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« L’état de notre monde » (Part 27) La France – Le Canada – le pétrole et l’écologie !

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 « L’état de notre monde » (Part 27)

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Sommaire :

Belloubet veut que les délinquants ou criminels de moins de 13 ans soient irresponsables pénalement
Le chef de la gendarmerie s’exprime sur des violences illégitimes lors des manifs des Gilets jaunes
Des experts de l’Onu déplorent le déni de réalité de la France face aux violences policières
Le député suisse voulant interdire les livraisons de LBD à la France met en garde contre «un problème»
Pétrole et guerre de mots : quand l’écologie ébranle l’unité canadienne
Pétrole des sables bitumineux : « le Canada décide de ne pas s’enrichir »
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Belloubet veut que les délinquants ou criminels de moins de 13 ans soient irresponsables pénalement

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui a engagé une réforme de la justice des mineurs, veut établir un seuil d’irresponsabilité pénale à 13 ans, annonce-t-elle dans un entretien au journal La Croix publié jeudi.
Nicole Belloubet a, dans une interview à La Croix, expliqué la réforme qu’elle souhaite mettre en place au sujet des mineurs de moins de 13 ans mis en cause par la justice.
« Je propose de ne plus poursuivre les délinquants de moins de 13 ans en instaurant, en deçà de cet âge, une présomption d’irresponsabilité », a déclaré la garde des Sceaux au quotidien.
Actuellement, rappelle-t-elle, « un auteur d’infraction de moins de 13 ans écope d’une mesure éducative si le juge le considère comme capable de discernement » Mme Belloubet propose donc d’abroger ce dispositif. Environ 2.000 jeunes de moins de 13 ans font l’objet de poursuites chaque année, selon le ministère de la Justice.
L’absence de poursuites pénales contre ces mineurs « ne signifie pas pour autant la négation de son acte ni des dégâts qu’il a causés », souligne Nicole Belloubet. Les victimes pourront être indemnisées au civil alors que les enfants concernés « seront pris en charge dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative judiciaire »
La ministre précise cependant que ce seuil de 13 ans « ne doit pas être rigide pour que les magistrats puissent toujours apprécier la situation au cas par cas »
L’instauration de ce seuil permettrait de répondre à plusieurs conventions internationales, dont la Convention internationale des droits de l’enfant, qui exigent que soit retenu un âge butoir.
Par ailleurs, Nicole Belloubet propose, pour répondre de « manière plus adaptée et rapide » à la délinquance des mineurs, d’instaurer « une nouvelle procédure en deux temps » Il y aura dans un premier temps, « dans les semaines qui suivent l’infraction », « la reconnaissance de culpabilité du jeune » Puis interviendra, plus tard, « le prononcé de la sanction »
« Le juge pourra apprécier le comportement (du mineur) pendant cette mise à l’épreuve éducative et en tenir compte dans le prononcé de la peine », précise la garde des Sceaux. L’objectif de cette césure est de « réduire de moitié » les délais de jugement, qui sont de près de 18 mois actuellement.
La ministre a précisé le calendrier de la réforme par ordonnance. L’avant-projet sera soumis « dans les prochains jours aux professionnels pour concertation », puis il sera examiné au Conseil d’Etat. Le texte sera ensuite présenté en conseil des ministres autour du 15 septembre.
« Il n’entrera en vigueur qu’après un délai d’un an pour laisser le temps du débat au parlement afin de permettre aux parlementaires qui le souhaiteraient de l’amender », promet Nicole Belloubet, qui souligne que plusieurs de ses prédécesseurs ont «buté» sur cette réforme. L’annonce surprise en novembre d’une réforme de la justice des mineurs par ordonnance avait provoqué une levée de boucliers des professionnels, qui dénonçaient un coup de force.
