L’influence… Nous y contribuons constamment !

L’impact qu’une personne peut avoir sur une autre est quelque chose de presque surprenant ! Parfois un simple regard a suffi pour changer toute une destinée. Dans d’autres cas, une brève rencontre a laissé des impressions durables pour toute une vie, parfois même pour l’éternité !

Nul ne peut comprendre cette chose mystérieuse qu’on appelle l’influence. Nous lisons, à propos de notre Seigneur bien aimé, qu’une force émanant de Lui guérit la femme qui s’approcha de Lui timidement derrière la foule, pour toucher le bord de Son vêtement…

Evidemment, aucune vie ne peut être comparée à celle du Christ ; et pourtant chacun d’entre nous exerce continuellement une influence – que ce soit pour guérir, bénir, laisser des marques de beauté ; ou au contraire, pour blesser, meurtrir, empoisonner, et salir d’autres vies.

Nous contribuons constamment, soit au bonheur, à la santé et au bien de l’humanité – soit à ses peines, à ses douleurs et à son malheur.

Chaque instant d’une vie droite et honnête, chaque victoire sur soi ou sur le péché, et jusqu’au plus petit moment d’une vie empreinte de bonté – aide d’autres personnes à devenir meilleures, à être courageuses et douces. Nous exerçons toujours une influence.

J. R. Miller

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Un jour, en revenant de l’école à la maison, Marc vit que le garçon qui marchait devant lui avait trébuché et fait tomber tous ses livres, ainsi que deux pulls, un gant et une batte de baseball, et un petit magnétophone. Marc se baissa pour aider le garçon à ramasser ses affaires éparpillées.

Comme ils allaient dans la même direction, il l’aida à porter ses affaires. Chemin faisant, Marc appris que le garçon s’appelait Bill, qu’il aimait les jeux vidéo, le baseball et l’histoire, qu’il avait du mal dans les autres matières, et qu’il venait de rompre avec sa petite amie.

Marc raccompagna Bill chez lui avant de rentrer à la maison. Ils continuèrent à se voir de temps en temps à l’école, ils déjeunèrent deux ou trois fois ensemble, et finirent leurs années de collège en même temps. Le hasard fit qu’ils se retrouvèrent dans le même lycée où ils eurent de brefs contacts au fil des ans. Finalement, arriva l’année tant attendue de la terminale. Trois semaines avant l’examen final, Bill aborda Marc pour lui parler.

Bill lui rappela ce jour où, quelques années auparavant, ils avaient fait connaissance.

Est-ce que tu t’es jamais demandé pourquoi je transportais toutes mes affaires ce jour-là ? lui demanda Bill. En fait, j’avais vidé mon casier afin de ne pas laisser de désordre pour les autres. J’avais mis de côté des tranquillisants que j’avais subtilisés à ma mère, et je retournais chez moi pour me suicider. Mais après ce moment passé à parler et à rire ensemble, j’ai compris que si je m’étais suicidé j’aurais raté ce moment et bien d’autres après cela. Alors tu vois, Marc, ce jour-là tu as fait bien plus que m’aider à ramasser mes livres. Tu m’as sauvé la vie !

John W. Schlatter

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Malgré leur mauvaise réputation, les pissenlits sont de jolies petites fleurs avec leurs pétales jaunes tous bien rangés au centre. Et assurément, ce sont les plus belles de toutes les fleurs quand elles sont offertes par un enfant qui les tient serrées dans sa petite main sale. Personne ne se fait gronder pour les avoir cueillies. Peut-être ne poussent-elles que pour le plaisir et l’usage des enfants !

Les pissenlits sont ignorés ou déracinés ; ils ne font jamais l’objet d’égards ou de soins, et pourtant ils fleurissent toujours et partout à profusion. Ils ne nécessitent aucune attention ni aucun soin particulier pour produire leurs fleurs rayonnantes ; ils poussent dans les champs, sur les pelouses, et dans les crevasses de trottoirs, même dans les beaux quartiers. Vous vous imaginez en train d’essayer de les cultiver dans un jardin ? Ils s’échapperaient furtivement des parterres pour faire jaillir leurs petites têtes jaunes et radieuses sur la pelouse voisine. Ils ne resteraient pas en place!

