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Mystères de la Bible N°121 – En ligne avec Dieu (Introduction + Arrêtez-vous !… Observez … Et écoutez !

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En ligne avec Dieu

Introduction
Dieu ne se trouve pas à des milliers d’années-lumière, quelque part dans l’immensité de l’espace intersidéral. Il n’est jamais trop occupé pour penser à vous. En fait, Il est très proche de vous. Il vous observe et Il est prêt à vous aider et à vous apporter la solution à vos problèmes, à répondre à chacune de vos demandes. Dieu est un Dieu amical qui souhaite avoir une relation personnelle et intime avec vous. Et comme pour toutes les relations qui réussissent et qui s’avèrent mutuellement épanouissantes, Il aimerait que votre relation avec Lui soit fondée sur un amour réciproque. Il attend simplement que vous vous connectiez à Lui.
Comment établir et consolider une telle connexion ? C’est le thème central de ce petit livre. Ces dix articles vous feront découvrir différents aspects de l’amour de Dieu : un amour infini, inconditionnel, éternel, le seul qui puisse satisfaire vos aspirations les plus profondes, transformer votre vie et vous donner une fondation inébranlable de foi.
En ligne avec Dieu s’adresse à des lecteurs de tous âges et de toutes origines ; à tous ceux qui cherchent à se connecter à Dieu, comme à ceux qui souhaitent renforcer cette connexion.
Pourquoi se débattre tout seul avec les difficultés alors que Dieu est prêt à vous venir en aide ? C’est à vous qu’Il s’adresse lorsqu’Il dit : « Invoque-Moi, et Je te répondrai, Je te révélerai de grandes choses et des choses secrètes que tu ne connais pas» (Jérémie 33:3)

Table des matières

Arrêtez-vous, observez, écoutez !

Les diamants de poussière
La foi
Le pouvoir des prières
La marche de la foi
Les standardistes
Une prière désespérée
Sept façons de connaître la volonté de Dieu
Les choix
Un moment dans le temple
Conclusion
À propos de l’auteur
Sauf mention explicite d’une autre version, les citations bibliques sont extraites de la Bible du Semeur. Copyright 2000, SBI.
Les citations bibliques notées BFC sont extraites de la Bible en Français Courant.  ©2000
Les citations bibliques notées Segond sont extraites de la traduction de Louis Segond de la Bible © 2000
Les citations bibliques notées Darby sont extraites de la version Darby de la Bible ©2000
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Arrêtez-vous !… Observez … Et écoutez !

