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« L’état de notre monde » (Part 20) L’euro ! L’or des Français ! Allemagne ou Italie ?

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« L’état de notre monde » (Part 20) L’euro !

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Note : Je poste cet article qui sûrement vous intéressera. Il date du mois de mars 2019, donc assez récent. Je suis sûr que pas mal de gens se sont posés ces questions comme l’euro a affecté notre économie. Eh bien, vous avez juste à lire cet article !
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Sommaire :

Combien l’Euro a-t-il coûté à la France?
L’or des Français bientôt misé sur les marchés financiers ?
La France, l’Italie et… l’Allemagne
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Combien l’Euro a-t-il coûté à la France ?

Dans une étude récente, le Centre pour Politique Européenne (CEP ou Centrum für Europäische Politik) de Freiburg (Allemagne) montre que l’introduction de l’Euro a fait des gagnants et des perdants.
On dira que l’on pouvait s’en douter. Mais, la tentative de chiffrage de ces gains et de ces pertes a provoqué un beau débat, que ce soit à Bruxelles, ou la Commission européenne s’en est ému, ou que ce soit en France.
L’étude du CEP
Cette étude, co-signée par Alessandro Gasparotti et Matthias Kullas prétend montrer en effet que l’introduction de l’Euro aurait coûté depuis 1999 et jusqu’en 2017, en sommes cumulées, 3591 milliards d’Euros à la France, 4325 milliards pour l’Italie et 424 milliards à l’Espagne, alors que l’Allemagne aurait gagnée 1893 milliards d’euros et les Pays-Bas 346 milliards. Divers journaux ont cité cette étude comme le Figaro ou Sud-Ouest (2) ou encore Les Echos (3).
La méthodologie de cette dernière s’appuie sur une reconstitution de ce qu’aurait dû être la croissance du PIB dans les pays considérés si l’euro n’avait pas été introduit. Le scénario contrefactuel est donc issu de l’extrapolation de la tendance du PIB par habitant dans les autres pays qui n’ont pas introduit l’euro et qui, les années précédentes, ont signalé des tendances économiques très similaires à celles du pays de la zone euro considéré.
C’est ce que les auteurs appellent le « groupe de contrôle » Pour obtenir la meilleure image possible du pays de la zone euro, un algorithme est utilisé pour attribuer une pondération spécifique à chaque pays du groupe de contrôle entre 0% et 100%, la somme des pondérations étant de 100%. À cet égard, les pondérations spécifiques sont choisies de manière à ce que la moyenne pondérée de l’évolution du PIB par habitant des pays du groupe de contrôle ressemble le plus à celle du PIB par habitant du pays de la zone euro avant l’introduction de l’euro. Les pondérations ne sont pas fondées sur des considérations de vraisemblance mais sont déterminées au moyen d’un processus d’optimisation économétrique.
Cette méthode dite de contrôle synthétique est considérée par les auteurs comme étant de loin supérieure aux autres méthodes qui utilisent uniquement un seul pays de la zone euro à des fins de comparaison. En effet, ils mettent en avant la probabilité d’obtenir une tendance similaire pour la période précédant l’introduction de l’euro et donc d’un scénario contrefactuel qui serait réaliste pour la période envisagée.
Disons tout de suite que si l’idée de constituer un « groupe de contrôle » est bonne, on peut faire différents reproches à cette étude, et en particulier quant à la composition du dit « groupe de contrôle » Est-ce néanmoins suffisant pour la balayer d’un revers de main comme le fait Libération (4)?
Des résultats confirmés par les travaux du FMI
De fait, d’autres études avaient montré que l’euro favorisait l’Allemagne, car il aboutissait à déprécier la monnaie de ce pays, et défavorisait des pays comme la France, l’Italie ou la Belgique. Il convient ici de citer les travaux publiés par le Fond Monétaire International. La publication de l’édition 2017 du External Sector Report du FMI soulignait le problème posé par l’Euro pour des pays comme la France, l’Italie et l’Espagne. On pouvait voir que le problème s’était même aggravé par rapport à l’édition 2016 (5).
