L’ivrogne sous ma fenêtre

par Angela Souza

Il était presque minuit, j’étais en train de me brosser les dents, à moitié endormie, lorsque tout à coup je l’ai entendu. Il criait et marmonnait en même temps. Je me suis dit que c’était probablement un ivrogne qui appelait son compagnon de beuverie.

Une demi-heure plus tard, je l’entendais toujours crier, bien que je ne puisse comprendre ce qu’il disait. Je me suis dit que ça suffisait comme ça et j’ai décidé d’appeler la police !

En passant devant ma fenêtre, j’ai vu l’ivrogne qui se tenait sous un lampadaire. Il était torse nu dans le froid et plus âgé que je ne l’avais imaginé ; il criait dans ma direction.

Un jeune homme s’est arrêté pour lui parler. Quelques instants plus tard, il a ôté sa veste et l’a mise sur les épaules du vieil homme. J’étais stupéfaite. Ils se sont serrés dans les bras l’un de l’autre, et là, je me suis rendue compte que le jeune homme était en train de prier pour l’ivrogne.

Un couple les a dépassés et s’est retourné sans que le jeune homme ait eu l’air de se soucier le moins du monde de ce qu’ils pouvaient penser. Peu après, ce bon samaritain a passé le bras sur les épaules du vieil homme comme pour dire Allez, je vais te ramener chez toi ! et ils sont partis ensemble.

Je suis restée un moment à ma fenêtre à me demander si, moi, je me comportais bien en bonne chrétienne. Je dois admettre que ma réaction vis-à-vis de cet ivrogne exaspérant n’était pas à la hauteur de celle que Jésus aurait eue.

Jésus n’aurait pas appelé la police. Il se serait arrêté et Il aurait engagé la conversation avec lui. Il lui aurait donné Son manteau, Il l’aurait écouté. Il l’aurait réconforté et aurait prié pour lui. Et la vie de ce vieil homme en aurait été transformée.

Plus tard, quand je suis allée me coucher, j’ai remercié Dieu d’avoir envoyé ce jeune homme pour aider l’ivrogne, en même temps qu’il m’a aidée moi. Et j’ai prié pour que je réagisse mieux la prochaine fois que Dieu mettra sur mon chemin une personne qui a besoin d’aide.

Après quoi, le roi dira à ceux qui seront à Sa droite :

Venez, vous qui êtes bénis par Mon Père : prenez possession du royaume qu’Il a préparé pour vous depuis la création du monde. Car J’ai souffert de la faim, et vous M’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous M’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous M’avez accueilli chez vous. J’étais nu, et vous M’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous M’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus à Moi …  Chaque fois que vous avez fait cela au moindre de Mes frères que voici, c’est à Moi–même que vous l’avez fait. — Jésus, (Matthieu 25:34-36,40)

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Pendant qu’il est encore temps

J’étais endormi et j’ai rêvé que vivre était joie. A mon réveil, j’ai découvert que vivre était servir. J’ai servi mes semblables et j’ai découvert que servir était joie.

Rabindranath Tagore (1861–1941)

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Le privilège de servir le Christ et nos semblables ne nous a été accordé que pour quelques années de vie. Nous aurons le Ciel pour l’éternité, mais nos jours de service ici-bas sont comptés ; par conséquent nous ne devrions gâcher aucune occasion de servir.

Sadhu Sundar Singh (1889-1933)

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Si je savais que demain le monde serait réduit en cendres, je planterais quand même mon pommier. — Martin Luther (1483-1546)

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Comment bâtir un monde meilleur en une étape simple.

Ne serait-ce pas merveilleux si tout le monde faisait ce que Jésus a dit de faire : d’aimer son prochain comme soi-même ?

Mais lorsque les gens ne traitent pas les autres comme ils le devraient — c’est-à-dire avec amour —, ils peuvent s’attendre à avoir des problèmes, et ça finit par leur arriver !

On peut dire sans crainte de se tromper que tous les maux de ce monde ont leur racine dans le fait que les gens n’ont pas assez d’amour pour Dieu et pour leurs semblables.

Pourtant, le simple fait d’aimer Dieu et de s’aimer les uns les autres est toujours la solution de Dieu, même dans une société aussi complexe, aussi embrouillée et compliquée que le monde dans lequel nous vivons.

Si nous aimons Dieu, nous pouvons aussi aimer et respecter les autres. Ainsi, nous pouvons suivre Ses règles de vie, et Ses préceptes de liberté et de bonheur ; et tout le monde sera heureux en Jésus.

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En attendant l’heureux dénouement

La vie est faite d’une multitude de choix. Tous les jours nous sommes confrontés à des choix, petits et grands, et chaque jour qui passe nous laisse un héritage, sans cesse grandissant, de choix passés.

Certains s’avérèrent de bons choix, d’autres de mauvais choix, d’autres un peu des deux, sans parler de ceux dont on ne sait pas encore sur quoi ils vont déboucher ; quoi qu’il en soit, chacun de ces choix  a contribué à faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

Voici quelques principes que je trouve très utiles lorsque je me mets à penser au passé et aux expériences qui m’ont amenée là où j’en suis aujourd’hui.

Notre futur n’est pas limité par notre passé.

