Accueil Sois un ami « L’état de notre monde » (Part 21) Mission U.S.A & Lanceuse...

« L’état de notre monde » (Part 21) Mission U.S.A & Lanceuse d’alerte !

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

« L’état de notre monde » (Part 21)

_________________________________________________

Sommaire :

Diversions, sabotages, assassinats : les opérations secrètes des USA à l’étranger
Lanceuse d’alerte : « à partir du moment où on dit la vérité, on doit être exécuté »
_________________________________________________

Diversions, sabotages, assassinats : les opérations secrètes des USA à l’étranger

L’Université des opérations spéciales interarmées auprès du Pentagone a publié un rapport de 250 pages décrivant en détail l’ingérence des USA dans les affaires d’autres États.
L’auteur du document, un ex-officier des forces spéciales américaines, y analyse 47 missions visant à déstabiliser la situation ou à changer le régime dans différents pays. Ce document indique que tous les Présidents américains depuis la Seconde Guerre mondiale ont eu recours à de telles opérations. Les services secrets du pays, affirme l’auteur, utilisaient des méthodes criminelles, notamment des actes de diversion et des assassinats. Les experts soulignent que la Maison-Blanche n’a pas l’intention de renoncer à cette pratique.
Les ingérences secrètes
Le rapport publié par l’Université des opérations spéciales interarmées auprès du Pentagone compte 250 pages. On y apprend que l’ingérence secrète des États-Unis revêt différentes formes, de l’aide aux mouvements de résistance civile aux opérations militarisées secrètes et aux activités militaires plus vastes utilisant des méthodes non traditionnelles visant à soutenir des campagnes militaires ordinaires.
L’auteur de ce document, Will Irwin, est un ancien officier des forces spéciales américaines. En 28 ans de carrière militaire, il a participé à des opérations aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et en Asie, et travaille depuis quelques années au sein du Commandement unifié des opérations spéciales des forces américaines.
Au début de ce rapport intitulé « Soutenir la résistance : l’objectif stratégique et l’efficacité » (Support to Resistance: Strategic Purpose and Effectiveness), Will Irwin souligne que lors de la rédaction de ce travail il ne s’est appuyé que sur ses propres opinions et jugements, et souligne qu’ils peuvent ne pas coïncider avec la position du Pentagone et d’autres institutions officielles américaines.
L’auteur du document a séparé les opérations spéciales américaines en trois catégories: la déstabilisation, l’imposition et le changement de régime. 68% de toutes les missions analysées se rapportent à la première; et les 32% restants sont également répartis entre les opérations d’imposition et de changement de régime.
Au total, Will Irwin a analysé 47 opérations du Pentagone visant différents États entre 1941 et 2003.
La préface de ce travail a été rédigée par l’ex-chef du Commandement des forces spéciales de l’armée américaine (2008-2012), le général à la retraite John F. Mulholland Jr. D’après lui, la Seconde Guerre mondiale a été choisie comme point de départ car ce conflit a «tout changé» en renforçant la position des USA en tant que « leader du monde libre »
De plus, pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont créé le premier service de renseignements unifié de l’histoire nationale: l’Office des services stratégiques — qui donnera plus tard naissance à la CIA.
Objectif subversion
Sur les 47 opérations citées, l’auteur juge que 23 ont été réussies, et 20 ratées.
« Au total, depuis 1940 et à ce jour, près de 70% des opérations d’aide à la résistance ont été menées à des fins subversives. Dans d’autres cas les opérations étaient menées pratiquement à part égale dans le but d’imposer et de renverser le pouvoir. Dans 23 des 47 cas étudiés nous avons conclu que les opérations avaient atteint leur objectif. Deux cas ont été jugés partiellement réussis. 20 cas ont été reconnus comme un échec », note le document.
L’auteur n’a pas pu se prononcer définitivement sur deux autres opérations de la Seconde Guerre mondiale car la victoire a été remportée par les alliés avant que ces missions n’apportent des résultats.
Selon l’auteur du texte, la plupart des opérations étaient menées en temps de guerre, sachant que dans ces circonstances le pourcentage de succès était deux fois plus élevé par rapport aux missions en temps de paix. De plus, Will Irwin cite les statistiques indiquant que l’aide à la résistance était plus efficace s’il s’agissait d’un soutien direct à une campagne militaire.
