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« L’état de notre monde » (Part 6)

« L’état de notre monde » (Part 6)

C’est le titre d’une nouvelle série de blogs que je vais publier. Ce sont des articles qui intéresseront tout le monde. Ils parlent de sujets divers et ils sont  justes informationnels.
Je glisserais quand même un petit commentaire à la fin de chacun d’entre eux. Comme vous le savez, je n’ai pas « une langue de bois » et j’ai de fortes convictions dans ma vie. Mais le but de ces blogs c’est de vous laisser avoir votre propre opinion et faire vos propres recherches !
Patrick
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Sommaire :

Comment l’Iran est devenu une république islamique il y a 40 ans
Netanyahou promet d’annexer les colonies israéliennes en Cisjordanie s’il est réélu
Les États-Unis s’attaquent à la Cour pénale internationale
Il y a 40 ans mourait l’un des plus grands criminels nazis, caché en Amérique latine
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Comment l’Iran est devenu une république islamique il y a 40 ans

Le 1er avril 1979, sur les cendres de la révolution qui venait d’enflammer le pays, l’Iran a été officiellement proclamé république islamique. Ce nouveau modèle étatique, remplaçant le régime monarchique de Reza Chah Pahlavi, a été approuvé par le référendum des 30-31 mars.
Le bulletin de vote au référendum iranien sur le nouveau modèle d’État il y a 40 ans comportait une question: « Êtes-vous d’accord avec l’établissement de la république islamique en Iran? » Les votants pouvaient répondre par oui ou par non.
De nombreux opposants à cette formulation, et concrètement au leader de la révolution, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, ont boycotté ce référendum. Au final, moins de 20,5 millions d’Iraniens ont décidé d’exprimer leur avis sur cette question étatique cruciale. L’immense majorité, 99,3%, s’est prononcée pour un changement.
Après l’établissement du régime théocratique du clergé musulman en Iran, le rôle de l’islam a significativement augmenté dans toutes les sphères de la vie.
Trois semaines plus tard, le 22 avril, le Corps des gardiens de la révolution islamique, une unité militaro-politique d’élite composée de gardes du chah loyaux à l’ayatollah et ayant fait leurs preuves lors des affrontements, était créé sur ordre de Khomeini. L’issue du référendum offrait la possibilité de créer en Iran un puissant appareil militaire et d’instaurer des lois islamiques.
L’islamisation de la politique, de l’économie et de la culture a commencé. Les femmes avaient l’interdiction formelle de porter des vêtements occidentaux. Les autorités ont instauré un système judiciaire basé sur le Coran et la charia. Des mesures punitives ont été engagées contre l’opposition de gauche et les minorités ethniques. En parallèle a été lancée la répression des généraux, des officiers et des hauts fonctionnaires de l’époque du chah. Nombre d’entre eux ont été sommairement exécutés, pendus sur des arbres loin des regards indiscrets.
La nouvelle ligne de la politique étrangère iranienne était symbolisée par le slogan  « Ni l’Ouest ni l’Est » L’Iran renonçait démonstrativement aussi bien aux valeurs occidentales qu’aux idées marxistes, en optant pour la « troisième voie », la théocratie, qui était révolue depuis longtemps pratiquement dans toute l’Europe.
Les Américains, qui avaient d’abord salué la révolution islamique, sont devenus les principaux ennemis de l’Iran.
Les changements profonds au sein de la société iranienne ont été évoqués par Evgueni Kalinine, traducteur de l’expédition de recherche soviétique qui a quitté Téhéran le 17 mars 1979 et y est revenu pour travailler 12 ans plus tard, dans son livre Notes d’un témoin. Selon ses souvenirs, pour éviter la pénétration dans le pays d’« éléments indésirables », on comparait le nom de tous les arrivants à ceux figurant sur une liste, ce qui n’était pas le cas auparavant. Les contrôleuses voilées assises derrière des tables dans la zone de contrôle avaient également fait forte impression sur l’auteur.
