Les histoires racontées par Jésus : Le roi et les intendants, Luc 19:11–27

Les Evangiles de Matthieu et de Luc relatent tous deux l’histoire d’un homme riche qui, sur le point de partir pour un pays lointain, donna à ses serviteurs diverses sommes d’argent à gérer pour son compte durant son absence.
Il y a des différences entre les versions de Matthieu et Luc, et il existe plusieurs théories expliquant les raisons de ces différences. Certains exégètes bibliques sont d’avis que les différences sont dues au fait que Jésus raconte l’histoire à différents moments dans des contestes différents, ce qui entraîne différentes versions. Dans les deux cas, la parabole recouvre les mêmes points principaux et donne le même message à quelques variations près.   Je citerais la version de Luc et me référerai à celle de Matthieu occasionnellement.
Dans l’Évangile de Luc, Jésus raconta cette parabole à Jéricho, alors qu’il se rendait à Jérusalem, peu de temps avant d’être arrêté et crucifié.
Il venait de dîner avec Zachée, le percepteur d’impôts ; la foule qui suivait Jésus était scandalisée de le voir entrer dans la maison d’un collecteur d’impôts détesté, car il faut savoir que ces collecteurs d’impôts étaient considérés comme des pécheurs et des traîtres à la nation d’Israël.
Au cours du repas, Zachée annonça qu’il rendrait l’argent qu’il avait pris malhonnêtement au titre de la perception de l’impôt. En l’entendant dire cela, Jésus déclara que ce jour-là, le salut était entré dans la maison de Zachée et que le Fils de l’Homme était venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
C’est dans ce contexte que Jésus raconta cette parabole.
Et comme ils entendaient ces choses, il ajouta et leur dit une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’ils pensaient que le royaume de Dieu allait immédiatement paraître. 
Jésus se rendait à Jérusalem pour la Pâque, et Il se trouvait à seulement 25 kilomètres de là, à Jéricho. Le peuple juif s’attendait à ce que le Messie, un homme de la lignée du roi David qui avait régné mille ans plus tôt, soit couronné roi à Jérusalem. Le Messie rétablirait la majesté du royaume de David, et débarrasserait Israël de ses oppresseurs étrangers.
Quand Jésus entra dans Jérusalem, la foule Le  pressait de tous côtés,  en criant :
Et les foules qui allaient devant lui, et celles qui suivaient, criaient, disant: Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très-hauts ! (Matthieu 21:9)
Tout le monde s’attendait à voir, dans un futur proche, la fin de l’occupation romaine et le rétablissement du royaume d’Israël dont le Messie serait le roi.
Bien que Jésus ait dit à ses disciples qu’Il serait mis à mort à Jérusalem, ceux-ci n’avaient pas compris ce qu’Il voulait dire, étant donné qu’ils avaient les mêmes attentes typiques des Juifs concernant le Messie (voir Luc 18 :31-34)
Le mélange d’excitation et d’enthousiasme était palpable parmi les disciples de Jésus, qui attendaient avec impatience son entrée dans Jérusalem et la gloire qui en rejaillirait sur eux. Jacques et Jean attendaient de pouvoir Lui demander :
Et Jacques et Jean, fils de Zébédée, viennent à lui, disant : Maître, nous voudrions que tu fisses pour nous tout ce que nous te demanderons. Et il leur dit : Que voulez-vous que je fasse pour vous ? Et ils lui dirent : Accorde-nous que nous soyons assis, l’un à ta droite et l’un à ta gauche, dans ta gloire. (Marc 10:35-37)
Il dit donc : Un homme noble s’en alla dans un pays éloigné, pour recevoir un royaume et revenir. Et ayant appelé dix de ses propres esclaves, il leur donna dix mines (des pièces d’or) et leur dit : Trafiquez jusqu’à ce que je vienne. Or ses concitoyens le haïssaient; et ils envoyèrent après lui une ambassade, disant : Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous. 
Jésus faisait peut-être référence à un épisode récent de l’histoire juive, en arrière-plan de son histoire. Les dirigeants des pays conquis et contrôlés par Rome devaient en appeler à l’empereur pour avoir le droit de régner.
Hérode le Grand, qui était roi d’Israël à l’époque où Jésus était né, s’était rendu à Rome en 40 avant J.-C. pour prier l’empereur Auguste de le nommer roi d’Israël.
