Cette nouvelle série que je vous propose est au sujet de Daniel le prophète. Il est considéré être un des majors prophètes dans l’Ancien Testament, donc ses écrits sont très importants. Daniel fut emmené captif à Babylone quand il était juste un adolescent. Daniel a été choisi par Dieu pour recevoir des visions du futur (quatre exactement avec leur interprétation) Ce qui est étonnant, ces prophéties ou visions ont été annoncées des centaines d’années en avance avant qu’elles se réalisent. Certaines ont été accomplies dans le passé, d’autres se réalisent aujourd’hui, et d’autres encore vont se réaliser dans un futur proche. Dieu ne ment pas et ses prédictions ne faillissent jamais !
Mais lisons ensemble et comprenons ensemble ce merveilleux livre de Daniel et ses incroyables visions et interprétations !  Patrick

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DANIEL LE PROPHÈTE

CHAPITRE 3 – LES TROIS HÉBREUX QUI REFUSÈRENT DE BRULER
L’auteur n’apparaît pas dans le chapitre trois du Livre de Daniel. Cette fois-ci, ce sont ses compagnons qui occupent le devant de la scène.
Ayant obtenu l’interprétation de son rêve, il est fort probable que le roi vaniteux se soit laissé emporter par un sentiment exagéré de supériorité. C’est ainsi qu’il fit élever une statue en or d’environ 27 mètres de haut sur 3 mètres de large, dans la plaine de Dura, située à l’extérieur de l’enceinte de Babylone. Peut-être avait-elle l’apparence de la statue de son rêve, à part que cette statue-là était entièrement en or – ou plus vraisemblablement recouverte de feuilles d’or, car il est peu probable qu’une statue de la taille d’un immeuble de 9 étages ait été en or massif.
On a émis l’hypothèse qu’il s’agissait d’une statue représentant le roi. D’autres pensent qu’elle représentait Mardoc, le dieu suprême des Babyloniens, ou encore Nebo, le dieu de la « sagesse » chez les Babyloniens, qui a donné son nom à Nabuchodonosor. Il est même possible que la statue ait eu l’apparence de celle dont il avait rêvé. Quoi qu’il en soit, Nabuchodonosor ordonna que tous les dignitaires et toute la population de son royaume se prosternent, au son de la musique, pour adorer la statue – sous peine d’être accusé de haute trahison !
On annonça la peine encourue par ceux qui refuseraient d’obéir: ils seraient brûlés vifs dans une fournaise ardente. C’est une forme d’exécution qui peut paraître farfelue. En effet, dans le chapitre précédent, lorsque Nabuchodonosor avait ordonné que ses conseillers soient mis à mort, il est indiqué nulle part que la condamnation devait être exécutée de cette manière. Il semble que c’était un mode d’exécution sophistiqué particulièrement cruel et redouté.
Il ne fait aucun doute que la perspective d’être brûlé vif avait pour but d’imposer l’obéissance par la terreur. Dans l’esprit de ceux qui étaient promis à cette mort horrible, cela pouvait avoir des conséquences éternelles: en effet, on ne pourrait pas ramasser leurs cendres pour ensevelir leurs dépouilles selon le rituel traditionnel, ce qui mettait sérieusement en danger leur statut et leur bien-être dans l’au-delà.
L’hégémonie de Babylone en tant qu’empire était toute récente, et il est probable qu’un des objectifs de la cérémonie était de sceller la loyauté de tous ces dignitaires, dont la plupart, comme Daniel et ses amis, avaient été recrutés dans les territoires conquis.  Il est fort possible que le fait d’exiger des dignitaires de l’empire qu’ils se prosternent devant la statue ait été un moyen de s’assurer qu’ils reconnaissaient la souveraineté de Babylone et la suprématie de ses dieux tutélaires.