Quelles que soient les décisions que nous avons pu prendre ou que d’autres ont prises pour nous, peu importe où nous en sommes maintenant, le futur est aussi brillant que les promesses de Dieu.

Comme celles-ci : Si vous avez de la foi… rien ne vous sera impossible (Matthieu 17:20) et Tout est possible à celui qui croit (Marc 9:23) 

 Si vous n’êtes pas arrivé là où vous voudriez être,  il est encore temps de changer. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Si vous avez l’impression qu’un de vos choix passés a eu de mauvaises répercussions, ou une conséquence que vous n’aviez pas envisagée, rappelez-vous que vous n’en avez probablement pas encore vu tous les effets.

Il se pourrait que ce qui a l’air d’être une pierre ou un serpent soit en fait du pain — ou même un repas complet (Cf. Luc 11:11-13)

Le célèbre réalisateur Orson Welles, qui fut également producteur, acteur et scénariste, disait :

Un dénouement heureux dépend du moment où vous choisissez d’arrêter l’histoire.

Ou comme le disait un autre :

Au bout du compte, tout finira par s’arranger. Et si tout ne finit pas par s’arranger, c’est qu’on n’est pas encore arrivé à la fin de l’histoire.

Ce principe est certainement vrai pour ceux qui aiment le Seigneur et qui se tournent vers Lui pour Lui demander conseil, puisqu’Il a promis qu’au bout du compte, Il arrangerait tout en notre faveur (Romains 8:28)

C’est dans la nature humaine d’avoir des remords et de regretter certains de nos actes, de se dire que si c’était à refaire on ferait  autrement. Dieu le comprend et Il compatit.

Mais ce serait dommage d’ignorer tout le bien qui est ressorti de ces expériences : la sagesse, la maturité et d’autres leçons que nous avons pu en tirer, et qui ont contribué à former notre caractère et à nous préparer à de plus grandes choses dans le futur.

Lorsque vous repensez au passé, comptez vos bénédictions.

Rappelez-vous tout ce qui est vrai, noble, juste, pur et agréable » et qui fait aussi partie de l’histoire de votre vie. (Philippiens 4:8)

Remerciez Dieu pour les bonnes décisions que vous avez prises dans le passé et pour celles qu’Il vous aidera à prendre dans le futur.

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L’Ancre

Cette espérance est pour nous comme l’ancre de notre vie, sûre et solide. (Hébreux 6:19 Sem)

Nous avons Quelqu’un dans lequel nous pouvons mettre toute notre assurance, dans Lequel nous pouvons être en sécurité pour toujours. Où que nous soyons, quoi que nous fassions, nous savons que Dieu veille sur nous. Nous possédons cette ancre. Peu importe ce qui se passe autour de nous dans les flots toujours changeants de la vie. Nous pourrons survivre aux circonstances, nous pourrons les surmonter, parce qu’Il est avec nous.

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Pour comprendre l’importance de l’ancre, nous devons ressentir la tempête.

— Auteur inconnu

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C’est un fait bien connu, les premiers chrétiens utilisaient le symbole du poisson pour se reconnaître entre eux ; mais ils utilisaient aussi le symbole de l’ancre. Depuis les temps anciens, l’ancre représente la sécurité. Pour les chrétiens, elle symbolisait l’espérance qu’ils mettaient dans le Christ, Lui qui les avait amenés à la sécurité du port de Son royaume céleste.  L’ancre a servi de décoration sur de nombreuses tombes chrétiennes, dans les catacombes de Rome.

— Christine Hunt

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On ne peut stabiliser un bateau en attachant son ancre au bateau lui-même. L’ancrage doit se trouver à l’extérieur. Ainsi en va-t-il de l’âme : celle-ci ne pourra trouver la stabilité en s’appuyant sur ce qu’elle voit à l’intérieur d’elle-même, mais seulement sur ce qu’elle voit dans la personne de Dieu : on peut être sûr de la vérité de Ses paroles, et Il ne peut nous mentir.

— Adaptation d’un texte de Dr. Thomas Chalmers (1780–1847)

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Jésus-Christ est l’ancre de votre âme. Pourquoi vous inquiéter inutilement des détails de la vie ? Vous appartenez à Dieu et rien ne pourra vous précipiter sur les rochers pour vous écraser. Vous êtes en sécurité parce qu’Il est sécurité. Faites confiance au Christ en toute circonstance. Puis détendez-vous. Appréciez le coucher du soleil. Savourez le parfum de la vie. Soyez en repos, sachant que cette espérance est pour nous comme l’ancre de notre vie, sûre et solide. (Hébreux 6:19, Sem)

— Steve McVey (1954-  )

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Mon ancre est sûre et ferme, solide, inébranlable,

À jamais elle me garde sur les mers démontées.

J’endure les tempêtes les plus épouvantables,

Car mon ancre s’accroche et s’agrippe au rocher.

C’est elle mon repos au milieu des orages,

En Christ je n’ai pas peur, je  garde mon courage,

Car mon ancre est solide, sûre et stable en tout temps.

Alors, soufflez, oh vents, soufflez sur l’océan,

Sur mon embarcation si petite et si frêle :

J’ai la force du Christ, je peux compter sur elle.

Car mon ancre tient bon en toute circonstance,

Oui, mon ancre tient bon.

— William Clark Martin (1864–1914) (adaptation de l’anglais)

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