A sa mort, Hérode transmit le gouvernement de la Galilée à son fils Antipas ; Il légua la Samarie, l’Idumée et la Judée à son autre fils, Archélaos, qui se rendit à Rome en l’an 4 de notre ère pour confirmer sa position.
Le peuple savait qu’Archélaos était un dirigeant cruel, aussi une délégation de notables juifs se rendit-elle à Rome pour prier l’empereur d’empêcher Archélaos de devenir roi. L’empereur l’autorisa à gouverner la région, mais au lieu de le nommer roi, il lui donna le titre d’ethnarque, étant entendu que s’il gouvernait bien sa province, il deviendrait roi. Mais dix plus tard, l’empereur le démit de ses fonctions.
Quand Marie et Joseph, les parents de Jésus, retournèrent en Israël après s’être enfuis quelque temps en Egypte, ils ne se sentirent pas suffisamment en sécurité pour retourner à Bethléem, qui était en Judée, parce qu’Archélaos gouvernait la Judée. C’est pour cette raison qu’ils se rendirent à Nazareth, en Galilée. (voir Matthieu 2 :21 et 22)
Les auditeurs de Jésus auraient compris que la situation du noble de la parabole, se rendant dans un pays lointain pour y être officiellement nommé roi, était similaire à celle d’un dirigeant adressant une requête à l’empereur romain pour qu’il le nomme roi de son pays.
Dans la parabole, il est évident que des compatriotes du noble le détestaient et ne voulaient pas qu’il règne sur eux ; tant et si bien qu’ils avaient envoyé une délégation pour persuader l’autorité supérieure de ne pas le nommer roi de leur contrée.
Avant d’entreprendre son voyage, l’homme de famille noble convoque dix de ses serviteurs et leur remet à chacun une pièce d’or, ou une mine, comme l’ont traduit certaines versions. La valeur d’une pièce d’or ou d’une mine équivalait en gros à trois mois de salaire d’un ouvrier, donc la somme qui était remise à chacun représentait environ une paie de 100 jours. Certes, il ne s’agissait pas d’une somme énorme, mais il leur demanda expressément de la faire fructifier jusqu’à son retour.
Dans la parabole de l’Évangile de Matthieu, chacun des serviteurs reçoit des talents ou des lingots – le premier en reçoit cinq, le second deux, et le troisième un.
Un talent était une mesure de monnaie d’un poids variant entre 26 et 40 kilos d’argent ou d’or. Suivant le métal considéré, un talent valait 60 mines, soit l’équivalent d’un salaire de 6 000 jours de travail pour un ouvrier, soit en gros le salaire de 20 années de travail. (Notez que la valeur de la mine ou du talent n’affecte en rien la bonne compréhension du message de ces paraboles)
Dans l’Évangile de Luc, le noble de la parabole compte revenir comme roi, bien que la délégation espère l’en empêcher. Parmi la population de la région dont il pourrait devenir le roi, la question de savoir si le noble deviendrait roi ou si la délégation arriverait à l’en empêcher aurait constitué un facteur d’instabilité dans la situation locale.
Les serviteurs, qui faisaient des affaires en son nom ou pour son compte, auraient montré qu’ils prenaient parti pour lui. Les ennemis du noble auraient certainement pris note de ceux qui étaient loyaux envers lui, et s’ils avaient réussi à faire nommer quelqu’un d’autre comme roi, les amis du noble auraient probablement été en danger.
En période d’instabilité, la plupart des gens faisaient profil bas et enterraient leur argent et leurs objets de valeur plutôt que de risquer de se les faire voler, en attendant que la stabilité politique soit revenue. Mais les serviteurs de ce noble reçoivent l’ordre de faire des affaires avec les lingots pendant son absence.
Il se trouve que, la délégation ayant échoué dans sa mission, le noble rentre chez lui en tant que roi.
Et il arriva, à son retour, après qu’il eut reçu le royaume, qu’il commanda d’appeler auprès de lui ces esclaves auxquels il avait donné l’argent, afin qu’il sût combien chacun aurait gagné par son trafic. Et le premier se présenta, disant : Maître, ta mine a produit dix mines. Et il lui dit : Bien, bon esclave, parce que tu as été fidèle en ce qui est très-peu de chose, aie autorité sur dix villes. Et le second vint, disant : Maître, ta mine a produit cinq mines. Et il dit aussi à celui-ci : Et toi, sois établi sur cinq villes. 