Pourtant, Shadrak, Meshak, et Abed-nego refusèrent de se prosterner devant la statue et de trahir leurs convictions religieuses. Cet acte de défi ne signifiait pas qu’ils rejetaient l’autorité du roi. Ils devaient être habitués à se prosterner en présence de Nabuchodonosor.  Mais se prosterner devant une idole était inconcevable. Les lois de Moïse interdisaient aux Juifs de se prosterner devant une statue, fût-elle d’un homme ou d’un dieu.
Mais certains Chaldéens observaient la scène.  On peut se demander s’ils étaient vraiment prosternés devant l’idole s’ils ont pu constater que Shadrak, Meshak, and Abed-nego ne l’étaient pas.  Rappelez-vous, Shadrak, Méshak et Abed–Nego étaient gouverneurs de la province de Babylone et, à ce titre, ils s’étaient certainement fait des ennemis qui étaient jaloux de leur avancement rapide à un poste aussi important.
Le sentiment de gratitude que les mages Chaldéens avaient pu éprouver envers Daniel, Shadrak, Méshak et Abed–Nego pour leur avoir sauver la vie au chapitre précédent, n’était plus qu’un lointain souvenir, et ils s’empressèrent de dénoncer la désobéissance des trois jeunes hommes au roi. Nabuchodonosor était furieux ; il ordonna qu’on lui amène les trois amis et leur demanda de s’expliquer sur ces accusations, en leur rappelant le châtiment encouru.
A l’évidence, ils voyaient bien qu’il ne servirait à rien de tourner autour du pot, et que le roi était bien décidé à faire appliquer son décret ; donc ils décidèrent de jouer cartes sur table. Ils lui dirent qu’étant donné que de nombreux témoins avaient assisté à la scène et vu ce qu’ils avaient fait – ou,  pour être plus exact, ce qu’ils avaient refusé de faire – ils ne voyaient pas l’intérêt de confirmer ou d’infirmer le rapport qui avait été transmis au roi.
Puis, vient l’une des plus retentissantes déclarations de foi en la puissance de Dieu et en Sa protection de toute la Bible : « Si le Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise où brûle un feu ardent, ainsi que de tes mains, ô roi, qu’Il nous délivre ! Mais même s’il ne le fait pas, sache bien, ô roi, que nous n’adorerons pas tes dieux et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d’or que tu as fait ériger »
Ils avaient une foi indéfectible dans le fait que Dieu était capable de les protéger ; mais même s’Il décidait le contraire, ils refuseraient quand même de céder et d’adorer l’idole. (Le fait qu’ils aient déclaré refuser de servir des dieux babyloniens semble étayer la théorie selon laquelle il s’agissait d’une idole représentant une divinité babylonienne et non pas une effigie du roi)
Cette insubordination remplit Nabuchodonosor de fureur. Il avait l’habitude de se mettre en colère, mais là, il était fou de rage, il était aveuglé par la haine. Ces trois jeunes hommes qu’il avait rapidement promus lui résistaient – et publiquement, par-dessus le marché !
L’ordre donné par le roi de chauffer la fournaise « sept fois plus que d’habitude » semble être une façon de dire qu’elle devait être chauffée au maximum.
On suppose que la fournaise était un fourneau destiné à cuire des carreaux de céramique, du type de celles qui ornaient les façades des monuments de Babylone, comme la célèbre porte d’Ishtar. Les carreaux crus étaient recouverts de sable et de poudre de minéraux, puis chauffés à très haute température dans ces fourneaux, jusqu’à ce que le sable se transforme en vernis vitrifié.
Arrivée à ce stade, la fournaise était beaucoup plus chaude que ne l’exigeait la vitrification. Normalement, les carreaux auraient été introduits dans la fournaise, puis on aurait muré les portes et activé le feu. Il aurait été très difficile et périlleux d’y introduire quoi que ce soit après l’avoir allumée. La seule façon de faire entrer Shadrak, Méshak et Abed–Nego dans la fournaise après avoir démarré le feu, aurait été de les y jeter par une ouverture pratiquée au sommet du fourneau.