Dans ce rapport, les économistes et les statisticiens du FMI ont calculé, par rapport à la balance courante mais aussi à la balance des capitaux, les écarts du taux de change réel (soit corrigé de l’inflation) entre les pays. Pour les pays de la zone Euro, ils calculent donc le taux de change d’un Franc ou d’un Deutsch Mark virtuels et ils le comparent avec le taux de change de l’euro. On voit que cet écart est aujourd’hui dramatique entre l’Allemagne, dont la monnaie est largement sous-évaluée, et la France l’Italie et l’Espagne. Si l’Euro n’existait pas, les taux de change se seraient modifiés, à la hausse pour l’Allemagne, et à la baisse pour les trois pays considérés. Ceci aurait corrigé les déséquilibres. Mais, l’existence de l’Euro interdit cette forme de correction des déséquilibres, et induit donc un avantage compétitif massif (de 20% à 25%) pour l’Allemagne.
L’ampleur des écarts entre la France et l’Allemagne, soit une surévaluation du Franc de 26% à 43%; rend très probables des résultats de l’ordre de ceux obtenus par le CEP.
Une petite comparaison
De fait, ce qui a été réalisé par le CEP l’a aussi été dans d’autres centres de recherches. Signalons ainsi les résultats d’un travail qui fut réalisé en novembre 2018 au CEMI. On peut d’ailleurs comparer la différence des taux de croissance de la France avec trois pays, le Canada, la Suède et le Royaume-Uni. On constate que, par rapport aux dix années qui ont précédé l’introduction de l’Euro, la France a subi une perte de croissance par comparaison à ces trois pays d’environ 0,9% du PIB.
Si l’on transpose cet écart à partir de 1999, en supposant que cet écart s’est progressivement ouvert, on obtient alors le graphique suivant:
Croissance réelle et croissance potentielle de la France avec et sans l’Euro. Source: Base de données CEMI, base de données du FMI
En total cumulé, aux prix de 2018, l’écart de croissance, autrement dit ce que l’euro a coûté à la France, s’élève à 3347,2 milliards d’euros, soit, par personne, un somme de plus de 50 000 euros. On le voit, les 3347 milliards obtenus par cette méthode de calcul ne sont pas loin des 3591 milliards obtenus par l’étude du CEP. Cela confirme que l’ordre de grandeur, plus de 3000 milliards en 20 ans, est bien robuste.
Une étude significative?
L’étude du CEP n’apporte en fait rien de bien nouveau, du moins dans le camp des opposants à l’euro qui savent, depuis des années, à quoi s’en tenir. Mais, ce qui est nouveau, c’est qu’une institution qui appartient au noyau dur du néo-libéralisme « pro-européen » publie ces chiffres en pleine campagne électorale pour les élections au parlement de l’UE. Au conseil de cette institution siégeaient Hans Tietmeyer qui fut l’ancien chef de la Bundesbank et l’architecte de l’euro et qui est mort en 2016 et Frits Bolkestein. Cette étude est donc significative parce qu’elle indique qu’au cœur même de la machine européenne, des doutes se font désormais jours au sujet de l’euro. Et l’on ajoutera qu’il était plus que temps…
(1) https://www.cep.eu/fileadmin/user_upload/cep.eu/Studien/20_Jahre_Euro_-_Gewinner_und_Verlierer/cepStudy_20_years_Euro_-_Winners_and_Losers.pdf
(2) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/02/27/20002-20190227ARTFIG00101-selon-une-etude-allemande-l-euro-aurait-particulierement-nui-aux-francais.php et https://www.sudouest.fr/2019/02/28/le-passage-a-l-euro-aurait-fait-perdre-beaucoup-d-argent-a-chaque-francais-5859011-705.php
(3) https://www.lesechos.fr/monde/europe/0600788581391-dans-la-zone-euro-labsence-de-reformes-coute-cher-2247912.php
(4) https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/01/l-euro-a-t-il-vraiment-fait-perdre-56-000-euros-a-chaque-francais_1712170
(5) Voir http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2017/07/27/2017-external-sector-report et http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2016/12/31/2016-External-Sector-Report-PP5057
Je pense que Marine Le Pen marque un point ici (qu’on l’aime ou pas, qu’on soir d’accord avec elle ou pas !) Elle le savait et c’est pour cela qu’elle voulait que la France abandonne l’euro et revienne au franc !
