Les histoires racontées par Jésus : La parabole des brebis et des boucs, Matthieu 25.31–46

La parabole des brebis et des boucs, qui concerne le retour du Fils de l’Homme, est l’une des trois paraboles rapportées en Matthieu 25
Les deux autres sont Les dix vierges et le roi et les intendants, également appelée parabole des talents et des lingots/pièces.
Ces trois paraboles comparent deux groupes de personnes : les cinq vierges sages et les cinq vierges folles ; ceux qui investissent leurs talents et ceux qui les enterrent ; et dans cette parabole-ci, les brebis et les boucs.
La parabole commence ainsi :
Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres et il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche (Matthieu 25:31-33)
Ces mots d’introduction reflètent l’enseignement de Jésus sur son rôle lors du jugement final. Dans un autre passage de l’évangile de Matthieu, nous lisons que le Fils de l’Homme siège sur un trône :
Et Jésus leur dit : En vérité, je vous dis que vous qui m’avez suivi, -dans la régénération, quand le fils de l’homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi, vous serez assis sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël (Matthieu 19:28) 
Nous apprenons aussi que les anges seront à ses côtés :
Car le fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite (Matthieu 16 :27)
Et qu’Il aura le pouvoir de prononcer des jugements :
Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme (Jean 5:26 et 27) 
Lorsqu’Il déclare que tous les peuples de la terre seront rassemblés devant Lui, Jésus se réfère au jugement universel de toute l’humanité. Jésus compare l’humanité à un troupeau composé de brebis et de boucs.
Les troupeaux de moutons et de chèvres paissaient souvent ensemble, et certains auteurs indiquent que les bergers séparaient les moutons des chèvres chaque soir, parce que les chèvres, étant plus sensibles au froid, avaient besoin d’un abri couvert tandis que les moutons préféraient l’air libre.
Quelle qu’en soit la raison, la parabole suppose que les bergers de troupeaux mixtes séparent parfois les moutons des chèvres.
De la même manière, la parabole nous dit que le Fils de l’Homme séparera les gens en deux groupes, plaçant les uns à sa droite et les autres à sa gauche.
Le thème de la séparation et du jugement se retrouve tout au long des paraboles de l’évangile de Matthieu. La parabole du blé et de la mauvaise herbe se termine par le maître disant aux serviteurs de laisser pousser la mauvaise herbe en même temps que le blé :
Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson ; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l’ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler, mais assemblez le froment dans mon grenier (Matthieu 13:30) 
Dans la parabole du filet, les pêcheurs tiraient leurs filets sur le rivage avant de s’asseoir pour trier leurs prises : ils mettaient les bons poissons dans des paniers et rejetaient les mauvais.
Il en sera de même à la consommation du siècle: les anges sortiront, et sépareront les méchants du milieu des justes (Matthieu 13:49)
Dans La parabole des Dix Vierges, les cinq vierges qui n’avaient pas assez d’huile durent quitter la noce et trouvèrent les portes fermées à leur retour. Et elles eurent beau crier :
Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous Mais lui, répondant, dit: En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas (Matthieu 25:11 et 12) 
Dans la parabole du roi et des Intendants, ceux qui avaient reçu deux ou cinq talents et les avaient judicieusement investis furent récompensés, mais l’homme qui avait reçu un talent et l’avait enterré parce qu’il avait pris peur fut jeté dans les ténèbres du dehors :
Et jetez l’esclave inutile dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents (Matthieu 25:30) 
Toutes ces paraboles indiquent qu’à l’heure du jugement, il y aura séparation.
Puis, Jésus ajoute quelques détails supplémentaires :
Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais infirme, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venu auprès de moi. Alors les justes lui répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons nourri ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu Et quand est-ce que nous t’avons vu infirme, ou en prison, et que nous sommes venus auprès de toi Et le roi, répondant, leur dira : En vérité, je vous dis : En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci qui sont mes frères, vous me l’avez fait à moi (Matthieu 25:34-40)
Le Fils de l’Homme est maintenant appelé le Roi, et ceux qui sont invités à hériter du royaume sont bénis. Ils sont confirmés en tant que membres du royaume de Dieu et ils partagent l’autorité de leur Seigneur comme dirigeants, en raison de la façon dont ils ont vécu.