Et à la lecture de ce passage, il est probable que c’est ce qu’ils ont fait.  On choisit des soldats d’élite qui ligotèrent les condamnés encore vêtus de leurs habits et les  portèrent pour les jeter dans la fournaise. On nous précise que la chaleur était si intense que les bourreaux périrent au moment où ils jetèrent leurs victimes par l’ouverture.
Dans ce type de fourneau, on ménageait de petites ouvertures sur les côtés pour permettre aux ouvriers de regarder à l’intérieur et vérifier si le sable avait fondu. Donc, il semble bien que Nabuchodonosor ait été en mesure d’observer ce qui se passait à l’intérieur à travers une de ces ouvertures.
Et c’est là qu’il aperçut non pas trois, mais quatre hommes. Ils marchaient sans entraves et ils étaient apparemment indifférents aux flammes ; et le quatrième, s’écria Nabuchodonosor, ressemblait au fils de Dieu – peut-être s’agissait-il d’un ange, ou comme beaucoup le pensent, de Jésus Lui-même. Et le roi ne fut pas le seul à voir le quatrième personnage, mais les dignitaires qui l’accompagnaient le virent aussi.
Le roi s’approcha le plus près possible de la bouche du fourneau, et il appela Shadrak, Méshak et Abed–Nego, qu’il qualifiait  désormais de serviteurs du Dieu Très–Haut, pour leur dire de sortir. Ce qu’ils firent. Et tout le monde put constater que pas un seul cheveu de leur tête n’était roussi, et que leurs vêtements étaient intacts et ne sentaient même pas l’odeur du feu.
On ne peut qu’imaginer le sentiment de terreur qui a dû s’emparer de ceux qui avaient dénoncé les trois jeunes hébreux au roi, surtout après que Nabuchodonosor eut décrété que dorénavant, quiconque dirait du mal du Dieu de Shadrak, Méshak et Abed–Nego serait mis en pièces.
Quant à Nabuchodonosor, il avait encore beaucoup de choses à apprendre et endurer avant d’admettre que le Dieu d’Israël était le seul vrai Dieu.
Mais où se trouvait Daniel pendant tout ce temps? Comme le chapitre est muet sur ce sujet, on en est donc réduit à de simples suppositions. Peut-être se trouvait-il en mission pour le roi. Bizarrement, son absence apporte un argument de taille à la version affirmant que Daniel était bien l’auteur du livre.
Des esprits critiques ont mis en doute l’authenticité du livre en prétendant qu’il avait été rédigé plusieurs siècles après l’époque de l’empire babylonien, au moment du conflit opposant Juda au roi Séleucide Antiochos Epiphane.
Si tel était le cas, il serait curieux que l’auteur ait omis de placer au cœur de l’action le principal protagoniste de ce livre. Le fait que Daniel soit absent de cet épisode laisse penser que le livre est authentique et non pas un faux ou un récit fictif.
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Des musiciens Grecs dans l’orchestre?
Certains instruments dans l’orchestre de Nabuchodonosor sont d’origine grecque.
Certains esprits sceptiques prétendent qu’aucune trace d’influence grecque ne serait apparue à Babylone ou dans cette région avant les conquêtes d’Alexandre le Grand, qui n’eurent lieu que plusieurs siècles plus tard, et par conséquent la mention d’instruments grecs serait la preuve que la rédaction du livre de Daniel est postérieure aux événements relatés.
Toutefois,  la découverte de documents datant de l’Antiquité montre la présence, déjà à l’époque, d’une influence grecque dans cette région. Comme on l’a vu au chapitre deux, il y avait des mercenaires grecs à la solde des rois de la région.  Il y avait également des ouvriers navals grecs qui construisaient la flotte de Nabuchodonosor. Des instruments d’origine grecque auraient donc très bien pu parvenir jusqu’à Babylone, tout aussi facilement que des mercenaires ou des ouvriers grecs.
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