C’est une grave erreur Madame la ministre, un autre coup porté à la justice ! Non seulement c’est une grave erreur, mais de l’irresponsabilité aussi ! En faisant des lois comme celle-là, on encourage le crime ; la plupart de ces jeunes délinquants et criminels, vous les retrouver plus tard sur les bancs des tribunaux de justice !
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Le chef de la gendarmerie s’exprime sur des violences illégitimes lors des manifs des Gilets jaunes

Il ne s’agit pas de « violences policières » mais de « violences illégitimes », a indiqué Richard Lizurey à Libération. Le patron de la gendarmerie nationale a exprimé son point de vue sur les preuves de violences sous forme de vidéo et sur la définition d’une vraie violence.
À la suite des discussions sur les violences policières qui ont eu lieu au cours des manifestations des Gilets jaunes, Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), a expliqué au quotidien Libération pourquoi les forces de l’ordre avaient recours à la violence et comment reconnaître l’illégitimité de leurs actions.
Le DGGN a affirmé que les forces de l’ordre étaient légitimes à intervenir en répondant à une agression « dans le cadre du maintien de l’ordre » : « Pour mener à bien cette mission, elles peuvent utiliser la force, dans un cadre réglementaire »
Préférant plutôt le terme de « violences illégitimes », il souligne que seules les enquêtes menées par la justice permettent d’établir si une violence policière a eu lieu :
« Après, on peut discuter de la légitimité de la violence dans tel ou tel cas, mais c’est à la justice de le dire. Un certain nombre d’enquêtes sont en cours à ce sujet, et une inspection générale (IGGN) existe pour mener les investigations nécessaires. Si des violences illégitimes ont été commises, si des gendarmes sont sortis des clous, ils doivent bien sûr être sanctionnés et c’est le rôle d’un chef que d’y veiller »
M.Lizurey a également commenté les multiples vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrant des actes allant au-delà des prérogatives des forces de l’ordre. Selon lui, ces témoignages vidéo manquent d’analyse:
« C’est vrai qu’avec les médias sociaux, le premier réflexe des citoyens lors d’un incident est de prendre leurs appareils pour filmer. C’est un élément nouveau, qui réduit le temps d’analyse. Avant, lorsqu’il y avait un incident, on attendait le compte rendu, on accédait aux éléments explicatifs avant que les choses ne sortent. Aujourd’hui, les faits sortent tellement vite, que nous sommes au mieux informés en même temps, et il est très difficile d’expliquer et de déterminer les responsabilités à chaud. En plus, il y a une asymétrie de traitement, avec désormais des a priori systématiquement négatifs. Le cumul de l’immédiateté et de l’inversion de la présomption d’innocence est problématique »
Selon le DGGN, les scènes, filmées dans un Burger King à Paris lors d’une manifestation des Gilets jaunes le 1er décembre attestant de violences policières, ne sont pas justificatives:
« L’image, la vidéo, quand bien même elle dure trois minutes, c’est un instant. Or, c’est le film complet qu’il faut regarder. En tant que responsable, on est souvent, comme vous le faites avec moi, sommé de se prononcer sur la seule image. Mais les situations sont beaucoup plus complexes que cela. Qu’est-ce qui précède l’image? Qu’est ce qui s’organise autour? Quels ordres ont été donnés? Sans ces éléments, vous ne pouvez pas juger sérieusement. Jamais je ne prendrai position ainsi. Car une image, c’est un point de vue. La vérité est à 360 degrés »
Monsieur le directeur, cette vérité que vous énoncez est dans les deux sens ! Jusqu’à maintenant, les nombreuses plaintes contre les forces de l’ordre sont restées dans des piles de dossiers sur un bureau administratif ; ni aucun jugement ou sanction envers des responsables et des coupables n’ont été donnés ! Par contre, nombreux sont les gilets jaunes qui ont été arrêtés, jugés sur-le-champ, dont certains jetés en prison !