Nous avons le même concept dans le livre de l’Apocalypse :
Et il n’y aura plus de nuit, ni besoin d’une lampe et de la lumière du soleil ; car le Seigneur Dieu fera briller sa lumière sur eux ; et ils régneront aux siècles des siècles (Apocalypse 22:5)
 Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans (Apocalypse 20:6) 
Jésus énumère six actions qui contribuent à répondre aux besoins des autres. Donner à manger à ceux qui ont faim et donner à boire à ceux qui ont soif sont deux actes de bienveillance fondamentaux. Tout au long de l’Ancien Testament, nous trouvons des commandements enjoignant de nourrir ceux qui sont dans le besoin :
N’est-ce pas ici le jeûne que j’ai choisi N’est-ce pas que tu partages ton pain avec celui qui a faim (Ésaïe 58:6 et 7)
Et si un homme est juste, et pratique le jugement et la justice…  a donné son pain à celui qui avait faim… ; (Ézéchiel 18: 5 et 7)
Si celui qui te hait a faim, donne-lui du pain à manger, et, s’il a soif, donne-lui de l’eau à boire (Proverbe 25:21)
Accueillir un étranger, c’est faire entrer chez soi une personne inconnue. Cette gentillesse et cette hospitalité reflètent l’enseignement de l’Ancien Testament. (Esaïe 58 :6 et 7)
Et le vieillard lui dit : Paix te soit ! Seulement que tous tes besoins soient à ma charge ; mais ne passe pas la nuit sur la place. Et il le fit entrer dans sa maison, et donna le fourrage aux ânes ; et ils lavèrent leurs pieds, et mangèrent et burent (Juges 19:20 et 21) 
Dans l’Ancien Testament, donner des vêtements à ceux qui étaient nus était un acte louable. (Ezéchiel 18 :5-7) (Esaïe 6 et 7)
Visiter et soigner les malades était considéré comme un acte bienveillant et un devoir religieux, mentionné à plusieurs reprises dans les écrits juifs à l’époque antérieure à Jésus, et encore davantage dans les écrits chrétiens.
A l’époque romaine, les prisons servaient de lieux de détention des accusés en attendant le procès, par opposition à une incarcération de longue durée.
Les détenus dépendaient le plus souvent de leur famille et de leurs amis pour obtenir leur nourriture, de l’eau et d’autres besoins essentiels. Nous en avons un aperçu dans une lettre de l’apôtre Paul où il parle de la visite et de l’aide qu’il a reçue pendant qu’il était en prison.
Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé et n’a point eu honte de ma chaîne, mais, quand il a été à Rome, il m’a cherché très soigneusement et il m’a trouvé (2 Timothée 1:16et 17)
Or j’ai amplement de tout, et je suis dans l’abondance ; je suis comblé, ayant reçu d’Épaphrodite ce qui m’a été envoyé de votre part…, un parfum de bonne odeur, un sacrifice acceptable, agréable à Dieu (Philippiens 4:18) 
Dans l’épitre aux Hébreux, on nous dit : Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez liés avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans le corps (enchaînés) (Hébreux 13:3)
Dans cette parabole, les justes mentionnés par Jésus comme étant ceux qui s’étaient occupés des nécessiteux n’avaient pas conscience d’avoir donné à manger et à boire au Roi ou de Lui avoir offert l’hospitalité, alors ils lui demandèrent quand ils l’avaient fait.
La réponse très touchante de Jésus était que tout acte de bonté qu’ils faisaient pour une autre personne, ils le faisaient pour Lui.
(Jésus) En vérité, je vous dis : En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci qui sont mes frères, vous me l’avez fait à moi (Matthieu 25:40)
On peut alors se poser la question suivante : qui pourrait être considéré comme le moindre de mes frères que voici ?
La compréhension la plus courante est qu’il s’agit de toute personne se trouvant dans le besoin.
Certains commentateurs sont d’avis qu’il s’agit des disciples passés et présents de Jésus ; d’autres que c’est une référence aux missionnaires ; et d’autres encore qu’il s’agit des Juifs.
Il semble que l’interprétation qui s’applique le mieux à ce passage et aux autres enseignements de Jésus, comme la parabole du Bon Samaritain, est que Jésus parlait de toute personne dans le besoin et que tout acte bienveillant fait pour une personne se trouvant dans le besoin l’est envers Lui.
Aider ceux qui sont dans le besoin était déjà enseigné dans l’Ancien Testament, où les gens généreux avaient la promesse des bénédictions de Dieu.
Car le pauvre ne manquera pas au milieu du pays ; c’est pourquoi je te commande, disant : Tu ouvriras libéralement ta main à ton frère, à ton affligé et à ton pauvre, dans ton pays (Deutéronome 15:11) 
Qui use de grâce envers le pauvre prête à l’Éternel, et il lui rendra son bienfait (Proverbe 19:17)
L’œil bienveillant sera béni, car il donne de son pain au pauvre (Proverbe 22:9) 
Les auteurs du Nouveau Testament reflétaient à la fois le concept de générosité de l’Ancien Testament et les enseignements de Jésus à ce sujet.
Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices (Hébreux 13:16)
chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. (Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres) (Philippiens 2:4)
Mais celui qui a les biens de ce monde, et qui voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui (1 Jean 3:17)
Dans la première partie de cette parabole, Jésus identifie ceux qui agissent avec miséricorde aux brebis qui sont à sa droite, Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde (Matthieu 25:34)
Et dans la deuxième partie, Il porte son attention sur ceux qui sont à gauche.
Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Alors eux aussi répondront, disant: Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et que nous ne t’avons pas servi Alors il leur répondra, disant : En vérité, je vous dis : En tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne l’avez pas fait non plus à moi. Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle (Matthieu 25:41-46)
Cette fois-ci, Jésus qualifie de maudits ceux qui ont négligé d’aider les gens qui étaient dans le besoin – et leur sort est très différent de ceux du premier groupe.
Dans ce passage, Il ne parle pas des gens qui ont péché en commettant des actes manifestement immoraux, comme tuer ou voler ; Il parle de ceux qui ont péché en ne faisant pas ce qu’ils auraient dû faire—ceux qui ont péché par omission.
Ils ont ignoré les gens qui se trouvaient dans le besoin au lieu de les aider et, pour cela, ils subiront un terrible châtiment. Ils seront séparés des bénédictions de Dieu et se retrouveront, au contraire, en présence du diable et de ses anges, dans un lieu que Jésus appelle le feu éternel.
Comme la parabole de l’homme riche et Lazare (Luc 16 :19-31) dans l’Évangile de Luc, cette parabole nous rappelle que tout le monde sera jugé, et que nos actes pieux envers les nécessiteux—ou leur absence—feront la différence à ce moment-là.
Jésus nous dit qu’Il est présent sur le visage des pauvres, des indigents, des malades et des emprisonnés—lesquels symbolisent ensemble tous les gens qui sont dans le besoin.
Ceux qui les traitent avec amour et compassion et qui s’occupent bien d’eux, le font à Jésus. Ceux qui les ignorent et refusent de leur apporter de l’aide L’ignorent Lui.
Les premiers sont bénis pour l’amour et la sollicitude dont ils font preuve envers ceux qui ont faim et soif, ou qui sont nus, malades, emprisonnés et étrangers, et ils seront accueillis dans la présence de Dieu.
Ceux qui ne s’en préoccupent pas, qui ignorent ou refusent d’aider ceux qui sont dans le besoin, connaitront un sort différent.
Cette parabole a inspiré les chrétiens de toutes les époques à faire des œuvres de miséricorde comme un moyen de servir le Christ.
Jésus a souligné l’importance pour ses disciples de faire preuve de compassion en montrant les conséquences radicalement différentes pour ceux qui font preuve d’amour et de compassion envers les autres, et ceux qui refusent de partager leur pain, de vêtir ceux qui sont nus et de venir en aide à ceux qui en ont besoin.
Il a usé de cette métaphore pour nous enseigner que tout le monde sera tenu responsable de ses actes, ou de l’absence de ceux-ci.
Il a aussi fait valoir que nous sommes responsables à la fois de nos péchés de commission et de nos péchés d’omission.
En tant que croyants, nous sommes appelés non seulement à aimer Dieu, mais aussi nos semblables ; à refléter la bienveillance et la sollicitude de Jésus pour ceux qui sont dans le besoin, et à répondre à ces besoins.

La parabole des brebis et des boucs, Matthieu 25 : 31–46

Matthieu 25:31  Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, 
Matthieu 25:32  et toutes les nations seront assemblées devant lui; et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres; 
Matthieu 25:33  et il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. 
Matthieu 25:34  Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde; 
Matthieu 25:35  car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; 
Matthieu 25:36  j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais infirme, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venu auprès de moi. 
Matthieu 25:37  Alors les justes lui répondront, disant: Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons nourri; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire? 
Matthieu 25:38  Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli; ou nu, et que nous t’avons vêtu? 
Matthieu 25:39  Et quand est-ce que nous t’avons vu infirme, ou en prison, et que nous sommes venus auprès de toi? 
Matthieu 25:40  Et le roi, répondant, leur dira: En vérité, je vous dis: En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci qui sont mes frères, vous me l’avez fait à moi. 
Matthieu 25:41  Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche: Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges; 
Matthieu 25:42  car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; 
Matthieu 25:43  j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; nu, et vous ne m’avez pas vêtu; infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité. 
Matthieu 25:44  Alors eux aussi répondront, disant: Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et que nous ne t’avons pas servi? 
Matthieu 25:45  Alors il leur répondra, disant: En vérité, je vous dis: En tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne l’avez pas fait non plus à moi. 
Matthieu 25:46  Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle. 
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