Les chrétiens devraient ressembler davantage aux pissenlits. Nos visages radieux devraient rappeler à tous que la foi simple a des racines profondes qui sont impossibles à arracher. Notre grand nombre devrait montrer au monde que, même si nous sommes simples et sans prétention, On nous voit partout.

Nous devrions être aussi facilement abordables qu’un pissenlit. Comme l’est Jésus. Nous devons sortir de nos jardins et franchir les barrières qui nous retiennent là où on s’attend à nous trouver. Nous devons montrer nos visages radieux dans tous les endroits qui ont besoin d’un peu d’ensoleillement et d’encouragement – dans les crevasses des trottoirs ou sur la pelouse d’un parcours de golf.

Auteur inconnu

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Passant dans ce monde souillé par le péché

Où vous vivez à la vue de tous

Soyez propre et pur, au-dedans et au dehors,

Que tous puissent voir Jésus en vous.

Votre vie est un livre ouvert à tous

Qu’ils lisent et relisent à l’envi;

Pointe-t-il vers le ciel,

Voient-ils Jésus en vous ?

Oh quelle joie ce sera, après le crépuscule,

Dans les demeures de l’au-delà,

De rencontrer une âme par vous gagnée

Parce qu’en vous elle avait vu Jésus.

Restez un témoin fidèle et vrai,

Que tous puissent voir Jésus en vous.

 — B. B. McKinney

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Donnez-Moi vos yeux pour voir les besoins, petits ou grands, des autres. Donnez-Moi vos oreilles pour entendre le cri du cœur de ceux qui sont perdus, et Donnez-Moi votre bouche pour déverser Mes paroles d’amour, de compassion, et prière, et offrir des mots d’encouragement à un frère ou une sœur qui est découragé. Donnez-Moi votre esprit pour que je puisse y implanter Mes pensées d’amour et de bonté. Laissez-Moi prendre votre cœur dans mes mains et le remplir de Ma sollicitude envers la multitude de ceux qui n’ont encore jamais entendu parler de Mon amour.

Donnez-Moi vos mains pour essuyez les larmes de ceux qui pleurent, pour donner une tape amicale dans le dos à ceux qui sont découragés, pour secourir ceux qui défaillent en chemin. Donnez-Moi votre bouche comme instrument de Mon amour pour quelqu’un qui a besoin d’entendre des paroles douces.

Même lorsque vous ne cherchez pas particulièrement à montrer  un exemple de Mon amour, si vous êtes attentif et disposé à écouter ce que je chuchote doucement à votre cœur, Je vous placerai dans des situations de ce genre. Il se peut qu’elles vous paraissent sans importance et négligeables, mais, à mes yeux, elles sont importantes. C’est un honneur d’être appelé à devenir un instrument de Mon amour.

Un message prophétique de Jésus.

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La prière de saint François d’Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette ta lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, je ne cherche tant pas
à être consolé… qu’à consoler
à être compris qu’à comprendre
à être aimé qu’à aime.

Car c’est en donnant…que l’on reçoit
C’est en s’oubliant…qu’on trouve
C’est en pardonnant…qu’on est pardonné
C’est en mourant…qu’on ressuscite à la vie éternelle.

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Parfois un simple mot, un regard ou un sourire peuvent changer toute notre physionomie, le ton de notre voix ou l’expression de notre visage. Si notre contenance n’est pas joyeuse, positive et victorieuse, nous risquons fort d’avoir un effet déprimant sur notre entourage.

Notre esprit est contagieux et nos attitudes influencent ceux qui nous entourent. C’est pourquoi il est très important de concentrer notre esprit sur ce qui est positif et d’éviter ce qui est négatif. Pensez à tout ce qui est bon [1]

Soyez encourageants, affectueux, et joyeux. L’amour entraîne l’amour. Si nous sommes calmes, confiants, patients, sereins et plein de foi, notre entourage réagira de la même manière. Un peu d’amour véritable va très, très loin !