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Des experts de l’Onu déplorent le déni de réalité de la France face aux violences policières

Une réunion consacrée notamment aux violences policières a eu lieu mercredi 22 mai entre des experts de l’Onu et des représentants de la société civile. Les participants ont regretté le « déni de réalité » dans la réponse du gouvernement ainsi que les défaillances relatives aux armes utilisées contre les manifestants, rapporte France Bleu.
Une réunion informelle faisant suite à la lettre d’allégations adressée par l’Onu à la France en février s’est tenue à Paris le mercredi 22 mai entre deux rapporteurs de l’Onu et des représentants de la société civile, parmi lesquels Elie Lambert, secrétaire national du syndicat Solidaires, a annoncé France Bleu.
Le média indique que l’objectif était de faire le point sur d’éventuelles atteintes aux libertés fondamentales dans le contexte de la crise des Gilets jaunes.
À la suite de la réunion, les experts de l’Onu ont jugé la situation préoccupante.
« Au vu des nombreux cas qui nous ont été rapporté, il y a une vraie inquiétude à avoir », a déploré Michel Frost, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, cité par France Bleu.
Les experts se sont dits insatisfaits par la réponse du gouvernement français, y trouvant un «déni de réalité»
« La France s’honorerait à mieux répondre à nos questions. Ce qui est frappant, c’est que malgré les témoignages ou le travail de David Dufresne qui recense les yeux percés, les membres arrachés… eh bien il y a un déni de réalité: on nous répond que la France est un État de droit et que par conséquent il n’y a pas de violences policières», a ajouté M. Frost.
Les participants ont également évoqué l’usage des armes dites non-létales.
« Nous estimons que le dispositif de maintien de l’ordre français a des défaillances, notamment en ce qui concerne les armes qui sont utilisées », a signalé Clément Voulé, rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de manifester.
Selon France Bleu, les experts estiment que la violence des manifestants n’était pas une raison suffisante pour employer des armes tels que les LBD.
Les experts ont reconnu que les black blocs, qu’on accuse souvent à juste raison de violences envers la police, sont présents partout en Europe.
« Pour autant, la réponse donnée par les autres pays est bien différente. Nous pensons qu’il existe d’autres logiques de gestion des manifestations », ont-il conclu.
Un rapport qui n’est pas à l’avantage de la France et qui reconnaît l’abus des forces de l’ordre dans leur devoir, ainsi que l’utilisation d’armes dangereuses dans le but de blesser gravement des manifestants ! Il faut rappeler que les LBD sont classées armes de guerre et ne sont pas appropriées pour contrer des manifestants ! Si je ne me trompe pas, seule la France les utilise en Europe !
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Le député suisse voulant interdire les livraisons de LBD à la France met en garde contre «un problème»

Guy Mettan, député du Grand conseil du canton de Genève, qui avait déposé le 27 mai un projet de résolution interdisant l’exportation des LBD vers la France.
Adopter le projet de résolution en Suisse interdisant l’exportation des lanceurs de balles de défense (LBD) vers la France, qu’il avait proposé en mai, sera «difficile», a expliqué à Guy Mettan, député du Grand conseil du canton de Genève.
« Ça sera difficile […] parce que les procédures législatives en Suisse sont très très longues […] et il faut être sûr d’obtenir une majorité parlementaire en faveur de la résolution, ce qui est loin d’être certain », a-t-il indiqué. Et d’ajouter:
« Mais ce qui est important c’est donner un signal, c’est d’abord de rendre attentifs les médias et la population que ces lanceurs de balles sont fabriqués en Suisse et que ça pose aussi un problème de respect, par exemple, des Conventions de Genève qui interdisent l’usage d’armes contre la population civile comme c’était le cas en France lors des manifestations. Et donner un signal politique au gouvernement pour dire: « Attention, il peut y avoir un problème dans l’avenir » »
L’interlocuteur a également évoqué le sujet des sanctions antirusses. D’après lui, la Suisse ne suivra pas l’exemple des autres pays européens ayant pris des mesures restrictives contre la Russie. Et il en a fourni une explication.
