« L’état de notre monde » (Part 10)

C’est le titre d’une nouvelle série de blogs que je vais publier. Ce sont des articles qui intéresseront tout le monde. Ils parlent de sujets divers et ils sont justes informationnels.
Je glisserais quand même un petit commentaire à la fin de chacun d’entre eux. Comme vous le savez, je n’ai pas « une langue de bois » et j’ai de fortes convictions dans ma vie. Mais le but de ces blogs c’est de vous laisser avoir votre propre opinion et faire vos propres recherches !
Patrick
_________________________________________________

Sommaire :

Apocalypse locale : les explosions non nucléaires les plus puissantes de l’histoire
« Pardonner » l’Holocauste : la remarque du Président brésilien fait scandale
La tragédie des forces de l’ordre s’ôtant la vie continue
Chapitre oublié : comment la CIA et la NSA ont aidé à créer Google pour épier le peuple
Souveraineté numérique : la France abandonne Google pour Qwant. Et après ?
_________________________________________________

Apocalypse locale : les explosions non nucléaires les plus puissantes de l’histoire

L’arme nucléaire est de plein droit considérée comme la plus meurtrière et la plus destructrice de toutes. Cependant l’histoire connaît des cas où des explosions non nucléaires ont rasé des villes entières, anéantissant des infrastructures et faisant plusieurs milliers de morts. L’une d’entre elles a eu lieu il y a 75 ans, le 14 avril 1944 en Inde.
Dans l’histoire de l’humanité il y a eu des explosions non nucléaires dont la puissance ne cédait presqu’en rien à une explosion atomique et qui détruisaient des villes entières avec leurs infrastructures et tuaient plusieurs milliers de personnes.
L’explosion de Bombay
Le cargo britannique Fort Stikine est arrivé à Bombay le 14 avril 1944. Il a acheminé en Inde des lingots d’or pour un million de livres, mais aussi 1.700 tonnes d’explosifs (du trinitrotoluène et des munitions), ainsi que plusieurs tonnes de soufre, de caoutchouc, de coton, de bitume, d’huile de machine et d’engrais.
Lors du déchargement le feu est parti dans une cale. Des tentatives pour le maîtriser ont été entreprises d’abord par l’équipage, puis par les pompiers dépêchés sur les lieux. Quelques heures plus tard le feu a gagné les caisses d’explosifs et peu après tout le navire était en flammes. Des bâtiments portuaires au sol se sont embrasés. Une première explosion a retenti, arrachant ainsi la proue du navire. La deuxième fut encore plus puissante: les flammes et le panache de fumée ont atteint près d’un kilomètre d’altitude, des «bombes» brûlantes se sont mises à pleuvoir mettant le feu aux bâtiments alentour et à d’autres navires dans le port.
Les explosions et les incendies qui ont suivi ont fait plusieurs milliers de morts et de blessés, plusieurs dizaines de navires et des centaines de bâtiments et d’entrepôts ont été détruits. Il a fallu deux semaines pour maîtriser l’incendie qui a causé des dégâts évalués à 20 millions de livres. Les habitants de Bombay disent encore souvent «avant l’explosion» et «après l’explosion»
La fin du « Baron »
Cependant, l’explosion de Bombay n’est pas la première du genre. Le 26 octobre 1916, le cargo «Baron Driesen» s’est amarré dans le port de Bakaritsa (Arkhangelsk) apportant de New York plusieurs milliers de tonnes d’explosifs, de munitions et d’armes. Une première explosion a pulvérisé la partie avant du navire alors qu’il était à moitié déchargé. Elle a laissé un cratère de plus de 60 mètres de diamètre. Son bruit a été entendu à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Une autre explosion a suivi presqu’aussitôt. Le feu a gagné d’autres navires chargés eux aussi de munitions donnant lieu à une réaction en chaîne incontrôlable.
Des navires voisins, des quais d’embarquement et des grues portuaires ont été détruits, ainsi que plusieurs dizaines de bâtiments. Selon les données officielles, plus de 600 personnes ont trouvé la mort.
L’enquête a établi que l’explosion avait résulté d’un acte de sabotage.
Une collision fatale dans le port de Halifax