Le point en gros, l’euro a profité à certains pays comme l’Allemagne et la Hollande pour qui cela a été bénéfice net, mais pour nous Français cela a été catastrophique ! Tout cela est une manipulation des mondialistes sur l’économie mondiale, et le FMI est une belle entourloupette !
Et l’Europe (Bruxelles) qui fait la grimace, c’est de la pure comédie hypocrite !
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L’or des Français bientôt misé sur les marchés financiers ?

La Banque de France s’est associée avec la banque d’affaires américaine JP Morgan dans le cadre du marché de l’or de Paris. Le but? Développer sa gamme de services pour le trading du métal précieux. Philippe Herlin, Docteur en économie, s’inquiète de la possibilité de voir l’or français servir de collatéral à des produits financiers.
« Je lance un appel aux Gilets jaunes et au peuple, en leur disant « attention, on va peut-être vous dépouiller » J’espère les intéresser à ce sujet. Je considère que l’or de la Banque de la France, c’est l’or de tous les Français. C’est la garantie ultime en cas de crise monétaire grave. Il n’appartient pas qu’à la Banque de France. C’est comme la Joconde, il fait partie du patrimoine des Français. Et ils ont un droit de regard en tout ce qui le concerne »
Philippe Herlin, Docteur en économie du Conservatoire national des Arts et Métiers et spécialiste de l’or est inquiet comme il l’a révélé sur le site Goldbroker. En novembre dernier, nous apprenions que la Banque de France avait ouvert un compte à la banque américaine JP Morgan visant à faciliter les transactions sur l’or dans la capitale, ce qui constituait une petite révolution. Plusieurs banques centrales étrangères ont de l’or dans les coffres de la Banque de France. Inutile de chercher à savoir qui, la liste est tenue secrète. Jusqu’ici, elles étaient obligées de passer par Londres et son marché d’or de référence, le London Bullion Market (LBMA). Comme l’explique un article de nos confrères des Echos:
« Concrètement, pour un service de dépôts rémunérés, l’opération se déroulait selon le schéma suivant: un institut monétaire client de la Banque de France lui demandait quelle rémunération il pouvait obtenir sur son or. La banque centrale française interrogeait alors ses contreparties habituelles — des banques commerciales opérant sur ce marché — qui, elles, proposaient des taux. La transaction était ensuite effectuée à Londres avec de l’or déposé dans la capitale britannique »
Dorénavant, Paris pourra proposer des services de prêts et de leasing d’or, des «swaps» (échange d’or contre des devises, par exemple) et des dépôts rémunérés (gold deposits) Officiellement, il s’agit de faire de Paris une place de choix pour le trading d’un métal jaune qui a la cote. C’est ce qu’a expliqué Sylvie Goulard, second sous-gouverneur de la Banque de France, dans la revue Alchemist, document de référence du LBMA, datée d’octobre 2018:
« Depuis la crise financière de 2008, les gestionnaires de réserves ont renouvelé leur intérêt pour l’or. En effet, l’or a confirmé son statut de valeur refuge et s’est également révélé être un très bon actif de diversification, compte tenu de sa faible corrélation avec les autres classes d’actifs »
Mais quel or sera concerné? Les Echos expliquent qu’il s’agira de « l’or de la clientèle essentiellement », à savoir celui des banques centrales étrangères. « Les réserves de l’État français devraient, elles, être exclues de ces transactions », poursuit le quotidien économique.