En outre, selon les observations de l’auteur, les opérations s’avèrent peu efficaces quand la résistance tente de renverser le régime. Le succès des missions est plus probable si leur objectif est un travail subversif. Après la Guerre froide, seulement trois campagnes d’aide à la résistance sur sept ont été un succès, sachant que deux d’entre elles visaient à renverser le pouvoir, souligne l’auteur.
Dans le même temps, Will Irwin écrit que le soutien à la résistance civile a plus de chances de réussir que l’aide aux rebelles militarisés.
Le «statut secret» des missions contemporaines
L’auteur précise qu’il n’a pas étudié toutes les opérations connues de Washington.
« Les coups d’État soutenus par les USA (comme les événements en Iran en 1953 ou au Guatemala en 1954) n’ont pas été étudiés parce qu’il ne s’agissait pas de mouvements protestataires légitimes. Le document ne traite pas non plus des opérations en cours, étant donné le statut confidentiel de l’information et leur issue incertaine », écrit Will Irwin.
D’après lui, chaque Président américain depuis la Seconde Guerre mondiale, à une certaine étape de son mandat, apportait un soutien aux forces protestataires ou rebelles dans d’autres pays.
« Même les Présidents américains qui n’approuvaient pas une telle activité avant leur élection étaient contraints d’y recourir après leur investiture », déclare l’auteur.
Toutes les opérations évoquées dans la monographie possèdent une circonstance en commun. L’auteur écrit que les services secrets américains agissaient contre les États qui se trouvaient sous l’administration de « forces d’occupations et hostiles » ou d’un «régime répressif autoritaire».
« Armées clandestines, diversions, assassinats »
L’auteur indique que de nombreuses opérations de ce type ont été menées dans le cadre de la confrontation USA-URSS pendant la Guerre froide, dans le cadre de laquelle les États-Unis avaient misé sur la subversion. L’auteur rattache notamment à cette catégorie les activités américaines en Roumanie en 1946 et en 1949-1953, en Yougoslavie en 1948-1949 et en Pologne en 1950-1952.
Les services secrets américains recrutaient des agents parmi les citoyens européens déplacés pendant la Seconde Guerre mondiale afin de les renvoyer dans leur pays après un entraînement pour inciter aux mutineries.
Le rapport stipule que la directive 10/2 du Conseil de sécurité nationale des USA adoptée en 1948 a marqué le début d’une série d’opérations secrètes contre l’URSS à travers le monde. L’accomplissement de ces missions était pris en charge par l’Office de coordination politique au sein de la CIA créé en 1947.
L’une des principales exigences de Washington vis-à-vis de l’exécutant était la capacité d’organiser et d’entretenir des « mouvements de résistance, des armées clandestines, de commettre des actes de diversion et des assassinats »
Selon les informations de l’auteur, l’Office de coordination politique avait pour mission de « libérer les pays d’Europe de l’Est des communistes » et de rétablir les frontières de l’URSS d’avant-guerre.
« S’introduire derrière le Rideau de fer »
Comme l’explique Will Irwin, en 1948 l’Ukraine est devenue l’une des cibles de l’activité des services secrets américains. A l’époque, deux représentants de mouvements nationalistes ont fui l’Union soviétique et se sont adressés aux représentants américains. Ils comptaient s’assurer le soutien de Washington pour organiser un mouvement de résistance anticommuniste. Ils ont été finalement recrutés par une structure de la CIA, puis ont suivi une formation spéciale. Il a enfin été décidé de renvoyer les agents de diversion en Ukraine par les airs.
Selon les informations de l’auteur du rapport, en 1949 l’avion transportant ces agents a enfreint la frontière de l’URSS et aurait été détecté par les radars soviétiques, mais aucune interception n’a eu lieu. Par la suite, ces individus recrutés par la CIA ont rapporté qu’ils étaient bien arrivés à destination. Toutefois, les Américains ont conclu que les deux saboteurs avaient été éliminés et qu’ils n’étaient pas les auteurs de ce message.
Pendant cinq ans, affirme Will Irwin, les États-Unis ont envoyé en Ukraine des dizaines d’autres agents de la même manière. Selon l’auteur, pratiquement tous ont été appréhendés.
Plus tard, la CIA a reconnu que ses tentatives de s’introduire derrière le Rideau de fer en utilisant des agents ukrainiens avaient été « ratées et tragiques » L’auteur cite des exemples similaires d’infiltration de saboteurs dans les républiques baltes, en Moldavie soviétique et en Pologne — qui n’ont pas toutes été couronnées de succès.