Les paraboles sont courtes et fournissent peu de détails, si bien que sur les dix serviteurs auxquels le noble avait confié des pièces d’or, la parabole ne nous parle que de la performance de trois des serviteurs. La manière dont les deux premiers réagissent montre qu’ils ont compris que les pièces d’or qui leur avaient été confiées, ainsi que le bénéfice réalisé par leur investissement, appartiennent au roi.
Le premier déclare : Et le premier se présenta, disant : Maître, ta mine a produit dix mines. Et le second vint, disant: Maître, ta mine a produit cinq mines.
Ces deux hommes montrèrent qu’ils étaient des serviteurs dignes de confiance, en faisant fructifier l’argent conformément aux instructions du roi. Non seulement ils prouvèrent leur loyauté, mais leurs actes montrent qu’ils étaient aussi courageux. Malgré l’instabilité politique et le fait que des gens détestaient le futur roi, ils s’occupèrent fidèlement et avec succès de ses affaires.
Ces bons serviteurs furent récompensés pour leur fidélité, leur obéissance et leur courage. En récompense, ces loyaux serviteurs furent chargés de gouverner plusieurs des villes du royaume du roi nouvellement investi : le premier fut nommé gouverneur de dix villes, le second gouverneur de cinq villes.
En revanche, les actions et la réaction du troisième serviteur sont très différentes.
Et un autre vint, disant : Maître, voici ta mine, que j’ai gardée déposée dans un linge car je t’ai craint, parce que tu es un homme sévère : tu prends ce que tu n’as pas mis, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. 
Dans la version de Matthieu, le serviteur paresseux avait enterré l’argent, ce que la loi rabbinique considérait comme le moyen le plus sûr de protéger des objets précieux contre le vol. Quand on confiait des objets de valeur à quelqu’un, si la personne à qui on les avait confiés les enterrait immédiatement, elle n’était pas tenue pour responsable si un voleur les dérobait.
Dans notre parabole, le serviteur avait enveloppé l’argent dans un morceau de tissu d’environ un mètre-carré. La loi rabbinique décrétait que si quelqu’un gardait une somme d’argent pour quelqu’un d’autre dans un tissu, en cas de vol, il était responsable et devait rembourser la somme.
Le troisième serviteur comprenait qu’il était responsable de l’argent que lui avait confié son maître, et il avait eu peur de l’investir au risque de le perdre et d’être puni par le roi. Ce faisant, il avait désobéi aux instructions du roi qui leur avait demandé de faire fructifier les pièces d’or. Son explication, pour se justifier de ne pas avoir suivi les instructions du roi, était qu’il avait peur du roi et de son sens aigu des affaires.
Les investissements du roi rapportaient de gros bénéfices, sans que ce soit le résultat de ses efforts ; c’était plutôt le fruit du travail des autres. Paralysé par la peur, au lieu d’investir cet argent, il le conserva en lieu sûr et ne réalisa aucun bénéfice.
La réponse du roi ne fut pas des plus agréables.
Il lui dit : Je te jugerai par ta propre parole, méchant esclave : tu savais que moi je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis et moissonnant ce que je n’ai pas semé et pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque, et quand je serais venu je l’eusse retiré avec l’intérêt
Le roi retourna les paroles du serviteur contre lui. Si c’était ainsi que le serviteur voyait le roi, alors il aurait dû savoir que celui-ci s’attendait à retirer un bénéfice de sa pièce d’or (mine), à son retour. Même si le serviteur avait eu peur de perdre l’argent dans un investissement risqué, il aurait pu au moins gagner un peu d’argent en plaçant la pièce auprès d’un convertisseur de devises ou chez un prêteur, en échange d’un pourcentage. Le serviteur n’aurait rien eu à faire, et même si le profit retiré avait été loin d’égaler les 1 000% du premier serviteur ou les 500 % du second serviteur, il aurait quand même gagné un petit quelque chose. Mais il échoua par sa méconnaissance de la nature du roi.
Ce n’est pas qu’il avait de mauvaises intentions; en ne voulant pas perdre ce qu’on lui avait donné, il manquait à ses devoirs envers le roi, en ne répondant pas aux attentes de celui-ci et en lui désobéissant.
Il n’aurait pas dû hésiter à se lancer et à prendre des risques pour essayer de réaliser un bénéfice. Les deux autres serviteurs l’avaient bien compris et avaient agi en conséquence, et ils en furent récompensés. En plus d’avoir désobéi aux ordres du roi et d’avoir mal interprété son caractère, il y avait peut-être aussi de sa part une certaine hésitation ou de la crainte de faire des affaires pour le compte du noble, dans l’hypothèse où un autre serait nommé roi.