Tout est dans le mot «essentiellement» et l’emploi du conditionnel. C’est bien ce qui inquiète Philippe Herlin:
« Sylvie Goulard explique notamment que la Banque de France fait des efforts pour que tous ses lingots d’or soient aux normes du marché de l’or londonien pour qu’ils soient négocié sur le marché international. Je crois que c’est clair. Cela laisse la porte ouverte à ce que l’or de la Banque de France puisse être négocié sur les marchés »
La déclaration à laquelle fait référence Philippe Herlin est à chercher dans l’interview donnée par Sylvie Goulard à la revue Alchemist:
« Depuis 2009, la Banque de France s’est engagée dans un ambitieux programme d’amélioration de la qualité de ses réserves d’or. L’objectif est de s’assurer que tous ses lingots sont conformes aux normes LBMA afin de pouvoir être négociés sur le marché international »
Pour le Docteur en économie, cette déclaration ouvre la porte à une utilisation sur les marchés de l’or de la Banque de France en tant que collatéral à des produits financiers : « Je considère que cela serait dangereux. En cas de mauvaise opération ou de crash soudain, cela pourrait se traduire par des pertes et donc des ventes d’or de la Banque de France. Or cet or doit rester sanctuarisé. Il doit servir de sécurité et de garantie en cas de crise monétaire grave comme une explosion de l’euro. Un tel événement nous obligerait à basculer sur autre monnaie et le fait d’avoir de l’or en quantité dans nos coffres donnerait tout de suite de la confiance dans cette nouvelle devise. Nous n’en viendrons peut-être jamais là. Mais c’est une sécurité pour l’avenir et on ne doit pas jouer avec »
Fin de la sanctuarisation de l’or de la Banque de France: de nouvelles preuves @philippeherlin #or #BdF #JPMorgan https://t.co/tWPduvO5O3 pic.twitter.com/jXFAncnSZj
— GoldBroker.fr (@Goldbroker_FR) 26 janvier 2019
L’économiste s’agace de l’atmosphère secrète qui entoure cette affaire : « Il faut noter que la Banque de France et JP Morgan n’ont pas publié de communiqué. Ce qui est étonnant en soit » Il veut des réponses: 
« L’or de la France pourra-t-il être misé sur les marchés? Est-ce que c’est déjà le cas? Est-ce que c’est prévu? Si c’est le cas, quelle part du stock sera concernée? Nous avons besoin d’information si une partie de l’or des Français doit servir de garantie dans des opérations financières »
Philippe Herlin en appelle notamment aux politiques et autres membres du gouvernement qui « doivent être mis au courant » Mais il rappelle que, par le passé, le gouvernement avait déjà été tenté de faire fructifier l’or de la France. Toujours dans la revue Alchemist, Isabelle Strauss-Kahn, ancienne dirigeante de la Banque de France, a souligné ses démêlés avec des parlementaires par le passé :
« Je me souviens d’avoir écrit plusieurs mémorandums pour contrer les multiples demandes des députés et des membres du gouvernement de vendre des réserves [d’or] et de restituer les recettes au gouvernement ??????????, ce qui aurait constitué une violation du principe de financement non monétaire énoncé dans la plupart des lois des banques centrales » 
En mai 2014, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie de Jacques Chirac, décidait de vendre 500 à 600 tonnes d’or de la Banque de France. L’opération avait pour but de placer l’argent récupéré sur les marchés pour le faire fructifier et résorber la dette. Une catastrophe comptable qu’avait pointée la Cour des comptes dans un rapport annuel. Vendu alors que les cours étaient au plus bas, 20% de l’or des Français avait été bradé. Un «scandale» pour Philippe Herlin qui ne voudrait pas voir ce type d’opération se répéter:
« Si l’or de la Banque de France devient négociable, au moins en partie, cela pourrait raviver des volontés chez un certain nombre de politiques et de membres du gouvernement qui ont besoin d’argent de vendre une partie de l’or des Français ou au moins de l’utiliser en collatéral de produits financiers afin de le rentabiliser et de faire rentrer de l’argent dans les caisses »
Il demande donc à ce que « tous les tenants et les aboutissants » de cette affaire soient rendus publics.
Quelle honte que l’on se moque des Français à ce point !!! Là encore on essaie de piller la France (du moins son or !) et tout est fait dans le secret dans le dos des Français !
L’or, c’est la garantie d’un pays contre n’importe quelle urgence qui peut arriver ! Et comme le dit Philippe Herlin, cet or appartient au français !
Quant à cette histoire de renflouer les caisses de l’Etat, c’est un sacré mensonge. On sait très bien que c’est pour le profit des riches et ultra-riches ! Ces milliards qui manquent dans les caisses de l’Etat, allez donc voir dans les poches de ces milliardaires…  
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La France, l’Italie et… l’Allemagne

« J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux » (François Mauriac, 1885-1970, prix Nobel de littérature)
Les récents développements de l’actualité internationale ont été marqués par une nouvelle étape dans la germanophilie naïve des gouvernants français, avec la signature du traité d’Aix la Chapelle. Traité qui ne nous rapporte strictement rien, et dans lequel est proclamé rien de moins que l’intention de la France d’aider l’Allemagne à obtenir un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU (article 8 alinéa 2 dudit traité).