Par ailleurs, l’auteur évoque l’échec des opérations des autorités américaines à Cuba dans les années 1960-1965, quand Washington avait l’intention de renverser Fidel Castro.
Comme l’indique l’auteur du rapport, la campagne américaine à Cuba était divisée en trois étapes, dont la première était l’invasion ratée dans la baie des Cochons. Will Irwin note que les dépenses pour la mission étaient passées de 4 à 46 millions de dollars.
A l’époque, presque 1.500 agents formés par les USA, essentiellement des émigrés cubains, avaient débarqué dans la baie. Cependant, la résistance des troupes fidèles à Castro avait écrasé les forces proaméricaines, et rapidement presque 1.200 hommes se sont rendus.
Mais les USA ne se sont pas arrêtés là. L’auteur raconte la campagne suivante, baptisée MONGOOSE. Will Irwin la décrit comme un « mélange agressif d’activité militarisée, de sabotage industriel et d’opérations psychologiques visant à contribuer à la mutinerie »
Entre 1961 et 1963, le Pentagone a envoyé à Cuba des dizaines d’équipes qui devaient mener des opérations sur l’île. L’auteur du rapport pense que durant cette mission les forces de résistance cubaines ont été approvisionnées en armes et en munitions, tout en « prolongeant la vie des rêves de liberté » Sachant que cette activité n’a apporté aucun résultat factuel.
« Saper l’influence de l’URSS »
Parmi les opérations les plus réussies, l’auteur évoque le soutien à l’union polonaise des syndicats, Solidarité, entre 1981 et 1989.
« Le programme de soutien visait un double objectif: promouvoir la démocratie en Pologne et saper l’influence de l’URSS dans un État-satellite crucial. Il était mené parallèlement à l’opération de soutien des moudjahidines en Afghanistan et était un élément de conflit sur deux fronts dont les conséquences ont changé le cours de l’histoire », écrit Will Irwin.
L’auteur souligne que ces deux campagnes « ont joué un rôle central dans l’effondrement du Pacte de Varsovie et la destruction de l’Union soviétique qui a suivi »
Après l’envoi de troupes soviétiques en Afghanistan, Washington a commencé à fournir des armes aux rebelles-moudjahidines, ainsi qu’à leur apporter un soutien financier et consultatif.
La Maison-Blanche avait l’intention de transformer l’Afghanistan en « marécage politique et économique » pour les forces soviétiques et « faire payer l’URSS pour le Vietnam » Officiellement, ce programme sous-entendait une politique d’opposition à l’expansion soviétique.
« Les USA ont eux-mêmes terni leur image »
Dans une interview, le président de l’Association pour les études stratégiques internationales Gregory Copley note qu’au final les USA ont contribué au développement de mouvements radicaux en Afghanistan et se sont eux-mêmes enlisés dans ce pays.
« En lançant la guerre contre les talibans, les États-Unis ont perdu en Asie centrale leurs relations de partenariat étroites et tous leurs avantages stratégiques. Ils ont perdu toute la confiance dont ils bénéficiaient en Afghanistan. L’Amérique a dégradé elle-même l’image et l’autorité de ses forces stratégiques », estime Gregory Copley.
Ce rapport est une sorte de manuel scolaire pour la préparation des futurs officiers des Forces spéciales de l’armée américaine, a déclaré l’expert militaire Alexeï Leonkov, rédacteur du magazine Arsenal Otetchestva.
« Puisqu’ils analysent d’aussi près les opérations, ce n’est rien d’autre qu’un échange d’expérience pour la préparation de représentants des Forces des opérations spéciales. Puis ils appliqueront leurs connaissances en pratique », suppose l’expert.
D’après Vladimir Batiouk, chercheur en chef à l’Institut des États-Unis et du Canada, l’orientation du rapport correspond à l’idéologie américaine selon laquelle l’Amérique est un pays exclusif.
« Quand l’Amérique répand ses valeurs et ses idéaux, notamment par la force des armes, à leurs yeux ce n’est pas une violation du droit international ou une ingérence dans les affaires intérieures d’autres États. Ils pensent que c’est merveilleux et que l’Amérique doit en être fière, et non en avoir honte », ironise l’expert.
Cela montre combien les Américains et les Etats-Unis sont aveugles ! Le comble dans tout cela c’est qu’ils reconnaissent les faits et les actes criminels dont ils sont responsables ! Un jour prochain, ils vont devoir payer la note !
_________________________________________________

