Croire, c’est recevoir ! 

(L’expectative : Qui attend. Qui a la promesse. Qui donne droit d’attendre et d’espérer. Attente, espérance fondée sur des droits, des promesses)
Comment se fait-il que si peu de gens obtiennent des choses de dieu ?
Eh bien, on pourrait ranger les chrétiens dans deux catégories : ceux qui prient et qui s’attendent à ce que quelque chose se passe, et ceux qui prient sans s’attendre à quoi que ce soit.
La prière est avant tout le moyen de parvenir à ses fins, une voie royale qui relie les ressources divines aux besoins humains, le cri d’un enfant qui appelle son Père et sait que son Père au grand cœur aime l’exaucer encore plus qu’il n’aime lui-même recevoir ses réponses.
« Si donc un père sait donner à ses enfants ce qui est bon pour eux, à plus forte raison votre Père céleste donnera–t–Il de bonnes choses à ceux qui le Lui demandent ! » (Luc 11 :13)
Un jour, un homme racontait avec beaucoup d’humour que sa paroisse était frappée d’une épidémie de « don’moi » ! Ils n’arrêtaient pas de demander des choses au Seigneur, sans croire un seul instant qu’Il allait les exaucer. Ils répétaient sans arrêt « don’moi! don’moi ! don’moi ! » (donne-moi, donne-moi, donne-moi )
Ce qui rappelle l’histoire du vieux bedeau d’une église de campagne, qui était perché sur une échelle pour faire une réparation dans le beffroi qui surplombait la salle de prières. Il s’était assis en haut de l’échelle et s’était adressé aux membres du groupe de prières réunis là un peu avant la messe.
« Hé, braves gens ! Vous savez pourquoi la cloche fonctionne pas ? Y’a un tas de prières qui sont restées coincées dans le beffroi et qui bloquent cette vieille cloche. Y’en a des centaines qui sont coincées ici et qu’ont jamais pu aller plus haut, parce que vous vous attendiez pas à être exaucés. On vous a jamais appris que ça sert à rien de prier si vous avez pas la foi d’être exaucés ? Vous avez pas cru que Dieu allait vous exaucer quand vous avez fait ces prières. Mais j’tiens à vous dire que la prière de la foi s’attend à recevoir une réponse, mais si vous attendez rien, c’est pas de la foi, c’est du n’importe quoi ! »  
Ce soir-là, la réunion de prières fut très différente. Quelle différence cela ferait si nous nous attendions vraiment à recevoir une réponse quand nous prions ! Est-ce que nous nous contentons de prier, ou bien est-ce que nous nous attendons à être exaucés ? Est-ce que nos prières changent quelque chose ?
La prière n’est pas une « pieuse rêverie » qui n’a qu’un effet subconscient sur la personne qui prie. Non, la prière est une chose tout à fait réelle et pratique, un moyen aussi tangible d’arriver à ses fins que le télégraphe ou le téléphone, mais en  beaucoup plus efficace.
Votre correspondant à l’autre bout du fil est toujours là, et Il vous dit : « Vous n’avez pas ce que vous voulez, parce que vous ne le demandez pas à Dieu ! » (Jacques 4 :2)
N’est-ce pas tragique que nous, les croyants, soyons responsables de l’incroyance dans le cœur des autres et qu’à cause de nous, notre Père Céleste soit la risée des incroyants, tout cela parce que nous ne recevons pas de réponses à nos prières et qu’ainsi, nous donnons l’impression que Dieu est absent, ou qu’Il s’est assoupi, ou bien parti pour un long voyage.
