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Mystères de la Bible N°151 – Les histoires racontées par Jésus : Le semeur et les graines (2ème partie), Matthieu 13.3–23

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Les histoires racontées par Jésus : Le semeur et les graines (2ème partie), Matthieu 13.3–23

Dans la première partie de la parabole du semeur et des graines, Jésus raconte la parabole aux foules qui sont venues écouter son enseignement.
Ensuite, lorsqu’Il se retrouve seul avec ses disciples, ceux-ci Lui demandent pourquoi Il se sert de paraboles pour enseigner. Il leur donne une explication en se référant à Esaïe 6.9–10 (que nous avons évoqué dans la première partie), suivie de l’interprétation de la parabole, que nous allons étudier dans cette seconde partie.
Jésus énumère quatre types de sols dans lesquels les graines sont semées : le chemin, sur lequel les oiseaux viennent manger les graines; le sol rocailleux, recouvert d’une mince couche de terre ; le sol rempli de ronces ; et la bonne terre, qui donne du fruit. Ecoutons-Le commencer son interprétation :
Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Toutes les fois que quelqu’un entend la parole du royaume, et ne la comprend pas, le méchant vient et ravit ce qui est semé dans son cœur ; c’est là celui qui a été semé le long du chemin. 
Dans Matthieu, la semence est appelée le message qui concerne le royaume; dans Marc, c’est la parole; et dans Luc, la Parole de Dieu.
L’application de la parabole compare les graines semées dans quatre sols différents aux quatre types de réactions que les gens ont lorsqu’ils entendent le message de la Parole de Dieu.
Quand la semence tombe sur le chemin bordant le champ, elle reste à même le sol où les oiseaux peuvent facilement la manger. Dans la littérature juive de l’époque de Jésus, les oiseaux symbolisaient parfois le diable.
Certaines personnes sont comme un sol dur. La semence n’a pas le temps de germer sur une terre endurcie parce que la personne n’est pas réceptive au message. Ces gens-là entendent le message avec leurs oreilles, mais ils n’écoutent pas vraiment. Et le diable n’a plus qu’à venir dérober les graines.
Ensuite, Jésus donne l’interprétation du second type de sol stérile.
Et celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c’est celui qui entend la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie mais il n’a pas de racine en lui-même, mais n’est que pour un temps : et quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé. 
A la différence de la semence qui est tombée au bord du chemin, dans ce type de sol, la semence commence à germer. Par contre, il n’y a pas beaucoup de terre, du fait que le socle rocheux est très près de la surface. Par conséquent, la température du sol s’élève très tôt dans la saison et les plants poussent rapidement, mais à cause du manque d’eau et de leurs racines peu profondes, les pousses sont brûlées et meurent. Les graines plantées dans ce type de sol ne vivent pas longtemps.
Dans le contexte des Evangiles, ce type de sol symbolise ceux qui ont entendu le message de Jésus, qui ont été témoins de ses miracles et qui, au début, ont écouté avec beaucoup d’intérêt ses enseignements. Ils s’étaient réjouis d’entendre le message, hélas leur enthousiasme n’était pas fondé sur une conviction personnelle mais plutôt sur des émotions et une stimulation extérieure ; et une fois que le stimulant extérieur a disparu, leurs émotions sont retombées et leur enthousiasme s’est dissipé.
Quand les difficultés, les épreuves ou la persécution contre leur foi sont survenues, leur enthousiasme initial s’est refroidi et leur conviction s’est envolée. La foi des personnes de type sol rocailleux est superficielle ; leurs racines ne s’enfoncent pas profondément dans le sol. L’épreuve met fin à leur foi. Bien que ces graines germent rapidement et qu’elles poussent un peu, elles se dessèchent avant de pouvoir porter du fruit.
Puis Jésus parle de la semence qui est semée parmi les ronces.
Et celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la parole ; et les soucis de ce siècle et la tromperie des richesses étouffent la parole, et il est sans fruit. 
Ce sol parait fertile puisque la semence germe et se met à pousser, tout comme les ronces qui poussent dans la même terre. Il est clair que, dans ce cas précis, la réaction à la Parole est positive, mais celle-ci ne porte pas de fruit car d’autres choses l’étouffent et entravent sa capacité à grandir jusqu’à maturité.
Le mot grec traduit par soucis, dans les soucis de ce monde, peut être traduit aussi par anxiété, ou préoccupations, comme dans certaines traductions qui le rendent par les préoccupations de ce monde.
C’est normal de se faire du souci ; cela fait partie de la nature humaine, car nous ne savons pas ce que nous réserve chaque jour. Nous pouvons toujours envisager que certaines choses nous causeront du tort d’une manière ou d’une autre, et il y a toujours des choses que nous aimerions avoir sans que ce soit possible.
Leon Morris a écrit :
Il est possible d’être obnubilé par les menaces et les occasions que nous offre la vie, au point de ne pas accorder suffisamment d’attention à la Parole que nous avons reçue de Dieu. Jésus dit que les préoccupations de ce monde étouffent la Parole. Une vie ne peut contenir qu’une quantité limitée de choses, et Il parle d’une vie tellement remplie par les soucis qu’il n’y a plus de place pour s’intéresser sérieusement à la Parole de Dieu.
Associé aux soucis de ce monde, il y a l’attrait trompeur des richesses. Marc ajoute toutes sortes d’autres passions (qui pénètrent en eux) tandis que Luc inclut les plaisirs de la vie parmi les choses qui étouffent la Parole.
On retrouve ce concept des richesses trompeuses en Proverbes 11.28 :
Celui-là tombe qui se confie en ses richesses ; mais les justes verdissent comme la feuille. 