La première chose qu’un chrétien devrait faire lorsqu’il est confronté à une décision, c’est de prier — avant même d’analyser la situation et d’en discuter avec les autres. Dieu aime qu’on Lui fasse l’honneur de Le mettre en premier. Prier ce n’est pas seulement nous mettre à genoux devant Dieu pour Lui débiter notre tirade. C’est aussi Le laisser nous donner Son point de vue, ce qui est même plus important. Écoutez-Le, et Il vous dira ce que vous êtes censé faire.
Je ne vois pas comment on peut entendre la voix de Dieu si on ne se tait pas pour L’écouter. Ça me rappelle ce que je disais l’autre jour à quelqu’un : « Tu me fais penser au prophète Samuel, mais à l’envers. Lorsque le petit Samuel entendit la voix du Seigneur dans le silence de la nuit, il dit : « Parle, car Ton serviteur écoute. » Mais toi, tu pries ainsi : « Écoute-moi, Seigneur, Ton serviteur Te parle ! »[1]
De nos jours, la plupart des chrétiens ont l’air de penser qu’il est plus important de se faire entendre de Dieu que de L’écouter. Ils essaient de Lui faire approuver leurs plans et de Le persuader d’y apposer Sa signature. Plutôt que de se demander : « Est-ce que je peux présenter mon plan à Dieu pour qu’Il le signe ? », ou « Est-ce que je suis prêt à signer le plan de Dieu ? » ─ ce qui est déjà mieux ─, il vaudrait mieux Lui dire : « Je Te donne carte blanche, Seigneur, et je suis prêt à Te laisser remplir la page sans même connaître Ton plan. »
Si vous ne savez pas prier, si vous n’êtes pas en communication constante avec le Seigneur, vous avez un sérieux problème, même si vous connaissez la Bible sur le bout des doigts et que vous avez tous les dons spirituels imaginables.
Les chrétiens qui ne se donnent pas la peine d’écouter la voix du Seigneur me font penser à l’histoire de la petite fille et de son chaton. Un jour qu’elle l’entendait ronronner dans son sommeil, elle s’exclama : « Maman, regarde ! Le petit chat s’est endormi en laissant son moteur allumé ! » Vous donnez peut-être l’impression d’être très occupé mais spirituellement, vous êtes endormi et vous brassez de l’air.[2] Si vous ne parvenez pas à faire le silence pour vous mettre à l’écoute du Seigneur, comment espérez-vous entendre ce qu’Il a à vous dire ?
J’aime m’isoler avec le Seigneur parce qu’alors, j’entends Sa voix avec beaucoup plus de clarté. Je suis persuadé que c’est dans ces moments de solitude et de silence que j’ai le mieux entendu Sa voix, car j’étais en position de L’écouter. Lorsqu’on est seul, Il peut nous parler et là, nous sommes à même de Lui accorder toute notre attention et le respect qui Lui est dû. Le Seigneur parle d’une voix empreinte de douceur et d’amour, une voix calme et claire mais néanmoins ferme. Mais si nous faisons trop de bruit, nous ne L’entendrons pas.
On peut très bien être sa propre distraction, et c’est la pire qui soit. Tout le monde peut faire du raffut. Par contre, pour être silencieux, il faut s’appliquer. Si vous priez en criant à tue-tête, au point de ne plus entendre la voix de Dieu, cela ne sert à rien de prier. Vous devez vous taire pour L’écouter. Dieu n’est pas sourd. Attendez un peu, pour voir s’Il a quelque chose à vous dire, attendez qu’Il vous réponde.
Le seul moyen d’entendre clairement et distinctement le Seigneur, c’est donc de faire le silence. Si vous voulez vraiment entendre Dieu, Il vous parlera, mais en règle générale, Il n’a pas besoin de crier pour se faire entendre. Lorsque Dieu en est réduit à hurler par-dessus votre vacarme, attention, des problèmes vous guettent. Savez-vous pourquoi Dieu permet parfois des accidents, des maladies ou la perte d’un être cher ? Il veut que l’on s’arrête pour prendre le temps de L’écouter. Les obsèques sont pratiquement le seul moment où les gens sont prêts à interrompre leur activité fébrile pour accorder une pensée à Dieu et pour L’écouter.
Que Dieu nous aide à faire silence et à L’écouter ! Il faut savoir s’isoler avec Lui si l’on veut recevoir Son inspiration et Ses instructions. En ce qui me concerne, rien de tel que la nuit, lorsque tout est tranquille et sans aucune distraction ! Si je me réveille en pleine nuit et que je n’arrive pas à me rendormir, j’en déduis que le Seigneur veut que je prie. D’ailleurs, en général, je me rendors dès que j’ai fini de prier.
Si vous voulez vraiment entendre la voix du Seigneur, Il vous parlera. Mais dans ce cas, vous allez devoir trouver un endroit tranquille. Il nous dit : « Arrêtez, … reconnaissez-Moi pour Dieu. »[3] Savez-vous que pour entrer en présence du Seigneur, il faut se taire et se calmer ? Lui réservez-vous parfois de tels moments ? « C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. »[4] Savez-vous ce qu’est la confiance ? C’est la foi, tout simplement ! Le fait même de faire le silence est une preuve de foi. Vous vous attendez à ce que Dieu fasse quelque chose, vous n’essayez pas vous-même de prendre les choses en mains.
Si vous ne savez pas quoi faire, arrêtez tout ! Restez tranquille et attendez que Dieu fasse quelque chose. Il n’y a rien de pire que de continuer sur sa lancée sans savoir où l’on va. Ce fut l’erreur de Saül : il alla de l’avant alors qu’il ne savait plus où aller. Il lui suffisait, pensait-il, de garder le rythme de l’action quoi qu’il arrive. Mais il l’a payé cher puisque cela lui fit perdre le royaume.[5]
Le fait de rester calme en présence de Dieu montre que vous avez la foi qu’Il contrôle la situation et qu’Il va tout arranger. C’est une façon de Lui manifester votre confiance. « À celui qui est ferme dans ses dispositions, Tu assures une paix parfaite, parce qu’il se confie en Toi. »[6] Si vous n’êtes pas confiant, vous allez vous mettre dans tous vos états, comme l’illustre si bien ce petit poème :

