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Mystères de la Bible N°103 – Daniel le Prophète – Chapitre 2 – La statue

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Cette nouvelle série que je vous propose est au sujet de Daniel le prophète. Il est considéré être un des majors prophètes dans l’Ancien Testament, donc ses écrits sont très importants. Daniel fut emmené captif à Babylone quand il était juste un adolescent. Daniel a été choisi par Dieu pour recevoir des visions du futur (quatre exactement avec leur interprétation) Ce qui est étonnant, ces prophéties ou visions ont été annoncées des centaines d’années en avance avant qu’elles se réalisent. Certaines ont été accomplies dans le passé, d’autres se réalisent aujourd’hui, et d’autres encore vont se réaliser dans un futur proche. Dieu ne ment pas et ses prédictions ne faillissent jamais !
Mais lisons ensemble et comprenons ensemble ce merveilleux livre de Daniel et ses incroyables visions et interprétations !  Patrick
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DANIEL LE PROPHETE

CHAPITRE 2 : LA STATUE DU RÊVE

Le second chapitre du livre de Daniel est un des passages prophétiques les plus connus de la Bible.
Les événements relatés dans ce chapitre se déroulent dans la seconde année du règne de Nabuchodonosor. Un coup d’œil rapide au premier chapitre permet d’établir que Daniel et ses compagnons étaient encore en formation, et que les événements décrits ici ont lieu avant que Nabuchodonosor les interroge au terme de leur formation et qu’il trouve Daniel et ses camarades dix fois supérieurs à tous ses autres sages.
Au 4 ème verset, le texte original passe de l’hébreu à l’araméen. Le chapitre 1 et les trois premiers versets du chapitre 2 étaient en hébreu, mais à partir du 4ème verset jusqu’au début du chapitre 8, le texte est en araméen, la lingua franca de l’époque dans la région que nous appelons aujourd’hui le Moyen-Orient.
Le roi Nabuchodonosor avait fait un rêve troublant et apparemment récurrent. Il s’était réveillé à cause de son rêve. A cette époque, on pensait que les rêves avaient une signification, et Nabuchodonosor était bien décidé à connaître la signification de son rêve.
Il convoqua ses magiciens, ses astrologues, ses devins, et les Chaldéens – c’est-à-dire ses « sages » —  pour qu’ils lui disent ce qu’il cherchait à savoir. Seulement voilà, il y avait un problème. Les différentes traductions de la Bible interprètent différemment la première partie en araméen du verset 5.
La Bible du Semeur et d’autres des versions françaises donnent « Ma décision est ferme » ou « Voici ce que j’ai décidé », tandis que la version Louis Segond [et la King James Version anglaise]  traduisent par « la chose m’a échappé », ce qui voudrait dire qu’il avait oublié le rêve.
Tous ces mages et ces devins n’auraient probablement pas eu trop de difficulté à interpréter le rêve, mais c’était autre chose de dire au roi ce qu’il avait rêvé, cela dépassait largement leurs compétences. Mais voilà, Nabuchodonosor était roi depuis peu et il était auréolé de nombreuses victoires récemment acquises.
Il avait l’habitude qu’on se plie à sa volonté et n’avait que faire de leurs protestations comme quoi il leur demandait l’impossible. S’ils ne pouvaient pas lui dire ce qu’il voulait savoir, et rapidement de surcroît, ils ne lui servaient à rien et il allait tous les faire exécuter.
Ce jour-là, lorsque le roi prononça sa sentence à l’encontre des mages, Daniel, Shadrak, Méshak et Abed–Nego étaient encore en apprentissage et ils n’étaient pas présents à la cour. Ils apprirent leur condamnation à mort de la bouche d’Ariok, le capitaine de la garde royale, lorsqu’il vint pour appliquer le décret du roi, qui les concernait aussi.
Leur vie étant en jeu, Daniel fit un gigantesque pas de foi. Il réussit à convaincre Ariok de l’amener en présence du roi. Daniel expliqua au roi qu’il serait capable de répondre à sa question s’il acceptait de lui accorder un petit délai. Le déroulement du récit au chapitre 2 montre clairement qu’à ce moment-là, Daniel ignorait la réponse mais qu’il avait la foi de l’obtenir de Dieu.
Lorsqu’il retrouva Shadrak, Méshak et Abed-Nego, Daniel leur expliqua ce qu’il avait fait, et les quatre amis implorèrent Dieu de leur donner la réponse. On peut à peine imaginer la stupéfaction des compagnons de Daniel lorsqu’il leur annonça à quoi il s’était engagé en leur nom à tous.
Cela dit, ils n’avaient rien à perdre. Au cours de leur séjour à Babylone, Daniel, Shadrak, Méshak et Abed-Nego se retrouveraient confrontés à bien d’autres situations de vie ou de mort, dont certaines sont relatées dans des chapitres ultérieurs de ce livre, mais la tâche que Daniel leur avait assignée a certainement dû paraître monumentale à nos quatre adolescents.