Diantre!
Le postulat suivant lequel les intérêts de la France rejoindraient automatiquement ceux de l’Allemagne, implicite dans ce traité, est des plus contestable.
Pourquoi l’idée que l’Allemagne ait un siège permanent au conseil de sécurité de l’Onu devrait-il être un objectif — qui plus est, prioritaire — de la diplomatie française? Pourquoi, en ce cas, la France, puissance nucléaire, n’aiderait-elle pas d’autres pays européens, tout aussi honorables, à atteindre cet objectif? L’Italie par exemple, ou l’Espagne? En quoi l’Allemagne serait-elle plus digne de cette faveur insigne que d’autres pays européens ? En poussant plus loin, pourquoi ne pas aider l’Inde qui, avec ses 1,4 milliards d’habitants, est la plus grande démocratie du monde, plutôt que l’Allemagne et sa démographie déclinante ? En contrepartie de toutes ces belles intentions françaises proclamées dans ce traité, qu’offre donc l’Allemagne à la France?
Dans le même temps, les relations avec notre sœur latine, l’Italie, sont au plus bas. Le nouveau gouvernement, légitimement élu par le peuple italien, a été affublé de tous les noms d’oiseau par l’exécutif français.
Et le fort médiatique M. Bernard-Henry Lévy, rivière céleste de la pensée que le monde entier nous envie, (surtout la Libye), qui a ses entrées dans tous les palais et les médias de la république, a cru bon d’insulter M. Matteo Salvini, (et donc les millions d’électeurs qui l’ont élu) le traitant de raciste, de xénophobe, d’homophobe, etc., etc….
Tout ceci est pitoyable, et nuisible aux intérêts de la France.
Une fois de plus, le pouvoir en France s’enfonce dans un des contresens historiques et diplomatiques dont il a le secret.
En tournant le dos à ce qui est la vraie nature de la France, sa culture, son identité, sa véritable civilisation: j’ai nommé sa latinité, vieille de deux millénaires, qui nous lie en réalité profondément avec les autres nations latines, avec tout ce qui en découle.
Monsieur Macron n’a semble-t-il jamais été très inspiré par les leçons de l’histoire, et voilà qu’il récidive.
Charles de Gaulle avait certes tendu la main au rival héréditaire qui nous avait causé trois guerres en 70 ans avec leurs cortèges d’horreurs. Un acte sage et éclairé. Mais il s’agissait d’un mariage de raison, sûrement pas d’un mariage d’amour. Et surtout, Charles de Gaulle, qui lui était un véritable et grand chef d’état, n’est jamais tombé de le piège consistant à penser que les intérêts allemands coïncideraient, comme par magie, avec les nôtres, une fois la guerre terminée… il n’était pas dupe, d’ailleurs, du fait que s’il fallait choisir entre la France et les Etats-Unis, l’Allemagne choisirait toujours ces derniers, exactement comme la Grande-Bretagne.
C’est d’ailleurs ce que les Allemands feront toujours par la suite. En clair, l’amitié franco-allemande s’applique, tant qu’elle ne gêne pas l’amitié germano-américaine, autrement plus importante aux yeux des Allemands. Le traité fait d’ailleurs explicitement référence à l’OTAN (article 4 alinéa 1). L’Histoire se répète à un demi-siècle d’intervalle.
Les élites françaises, depuis 1945, sont littéralement hypnotisées par le « modèle » allemand.
A tel point qu’elles s’ingénient depuis 60 ans, droite et gauche confondues, à singer, en vain d’ailleurs, ce pays, véritable partenaire-rival mimétique de la France à leurs yeux.