Une autre explosion non nucléaire d’une puissance inédite a été provoquée par un incendie à bord du navire de transport français Mont-Blanc à Halifax, au Canada, le 6 décembre 1917. Le Mont-Blanc est arrivé à Halifax afin de rejoindre un convoi pour traverser l’Atlantique après avoir récupéré à New York 200 tonnes de TNT, 2.300 tonnes d’acide picrique et plusieurs centaines de tonnelets de benzène.
À l’entrée du port, une erreur de navigation a conduit à une collision entre le Mont-Blanc et le navire norvégien Imo. Les étincelles qui ont jailli au moment de l’impact ont enflammé le benzène déversé et le Mont-Blanc a pris feu. L’équipage n’est pas parvenu à atteindre l’équipement anti-incendie et a abandonné le navire sur les ordres du capitaine. Le navire ingouvernable a dérivé vers le rivage où des centaines de spectateurs s’étaient assemblés.
Au moment de la détonation, le Mont-Blanc se trouvait à plusieurs dizaines de mètres seulement du rivage. Selon les très rares témoins ayant survécu, après l’explosion, l’eau sous le navire s’est vaporisée découvrant le fond marin. Le bruit de la détonation a été entendu à une distance de quelques centaines de kilomètres de l’épicentre et des fragments du navire ont été retrouvés à une vingtaine de kilomètres du port. La ville a été presqu’entièrement rasée. Selon les données officielles, environ 2.000 personnes sont mortes (dont 1.600 personnes sur le coup) et 9.000 personnes ont été blessées (dont 6.000 gravement)
Des spécialistes ont estimé la puissance de l’explosion à trois kilotonnes de TNT (la puissance de la bombe d’Hiroshima est évaluée entre 13 et 18 kilotonnes)
Une île minée
L’explosion sur l’île allemande de Heligoland dans la mer du Nord a été organisée par les militaires britanniques. Base sous-marine allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, c’était une forteresse abritant de nombreuses fortifications sous-terraines et des batteries côtières. L’aviation britannique a largué sur cette île des milliers de bombes, mais n’a pas réussi à détruire les bunkers dont les murs avaient trois mètres d’épaisseur.
Après la capitulation de l’Allemagne, les Britanniques ont décidé d’anéantir toutes les traces de l’activité du Reich, mais aussi de détruire d’immenses quantités de leurs propres munitions. Ils ont transféré sur Heligoland 9.000 bombes anti-sous-marines, 4.000 ogives de torpilles, des dizaines de milliers de grenades et d’autres munitions.
L’explosion non nucléaire la plus puissante de toute l’histoire (un tiers de la puissance de la bombe d’Hiroshima) a eu lieu le 18 avril 1947. Le panache de fumée et de flammes a atteint neuf kilomètres d’altitude. Le paysage de l’île a été entièrement modifié.
Réaménagée depuis, Heligoland est actuellement une curiosité touristique en Allemagne.
La catastrophe ferroviaire d’Oufa
En juin 1989, la plus grande catastrophe ferroviaire de l’histoire soviétique s’est produite au 1.710e kilomètre du Transsibérien non loin de la ville d’Oufa (Bachkirie) Le gaz liquéfié qui s’accumulait depuis plusieurs mois dans une dépression le long de la voie ferrée à cause d’une fuite a explosé sur le passage de deux trains qui se croisaient.
Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, deux trains de passagers, dont l’un en provenance de Novossibirsk à destination de la ville d’Adler, au bord de la mer Noire, et l’autre effectuant le trajet inverse, se sont croisés à près de 50 kilomètres de la ville d’Oufa. Les étincelles provoquées par le freinage des locomotives ont enflammé le gaz. La puissance de l’explosion a été estimée à 300 tonnes de TNT. Le poteau de flammes a été vu à 100 kilomètres alentour et l’incendie a gagné une superficie de 250 hectares.
L’explosion a détruit presqu’entièrement les deux convois avec les locomotives. L’onde de choc a arraché les arbres jusqu’à trois kilomètres à la ronde. Entre 675 et 780 passagers ont péri et plus de 600 personnes ont eu des brûlures et autres blessures.
Voici quelques exemples de la folie des hommes. Ils pensent toujours qu’ils sont en contrôle de tout. Mais le problème, ils ne sont que des enfants qui jouent avec des allumettes. Les guerres sont en jeu pour eux aussi ; des millions de vies sont gaspillées !
_________________________________________________