Le roi prononça un jugement expéditif à l’encontre du troisième serviteur.
Et il dit à ceux qui étaient présents : Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a les dix mines. Et ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. Car je vous dis qu’à quiconque a, il sera donné; et à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. 
On lui retira la pièce pour la donner au premier serviteur. Cette décision rencontra des objections de la part des autres serviteurs présents. Mais le roi rétorqua que ceux qui s’étaient montrés fidèles avec les dons qu’ils avaient reçus recevraient des dons plus importants encore, tandis que ceux qui avaient été négligents perdraient le don qu’ils avaient reçu.
La parabole s’intéresse ensuite aux ennemis du roi.
Mais ceux-là, mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi. 
Le roi ordonna que ses ennemis soient mis à mort, ce qui aurait remis en mémoire à son auditoire les actes d’Archélaos, qui avait fait mettre à mort ceux qui s’étaient opposés à lui. En langage parabolique, c’est l’avertissement d’un jugement à venir.
Ce n’est pas forcément un tableau réaliste du jugement à venir, mais c’est une façon de déclarer qu’un jugement aura lieu. Bien que le jugement ne soit pas l’aspect le plus agréable ou le plus inspirant de l’enseignement de Jésus, il en représente néanmoins un élément non négligeable.
Tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testaments, nous voyons que la Parole de Dieu évoque à la fois le salut et le jugement.
En lisant la Bible, nous comprenons que Jésus, qui a donné de plein gré sa vie pour nous, a été sacrifié pour nos péchés afin que tous ceux qui L’acceptent puissent échapper au jugement à venir.
Donc, quels enseignements pouvons-nous retirer de cette parabole ?
Plusieurs choses, mais commençons par ce que ses auditeurs directs auraient saisi. Ils auraient certainement compris que tout ce qu’une personne possède appartient à Dieu et que chacun n’est qu’un intendant de ses possessions, y compris de ses aptitudes et de ses talents ; ils auraient aussi compris que Dieu leur demanderait des comptes sur la manière dont ils auraient fait usage de ces dons, conformément aux Ecritures.
Chacun de nous peut se poser la question suivante : quel usage ai-je fait des dons que Dieu m’a donnés ici-bas, sachant que je suis responsable de les employer à bon escient ? Est-ce que je reconnais que tout ce que j’ai appartient à Dieu, et est-ce que j’en fais un usage qui est conforme aux instructions qu’Il m’a données ?
Ceux qui étaient présents lorsque Jésus raconta cette histoire avaient sans doute aussi compris que leur espoir que Jésus serait un messie ou un roi juif terrestre, qui libérerait Israël du joug des Romains, était vain.
Et 25 ou 30 ans plus tard, à l’époque où l’Évangile de Luc fut rédigé, les lecteurs auraient compris que la parabole traitait aussi de la période comprise entre l’ascension de Jésus et son retour, appelée aussi seconde venue, ou parousie, un mot grec signifiant arrivée ou venue.
Tous les Evangiles furent rédigés quelques décennies après la mort et la résurrection de Jésus, donc nous qui les lisons aujourd’hui, avons une meilleure compréhension de l’histoire du roi qui revint après être parti dans une lointaine contrée. —A savoir que Jésus, bien qu’Il soit parti pour l’instant, reviendra ; et qu’Il a certaines attentes concernant les dons et les talents que Dieu nous a remis.
Les pièces d’or, ou mines, qui symbolisent les dons de Dieu, ont valeur de test. Les serviteurs de Dieu seront-ils diligents et en feront-ils un bon usage ? Seront-ils loyaux envers le roi dont ils espèrent et attendent le retour, même si beaucoup d’autres gens espèrent et croient qu’Il ne reviendra jamais ? Feront-ils des affaires pour son compte ? Ou bien auront-ils peur ?
S’ils se montrent loyaux et fidèles, s’ils obéissent à ses ordres, ils seront récompensés, comme le constatèrent les serviteurs qui furent récompensés en se voyant confier le gouvernement de dix villes et de cinq villes. Et si nous ne sommes pas fidèles et diligents, même si nous ne perdrons pas notre salut, cette parabole nous avertit que nous subirons les conséquences de notre désobéissance aux ordres du roi.