Toutefois, Dieu les tira d’affaire, comme Il le fait toujours pour ceux Lui font confiance et qui Le mettent au pied du mur en comptant sur un miracle. Le rêve fut révélé à Daniel, et vous pouvez lire la magnifique prière de gratitude et de louanges qu’il adressa à Dieu dans le texte biblique.
Puis Daniel appelle Ariok pour lui demander d’arrêter le carnage et de l’amener en présence du roi. Imaginez la scène : le jeune apprenti-conseiller comparait devant l’homme le plus puissant de la terre. Daniel ne nous précise pas s’il était nerveux, mais s’il était comme la plupart d’entre nous, tout porte à croire qu’il n’en menait pas large. Condamné à une mort imminente au cas où il ne tiendrait pas ses engagements, Daniel, qui tient aussi la vie de ses collègues entre ses mains, prend la parole devant le roi.
Daniel, qui voit là une occasion de montrer l’écrasante supériorité de Dieu sur les idoles et les incantations des mages païens, commence par souligner l’incapacité de tous les autres conseillers du roi à raconter le rêve. Certains d’entre eux étaient probablement ses professeurs ayant de longues années d’expérience derrière eux.
Puis il annonce au roi qu’il existe un Dieu dans le ciel qui peut révéler le rêve et lui en donner la signification. Le nom babylonien de Daniel était Beltshatsar, d’après le dieu babylonien Bel, mais ce n’était pas à ce dieu-là que Daniel faisait allusion.
Avec toute la déférence due au roi, il entreprend d’informer Nabuchodonosor que Dieu lui a révélé l’avenir. Le roi de Babylone jouait un rôle religieux de premier plan, puisqu’il était également le grand prêtre de la religion officielle de Babylone. Donc, il a certainement été flatté d’apprendre qu’il avait été à la hauteur de ses responsabilités religieuses. Mais Daniel ne s’attarde pas sur le sujet, sachant que le roi est impatient d’entendre ce qu’il a à dire.
Donc, Daniel se lance dans la description du rêve oublié. Dans son rêve, le roi avait vu une grande statue dont :
La tête était en or,
Les bras et la poitrine en argent,
Le bassin et les cuisses en bronze,
Les deux jambes en fer, et
Les pieds en un mélange de fer et d’argile.
Puis une pierre venue de nulle part avait percuté la statue au niveau des pieds, et la statue avait été pulvérisée et emportée par le vent. Alors la pierre s’était transformée en une gigantesque montagne qui avait rempli toute la terre.
Le roi a dû être abasourdi lorsque les détails de son rêve lui sont brutalement revenus à l’esprit. Là-dessus, Daniel lui indiqua clairement que s’il avait pu décrire le rêve, ce n’était pas parce qu’il était très intelligent ou plus malin que les autres, mais parce que Dieu voulait empêcher le roi de massacrer tous les devins. Et pour couronner le tout, Dieu tenait à ce que le roi connaisse le futur.
Puis Daniel entreprit de révéler l’interprétation :
La tête en or n’était autre que Nabuchodonosor. Cela a dû flatter l’ego du roi de se dire que Dieu avait une si haute opinion de lui qu’Il l’avait représenté au sommet de la statue, dans le plus précieux des métaux. Toutefois, la tête ne représentait pas seulement le roi, mais elle représentait également son empire.
Daniel poursuivit en expliquant que chacune des parties de la statue représentait un autre royaume ou un empire qui succèderait à Babylone. Il ne les nomma pas mais la description qu’il en fit nous permet d’identifier les principaux empires qui dominèrent cette partie du monde au cours des siècles qui suivirent.
Un empire inférieur succéderait à l’empire de Nabuchodonosor ; du moins inférieur aux yeux des Babyloniens, tout comme l’argent est un métal d’une valeur inférieure à celle de l’or. Ce deuxième empire, symbolisé par les deux bras et le torse de la statue était, pour l’essentiel, constitué d’une confédération de deux peuples.
Cyrus II le Grand, fondateur de l’Empire perse, allait conquérir Babylone et d’immenses portions d’autres territoires. Les Perses étaient une tribu occupant un territoire situé à l’est de Babylone, dans ce qui est l’Iran actuel. Ils étaient étroitement liés aux Mèdes et étaient devenus leurs vassaux bien avant le règne de Cyrus.
Vers 550 avant J.-C., Cyrus prit la tête des Perses et se révolta contre Astyage le Mède, son grand-père maternel, sur lequel il remporta une victoire décisive à Pasargadae qui devint par la suite sa capitale. Au cours de cette bataille, une partie de l’armée des Mèdes se rangea du côté de Cyrus, et à compter de ce jour, le second personnage de l’Empire Perse fut toujours un Mède.
Deux siècles plus tard, Alexandre le Grand, roi de Macédoine et hégémon – ou chef suprême – de la ligue de Corinthe, qui regroupait la plupart des états-cités de la Grèce continentale, prit la tête d’une petite armée de 40 000 hommes et traversa l’Hellespont qui reliait l’Europe à l’Asie. En l’espace de dix ans, il conquit tout l’Empire perse et un immense territoire qui s’étendait jusqu’à l’Inde actuelle.