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus disait à ses disciples qu’ils ne pouvaient pas servir Dieu et l’argent ; qu’ils ne devraient pas être anxieux ni se faire de souci pour leur nourriture, leurs finances ou leurs vêtements, mais qu’ils devraient chercher en priorité la volonté de Dieu dans leur vie.
Un disciple est censé se concentrer sur Dieu et avoir foi en Lui. Cela ne veut pas dire que les autres choses sont insignifiantes, mais quand elles deviennent des préoccupations excessives ou des mauvaises priorités, elles peuvent détruire notre réceptivité spirituelle à la Parole de Dieu et mener à la stérilité.
Puis Jésus explique la signification des graines qui sont semées dans la bonne terre :
Et celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la parole, qui aussi porte du fruit, et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente.
La bonne terre produit ceux qui écoutent la Parole et la comprennent ; Marc dit : ce sont ceux qui écoutent la Parole, qui la reçoivent et que Luc décrit comme ceux qui, ayant écouté la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bien disposé.
Ils sont aux antipodes de ceux dont Jésus parlait plus tôt quand Il disait : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez point, et en voyant vous verrez et vous n’apercevrez point.
Ceux qui entendent et comprennent, non seulement comprennent ce que dit la Parole, mais ils l’acceptent, la croient, l’assimilent et s’engagent à la mettre en pratique. Ce sont ces gens-là qui portent du fruit.
Vous remarquerez que, même si ce type de sol donne une récolte, la productivité de la semence varie.
T. France l’explique ainsi :
Tous les disciples ne sont pas pareils et, par conséquent, des disciples qui sont aussi sincères les uns que les autres peuvent produire des récoltes de différente quantité, en fonction de leurs dons et de leurs circonstances. …  Ce qu’on attend d’eux, c’est que chacun produise la meilleure récolte dont il est capable, tout en reconnaissant que chaque récolte sera différente. Il convient de noter ici que, s’il y a bien une différence de « productivité » entre les différents disciples, il n’y a aucune différence entre leurs récompenses célestes.
Les chrétiens qui portent du fruit sont ceux qui entendent et comprennent la Parole de Dieu, et par conséquent, cela porte du fruit dans leur vie et dans la vie des autres. En d’autres termes, les vrais chrétiens portent du fruit.
Chez certains, la Parole de Dieu entre par une oreille et sort par l’autre, sans jamais prendre racine. D’autres reçoivent le message avec enthousiasme, ils sont emballés pendant un temps, mais quand les difficultés ou les problèmes surviennent, ces épreuves révèlent la faiblesse de leur engagement. Certaines personnes embrassent l’Evangile, mais petit à petit, d’autres sujets d’intérêt le délogent de sa place prépondérante.
Ces trois types de personnes ont ceci de commun qu’ils ne portent pas de fruit.
Ces types de sols stériles, tout comme ceux qui produisent du fruit, décrivaient les personnes qui étaient venues écouter Jésus prêcher et enseigner. Des foules nombreuses, composées parfois de plusieurs milliers de personnes, venaient L’écouter—et elles restaient parfois plusieurs jours de suite avec Lui.
Et Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, dit : Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils demeurent auprès de moi
Mais tout le monde ne recevait pas et ne croyait pas la parole qu’Il leur donnait, et parmi ceux qui L’écoutaient et croyaient, tous ne persévéraient pas. Certains tombaient en chemin. Néanmoins, Jésus continuait à prêcher et à enseigner—même quand
Dès lors plusieurs de ses disciples se retirèrent; et ils ne marchaient plus avec lui. (Jean 6:66)
Il était fidèle à prêcher le message, indépendamment des résultats, nous donnant ainsi l’exemple à suivre dans notre témoignage, notre enseignement et notre façon de gagner des disciples.
Tous ceux auxquels nous allons témoigner ne croiront pas, et tous ceux qui croiront ne continueront pas à grandir ni même à garder la foi. Certains disparaîtront et d’autres seront distraits par les soucis de ce monde.
Notre travail est de faire tout ce que nous pouvons pour partager l’Évangile avec les autres, les nourrir spirituellement et les inciter à grandir. Mais le résultat final dépendra de leurs décisions et de leur détermination à grandir spirituellement.
Lorsque nous réfléchissons au message de cette parabole et que nous nous l’appliquons, à nous-mêmes et à notre foi, nous constatons qu’il nous arrive de refléter un des trois types de sols stériles.
A certains moments, nous sommes peut-être comme le chemin rocailleux, du fait que nous avons perdu tout intérêt pour la parole de Dieu et que nous ne sommes plus réceptifs. Dans ces moments-là, Dieu essaie peut-être de nous parler, mais comme nous sommes dans un état d’esprit peu réceptif, ses paroles ne pénètrent pas dans notre cœur et elles restent sans effet.
La joie que nous ressentions au début de notre nouvelle vie de chrétien est peut-être retombée, et notre foi et notre engagement dépérissent, comme la semence tombée dans le sol rocailleux.
Ou peut-être que les soucis de la vie quotidienne, les fardeaux, les problèmes, les maladies, ou d’autres préoccupations nous ont distraits.
Ou bien la soif d’argent—soit parce que nous en avons désespérément besoin, soit parce que nous voulons à tout prix en gagner davantage—étouffe notre foi, comme les ronces, et nous empêche de porter du fruit.
En tant que disciples qui s’emploient à mettre en pratique les enseignements de Jésus, nous avons la responsabilité de discerner dans quelle condition se trouve le sol de notre cœur.
Il incombe à chacun de s’attacher fermement à la Parole de Dieu et de porter patiemment du fruit ; de rester une bonne terre, réceptive et fertile, afin de porter du fruit pour le Seigneur en fonction de nos dons et de notre appel.
Comme le disait Jésus : En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit ; et vous serez mes disciples. (Jean 15:8)
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Le semeur et les graines (2ème partie),        Matthieu 13.3–23