Nul être humain n’est une île, et personne ne vit en vase clos. Tout le monde a de l’influence.

Une personne qui est animée par l’amour encouragera les autres à l’imiter. Si vous faites preuve d’amour, d’autres seront influencés par votre exemple.  C’est vraiment contagieux – l’amour du Christ en action. Il se répand et se propage d’un cœur à l’autre.

Si nous vivons suffisamment avec Dieu, comme le faisait Moise, un peu de Dieu déteindra sur nous. Nous serons heureux et nos visages rayonneront la joie et l’Esprit de Dieu [2]

C’est ça le secret ! Si nous projetons suffisamment d’amour, d’autres reflèteront cet amour.

[1] Philippiens 4:8.

[2] Exode 34:29–34; Nombres 6:25–26.

***

Le secret, c’est de communiquer !

Lorsque vous parlez avec quelqu’un et que vous n’êtes pas sûr d’avoir compris ce qu’il cherche à vous dire, ou quel est vraiment le fond de sa pensée,  pourquoi ne pas l’interroger ? Voilà qui est évident, me direz-vous, mais vous seriez surpris de savoir que peu de gens le font. Soit qu’ils n’osent pas admettre qu’ils n’ont pas compris, soit qu’ils ont peur d’embarrasser leur interlocuteur. Pourtant, on a tout intérêt à poser des questions, parce que certaines personnes ont du mal à s’ouvrir et à dire ce qu’elles pensent.

C’est une leçon que j’ai apprise pendant ma première année d’université. En effet, c’est à ce moment-là que j’ai décidé de vaincre ma timidité et que je me suis mise à fréquenter un peu plus les jeunes de mon âge. C’est là aussi que j’ai commencé à sortir avec un garçon très gentil nommé Wayne. Nous avons visité pas mal d’endroits ensemble et nous nous sommes bien amusés. À cette époque, il ne me serait pas venu à l’idée que nous ne savions pas communiquer. En fait, nous ne parlions jamais de ce que nous ressentions. J’avais des sentiments pour lui et je crois que c’était réciproque, mais je dis bien « je crois », étant donné que nous n’avons jamais abordé le sujet.

Il a fallu que je tombe amoureuse de lui pour réaliser qu’il y avait un problème. Lui aussi était timide, et sans doute avait-il peur que les choses ne deviennent trop sérieuses entre nous. Alors il a décidé de prendre ses distances, et cela m’a brisé le cœur. Plus tard, en réfléchissant bien à la question, j’ai fini par comprendre que je ne savais pas vraiment ce qu’il pensait, et que lui non plus ne savait pas ce que je pensais. Il m’est apparu que nous n’avions jamais pris le temps de communiquer en profondeur.

Pourquoi ne pas lui avoir demandé ? me suis-je reproché. Pourquoi n’avons-nous jamais parlé de ce que nous éprouvions l’un pour l’autre ? Cela aurait été si simple et nous aurions su à quoi nous en tenir. Je ne savais pas ce qu’il pensait, et c’était là un vrai problème, mais il nous aurait suffi d’en parler franchement. Il était réservé et parlait très peu, mais il se serait ouvert si j’avais fait le premier pas. Nous aurions alors résolu le problème, ou, tout au moins, nous aurions su ce qui se passait dans nos cœurs.

Même si notre partenaire est renfermé, on peut l’aider à s’ouvrir. La plupart des introvertis le sont malgré eux, et ils ont besoin d’aide. Parce qu’ils ont du mal à se livrer et à exprimer leurs sentiments, ils ont besoin qu’on les traite avec beaucoup de tact et de gentillesse, qu’on leur pose des questions comme : Qu’est-ce que tu entends par là ?, ou bien : Est-ce que tu veux bien m’expliquer ça ?

Si vous savez vous y prendre, la plupart des gens finiront par s’ouvrir. En général, ils en ressentent le besoin et désirent communiquer. Ils ne veulent pas rester murés dans leur timidité. Mais ils ont besoin de quelqu’un qui les comprenne et qui les aide à sortir d’eux-mêmes. S’il est vrai que vous vous intéressez aux autres et que vous les aimez, alors encouragez-les à sortir d’eux-mêmes et à communiquer.