Si on Lui fait confiance,

L’inquiétude n’a pas de sens.
Mais si l’on s’inquiète,
La confiance n’est pas parfaite !
Si vous êtes troublé, inquiet, énervé ou en colère, c’est que vous ne faites pas confiance à Dieu, vous n’avez pas la foi qu’il faut. Qui dit confiance dit repos et profonde sérénité du cœur, paix et tranquillité de l’esprit. Même si vous devez poursuivre votre activité, votre attitude et votre esprit restent calmes.
Il n’est pas nécessaire de vous mettre à genoux et de prier frénétiquement pour que Dieu vous entende. On devrait prier comme on respire, c’est-à-dire à chaque instant, peu importe ce qu’on est en train de faire. On ne peut pas toujours attendre d’en avoir fini avec nos tâches pour prier. Quelquefois, on est bien obligé de prier dans le feu de l’action. C’est comme réfléchir en marchant.
Mais le soldat qui s’apprête à livrer bataille doit à tout prix se ménager un moment de tranquillité avant l’affrontement. Il va devoir prier avant et pendant la bataille. Nous, qui allons au combat pour le Seigneur, devons recevoir nos instructions à l’avance.
Lorsqu’on fait entièrement confiance au Seigneur, on peut être en paix au cœur de la tourmente et rester calme au plus fort de la tempête. Cela me rappelle un concours de peinture où les concurrents devaient illustrer le thème de la paix. La plupart des artistes présentèrent des tableaux de scènes champêtres au charme bucolique, bref, des images suggérant un calme absolu. Il faut reconnaître que c’est là une certaine forme de paix. Mais l’œuvre qui remporta le prix évoquait une autre forme de paix, moins évidente au premier abord. Elle représentait un torrent déchaîné qui bouillonnait d’écume tandis que, sur la branche d’un arbre surplombant les rapides tumultueux, un petit oiseau gazouillait dans son nid sans s’inquiéter le moins du monde des remous de la rivière. C’est là que votre foi est mise à l’épreuve : en plein cœur de la tourmente. Votre calme est un signe de foi.
Moïse laissa plusieurs millions de personnes en plein milieu du désert, à l’attendre en s’arrachant les cheveux : « Mais qu’est-ce qu’on va manger ? Qu’est-ce qu’on va boire ? Qu’est-ce qu’on va faire ? » Et que fait Moïse ? Il s’isole sur la montagne et il y reste 40 jours et 40 nuits en présence du Seigneur !
Il aurait pu s’inquiéter : « Et si jamais il arrivait quelque chose ? Il faut absolument que je redescende! Et si Aaron se mettait à fabriquer un veau d’or ? » Ce qu’il ne manqua pas de faire d’ailleurs ! Finalement, quand Moïse perdit patience et qu’il brisa les tablettes de pierre sur lesquelles Dieu avait gravé les Dix Commandements, il dut retourner sur la montagne pendant encore 40 jours pour y retrouver le calme ! Comme quoi, il avait eu tort de se mettre en colère. Il aurait mieux fait de prendre les choses calmement, sans s’énerver. Il aurait gagné 40 jours.[7]
Jésus Lui-même, à la veille de Son ministère, se retira dans le désert pendant 40 jours et 40 nuits, où il semblerait qu’Il ait passé pas mal de temps à se battre avec le Diable. Car il Lui fallait commencer par là : vaincre le Diable.[8] Si vous ne commencez pas par vous isoler avec le Seigneur pour triompher du Diable, croyez-moi, vous n’irez pas bien loin.