L’idolâtrie monétaire notamment sera l’un des composants essentiels de cette vénération: ce fût le mythe du Franc fort, toute dévaluation étant vécue comme une humiliation nationale. Franc qui ne s’avéra d’ailleurs pas fort du tout, avec son cortège de dévaluations successives. En effet, le Franc est passé de 0,45 Franc pour un DM en 1945 à… 3,30 Francs pour ce même DM à la veille de sa disparition, soit une division par 7 en 60 ans… peu importe, car cela n’a jamais empêché, durant tout ce temps, l’économie française de fonctionner, et la France de devenir la 5ème puissance économique mondiale. Cela n’a jamais empêché non plus les Français de vivre correctement, voire même de s’enrichir, de partir en vacances et de devenir propriétaires de leurs logements, bien plus facilement qu’aujourd’hui!
Trêve de nostalgie. Avec l’Euro, les «élites» françaises ont eu, enfin, ce dont elles rêvaient depuis si longtemps: enfin une vraie monnaie forte, une monnaie qui donne l’air sérieux! Un véritable clone du Deutsche Mark tant révéré, tant jalousé. Alors, peu importe que cette monnaie, qui leur permet de jouer enfin les gros bras lors des forums économiques internationaux, loin d’être un stéroïde anabolisant pour notre économie et pour nos concitoyens, soit au contraire un véritable boulet qui plombe la France d’aujourd’hui.
En cela, ils rejoignent, dans leurs errements, le gouvernement britannique qui, durant la grande dépression des années 30, se réjouissait de la solidité de la Livre Sterling, indexée sur l’or, pendant que des millions de chômeurs étaient dans les rues… Aujourd’hui, nous avons une monnaie forte, des taux d’intérêts à zéro ou presque, mais nous avons les gilets jaunes, et des millions de logements en dehors de Paris qui ne trouvent plus preneur, reflets d’une France rurale qui se paupérise chaque jour un peu plus!
Mais une fois de plus, les élites françaises vivent dans le fantasme et l’idéologie, pour le plus grand mal de leurs concitoyens.
Car, après 60 ans de prétendue «construction» européenne, qui ressemble de plus au plus au mythe biblique de la tour de Babel, une évidence devrait pourtant s’imposer: La France n’est pas l’Allemagne, ne ressemble pas à l’Allemagne, et ne lui ressemblera jamais. Et ce, en dépit des efforts frénétiques des européistes. Il suffit de se rendre dans ce pays pour s’en convaincre.
Ce qui n’empêche d’ailleurs pas d’avoir les meilleures relations du monde avec les Allemands: c’est même nécessaire. Mais comme il a été dit, c’est la raison, pas la passion, ni surtout la parenté, comme c’est le cas pour notre autre voisin, l’Italie.
Car, dans le même temps, ces mêmes élites ont toujours traité avec un certain mépris et une condescendance plus ou moins affichée l’Italie, pourtant notre «sœur latine». Alors, que ne nous en déplaise, nous sommes bien plus proches de l’Italie que de l’Allemagne.
Tendance à son comble avec M. Macron, jamais en retard d’une remarque judicieuse (!) et qui a cru bon de qualifier de «Lèpre» l’équipe actuellement au pouvoir élue démocratiquement par le peuple italien. Les ministres italiens, à la langue bien pendue lui ont par la suite bien rendu. Mais il n’empêche, comme disent les enfants, c’est bien lui qui a commencé!
Un traitement bien ingrat, en vérité, que tout cela. Car, si il existe sur Terre une nation qui a beaucoup donné à la France, c’est bien l’Italie.
En tant qu’héritière la plus directe de l’empire romain, ses ancêtres nous a donné rien de moins que notre modèle de civilisation. Certaines de nos institutions, notre droit, notre langue, notre alphabet, et même certaines de nos routes actuelles, sont directement descendants de Rome.
Mais aussi, l’église catholique romaine, qui demeure le culte religieux majoritaire dans notre pays.
Plus près de nous, l’Italie a donné à la France également, tant de ses fils. Moi-même, je suis d’origine italienne, comme des millions de nos concitoyens, qui se sentent par ailleurs profondément Français, et fiers de l’être, même s’ils n’oublient pas leurs racines.
L’Italie nous a donné Léonard de Vinci et Mazarin, mais aussi Lazare Ponticelli. Car le dernier des combattants français survivant de la Première Guerre mondiale était d’origine italienne: j’y vois bien plus qu’un symbole…
Par rapport à l’Italie, l’apport civilisationnel de l’Allemagne à la France est bien mince. Ce qui somme toute est tout à fait normal. Ne voyez pas ici une appréciation anti-allemande, ou un jugement péjoratif: c’est la simple constatation objective d’un fait avéré.