J’ai tiré une bonne leçon de mon expérience avec Wayne : j’ai réalisé l’importance d’être ouvert, de communiquer en toute franchise et humilité. J’ai appris que, lorsque je ne comprends pas quelqu’un, je dois l’encourager à être franc avec moi, et que moi-même, je ne dois pas hésiter à exprimer ce que j’éprouve intérieurement.

Certaines personnes sont très expansives et très vite, vous connaissez toute leur vie. D’autres, par contre, ne s’attendent pas à ce que vous vous intéressiez à elles, surtout pas au point d’écouter tous leurs soucis et leurs chagrins. Elles sont discrètes et préfèrent souffrir en silence. Elles ne veulent pas affecter les autres avec leurs problèmes. Certes, leur courage et leur stoïcisme sont admirables, mais ne serait-il pas préférable qu’elles s’ouvrent aux autres pour être à même de recevoir de l’aide et de la sympathie, et le soutien de la prière.

Souffrir en silence, c’est la meilleure façon de rendre tout le monde malheureux. On ne peut pas cacher une souffrance. Très vite, les autres s’aperçoivent que quelque chose ne va pas et ils finissent par s’inquiéter. Ils se demandent si vous leur en voulez ou si vous êtes irrité. Par conséquent, ils ne savent pas comment vous aider. Au contraire, si vous videz votre cœur, bien des malentendus seront évités et vous recevrez sympathie, encouragement et prière. Autant de bonnes choses qu’on apprécie quand on n’a pas le moral.

Si vous êtes découragé à cause d’un problème, ce n’est pas en vous plaignant que vous le résoudrez. Néanmoins, ça ne fait pas de mal d’en parler à quelqu’un pour qu’il puisse prier pour vous et, éventuellement, vous donner des conseils. Exprimez vos difficultés, même si votre interlocuteur n’a pas de solutions à offrir. Souvent, c’est à ce moment-là que le Seigneur vous donne des solutions. Tâchez, bien sûr, de vous adresser à quelqu’un qui a la sagesse et la maturité nécessaires, parce que vous ne voudriez affecter personne négativement. Vous pouvez au moins demander qu’on prie pour vous : cela vous fera déjà beaucoup de bien !

Oh combien de malentendus seraient évités si l’on était plus ouvert et si l’on communiquait en toute franchise ! C’est toujours un peu difficile au début, mais à la longue, vous verrez, cela deviendra plus facile. Le Seigneur récompense la franchise et les efforts que l’on fait pour communiquer.

Oh ! Combien de malentendus seraient évités si l’on était plus ouvert et si l’on communiquait en toute franchise !

Maria Fontaine

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LE BOOMERANG

J’aimerais vous parler de quelque chose qui m’a fascinée lorsque j’étais enfant. J’étais allée au cirque et le spectacle se déroulait sur trois pistes. J’en ai un souvenir très clair. Je revois encore les acrobates qui se balançaient, puis voltigeaient dans les airs ou sautaient dans le vide. Mais, sur la troisième piste, un numéro capta mon attention.

Un garçon et une fille lançaient des projectiles multicolores d’un bout à l’autre de la piste. Ces projectiles parcouraient une certaine distance avant de revenir se loger dans leurs mains. Et cela, quelle que soit la direction où ils avaient été envoyés.

J’étais médusée. Comment ces projectiles pouvaient-ils changer de direction pour revenir à leur point de départ ? À peine avaient-ils été lancés par les jeunes artistes qu’ils leur revenaient droit dans les mains ! Alors quelqu’un à côté de moi dit (et c’est la première fois que j’entendais le mot) : Ce sont des boomerangs ! De retour à la maison, je m’empressai de me faire expliquer le phénomène.

Or, depuis le jour où j’ai enfoui ce mot dans ma mémoire d’enfant, je l’ai entendu maintes fois et j’ai constaté que le même phénomène se produisait dans la vie.

 Parce que la vie elle-même est un boomerang. Tout ce que vous faites finit par vous revenir un jour ou l’autre.