Noé passa 120 ans à construire l’Arche. Mais combien de temps passa-t-il en prière ? Sûrement pas mal. Autrement, je ne vois pas comment il aurait pu recevoir toutes les précisions nécessaires à sa construction. Dieu lui fournit sans doute une description exacte de chaque partie du bâtiment. Et c’est ainsi que, sans précipitation, Noé se mit à l’ouvrage. Il aurait très bien pu paniquer en se disant qu’il allait pleuvoir d’une minute à l’autre, et bâcler son travail. Mais non, il ne céda pas à la panique ! Finalement, il lui fallut 120 ans pour mener à bien sa tâche. Si nos préparatifs en vue d’un certain projet devaient durer, ne serait-ce que 120 jours, cela nous semblerait déjà long. C’est dire que Noé avait une grande foi ![9]
Il paraît que les fermiers font d’excellents missionnaires parce qu’ils ne s’attendent pas à ce que tout se fasse en un jour. Ils vivent au contact de la création de Dieu et sont dépendants du Seigneur. Les fermiers sont obligés de faire preuve de patience et de foi car il faut bien attendre que les plantes poussent et que les animaux se reproduisent. Ils sont obligés de faire confiance au Seigneur et de ne pas s’inquiéter. C’est Dieu qui fait le plus gros du travail : Il fait tomber la pluie, Il fait pousser les récoltes, et c’est encore Lui qui permet aux animaux de se reproduire.
Le fermier est l’incarnation même de la tranquillité. Les citadins sont enclins à se moquer de lui, mais s’il ne prenait pas les choses avec calme, il deviendrait fou comme beaucoup d’entre eux ! Sa devise pourrait être : « Faut pas s’presser! » Les fermiers sont un parfait exemple de foi et de patience. Je trouve qu’on devrait prendre exemple sur eux !
Comment se fait-il que, de nos jours, si peu de gens veuillent vivre à la campagne ? C’est parce qu’à la campagne, trop de choses dépendent de Dieu. Le fermier doit s’en remettre entièrement à Lui. Il est un fait qu’aujourd’hui de nombreux pays sont confrontés au problème de l’exode rural. Dieu exerce trop de contrôle à la campagne. « C’est trop calme, c’est mort, il ne se passe rien. », disent les gens. Mais s’ils se donnaient la peine de regarder autour d’eux, d’observer les animaux, les arbres, l’orage, d’écouter le tonnerre… ils verraient qu’il s’en passe des choses !
Certains ne peuvent jamais tenir en place; il faut toujours qu’ils fassent quelque chose ! Je crois qu’en fait, ils ont peur de réfléchir ! C’est pour cela qu’ils  ont besoin de toutes ces distractions, de tous ces « amusements » Au fait, savez-vous quelle est l’origine de ce mot ? Il vient de l’ancien verbe « muser » qui signifiait littéralement « perdre son temps à des choses sans importance », pour éviter de réfléchir. Les gens ont horreur du calme et du silence parce qu’ils pourraient y entendre la voix de Dieu. Alors le Diable leur sature l’esprit et les sens d’images violentes et de sons assourdissants.
D’ailleurs, c’est bien pour cela que les grandes villes sont un tel fléau : il y règne la confusion la plus totale! Les villes sont des environnements créés de toutes pièces; c’est à peine si on y trouve encore des arbres ou un brin d’herbe. La plupart des citadins ne voient même plus le ciel ni le soleil, ils ne peuvent même plus contempler la lune ni les étoiles. Ils sont constamment agressés par le vacarme des embouteillages et des sirènes, par le hurlement strident des trains et des métros. Les enfants des grandes villes ont souvent des problèmes auditifs du fait qu’ils sont constamment exposés au bruit, alors que les enfants de la campagne ont une ouïe excellente.