« A première vue, Téhéran n’a pas changé. Tout semble être à sa place. Mais en regardant de plus près on découvre que de nombreux bâtiments sont délabrés et n’ont pas été réparés depuis longtemps. Il n’y a plus de la propreté et de la brillance d’antan dans les rues centrales. La curiosité principale de la ville: les chevalements des tunnels de métro en construction. Partout sont accrochées des affiches avec des citations de Khomeini. Certaines idées du guide sont présentées sous la forme de poèmes, dont une bonne moitié est antiaméricains. Ils affirment notamment que tous les malheurs du peuple iranien sont engendrés par les impérialistes américains », écrivait Evgueni Kalinine.
Et de poursuivre: « J’essaie de trouver quelque chose d’antisoviétique. Mais je n’ai rien vu de tel »
« Ce qui surprend surtout, c’est le grand nombre de changements de noms de rues et de places. Il est difficile d’évaluer le niveau d’islamisation du pays. A en juger par les apparences, ce sont surtout les hommes portant la barbe qui sautent aux yeux. Beaucoup ont une barbichette comme celle des mollahs. A heures fixes, ils font la prière dans des endroits divers et variés, pas du tout adaptés pour cela. Dans les aéroports, dans les gares et dans tous les lieux de grande affluence sont désormais désignées des entrées séparées avec les inscriptions « Pour les frères » et « Pour les sœurs », autrement dit, des entrées séparées pour les hommes et les femmes »
Actuellement, l’Afghanistan, le Pakistan et la Mauritanie sont également considérés comme des républiques islamiques.
La Constitution de 1906 a été reconnue caduque après le référendum, et la rédaction d’une nouvelle Constitution a commencé. Cette dernière a été adoptée par référendum des 2-3 décembre 1979 à 99,5% des suffrages, malgré l’opposition des nationalistes laïques, des minorités sunnites au Kurdistan et d’autres opposants au régime de l’Ayatollah Khomeini. Selon les différentes estimations, jusqu’à 17% de la population s’opposait à la nouvelle Constitution. C’est ce groupe qui a boycotté le référendum.
La Constitution instaurait en Iran une république théocratique combinant les éléments du pouvoir religieux et républicain. La Constitution fixait la suprématie non seulement des principes islamiques dans l’organisation des pouvoirs législatifs, exécutif et judiciaire, mais également la suprématie du clergé islamique au sein des structures du pouvoir public.
La monopolisation du pouvoir politique par le clergé se traduisait par les pouvoirs attribués au guide de la révolution — ou rahbar —, un faqîh reconnu, juriste musulman qui contrôle l’activité de toutes les branches du pouvoir.
Après la révolution islamique, le poste de rahbar a été attribué à vie à l’ayatollah Khomeini.
Ce dernier a reçu le droit de déterminer les axes principaux de la politique nationale et étrangère, de nommer le chef du pouvoir judiciaire, le chef des armées et des forces intérieures, le chef du Corps des gardiens de la révolution islamique, de signer le décret de nomination du Président élu au suffrage universel direct et secret, et de nommer six faqîhs au Conseil d’administration. Le rahbar se voyait attribuer le droit de déclarer la guerre et de signer la paix, et de lever ou d’atténuer une sentence sur proposition du chef du pouvoir judiciaire.
C’est un article intéressant à lire si on veut comprendre ce qui se passe en Iran. Pour plus de documentation, je vous encourage d’aller faire des recherches sur internet.
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Netanyahou promet d’annexer les colonies israéliennes en Cisjordanie s’il est réélu

Israël pourrait annexer ses colonies installées en Cisjordanie occupée dans les années à venir, a déclaré le Premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Netanyahou.
Lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision Channel 12, Benyamin Netanyahou [1] a promis d’étendre la souveraineté israélienne aux colonies situées en Cisjordanie [2] occupée s’il remportait un nouveau mandat à la suite des élections de mardi.
« Si vous me demandez si nous allons passer à l’étape suivante, ma réponse est oui, nous allons passer à l’étape suivante, je vais étendre notre souveraineté », a déclaré le chef du gouvernement hébreu.
Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont illégales au regard du droit international et constituent un obstacle majeur à la paix entre les deux parties.
Les déclarations de M.Netanyahou interviennent après la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté israélienne sur la majeure partie du plateau syrien du Golan, conquis par Israël lors de la guerre des Six Jours [3] en 1967 et annexé en 1981.
Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Précédemment, le leader états-unien avait déjà rompu avec le consensus international en reconnaissant en décembre 2017 Jérusalem [4] comme la capitale d’Israël.
Savez-vous qu’Israël est le seul pays au monde qui n’a pas de délimitation de frontière de son territoire, ce qui veut dire comme le dit si bien Netanyahou : « Je vais éteindre notre souveraineté », avec la bénédiction des États-Unis !
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Les États-Unis s’attaquent à la Cour pénale internationale

Les USA ont trouvé une nouvelle cible pour leurs sanctions. Paradoxalement, il ne s’agit pas d’un criminel ou d’un pays opposé à Washington, mais de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Les militants des droits de l’homme évoquent déjà une tentative sans précédent d’échapper aux poursuites internationales pour des crimes de guerre.
Les USA décrètent des restrictions de visa contre les individus liés aux enquêtes menées par la CPI, a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo:
« Je proclame une politique de restrictions de visa à l’égard des personnes responsables de toutes les enquêtes de la Cour pénale internationale visant des militaires américains »
La déclaration de Mike Pompeo n’a pas été une grande surprise, selon le quotidien Vzgliad [5]. Il est difficile de ne pas considérer cette démarche comme le résultat de l’influence du conseiller du Président américain à la sécurité John Bolton. En septembre 2018 déjà, le Wall Street Journal avait publié le brouillon de la déclaration de ce dernier mentionnant la disposition de Washington à décréter des sanctions contre la Cour pénale internationale si elle ouvrait une enquête contre les USA et Israël au sujet de la Palestine. Cette déclaration indiquait que les juges de la CPI pourraient se voir refuser l’entrée aux USA et faire l’objet de sanctions contre leurs moyens financiers, et même être traduits en justice conformément à la loi américaine.
« Pour nous, la Cour pénale internationale est morte de facto. Les États-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger leurs citoyens et leurs alliés des poursuites injustes de cette cour illégale », avait souligné sans appel John Bolton dans son discours devant la Société fédéraliste.
La CPI a été fondée en 2002 à l’initiative de groupes des droits de l’homme et de plusieurs ONG. Son objectif proclamé était d’enquêter sur les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. A l’heure actuelle, 123 États sont membres du Statut de Rome — le traité qui a créé la Cour pénale internationale. Depuis le début, les USA ont refusé d’adhérer à cette initiative: ils ont signé le traité sans le ratifier.
Actuellement, la CPI enquête sur les circonstances de crimes de guerre dans onze pays. En novembre 2017, la procureure de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda (Gambie) a exigé une autorisation pour enquêter sur les crimes supposément commis par des soldats américains, des agents de la CIA et des services de sécurité du pays sur le territoire afghan.
Après l’annonce des sanctions américaines, la CPI a déclaré être un « organe judiciaire indépendant et impartial ayant une importance décisive pour traduire en justice les responsables de crimes graves en matière de droit international », et s’est réservé le droit de poursuivre son activité. En janvier, l’un des juges de la CPI avait quitté la cour en signe de protestation contre la pression de l’administration Trump, entre autres.
Jamil Dakwar, directeur du programme des droits de l’homme de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), a décrit la nouvelle politique de l’administration américaine comme une « tentative sans précédent d’échapper aux poursuites internationales pour des crimes de guerre »
Le représentant de Human Rights Watch Richard Dicker a qualifié la déclaration de Mike Pompeo d’« intention révoltante d’intimider la cour et d’empêcher les enquêtes sur le comportement des USA ». Il a appelé les pays membres de la CPI à soutenir la cour et à faire savoir qu’ils ne toléreraient pas les efforts des USA pour empêcher son travail.