« Parce que la Suisse, dans sa politique étrangère, applique les sanctions seulement si elles sont validées par les Nations unies, parce que ce sont les Nations unies qui dictent le droit international. Donc la Suisse, à moins de déroger à cette règle, n’appliquera pas les sanctions prises unilatéralement contre tel ou tel pays. Il faut qu’il soit validé par les Nations unies ce qui n’est pas le cas des sanctions contre la Russie »
Guy Mettan s’est toutefois dit être « assez critique » vis-à-vis de son pays sur ce point parce qu’il trouve que la position suisse est un peu «hypocrite»
« Je suis un fervent défenseur de la neutralité suisse, et je pense que la Suisse pourrait être un petit peu audacieuse et contribuer à ce qu’on lève les sanctions contre la Russie parce qu’elles ne sont pas justifiées. Quoi qu’on dise, par exemple, dans le cas de la Crimée, elles ne sont pas justifiées parce qu’on n’a pas fait la même chose lors de l’indépendance autoproclamée du Kosovo, donc on ne peut pas appliquer une règle dans un cas puis pas dans l’autre. Ici, le cas est similaire, donc il y a une légère contradiction », a-t-il résumé.
Le 27 mai, Guy Mettan a déposé un projet de résolution interdisant l’exportation des LBD vers la France. Il a justifié cette initiative par la manifestation des Gilets jaunes en février devant le siège de l’Onu. Selon l’ordonnance suisse sur le matériel de guerre adoptée en 1998, l’exportation des armes peut être interdite « s’il y a de forts risques que, dans le pays de destination, le matériel de guerre à exporter soit utilisé contre la population civile »
J’ai une grande appréciation pour ce Monsieur qui semble bien avoir les pieds sur terre ! On est neutre ou pas ; on suit les résolutions de l’O.N.U ou pas ! Et ce qu’il dit sur la Russie, la Crimée et sur le Kosovo est parfaitement justifiable ! Mais il semble qu’il y a des pays plus égaux que d’autres !
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Pétrole et guerre de mots : quand l’écologie ébranle l’unité canadienne

Jamais l’environnement n’a autant été au cœur du débat au Canada. Si des écologistes s’en réjouissent, ce sujet divise profondément le pays. Alors que les conservateurs accusent les libéraux de nuire à l’économie en bloquant les projets d’oléoducs, Trudeau tente de tirer profit de la polarisation.
Environnement et unité nationale, deux sujets liés au Canada ? Absolument. Avec l’essor fulgurant du mouvement écologiste, l’environnement est devenu un thème central du débat public. Mais qui dit respect de l’environnement dit aussi transition énergétique, un second thème sur lequel sont loin de s’entendre les acteurs provinciaux et fédéraux. Après le débat houleux sur la place du Québec dans la fédération, voici venir celui sur l’écologie.
La dynamique fédérale du Canada accentue la division. Récemment, cinq Premiers ministres provinciaux ont demandé à Justin Trudeau de modifier le projet de loi visant à moderniser les processus de révision des grands projets énergétiques. Tous des conservateurs, les dirigeants de l’Alberta, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick ont sommé Trudeau d’accepter les quelque 200 amendements que proposait le Sénat au projet de loi C-69. Dès le lendemain, Trudeau a rejeté la demande de modification. Les amendements visaient à alléger les processus d’évaluation.
« Si ces amendements ne sont pas respectés, le projet de loi devrait être rejeté puisqu’il représentera des obstacles insurmontables à des projets d’infrastructure majeurs au pays et va miner la création d’emplois et la confiance des investisseurs », avaient averti les Premiers ministres conservateurs de ces cinq provinces.