De la même manière, lorsque vous vivez en permanence dans une atmosphère de chaos spirituel et physique, vous finissez par devenir sourd à la voix de Dieu parce que, pour L’entendre, vous devez apprendre à bloquer tous les bruits qui vous agressent. Mais si vous vivez dans un environnement calme et paisible, votre ouïe s’affine, vos oreilles deviennent plus sensibles au moindre son, et il vous est plus facile d’entendre la voix de Dieu.
Pensez à toutes les années qu’Abraham, « le père de la foi »,[10] a passées dans les champs à garder ses troupeaux. Pas étonnant qu’il ait pu entendre la voix du Seigneur : il avait tout le loisir d’écouter.
Que Dieu nous pardonne, nous sommes parfois trop occupés ! Si vous n’avez pas le temps de prier, d’entrer en présence de Dieu, c’est que vous êtes trop occupé ! Que penseriez-vous d’un serviteur qui dirait à son roi : « Je regrette, Sire, mais je n’ai pas le temps de venir prendre vos ordres aujourd’hui, je suis trop occupé à vous servir ! » Votre responsabilité première, c’est d’écouter le Roi : vous devez vous arrêter, observer et écouter. Il est primordial que vous appreniez à écouter le Seigneur.
Ce n’est tout de même pas au roi de courir et de hurler après ses sujets pour les faire obéir. C’est à eux de s’approcher du roi avec la déférence et le respect qui lui sont dus, de lui soumettre leur requête et d’attendre en silence sa réponse. Il faut respecter le Seigneur, notre Roi, et Le traiter avec les égards qu’Il mérite. Parfois, les chrétiens sont un peu trop familiers avec Dieu et Son Esprit, et chacun sait que la familiarité engendre le mépris. Le Seigneur est si doux et si proche d’eux qu’ils ne Le respectent pas comme ils le devraient.
Bon nombre de chrétiens « font joujou » avec les dons de Dieu, avec les dons de l’Esprit, au point de négliger le Seigneur. C’est un peu comme si des parents rentraient chez eux, les bras chargés de cadeaux pour leurs enfants, et que ceux-ci se jettent sur les paquets et se mettent à jouer tout en oubliant d’accueillir et de remercier leurs parents.
Cela me rappelle aussi l’histoire d’une petite fille qui voulait faire une surprise à son papa pour son anniversaire. Le soir, au lieu de passer un moment avec son père comme elle en avait l’habitude, elle lui confectionnait de nouveaux chaussons… Le fait est qu’elle faillit lui briser le cœur ! Dieu apprécie sans doute les chaussons que vous Lui confectionnez, mais Il préférerait vous avoir, vous ! Et de toute façon, il y a fort à parier que vous allez les rater, ces chaussons, si vous Le négligez de la sorte !
Ma mère nous racontait souvent comment le Seigneur avait permis qu’elle tombe malade de façon à ce qu’elle Lui consacre toute son attention. En effet, elle avait été tellement occupée à Le servir qu’elle n’avait pas pris suffisamment de temps pour L’écouter ! Mais, malade, clouée au lit comme elle l’était, elle fut bien obligée de regarder vers le haut : c’était la seule direction possible ! C’est d’ailleurs pour illustrer cette leçon qu’elle écrivit le poème suivant :
La première place
J’aspirais à servir le Maître,
Dans le champ de moisson si vaste
Où s’affairaient les ouvriers…
Mais hélas, j’avais été reléguée.
Ils étaient déjà si peu,
Pourquoi m’avait-on mise de côté ?
Je n’arrivais pas à comprendre,
Et ce n’était pas ce que j’avais projeté.