Alors que l’église primitive et beaucoup de chrétiens des deux derniers millénaires attendaient le retour imminent de Jésus, cette parabole offre des recommandations avisées sur la façon de mener sa vie en attendant son retour.
Nous sommes tenus de vivre d’une manière qui soit conforme à ses instructions – dans la Parole de Dieu – et en prévision du jour où nous Le verrons face à face, que ce soit au moment où Il reviendra ou lorsque nous mourrons.
Ce qui importe, ce n’est pas la date de son retour, mais ce que nous faisons de notre vie en attendant son retour.
Chacun de nous est responsable de la façon dont nous menons notre vie, et de décider dans quelle mesure, petite ou grande, nous appliquerons l’enseignement des Ecritures, ainsi que du degré auquel nous choisissons d’aimer et de suivre Dieu.
En tant que chrétiens et disciples de Jésus, chacun de nous a en sa possession les instructions de Dieu nous expliquant comment vivre pour Lui et pour sa gloire. Reste à savoir si nous mettons ses instructions en pratique.
Est-ce que nous vivons conformément à ses principes et ses enseignements ? Est-ce que nous suivons activement ses recommandations, comme les serviteurs obéissants l’ont fait avec les dix et les cinq pièces d’or ?
Certes, la Bible nous dit qu’une fois que nous sommes sauvés, nous ne pouvons pas perdre notre salut, mais elle nous dit aussi qu’il existe divers niveaux de récompenses pour les chrétiens, et que chacun de nous comparaîtra devant le Christ pour rendre compte de notre vie. C’est la façon dont nous bâtissons notre vie sur la fondation – Jésus – qui fait toute la différence.
Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu. (1 Corinthiens 3:12-15)
car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses accomplies dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. 
Nous sommes de simples intendants de la vie que Dieu nous a donnée. Dans son grand amour, Il nous a offert gracieusement le salut, grâce au sacrifice de son Fils qui a donné sa vie pour chacun de nous.
Jésus, notre Roi, reviendra un jour évaluer et juger si nous avons fait ce qu’Il nous avait demandé de faire.
Puisse chacun de nous vivre d’une manière qui reflète la conduite d’un serviteur fidèle qui a obéi aux instructions de son roi. Puissions-nous L’entendre nous dire : C’est bien,… tu es un bon serviteur ! 

Le roi et les intendants, Luc 19:11–27

Luc 19:11  Et comme ils entendaient ces choses, il ajouta et leur dit une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’ils pensaient que le royaume de Dieu allait immédiatement paraître.
Luc 19:12  Il dit donc: Un homme noble s’en alla dans un pays éloigné, pour recevoir un royaume et revenir.
Luc 19:13  Et ayant appelé dix de ses propres esclaves, il leur donna dix mines, et leur dit: Trafiquez jusqu’à ce que je vienne.
Luc 19:14  Or ses concitoyens le haïssaient; et ils envoyèrent après lui une ambassade, disant: Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous.
Luc 19:15  Et il arriva, à son retour, après qu’il eut reçu le royaume, qu’il commanda d’appeler auprès de lui ces esclaves auxquels il avait donné l’argent, afin qu’il sût combien chacun aurait gagné par son trafic.
Luc 19:16  Et le premier se présenta, disant: Maître, ta mine a produit dix mines.
Luc 19:17  Et il lui dit: Bien, bon esclave, parce que tu as été fidèle en ce qui est très-peu de chose, aie autorité sur dix villes.
Luc 19:18  Et le second vint, disant: Maître, ta mine a produit cinq mines.
Luc 19:19  Et il dit aussi à celui-ci: Et toi, sois établi sur cinq villes.
Luc 19:20  Et un autre vint, disant: Maître, voici ta mine, que j’ai gardée déposée dans un linge;
Luc 19:21  car je t’ai craint, parce que tu es un homme sévère: tu prends ce que tu n’as pas mis, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.
Luc 19:22  Il lui dit: Je te jugerai par ta propre parole, méchant esclave: tu savais que moi je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis et moissonnant ce que je n’ai pas semé;
Luc 19:23  et pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque, et quand je serais venu je l’eusse retiré avec l’intérêt?
Luc 19:24  Et il dit à ceux qui étaient présents: Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a les dix mines.
Luc 19:25  -Et ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines.
Luc 19:26  –Car je vous dis qu’à quiconque a, il sera donné; et à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté.
Luc 19:27  Mais ceux-là, mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi.
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