Comme Élie qui se moquait des païens quand ils invoquaient en vain leur dieu :
« O Baal, réponds–nous ! Mais il n’y eut ni voix ni réponse. Ils sautaient autour de l’autel qu’ils avaient dressé. Vers midi, Elie se moqua d’eux et leur dit : – Criez plus fort ! Puisqu’il est dieu, il doit être plongé dans ses réflexions, ou il a dû s’absenter, ou bien il est en voyage ! Ou peut–être dort–il et faut–il le réveiller. Les prophètes crièrent à tue–tête et se firent, selon leur coutume, des incisions dans la peau à coups d’épées et de lances, jusqu’à ce que le sang ruisselle sur leur corps. L’heure de midi était passée et ils demeurèrent encore dans un état d’exaltation jusqu’au moment de l’offrande du soir. Mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni aucune réaction. Alors Elie ordonna à tout le peuple : – Approchez–vous de moi ! Tout le peuple avança vers lui. Élie rétablit l’autel de l’Éternel qui avait été démoli. À l’heure habituelle de l’offrande du soir, le prophète Elie s’approcha de l’autel et pria : – Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, que l’on sache aujourd’hui que c’est Toi qui es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que j’ai fait tout cela sur ton ordre ! Réponds–moi, Éternel, réponds–moi, afin que ce peuple sache que c’est Toi, Éternel, qui es le vrai Dieu, et que c’est Toi qui veux ramener leurs cœurs à Toi comme autrefois. Le feu de l’Éternel tomba du ciel, Quand le peuple vit cela, tous tombèrent le visage contre terre en s’écriant : – C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu ! »
Dans une autre histoire, un homme est venu demander de prier pour son fils qui filait un mauvais coton. Les paroissiens ont prié plusieurs jours de suite pour lui, et chaque fois qu’il y avait des demandes de prière, il demandait à nouveau que l’on prie pour le salut de son fils ; finalement, un soir, son fils s’est approché de l’autel en réponse à l’invitation au salut, et il a donné son cœur à Dieu.
Après la prière, ce père qui avait si longtemps prié pour son fils dit : « Ce n’est pas possible, vous devez vous tromper. Ça ne peut pas être mon fils. Ce doit être quelqu’un qui porte le même nom. Je connais un autre gars dans cette ville qui porte le même nom »
Et il m’a fallu cinq bonnes minutes pour le persuader qu’il s’agissait bien de son fils, et qu’il avait vraiment été sauvé.
Ce soir-là, le père partagea le témoignage suivant : « Cela fait vingt ans que je prie pour mon fils, et je n’ai jamais été aussi surpris de ma vie que ce soir, quand j’ai appris qu’il avait été sauvé »
Vous vous rendez compte ! Prier pendant vingt ans sans jamais s’attendre à ce que Dieu fasse quoi que ce soit ! Il aimait Dieu et était profondément convaincu que la Bible était la Parole de Dieu, mais lorsqu’il priait, il ne s’attendait à rien. Quel dommage !
Cela doit faire beaucoup de peine à Dieu de voir son enfant prier et prier encore, sans s’attendre le moins du monde à recevoir une réponse. Comme je l’ai déjà expliqué, nous nous attendons à ce que Dieu fasse tout : qu’Il donne et aussi qu’Il reçoive à notre place.
Nous voulons qu’Il descende à notre niveau et dépose ce que nous avons demandé dans nos bras, sans que nous ayons à faire le moindre effort. Certes, Il va nous donner ce que nous avons demandé, mais Il y met une  condition :
« Croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera donné »
Il a le droit de fixer ses conditions, et que pourrait-Il demander de moins que nous L’honorions en ayant foi en sa Parole. Nulle part dans la Bible il est écrit qu’à moins d’être parfait, il est impossible de plaire à Dieu.
Si en votre for intérieur, vous désirez ardemment faire plaisir à Dieu, honorez sa Parole en ayant la foi de recevoir quelque chose qu’il vous serait impossible d’obtenir par vous-même. Faites un pas de foi dans l’impossible, sans avoir la moindre évidence à laquelle vous raccrocher, si ce n’est ses promesses, et attendez-vous à ce qu’Il vous exauce et vous donne ce que vous Lui avez demandé. Voilà ce qui Lui fait plaisir.
Certains des chrétiens les plus exemplaires, qui n’ont pratiquement aucun défaut, reçoivent cependant rarement des choses de Dieu, tout simplement parce que c’est un aspect de leur foi qui est faible. Ils ne s’attendent pas à être exaucés – ils n’ont pas la moindre notion de ce principe essentiel de la foi.
En revanche, des chrétiens dont on pourrait dire qu’ils avaient pas mal de faiblesses – qu’ils succombaient assez facilement à la tentation, bien qu’apparemment, ils voulaient sincèrement ne faire que ce qui est bien – recevaient souvent d’incroyables réponses à leurs prières, parce qu’ils étaient animés d’une foi simple et enfantine ; après chaque prière, ils s’attendaient vraiment à recevoir quelque chose.
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