J’aspirais à servir le Maître,

Et le besoin, pour sûr, était grand.
Pour moi, il était facile de travailler
Mais combien difficile
De rester allongée, tranquille,
Quand à mes oreilles me parvenaient les chants
Des ouvriers qui s’affairaient
Dans la moisson que j’aimais tant !

J’aspirais à servir, oui ! à servir le Maître,

Mais Il m’emmena dans un lieu désert
Où nous fîmes halte pour nous reposer.
Alors Il posa sur moi Ses yeux tendres
Où je pus lire un doux reproche
Qui me surprit et me remplit de tristesse !
Pensait-Il que je Le servais à contrecœur,
Ou que je faisais de ma vie un sacrifice ?

« Oh, Maître, si Tu savais comme j’aspire à Te servir !

Il y a si peu de moissonneurs !
Envoie-moi aux champs, je T’en prie.
Je n’ai nulle envie de me reposer !  »
Agenouillée à Ses pieds, implorante,
Je contemplais Son visage au-dessus du mien.
« Ne sais-tu pas, Mon enfant, me répondit-Il,
Que sans ton amour, ton service n’est rien ? »

J’aspirais à servir, oui, à servir mon Maître,

C’était là mon unique pensée.
C’était l’objet de ma prière
Dès que je m’adressais à Lui.
Mais là, dans ce désert solitaire,
Loin de la scène agitée,
Il me vint clairement à l’esprit
Où ma plus grande erreur avait été :
Je ne pensais qu’à Son service,
À tel point que de Lui je m’étais éloignée,
Alors qu’Il aspirait à cette douce communion,
À cette fusion de mon cœur avec le Sien.
Puis j’ai cherché et trouvé le pardon, le repentir,
Tandis que les larmes inondaient ma face.
Maintenant, j’ai toujours à cœur de Le servir,
Mais c’est à Lui que je réserve la première place !
— Virginia
Dieu n’acceptera jamais de céder à un autre la première place, même pas à Son service !
Souvenez-vous qu’Il a dit : « Tu n’auras pas d’autre Dieu que Moi. Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car Moi, l’Éternel, ton Dieu, Je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival. »[11] C’est sans doute la plus grande faute des chrétiens sincères : faire un dieu du service de Dieu !
Un jour que Martin Luther et son collaborateur Mélanchthon avaient une journée particulièrement chargée devant eux, ce dernier suggéra qu’ils réduisent leur temps de prière de moitié. Luther refusa catégoriquement. Au contraire, ce matin-là, au lieu de passer deux heures en prière comme d’habitude, ils en passeraient quatre. Tellement ils avaient à faire ce jour-là !
Voici un de mes poèmes préférés sur ce thème :