Le Premier ministre Trudeau a perçu la demande de ses homologues comme une menace, voire comme du chantage. Avant de la balayer d’un revers de la main, Trudeau leur a répondu directement à la Chambre des communes, faisant preuve d’un rare aplomb. Selon lui, ses homologues provinciaux «jouent avec l’unité canadienne». Des mots très chargés dans une fédération fragilisée par les deux référendums sur l’indépendance du Québec (1980 et 1995)
Au Canada, on ne plaisante pas avec l’unité nationale.
« Le fait que des Premiers ministres conservateurs soient en train de faire des menaces à l’unité nationale si on ne leur donne pas ce qu’ils veulent est complètement irresponsable », a lancé énergiquement Trudeau le 11 juin.
Au Canada, l’environnement n’oppose donc pas seulement la droite et la gauche, mais aussi des provinces et l’actuel gouvernement fédéral, ce dernier étant accusé de nuire à l’économie. En avril dernier, l’élection de Jason Kenney en Alberta avait déjà envoyé un signal négatif au gouvernement fédéral. Élu par les Albertains pour relancer l’industrie pétrolière des sables bitumineux, Kenney a fait de Trudeau son adversaire principal. Au cœur du litige: la construction de pipelines, jugée essentielle au développement économique de l’Ouest canadien. Jason Kenney est déterminé à défendre jusqu’au bout la construction de nouveaux oléoducs.
Les projets d’oléoducs au cœur du litige
Le hic, c’est que l’extraction des sables bitumineux est considérée comme l’un des procédés les plus polluants au monde. Malgré la nationalisation de l’oléoduc Trans Mountain, Justin Trudeau hésite à favoriser cette industrie controversée. La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, estime d’ailleurs que la majorité des amendements proposés ont été dictés par des lobbyistes de l’industrie pétrolière. Quoi qu’il en soit, M. Kenney n’est pas prêt de lâcher le morceau.
« Aucun nouveau pipeline n’a été approuvé ces quatre dernières années et le gouvernement fédéral pousse une nouvelle mesure, avec le projet de loi C-69, qui rendra pratiquement impossible la construction d’un nouveau pipeline », a déclaré Jason Kenney de passage à Montréal.
Le pétrole de l’Ouest ne nourrit pas seulement des tensions entre des provinces et le gouvernement fédéral. Il en crée aussi entre les provinces elles-mêmes. Le Premier ministre du Québec, François Legault, refuse toujours qu’un nouvel oléoduc passe sur le territoire québécois. M. Legault estime qu’il n’y a aucune «acceptabilité sociale» pour ce projet, malgré ses potentielles retombées économiques. Une grande source de frustration en Alberta, surtout que le Québec bénéficie de généreux transferts de cette riche province en vertu du système de péréquation.
Le dossier des oléoducs est si sensible et important que le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, compte sensibiliser les Québécois à la cause albertaine. Allié naturel de Jason Kenney, M. Scheer mise sur l’indépendance énergétique.
« Je souhaite aussi que les Québécois comprennent et respectent que les Canadiens des autres provinces souhaitent pour leur part que le Canada puisse profiter de l’exportation de notre richesse pétrolière et gazière », avait déclaré à la presse le chef du Parti conservateur.
On dirait que chaque fois qu’il y a un Trudeau au pouvoir, notre unité nationale est menacée. L’approche de polarisation de Justin Trudeau crée des divisions partout au Canada et il est décevant qu’il accuse les autres de ses erreurs.
Source de tensions entre le fédéral et les provinces, les provinces elles-mêmes, ainsi qu’entre libéraux et conservateurs, l’écologie n’a pas fini d’alimenter les passions. Dans ce contexte, les libéraux de Trudeau espèrent probablement profiter de la polarisation pour apparaître comme le seul grand parti écologiste capable de battre les conservateurs fédéraux, alliés de leurs homologues provinciaux. Cette stratégie leur permettrait de récupérer une partie de leur électorat ayant migré au Parti vert et au Nouveau Parti démocratique. En revanche, si Justin Trudeau parvenait à remporter l’élection d’octobre prochain, les provinces conservatrices se sentiraient encore plus abandonnées.