Lanceuse d’alerte : « à partir du moment où on dit la vérité, on doit être exécuté »

Il ne fait pas bon être lanceur d’alerte aujourd’hui. Geoffrey Livolsi et Mathias Destal auditionnés le 14 mai par la DGSI, Julian Assange dans une geôle londonienne depuis le 11 avril et Stéphanie Gibaud qui a tout perdu dans son combat contre l’évasion fiscale qui transitait par UBS. Entretien avec cette «survivante»
« Harcèlement, placardisation, isolement, licenciement, précarité » : voici le quotidien d’une lanceuse d’alerte. Son nom: Stéphanie Gibaud.
Les faits: en 2008, la hiérarchie d’UBS lui demande de détruire des documents après une perquisition. Elle refuse et dénonce l’évasion fiscale massive qu’elle a sous les yeux. En février 2019, le géant bancaire était condamné à une amende de 4,5 milliards d’euros pour « démarchage bancaire illégal » et « blanchiment aggravé de fraude fiscale » Licenciée en 2012 de la firme suisse, la spécialiste de l’événementiel se consacre désormais à la lutte contre l’évasion fiscale.
On a voulu en savoir plus sur cette femme qui se retrouve propulsée n ° 2 de la liste de Nicolas Dupont-Aignan aux Européennes. Le rapport ? Mme Gibaud prévient immédiatement, la politique politicienne, ce n’est pas son truc. Elle, son truc, c’est le dossier de l’évasion fiscale, ce pourquoi elle se bat avec ténacité depuis une douzaine d’années. Pourquoi donc avoir choisi la droite souverainiste pour porter une lutte souvent connotée à gauche ?
« Je suis proche de Nicolas Dupont-Aignan parce que c’est le seul homme politique qui soit venu vers moi en 2014 […] Je lui ai expliqué que non seulement j’avais dénoncé chez UBS en interne, j’avais porté plainte contre UBS, mais que Bercy, via des fonctionnaires assermentés de leurs équipes, m’avaient demandé pendant plus d’une année, alors que j’étais toujours cadre de la banque, de sortir des informations confidentielles appartenant au serveur de mon ex-employeur. [Une démarche, ndlr] qui m’a mise en risque absolu, mais qui permet de dire à M. Sapin quelques années plus tard que ça représente quelques 20.000 comptes offshore à hauteur de 12 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien. Mais vous avez un État qui vous abandonne, un État du coup de gauche. […]
Ça a emporté ma vie de cadre, de salariée, de mère de famille, de femme tout court, qui m’a expulsé de Paris quelque part, puisque n’ayant plus de revenus, je ne pouvais plus payer mon appartement. Vous vous retrouvez toute seule et le petit nombre de personnes qui viennent vers vous, intègres et honnêtes, sont immédiatement stigmatisées »
Elle prend ainsi l’exemple de personnalités de gauche qui n’ont pas marqué les esprits pour leur implication contre la fraude fiscale, de Jerome Cahuzac et ses comptes en Suisse à Pierre Moscovici, qui a enlevé Jersey et les Bermudes de la liste noire des paradis fiscaux. Les débats sur l’optimisation et l’évasion fiscale appartiennent selon elle à tous les citoyens:
« On parle d’intégrité, d’éthique et d’honnêteté. Et l’éthique et l’intégrité n’appartiennent pas aux extrêmes, pas au centre, elles appartiennent à tout le monde »
Elle mène donc un combat de citoyen, vent debout contre l’Union européenne, qu’elle accuse de favoriser à outrance les paradis fiscaux dans le monde et surtout en son sein. Et c’est là où elle rejoint Debout la France et son projet d’Europe des nations.