Son empire et les états helléniques qui lui succédèrent après sa partition, sont représentés par le bassin et les cuisses de bronze. Détail intéressant, on appelait les mercenaires grecs qui se mettaient au service de rois étrangers, comme les rois d’Egypte et d’Assyrie, les « hommes d’airain ».
On leur donna ce nom à cause de l’armure en bronze qu’ils portaient au combat. Nous reviendrons sur l’Empire perse et ses conquérants helléniques dans un chapitre ultérieur, étant donné qu’ils occupent une place importante dans d’autre visions et prophéties de Daniel.
Tout comme le fer est plus dur que le bronze, le quatrième empire, symbolisé par les deux jambes de fer, tailla en pièces et écrasa les royaumes helléniques qui succédèrent à Alexandre.
En commençant par la Grèce et la Macédoine à la Bataille de Cynoscéphales en 197 avant J.-C., la machine de guerre romaine entreprit la conquête inexorable des restes de l’empire d’Alexandre ; ces campagnes se conclurent par l’annexion de l’Egypte, laquelle devint province romaine en l’an 30 avant Jésus-Christ.
Par la suite, Rome devait conquérir des territoires encore plus vastes à l’ouest. Il est intéressant de savoir que l’Empire romain fut divisé en deux parties, comme dans la symbolique des deux jambes de la statue.
L’Empire romain d’Occident, dont la capitale était Milan, s’effondra en 476 après J.-C. avec la chute de Rome, tandis que l’Empire romain d’Orient, plus communément appelé Empire byzantin et dont la capitale était Constantinople (l’Istanbul actuelle), allait durer pendant encore presque 1000 ans, quoiqu’il ne serait plus que l’ombre de sa gloire passée.
Les pieds étaient en fer et en argile, symbole d’un mélange de force et de faiblesse. Après la disparition de l’Empire byzantin, d’autres empires se constituèrent au Moyen-Orient et dans le bassin méditerranéen, mais l’histoire nous apprend que de nombreux états indépendants virent le jour, plus petits toutefois que les grands empires de l’Antiquité.
Comme dans la symbolique de la statue, certaines de ces nations étaient des états forts, d’autres des états faibles, ce qui continue d’être le cas de nos jours.
Les dix orteils à l’extrémité inférieure de la statue sont, eux aussi, en fer et en argile. Ces orteils représentent dix nations – dont on ignore encore l’identité – mais qui sont issues de l’ancien Empire romain byzantin et qui joueront un rôle de premier plan tout à la fin de l’époque actuelle, ou comme l’écrivait Daniel, à « la fin des jours »
Ces dix nations s’allieront au dernier tyran mondial, un dangereux mégalomane que la Bible appelle l’Antéchrist [ou «Antichrist », suivant les versions bibliques].
L’Antéchrist sera complètement possédé par Satan, et essaiera d’établir son empire sur toute la terre – le pire et l’ultime empire des hommes.
Nous reparlerons ultérieurement de l’Antéchrist dans ce livre, mais pour une étude détaillée de ce personnage et de ses alliés, nous vous conseillons de lire dans « L’ascension et la chute de l’Antéchrist » le chapitre 3 intitulé « la Bête », qui leur est consacré.
Les orteils sont les dix nations que la pierre, détachée de la montagne sans l’intervention d’une main humaine, percute et pulvérise. La statue est réduite en poussière.
La pierre représente Jésus-Christ, qui reviendra sur la terre à l’époque des dix orteils, pour établir Son royaume qui ne sera jamais détruit et qui s’étendra sur toute la terre, telle une immense montagne.
Aujourd’hui, nous avons l’avantage d’avoir plusieurs siècles de recul, et nous voyons clairement la manière admirable dont cette prophétie s’est réalisée jusqu’ici.
Mais même sans cet avantage, Nabuchodonosor fut tellement impressionné qu’en présence de toute la cour, il se prosterna devant Daniel en signe d’hommage et chanta les louanges du Dieu de Daniel qui avait le pouvoir de révéler des secrets comme le rêve du roi et sa signification.
Nous avons donc là un des passages prophétiques les plus remarquables de la Bible qui a encouragé la foi d’une multitude de croyants, depuis cette époque reculée jusqu’à nos jours.
Les prophéties accomplies sont la marque de fabrique de la Bible, elles sont « l’imprimatur » de Dieu authentifiant son contenu.
Lorsqu’on  place un billet de banque devant une source de lumière ou à contre-jour, on voit apparaître un filigrane qui garantit son authenticité. De la même façon, lorsqu’on lit ce passage à l’éclairage de l’histoire, on se rend compte qu’il authentifie de manière indéniable l’inspiration divine de la Bible.
Le chapitre se termine par un édit du roi qui nomme Daniel gouverneur de la province de Babylone.
Il semblerait que Daniel ait demandé au roi la permission de transférer cette responsabilité à Shadrak, Méshak et Abed-Nego, pour qu’il puisse lui-même devenir le proche conseiller du roi sur les questions concernant tout l’empire.
A la lumière du chapitre 1, il semblerait que cette promotion n’ait pas pris effet immédiatement, en tout cas, pas avant que nos quatre compagnons aient achevé leur formation.
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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