Tout ce qu’un homme sème, il le moissonne, lit-on dans la Parole de Dieu. Chaque parole que vous lancez vous revient un jour. Je crois que même nos pensées nous reviennent, car, après tout, les pensées sont des choses réelles.

Étrange, cette façon qu’a le boomerang de modifier sa trajectoire pour revenir à son lanceur ! Mais voyez-vous, la loi de pesanteur spirituelle, la loi de rétribution, n’est pas moins étrange. Il s’agit d’une loi infaillible : ce qu’un homme lance dans le monde lui reviendra dans sa propre vie.

S’il lance le pain de la gentillesse, celui-ci lui reviendra comme une bénédiction ! S’il lance une malédiction, tôt ou tard, celle-ci lui reviendra sous la forme d’une plus grande malédiction.

Vous avez votre boomerang et moi le mien ; chacun fonctionne différemment, objecterez-vous peut-être. Mais la Parole de Dieu est vraie, elle demeure infaillible, et chacune de nos actions nous revient.

Je sais que des paroles aimables que j’ai prononcées il y a bien des années ont suivi leur cours et que, récemment, j’en ai récolté les fruits. Et vous aussi, vous récoltez aujourd’hui l’amour et la reconnaissance d’un boomerang que vous avez lancé il y a bien des années.

Je connais un père de famille qui vit près de chez moi. C’est un homme particulièrement impatient et irritable. Or, l’autre jour, j’ai entendu son fils lui répondre avec la même impatience, la même irritabilité. Alors j’ai pensé : Ce n’est que le retour du boomerang.

Il y a quelques mois, et je ne pourrai jamais l’oublier, j’ai entendu une brave femme prier. C’était une mère. Elle disait que son garçon s’était dévoyé, et que c’était comme un boomerang parce qu’elle ne l’avait pas élevé dans le droit chemin. La vie de l’enfant, comme le métal quand il est chaud, avait coulé dans le moule puis avait durci. Et maintenant qu’il était un homme, elle ne pouvait plus le raisonner. Mais c’était dû à ses erreurs à elle, à son indifférence à l’égard de Dieu, et à un manque de prière.

Maintenant, c’était le retour du boomerang et elle se lamentait : Oh ! Comme c’était différent alors ! Jamais je n’aurais pensé que ça me reviendrait. Je ne m’inquiétais de rien et ne songeais qu’à profiter de la vie. À mes yeux, il était absurde de penser à un tel retour des choses. Puis elle ajouta : J’entends maintenant le cliquetis des menottes, le bruit des portes de prison qui se referment sur mon fils. C’est comme l’écho lointain de ma propre vie et de ce que j’ai semé dans la vie de mon garçon.

Un matin, dans un hôpital de Miami, en Floride, j’ai rendu visite à deux patientes. La première était Marie Smith. Elle était gravement malade, sa chambre était remplie de fleurs, de toutes sortes de cartes et de jolis petits cadeaux qu’on lui avait envoyés. Elle était entourée de mille petites marques de gentillesse. C’était le reflet exact de sa vie. Tout au long des années, elle avait semé l’amour et la gentillesse autour d’elle, et voilà qu’à présent cela lui revenait dans cet hôpital, au cours de sa terrible maladie.

Dans une autre chambre, une femme était alitée, aigrie, solitaire. On pouvait lire la méfiance sur chaque trait de son visage. L’égoïsme et l’animosité avaient ruiné sa vie. Elle était étendue là, le visage tourné contre le mur. Autour d’elle, elle avait construit des murs d’antipathie, de froideur, de dureté et d’égoïsme, et voilà qu’à présent, sur son lit de mort, elle était enfermée dans la solitude.

Quelle différence entre ces deux chambres ! C’était le juste retour du boomerang.

En Proverbes 26:27, nous lisons : Qui creuse une fosse tombera dedans et la pierre reviendra sur celui qui la roule, et puis en Ecclésiaste 11:1: Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours.

Vivez généreusement, secourez l’affligé, aidez-le à porter son fardeau, soulagez sa peine… Un jour, un merveilleux boomerang vous reviendra !

― Virginia

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