Qui c’est qui pousse pour ces extractions super-polluantes ? Les lobbies pétroliers ; « the big money boy », c’est-à-dire les super-riches, mais sûrement pas pour les gens en bas de l’échelle sociale !
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Pétrole des sables bitumineux : « le Canada décide de ne pas s’enrichir »

Le Canada dispose de la troisième plus grande réserve de pétrole dans le monde.
On hésite toutefois à l’exploiter pour des raisons écologiques, au détriment du développement économique. C’est le point de vue Jean-François Thibault, consultant dans ce domaine et membre du C.A. d’une société d’exploitation gazière et pétrolière. Entretien.
Le saviez-vous? Les Canadiens sont très riches en pétrole. 98% du pétrole canadien se trouve toutefois en Alberta, une province de l’ouest.
Ce pétrole est concentré dans les sables bitumineux, d’importants gisements enfouis sous terre.
Le hic, c’est que la méthode d’extraction de ce pétrole est considérée comme très polluante.
Pour des raisons écologiques, des projets de construction de pipelines ont été abandonnés. Cependant, des industriels rêvent toujours d’acheminer directement le pétrole albertain au Canada et aux États-Unis.
Pour certains, l’annulation de ces projets de pipelines représente une excellente nouvelle sur le plan environnemental. Tout récemment, le Premier ministre du Québec, François Legault, a pris position contre le projet Énergie Est, un futur oléoduc transcanadien. Mais pour d’autres, il s’agit d’une véritable catastrophe économique. C’est le cas de Jean-François Thibault, consultant dans le domaine énergétique et membre du C.A. de Ressources et Énergie Squatex, une société canadienne d’exploitation gazière et pétrolière. M. Thibault estime que le Canada doit se faire un devoir d’exploiter ses ressources pétrolifères pour diminuer sa dépendance énergétique.
L’extraction du pétrole des sables bitumineux n’est toutefois pas seulement controversée au Canada. À l’international, ce pétrole a aussi mauvaise presse. L’an dernier, le Groupe Total lançait un projet d’exploitation des sables bitumineux en Alberta, mais dans la discrétion… En décembre 2017, lors du One Planet Summit de Paris, l’Élysée a poliment demandé au Canada d’arrêter d’extraire ce type de pétrole.
« La situation du Canada est une illustration du courage qu’il faut avoir aujourd’hui pour renoncer à certaines richesses qui se trouvent sous nos pieds. C’est tellement tentant d’utiliser ces ressources, surtout que vous avez de tout au Canada. Vous avez du gaz naturel, vous avez du pétrole, vous avez les sables bitumineux. Ce sont des milliards de dollars qui dorment », avait déclaré l’Élysée au journal Le Devoir.
Jean-François Thibault pense aussi que « ce sont des milliards de dollars qui dorment », mais voit les choses différemment. Selon lui, il est illogique que des provinces de l’est continuent à importer beaucoup de pétrole alors que l’Alberta pourrait les approvisionner à la hauteur de 100%. Cette réalité maintient le Canada dans une situation très désavantageuse sur le plan économique.
« Le Canada a la troisième plus grande réserve de pétrole au monde. Le Canada a plus de pétrole que les États-Unis. Il en a plus que l’Irak, que le Koweït et la Russie. Du pétrole, nous en avons énormément. Alors, comment expliquer que les Canadiens ne s’en servent pas ? », s’est demandé Jean-François Thibault en entrevue.
Précisons toutefois que si la Russie comptabilisait les sables bitumeux comme le fait le Canada, elle posséderait à elle seule 31,25% des réserves pétrolières mondiales. C’est ce qu’avait déclaré en 2016 Roustam Tankaev, expert de l’Union des industries pétrolières et gazières de Russie.