Et bien que la capacité de la cour internationale à traduire en justice les responsables de crimes de guerre soit insignifiante, Washington considère son activité comme une menace pour sa souveraineté.
Il est peu probable que les militaires américains soient jugés un jour à La Haye pour leurs crimes. Toutefois, en 2002 déjà, le Congrès américain a adopté la loi sur la protection des militaires américains (ASPA) interdisant à la CPI de mener des enquêtes sur ces derniers sur le territoire américain. Les opposants au texte le qualifiaient de « loi sur l’invasion de La Haye » à cause de ses termes autorisant les militaires américains à agir afin de sauver tous les citoyens américains interpellés dans le cadre d’une procédure judiciaire.
Jusqu’à la récente déclaration de Mike Pompeo, ce scénario hypothétique semblait relever de la fiction. La nouvelle initiative de l’administration Trump fait un pas de plus dans ce sens, en écartant complètement les enquêteurs de la CPI du déclenchement d’une enquête sur les crimes éventuels des militaires américains.
— Ainsi, vous avez tiré près de 67 coups de feu?
— C’est exact.
— Et combien de personnes avez-vous tué? A ce moment précis?
— Voyez-vous, je tirais avec un fusil automatique… Il est difficile de dire combien. Peut-être dix ou quinze personnes.
— Des hommes, des femmes et des enfants?
— Oui.
— Et des nourrissons?
— Et des nourrissons.
Ceci est le fameux extrait de l’interrogatoire du soldat Paul Meadlo, de la compagnie Charlie du 1er bataillon du 20e régiment d’infanterie des USA, impliqué dans l’un des crimes de guerre les plus retentissants de l’histoire récente. Il est question du massacre de My Lai, dans le village vietnamien de Son My, où, en mars 1968, les porteurs des « valeurs démocratiques occidentales » ont cruellement assassiné plus de 500 civils, dont 210 enfants.
A présent, l’administration américaine en place tente de protéger ses nouveaux « paul meadlo » parmi ses militaires et collaborateurs de sociétés militaires privées affiliées au Pentagone et à la CIA, face à la justice qui les poursuit pour leurs crimes commis dans la guerre interminable en Afghanistan.
Au lieu de poursuivre les criminels de guerre, l’administration Trump s’est tournée contre la cour qui est destinée à punir ces criminels.
Il ne faut pas suivre cette voie. Pour deux raisons. Premièrement, toute armée dont les crimes sont couverts de manière aussi cynique se désintégrera et se transformera en bande criminelle tôt ou tard. Deuxièmement, une pratique totalitaire aussi scandaleuse, propre aux États-transgresseurs des droits de l’homme les plus invétérés, est profondément vicieuse en soi. L’histoire punit toujours ce genre de pays de la manière la plus intransigeante.
Qui va oser mettre des sanctions sur Les Etats-Unis ? Qui va oser envoyer des militaires américains en prison ? Mais il semble que le monde commence à se réveiller contre cette dictature États-unienne et les crimes qu’ils commettent !
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Il y a 40 ans mourait l’un des plus grands criminels nazis, caché en Amérique latine

Josef Mengele, criminel de guerre nazi, médecin connu comme l’assassin le plus sadique du camp de concentration d’Auschwitz surnommé «ange de la mort», qui s’est réfugié en Amérique du Sud en 1949 et est parvenu à éviter la justice, s’est noyé il y a 40 ans.
Le médecin [6] allemand Josef Mengele, criminel de guerre [7]qui a laissé une mémoire sinistre par ses expérimentations sadiques au camp de concentration nazi d’Auschwitz [8]est mort il y a 40 ans en Amérique du Sud où il s’est réfugié pour fuir son châtiment.
Le 7 février 1979, des policiers brésiliens de la ville de Bertioga aux environ de Sao Paulo ont reçu un coup de fil annonçant qu’un homme noyé avait été retrouvé sur la plage. L’homme a été identifié comme Wolfgang Gerhard, 54 ans, ressortissant autrichien, mais son nom véritable ne sera découvert que six ans plus tard.