Ce pays est et demeure radicalement différent du nôtre, par son histoire, son peuple, sa langue, sa culture. En tant que peuples, les Français et les Allemands ne partagent à peu près aucune référence culturelle commune.
Cela remonte là aussi, essentiellement, à l’époque romaine. Contrairement à la Gaule, province majeure de l’empire romain durant près de cinq siècles, l’Allemagne ne fût que très peu de temps romanisée, et seulement sur une toute petite partie de son actuel territoire.
Si les gouvernants s’inspiraient davantage des vérités historiques, ils verraient que l’empire romain a créé des frontières culturelles et de civilisation qui perdurent toujours aujourd’hui, et qu’ils feraient pourtant bien de reconnaître, pour s’éviter de nouvelles déconvenues.
Les dichotomies Latin/ Germanique, Orient/Occident, notamment, datent de cette époque. La frontière entre l’empire romain d’occident et l’empire d’orient passait par l’actuelle Serbie: elle marque aujourd’hui la frontière entre Catholiques et Orthodoxes, entre alphabet latin et alphabet cyrillique, quelque 1700 ans plus tard! Elle montre surtout une réalité qui déplaît aux européistes: l’Europe, en réalité, n’a jamais existé en tant qu’entité. Ni sur un plan culturel, ni sur un plan géopolitique. Nous Français, sommes beaucoup plus proches par notre culture d’un Argentin, que d’un Allemand ou d’un Estonien. C’est ainsi. Or, une politique étrangère, et une politique tout court, doit toujours être fondée sur des réalités, pas sur des illusions.
Pour toutes ces raisons, l’Italie mériterait beaucoup mieux que les derniers propos du Président de la République française au micro de la chaîne publique italienne RAI Uno, qui croyant rattraper les diverses bourdes faites avec notre voisine, a déclaré notamment, je cite:
« Moi, j’ai la conscience du tragique […] Nous avons besoin d’une vraie pensée philosophique complexe et de ré-inspirer nos peuples »
On risque de se perdre longtemps en conjectures sur la signification exacte de cette phrase… à supposer qu’il y en ait une, d’ailleurs. Qu’entend-il donc par « pensée philosophique complexe » ? Y en aurait-il donc une simple ? À quel «tragique» fait-il donc allusion ? Encore un dévoiement dans l’interprétation des drames de l’histoire de la première moitié du XXème siècle, sans doute, dont le contexte n’a plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui!
La relation entre nos deux nations latines, M. Macron, n’a rien de complexe. Elle est une évidence, une chose naturelle, fondée sur deux millénaires d’histoire. Il suffit pour cela de s’intéresser à la réalité des choses, de vouloir comprendre le peuple italien, comme le peuple français, ses aspirations, ses angoisses, ses valeurs.
La seule manière de «ré-inspirer» le peuple italien, et le peuple français, c’est de comprendre les vrais problèmes, et de les résoudre!
Cela ne s’apprend pas dans les salons dorés de la République, ni dans la résidence des ambassadeurs du Palais Farnese à Rome, mais sur le terrain, en rencontrant le peuple. Et pour finir, cesser de considérer l’Italie comme un partenaire de seconde zone, qu’on n’invite pas dans les « sommets » importants, mais reconnaître qu’elle a avec la France une proximité irremplaçable. Nous en sommes malheureusement très loin.
Macron est une véritable catastrophe pour la France après Hollande ! Le plus triste c’est qu’il se croit un grand chef d’Etat comme de Gaulle. Il pense qu’il peut rivaliser avec Poutine et Trump ?!
Ce qui fait la grandeur d’un chef d’Etat (comme de Gaulle) c’est le respect pour les autres puissances et leurs gouvernements, la diplomatie dans les paroles prononcées. Macron, lui, a une bouche folle !—il insulte, critique ouvertement, parle de choses qui ne comprend pas ou qui le dépasse, s’immisce dans des affaires qui ne le regarde pas, enfin, un désastre politique et comme chef d’Etat !
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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