« Pardonner » l’Holocauste : la remarque du Président brésilien fait scandale

Peu après sa visite chez Netanyahou, le chef de l’État brésilien Jair Bolsonaro a affirmé que les crimes de l’Holocauste pouvaient être pardonnés sans pour autant être oubliés. Cette assertion a fait réagir le Président de l’État d’Israël.
Le Président brésilien Jair Bolsonaro a suscité de la colère en Israël avec sa déclaration faite lors d’une réunion jeudi 11 avril avec des pasteurs évangéliques à Rio de Janeiro. Il a notamment déclaré estimer que les crimes de l’Holocauste pouvaient être pardonnés, mais que des mesures devaient être prises pour que cela ne se reproduise plus jamais.
« Nous pouvons pardonner. Mais nous ne pouvons pas oublier », a-t-il déclaré, parlant de sa visite au mémorial de l’Holocauste à Jérusalem plus tôt en avril « Ceux qui oublient le passé sont condamnés à ne pas avoir d’avenir », a-t-il cependant précisé, soulignant qu’il fallait agir pour que ses horreurs ne se reproduisent plus.
Le Président israélien Reuven Rivlin s’est joint aux critiques sur cette déclaration du Président Bolsonaro.
« Personne ne peut décréter le pardon du peuple juif, et il ne peut jamais être acheté au nom d’intérêts. Ce que [les nazis] nous ont fait est gravé dans notre mémoire, la mémoire d’un peuple ancien », a déclaré M.Rivlin sur Twitter, en promettant que les juifs « lutteraient toujours contre l’antisémitisme et la xénophobie »
The Jewish people will always fight anti-Semitism and xenophobia. Political leaders are responsible for shaping the future. Historians describe the past and research what happened. Neither one should stray into the territory of the other
​« Nous ne pardonnerons jamais et n’oublierons jamais », a-t-il encore écrit. Sans nommer M.Bolsonaro, il a ensuite adressé un message qui lui était clairement destiné.
« Les dirigeants politiques sont chargés de façonner l’avenir. Les historiens décrivent le passé et recherchent ce qui s’est passé. Ni l’un ni l’autre ne doivent errer sur le territoire de l’autre », a encore déclaré le Président israélien.
Les commentaires de M.Rivlin ont fait écho à une déclaration critique publiée par le musée de la mémoire de l’Holocauste Yad Vashem, qui honore la mémoire des six millions de Juifs assassinés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale « Nous ne sommes pas d’accord avec la déclaration du Président brésilien selon laquelle l’Holocauste peut être pardonné », a déclaré le musée, cité par des médias israéliens. « Ce n’est à personne de déterminer si les crimes de l’Holocauste peuvent être pardonnés »
Dans le même temps, l’ambassadeur d’Israël au Brésil, Yossi Shelley, s’est rangé du côté du Président brésilien, avertissant que ceux qui tentent de discréditer « les paroles d’un grand ami du peuple et du gouvernement d’Israël » ne réussiront pas.
Si les Juifs ne veulent pas pardonner, cela les regarde ; mais nous Chrétiens, c’est une autre chose : nous devons pardonner ! Jésus a dit clairement que si nous ne pardonnons pas aux autres leurs fautes, Dieu ne nous pardonnera pas les n’autres aussi ! Dieu nous a pardonnés, faisons de même aux autres !
_________________________________________________