Le policier brésilien Espedito Diaz, âgé actuellement de 72 ans, a témoigné à la BBC [9] de la mort de Mengele en affirmant que lorsqu’il était arrivé sur les lieux, la plage était déserte et qu’il n’y avait que le seul corps d’un homme noyé.
« On ne pouvait rien faire. L’homme sorti de l’eau ne donnait pas de signe de vie », a-t-il précisé.
En réalité l’homme n’était autre que Josef Mengele, le médecin allemand qui a mené des expérimentations médicales atroces sur les détenus du camp de concentration d’Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale et coupable de la mort de 400.000 juifs.
Josef Mengele est né en 1911 à Günzburg en Bavière dans la famille d’un riche industriel, mais au lieu d’entrer dans l’entreprise de son père il a choisi une carrière de médecin.
En 1943, il est devenu médecin en chef de Birkenau, un camp d’extermination au sein d’Auschwitz.
Selon les témoignages des survivants, Mengele était le médecin le plus sadique et ses expérimentations n’avaient rien à voir avec la science. Il jouait un rôle de seigneur tout puissant dont dépendait la vie des détenus.
«Mengele était le plus sadique et cruel de tous, comme s’il jouait le rôle de Dieu qui décidait du destin des prisonniers arrivés à Auschwitz. D’aucuns ont été envoyés dans des camps de travail forcé, d’autres allaient tout droit dans les chambres à gaz», a raconté à la BBC Gerald Posner, auteur du livre intitulé Mengele: l’histoire complète.
Le 17 janvier 1945, 10 jours avant la libération du camp d’Auschwitz par les troupes soviétiques, Josef Mengele a pris la fuite.
Il a été arrêté par les militaires américains puis relâché en juillet 1945. Pendant quatre ans il a travaillé dans une ferme agricole dans le sud de l’Allemagne.
Comme de nombreux autres criminels de guerre nazis Mengele a d’abord cherché refuge en Argentine et l’occasion d’y partir s’est présentée en 1949.
En 1959, il a été détecté par les autorités israéliennes. Alors l’Allemagne a délivré un mandat d’arrêt.
Mais au moment où le gouvernement argentin a pris une décision à son égard, il a quitté le pays.
En 1961, il s’est retrouvé au Brésil où son dernier lieu de résidence fut à Sao Paulo, la ville brésilienne la plus peuplée.
Selon des témoignages reçues par la BBC, craignant d’être identifié, Josef Mengele sortait rarement de chez lui, et dans la rue il était toujours déguisé et accompagné de chiens dressés. Le plus souvent il passait son temps à lire du Goethe et à écouter du Strauss.
La BBC a appris que chaque nuit il s’endormait avec un revolver sous l’oreiller.
En 1977, l’«ange de la mort» a été retrouvé par son fils Rolf Jenckel qui a séjourné chez son père pendant 15 jours.
Dans une interview télévisée de 1986, Rolf Jenckel a raconté que son père ignorait le repentir disant qu’il n’avait rien fait de mauvais et qu’il ne faisait qu’exécuter des ordres.
Selon la BBC, à la fin des années 1970, Josef Mengele s’est approprié les papiers de Wolfgang Gerhard parti pour l’Autriche et c’est sous ce nom qu’il a été enterré en 1979.
En 1985, la police allemande a intercepté une lettre qui dévoilait le nom véritable de l’homme trouvé noyé sur la plage brésilienne.
Les restes de Mengele ont été exhumés et en juillet 1985 les autorités brésiliennes ont confirmé son identité.
Un test ADN réalisé sept ans plus tard au Royaume-Uni a confirmé ces conclusions.
Beaucoup de chefs Nazis ont échappé à la justice et l’Amérique du Sud a été une terre d’asile pour eux. Mais des scientifiques allemands ont trouvé refuge aussi aux États-Unis !
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