 

La parabole du semeur :

 
Mathieu 13:3  Et il leur dit beaucoup de choses par des paraboles, disant : Voici, un semeur sortit pour semer. 
Matthieu 13:4  Et comme il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin, et les oiseaux vinrent et les dévorèrent. 
Matthieu 13:5  Et d’autres tombèrent sur les endroits rocailleux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; et aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; 
Matthieu 13:6  et, le soleil s’étant levé, ils furent brûlés, et parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils séchèrent. 
Matthieu 13:7  Et d’autres tombèrent entre les épines, et les épines montèrent et les étouffèrent. 
Matthieu 13:8  Et d’autres tombèrent sur une bonne terre et produisirent du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. 
Matthieu 13:9  Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. 

Le but des paraboles :

Matthieu 13:10  Et les disciples, s’approchant, lui dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles? 
Matthieu 13:11  Et lui, répondant, leur dit : C’est parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux; mais à eux, il n’est pas donné. 
Matthieu 13:12  à quiconque a, il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à quiconque n’a pas, cela même qu’il a sera ôté. 
Matthieu 13:13  C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce que voyant ils ne voient pas, et qu’entendant ils n’entendent ni ne comprennent. 
Matthieu 13:14  Et par eux s’accomplit la prophétie d’Ésaïe qui dit : « En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez point, et en voyant vous verrez et vous n’apercevrez point ; 
Matthieu 13:15  car le cœur de ce peuple s’est épaissi, et ils ont ouï dur de leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient des yeux, et qu’ils n’entendent des oreilles, et qu’ils ne comprennent du cœur, et qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse » 
Matthieu 13:16  Mais bienheureux sont vos yeux, car ils voient, et vos oreilles, car elles entendent ; 
Matthieu 13:17  car en vérité, je vous dis, que plusieurs prophètes et plusieurs justes ont désiré de voir les choses que vous voyez, et ils ne les ont pas vues, et d’entendre les choses que vous entendez, et ils ne les ont pas entendues. 
 

La parabole du semeur expliqué :

Matthieu 13:18  Vous donc, écoutez la parabole du semeur. 
Matthieu 13:19  Toutes les fois que quelqu’un entend la parole du royaume, et ne la comprend pas, le méchant vient et ravit ce qui est semé dans son cœur ; c’est là celui qui a été semé le long du chemin. 
Matthieu 13:20  Et celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c’est celui qui entend la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie ; 
Matthieu 13:21  mais il n’a pas de racine en lui-même, mais n’est que pour un temps: et quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé. 
Matthieu 13:22  Et celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la parole ; et les soucis de ce siècle et la tromperie des richesses étouffent la parole, et il est sans fruit. 
Matthieu 13:23  Et celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la parole, qui aussi porte du fruit, et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. 
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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