Thibault se dit conscient des répercussions écologiques que produit l’exploitation de ces gisements, mais estime que la prochaine transition énergétique aura aussi un coût. Il fait aussi remarquer que l’importation de pétrole n’apparaît pas comme une meilleure solution sur le plan environnemental. Du moins, tant et aussi longtemps que les sociétés auront besoin de cette ressource.
« Il y a aussi un impact environnemental dans le fait de transporter du pétrole de l’étranger. On préfère manger des fraises du Québec plutôt que celles du Mexique, mais avec le pétrole, les gens n’ont pas le même raisonnement », a-t-il souligné.
Thibault estime également que le Canada doit vendre son pétrole à l’international. L’exportation de ce pétrole passe nécessairement par la construction d’oléoducs, des projets qui sont souvent freinés en raison des controverses liées à l’environnement. Il déplore que certains de ces projets aient été abandonnés ou beaucoup ralentis sans prendre en compte les énormes retombées économiques qu’ils auraient engendrées. « Le Canada décide de ne pas s’enrichir », a-t-il tranché.
« La troisième plus grande réserve de pétrole au monde se trouve enclavée au milieu du territoire canadien. Pour avoir accès aux marchés internationaux, le pétrole doit donc passer par le nord, par l’est, l’ouest ou le sud. Par le nord, c’est toutefois impossible. Vers l’est, il y avait le projet Énergie Est qui a été abandonné à l’automne 2017. Vers l’ouest, il y avait les projets d’oléoducs Northern Gateway et Transmountain et vers le sud, il y avait Keystone XL vers les États-Unis. Tous ces projets-là ont eu d’importants problèmes », a affirmé M. Thibault .
Grâce à ses réserves pétrolifères, l’Alberta est devenue une province extrêmement riche. Depuis plusieurs années, cette province envoie d’ailleurs d’importes sommes d’argent aux autres provinces canadiennes par le biais du système de péréquation. Un système qui vise à redistribuer les recettes fédérales à travers tout le Canada.
Une situation qui profite notamment au Québec, une province considérée plus pauvre. Pour Jean-François Thibault, cette situation traduit un grave déséquilibre et met presque en péril l’unité canadienne. La générosité des Albertains pourrait trouver ses limites.
Le rejet de certains projets d’oléoducs par les Canadiens des autres provinces semble avoir créé beaucoup de frustration en Alberta. Au cours des dernières années, il s’est presque développé un sentiment indépendantiste dans cette province. De fait, les plus résolus des Albertains accusent les autres Canadiens de profiter de leur générosité sans se salir les mains. En décembre 2018, le Premier ministre de l’Alberta, Rachel Notley, affirmait que le pétrole albertain permettait de « financer les écoles, les hôpitaux, les routes et, potentiellement, certaines infrastructures hydroélectriques du Québec ». Une déclaration qui a soulevé un tollé dans la Belle Province.
« Avec le rejet de son pétrole, l’Ouest canadien se sent abandonné. C’est évident. Les gens dans l’ouest considèrent que le pétrole est le moteur économique du Canada depuis des années. Les Albertains trouvent qu’ils contribuent largement au développement économique du Canada, dans une période difficile où leur province doit réduire sa production pétrolière », a souligné M. Thibault.
Le pétrole de l’Alberta plongera-t-il le Canada dans une autre crise d’identité ? Les paris sont ouverts.
Ah ! Ah ! J’avais encore une fois raison ! Devinez qui pousse le plus pour l’extraction de ce pétrole ? Les Etats-Unis ! Et je suis sûr que certains de ces lobbies sont américains !
Savez-vous qu’en ce moment, les Etats-Unis doivent acheter de grosses quantités de pétrole à la Russie… Pourquoi ? A cause de la crise avec le Vénézuéla tout simplement !
Maintenant, c’est aux Canadiens de faire un choix, c’est leur pays, leurs ressources, et ils doivent faire un choix entre garder un pays propre ou faire de la monnaie pour les riches !
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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