Je n’avais pas le temps
Un matin, de bonne heure, j’entrepris de foncer
Dans les tâches du jour, la tête la première.
En effet, j’avais tant et tant de choses à faire
Que je ne pouvais prendre le temps de prier.
Tous les ennuis se mirent à me tomber dessus,
Chaque tâche ou labeur se faisait fastidieux,
Et je me demandai : “Où donc est parti Dieu ?”
“Tu n’as rien demandé”, me fut-il répondu.
Je n’aspirais qu’à voir la joie et la beauté,
Mais le jour s’étirait, maussade et sans bonheur.
“Pour quelle raison ?” demandai-je au Seigneur.
Alors Il répondit : “Tu ne M’as pas appelé !”
Ce matin de bonne heure, je me suis réveillée,
J’ai marqué une pause avant que je m’affaire,
En effet, j’avais tant et tant de choses à faire
Qu’il fallait que je prenne le temps de prier.
— Grace L. Naessens
À l’âge de 40 ans, Moïse était un homme encore jeune et sûr de lui qui croyait connaître son affaire, mais il commit une erreur monumentale et ne dut son salut qu’à la fuite ! Ensuite, il ne fallut pas moins de 40 ans à Dieu pour le « recycler » et lui montrer qu’il devait dépendre de Lui.[12]
Le plus souvent, on se hâte parce qu’on a peur d’être en retard, et cette appréhension signifie qu’on n’a pas la foi qu’on devrait avoir. Mais de grâce, même si vous êtes en retard, ne paniquez pas ! Faites confiance au Seigneur ! Souvent, vous vous dépêchez parce que c’est de votre faute si vous êtes en retard, et vous ne voulez pas avoir à en subir les conséquences.
Parfois, on est trop pressé parce qu’on ne fait pas confiance au Seigneur, et qu’on a peur de rater quelque chose d’important. Contrairement à Josué, nous n’avons pas assez de foi pour croire que le Seigneur est capable de ralentir le monde ou même d’arrêter le soleil.[13]
Un jour que je me dépêchais pour ne pas rater mon train, le Seigneur m’avertit qu’un tel stress allait mettre ma vie en danger. Je décidai donc de Lui faire confiance et je Lui demandai de retarder le train. Je ralentis le pas et je pris tout mon temps pour me rendre à la gare. Enfin, je m’assis dans un compartiment. Et là, j’attendis 40 minutes, me demandant pourquoi ce train, d’habitude si ponctuel, n’avait pas encore quitté la gare ? Finalement, je posai la question au Seigneur, qui me répondit : « Tu M’as demandé d’arrêter le train, mais tu ne M’as pas dit à quelle heure tu voulais partir ! »
Plus on se dépêche, plus on prend du retard ! Détendez-vous, ralentissez, ne soyez pas aussi pressé… et vous verrez que, pour vous, le Seigneur ralentira tout le reste, si besoin est.
Pensez à tous les modèles de patience que l’on trouve dans la Bible : Job, Moïse, David…, pour n’en citer que quelques-uns. Pendant 24 ans, David travailla sous les ordres de ce vieux fou de Saül, et le Seigneur lui enseigna beaucoup de leçons du mauvais exemple de ce roi. Saül était souvent impatient et essayait de tout faire par lui-même : il apprit à ses dépens qu’il n’était pas à la hauteur de la tâche. David, lui, comprit qu’il faut  laisser agir Dieu, et que tout vient à point à celui qui sait Lui fait confiance.
Certains me font penser à Saül : ils demandent quelque chose à Dieu et, s’Il ne leur répond pas immédiatement, ils vont de l’avant sans Lui en se débrouillant tout seuls. Regardez ce qui est arrivé à Saül lorsqu’il n’a pas voulu attendre que le prophète Samuel lui donne la bénédiction divine. Saül prit sur lui de procéder en personne à la cérémonie, au lieu d’attendre le Seigneur et Son prophète, et c’est ce qui lui fit perdre le royaume.[14]
Alors ralentissez… Observez … Et écoutez ! Attendez le Seigneur, surtout si vous n’avez pas encore entendu Sa voix et ne savez pas quoi faire. À votre avis, d’où venait Jean-Baptiste ? De la grande ville de Jérusalem ? Croyez-vous que c’est là qu’il a acquis son éducation, et qu’il a reçu son onction et ses pouvoirs extraordinaires ? Certainement pas ! Il venait du désert, des forêts, des lieux désolés où, loin des foules, il avait eu le temps d’écouter la voix du Seigneur. Et lorsqu’il en est sorti, je vous l’assure, il était porteur d’un sacré message ![15]
Jésus passa trente années à se préparer et seulement un peu plus de trois ans à Sa mission. Et nous qui sommes si pressés !