« Il y a toujours ces paradis fiscaux au sein de l’Europe, la question de l’Irlande par exemple, des Pays-Bas, du Luxembourg, mais aussi de Malte et de Chypre. Rien n’est réglé et année après année, on a ce qu’on appelle les Leaks, les Panama Papers, les Paradise Papers, les Malta Files, les Football Leaks, et que rien ne change. On a beaucoup de paroles et on a peu d’actes. On a des gens qui sont payés pour parler, et qui disent que c’est compliqué »
Elle n’y va pas avec le dos de la cuillère concernant le sort des lanceurs d’alerte, dont elle fait partie et dont elle retrace leur combat dans le livre paru en 2017, La traque des lanceurs d’alerte (Éd. Max Milo). Le plus connu d’entre eux, c’est évidemment Julian Assange, le fondateur australien de WikiLeaks, qui risque l’extradition aux États-Unis et qui a rédigé la préface de l’ouvrage de Stéphanie Gibaud.
« À partir du moment où on dit la vérité, on doit être exécuté […] La chose positive, c’est que WikiLeaks continue, malgré les six ans et demi à l’ambassade d’Équateur à Londres, et maintenant l’emprisonnement d’Assange depuis un mois, on voit que les consciences partout en Amérique du Sud, en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande, même aux États-Unis et en Angleterre, sont en train de s’éveiller, de dire il y a un véritable problème: pourquoi on n’a pas accès à l’information, pourquoi est-ce que l’information est autant verrouillée dans ces pays d’Europe occidentale et aux États-Unis qui se disent les premières démocraties de la planète ? »
Comment alors protéger les lanceurs d’alerte ? Les lois en vigueur ne sont-elles pas suffisantes? La loi Sapin 2 adoptée en 2016 reconnaissait ainsi officiellement le statut de lanceur d’alerte, suivie en mars 2019 par la Commission européenne. Est-ce suffisant ? La lanceuse d’alerte détaille ses préconisations. Pour elle, l’alerte doit être lancée sur trois niveaux, les syndicats, l’inspection du travail ainsi que la création de lignes externes :
« Les élus en entreprise doivent avoir le courage de défendre l’intérêt des collaborateurs et de leur entreprise en même temps, c’est eux qui doivent porter le dossier. Deuxièmement, il y a l’inspection du travail, qui a un rôle plus important. Et puis troisièmement, on avait aussi proposé à ce qu’il ait des lignes externes, des lignes sécurisées, où il n’y ait pas d’interférence possible de l’entreprise à partir du moment où le collaborateur envoie un mail ou passe un coup de fil »
Mais comment a-t-elle décidé de passer de cadre dans la communication d’UBS à lanceuse d’alerte, licenciée en 2012 et depuis au chômage?
« Moi, si je n’avais pas dénoncé cette histoire d’UBS, je serais probablement partie un matin avec les menottes devant mes enfants, que j’aurais dû laisser en pyjama dans l’appartement, j’aurais certainement été mise en examen, j’aurais peut-être été écrouée. Donc en fait, vous êtes coincée.
C’est un système qui est très bien pour que tout perdure. D’un côté, on fait passer des lois, bravo, tout le monde ne fait pas ça, mais qu’en est-il des cas concrets ? Dans mon livre, il y a 50 cas différents, des PME, des banques, des laboratoires pharmaceutiques, et quel que soit le cas, on arrive à la même situation, harcèlement, placardisation, isolement, licenciement, précarité, des procédures en justice qui n’en terminent pas, des lois qui passent, mais qui ne nous sont pas applicables »
Bravo à cette femme de conviction, à Julian Assange, et tous ceux qui font de leur mieux pour lancer ces alertes !
_________________________________________________
Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel
Partagez cette page avec :
Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message