtes pour désigner les difficultés de la vie
Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge. (Psaume 69 :2)
et les jugements de Dieu.  
à cause de cela, voici, le Seigneur fait monter sur eux les eaux du fleuve, fortes et grosses, le roi d’Assyrie et toute sa gloire ; et il montera sur tout son lit, et s’en ira par-dessus tous ses bords ; et il traversera Juda, il débordera et passera outre, il atteindra jusqu’au cou ; et le déploiement de ses ailes remplira la largeur de ton pays, ô Emmanuel.                   (Ésaïe 8 :7 et 8) 
Et j’entrerai en jugement avec lui par la peste et par le sang ; et je ferai pleuvoir une pluie torrentielle, et des pierres de grêle, du feu et du soufre, sur lui et sur ses bandes, et sur les peuples nombreux qui seront avec lui. (Ézéchiel 38 :22)
En fin de compte, l’effondrement de la maison est un symbole de jugement. En même temps, cette parabole est symbolique des épreuves que les croyants doivent affronter dans la vie.
Cette parabole, figurant à la fin du Sermon sur la Montagne, était adressée aux disciples de Jésus,
Or, voyant les foules, il monta sur la montagne ; et lorsqu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui et ayant ouvert sa bouche, il les enseignait, disant…
Elle s’adresse également à tous ceux d’entre nous qui croyons en Lui et Le suivons. Les chrétiens sont censés mettre en pratique les enseignements de Jésus, et si nous ne le faisons pas, nous sommes comme le bâtisseur insensé dont la foi et l’endurance ne seront pas suffisamment fortes pour supporter l’épreuve.
Le vrai test du disciple et la sincérité de ses convictions se révèlent dans ses actes. Ce n’est pas suffisant d’écouter la Parole de Dieu, si on ne l’applique pas et qu’on ne lui obéit pas. Jésus disait que celui qui ne met pas en pratique ce qu’Il a enseigné est comme l’homme insensé qui a bâti sa maison sur du sable.
Notre foi, notre vocation de disciple, doit être solide et durable, elle est censée grandir et mûrir. Tout comme le fait de creuser jusqu’à la roche pour établir des fondations était une tâche pénible dans la Palestine du premier siècle de notre ère, cela demande beaucoup d’efforts d’écouter et d’appliquer, jour après jour, les enseignements de Jésus.
Ce n’est pas une tâche facile de vivre l’enseignement de Jésus, mais c’est nécessaire si nous voulons que notre foi soit solide et adulte, et si nous voulons endurer les tempêtes de la vie. Si nous prenons l’engagement et faisons l’effort d’écouter et de faire ce qu’Il enseigne, alors nous serons comme le bâtisseur sensé dont la maison a tenu bon.
Pour reprendre les paroles de Jacques, le frère de Jésus :
Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. (Jacques 1:22)

 

Les deux bâtisseurs, Matthieu 7:24–27

Matthieu 7:24  Quiconque donc entend ces miennes paroles et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc; 
Matthieu 7:25  et la pluie est tombée, et les torrents sont venus, et les vents ont soufflé et ont donné contre cette maison; et elle n’est pas tombée, car elle avait été fondée sur le roc. 
Matthieu 7:26  Et quiconque entend ces miennes paroles, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable; 
Matthieu 7:27  et la pluie est tombée, et les torrents sont venus, et les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et sa chute a été grande. 
          
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Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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