L’apôtre Jean, l’auteur de l’Évangile du même nom, a certainement dû passer beaucoup de temps avec le Seigneur pour l’écrire. Le livre de l’Apocalypse, que d’aucuns considèrent comme le chef-d’œuvre de Jean, fut pratiquement écrit de la main du Seigneur alors que Jean était en exil sur une île de la mer Égée. Son travail consista surtout à laisser Dieu prendre en main toute la mise en scène de cette grandiose vision, le scénario, les révélations, absolument tout ! Alors n’hésitez pas à ralentir ! Arrêtez-vous… Observez… Écoutez !
Le monde est toujours pressé ! Et c’est une machination du Diable : « Plus vite ! Toujours plus vite ! Et encore plus vite ! » Depuis que Dieu a créé le monde il y a 6000 ans, la vitesse de la Terre n’a guère varié. Dieu ne précipite pas les choses : notre planète tourne toujours à la même vitesse. Dieu n’a pas accéléré le rythme des saisons ou des années, ce sont les hommes qui sont de plus en plus pressés, et leur précipitation les conduit tout droit à la destruction !
Alors, essayons de ralentir un peu, si vous voulez bien ! Détendez-vous! Et surtout, arrêtez-vous, observez, écoutez … et attendez ! On voit des panneaux d’avertissement à certains endroits dangereux comme les passages à niveau, pour éviter que nous ne soyons percutés par un train au moment où nous traversons les voies. Dans notre vie, ces panneaux d’avertissement sont les moments de crise, les interruptions de la routine, ou chaque fois que quelque chose se met en travers de notre chemin
« Mais, me direz-vous, je n’ai pas le temps de m’arrêter pour observer et écouter ! » Le fait est que, si vous ne prenez pas ce temps, vous risquez fort de ne jamais parvenir à votre destination. Mieux vaut tard que jamais ! Qu’est-ce qui est le plus facile : Essayer de passer avant le train ? Forcer le passage ? Sauter par-dessus le train ? Ou bien,  vous arrêter pour lui laisser le temps de passer ? Ensuite, vous pourrez continuer votre petit bonhomme de chemin.
Croyez-moi, la solution n’est pas de forcer la situation pour vous frayer un passage ! Rien ne sert de se précipiter alors qu’on est censé attendre les instructions du Seigneur pour savoir où aller et quoi faire.
Le Seigneur veut nous enseigner à prendre des décisions. La première étape n’est pas d’analyser la situation ou d’en discuter avec les autres. C’est de demander Son avis au Seigneur. Dieu aime qu’on Lui fasse un tel honneur. Prier, ce n’est pas seulement présenter nos requêtes à Dieu mais, plus important encore, c’est laisser Dieu nous donner Son point de vue, et attendre, avec calme et en toute confiance, qu’Il nous réponde.
Vous devez prier, bien sûr, mais vous devez également « entrer dans l’Esprit », faire abstraction de vos pensées pour entrer en communication et en communion avec l’Esprit de Dieu. Alors, Il vous dira quoi faire. Vous devez savoir que vous ne pouvez pas y arriver tout seul, et désirer de tout cœur la réponse de Dieu ; puis arrêtez toute activité pour vous mettre à Son écoute. Le fait d’attendre en silence la réponse de Dieu montre que vous avez la foi que Dieu va prendre en mains la situation. Prenez le temps d’écouter Dieu, et vous verrez qu’Il se chargera de résoudre le problème. Votre activité fébrile ne sert à rien, votre service est vain si vous ne donnez pas au Roi toute votre attention, tout votre amour et votre temps, si vous ne demeurez pas en communion avec Lui.
N’oubliez jamais que la hâte provient d’un manque de foi, et que c’est le Diable qui vous pousse à la précipitation ! Si vous êtes trop pressé, impatient, sous pression et dans tous vos états, vous ne parviendrez jamais à vous concentrer pleinement sur le Seigneur, pour découvrir la solution du problème, la réponse à vos questions, la décision la mieux adaptée à votre situation ! Mais quand vous aurez appris à vous arrêter, à observer, à écouter et à communier avec le Seigneur en attendant Sa réponse (qu’Il vous réponde), là, vous aurez appris à prendre des décisions ! Vous saurez prier et suivre Dieu.
Il réserve le meilleur à ceux qui s’en remettent à Lui !
_________________________________________________
[1] 1Samuel 3:2-10
[2] 1 Corinthiens 9:26
[3] Psaume 46:10
[4] Esaïe 30:15
[5] 1 Samuel 13:7-14
[6] Esaïe 26:3
[7] Exode 24:12-18, et les chapitres 32 et 34
[8] Matthieu 4:1-11
[9] Genèse 6:11-22 et chapitre 7; Hébreux 11:7
[10] Romains 4:11,16
[11] Exode 20:3,5
[12] Exode chapitres 2 and 3
[13] Josué 10:12-14
[14] 1 Samuel 13:7-14
[15] Luc 3:1-18; 7:24-28
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Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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