La tragédie des forces de l’ordre s’ôtant la vie continue

Un gendarme a mis fin à ses jours avec son arme de service ce lundi 8 avril, dans l’Essonne. Le nombre de représentants des forces de l’ordre à s’être donné la mort depuis le début de cette année avoisine 30 personnes.
Un militaire de la gendarmerie affecté à la brigade territoriale d’Orsay, âgé de 35 ans et père de deux enfants, s’est donné la mort ce lundi à l’extérieur de sa caserne dans l’Essonne, en utilisant son arme de service, a fait savoir l’APNM Gendarmes et Citoyens sur sa page Facebook.
« Nous adressons à sa famille, ses proches et à l’ensemble de ses camarades nos sincères condoléances et les assurons de notre soutien », a souligné l’Association.
Selon l’hebdomadaire régional L’Essor, une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances de ce drame.
Il s’agit du second gendarme à se donner la mort depuis le 1er janvier après le décès d’un militaire de 32 ans dans le Loir-et-Cher le 9 mars dernier. Le nombre de représentants des forces de l’ordre à s’être donné la mort depuis le début de cette année avoisine 30 personnes. 
Au moins 35 policiers et 33 gendarmes auraient mis fin à leurs jours en 2018. En 2017, ce chiffre s’élevait à 51 agents.
C’est un drame national et une tragédie aussi ! Cela démontre que notre pays va très mal et que ceux qui nous gouvernent ont perdu le sens de la réalité et de leur responsabilité ! On peut mettre autant de cellules d’aide qu’on veut, cela ne va pas résoudre le problème ni l’hécatombe ! Triste à dire !
_________________________________________________

Chapitre oublié : comment la CIA et la NSA ont aidé à créer Google pour épier le peuple

En commémoration du 20e anniversaire de Google, nombreux ont été les médias mainstream à publier l’histoire du géant des moteurs de recherche, et notamment les moments clés de ces deux dernières décennies. Or, chaque récapitulatif semble omettre le rôle qu’auraient eues la CIA et d’autres agences de renseignement américaines dans sa création.
Bien que le refrain traditionnel à l’occasion du 20e anniversaire de Google soit de se remémorer les moments décisifs de son développement, les liens du géant de la recherche avec la CIA et d’autres agences plus ou moins secrètes ont été passés sous silence. Recommençons depuis le début.
Au début des années 1990, les services de renseignements américains lançaient une initiative audacieuse: en collaboration avec des universités et des entreprises vedettes de la Silicon Valley, en Californie, les agences d’espionnage cherchaient un moyen de surveiller les activités de certains groupes et individus.
Dans le contexte du boom informatique, la Central Intelligence Agency (CIA) et la National Security Agency (NSA) ne sont pas restés les bras croisés. Souhaitant notamment en tirer profit, les agences se sont lancées dans la création d’une plateforme en ligne pour faciliter la collecte de données sur les citoyens.
Et voilà que Google entre en scène.
Démenti plausible
Le renseignement américain a ainsi mis en place le programme de recherche Massive Digital Data Systems (MDDS), projet qui précisait les défis que les agences affrontaient et souhaitaient réaliser.
« Les demandes changeantes exigent que la communauté de renseignement traite divers types et volumes de données. Par conséquent, cette communauté joue un rôle proactif dans la stimulation de la recherche en matière de gestion efficace de bases de données importantes, et cherche également à garantir que les exigences de la communauté de renseignement soient intégrées ou adaptées en produits commerciaux », s’était-il dit à l’époque lors d’un point de presse.
« Les défis ne sont pas uniques pour chaque agence. […] Le personnel de la communauté de gestion a chargé le groupe de travail de Massive Digital Data Systems (MDDS) de répondre aux besoins et d’identifier et d’évaluer des solutions possibles »
Pour parvenir à ces buts, les agences ont émis une dizaine de bourses pour un montant de quelques millions de dollars chacune et les a réparties entre plusieurs équipes dans différentes universités. Les bourses devaient aider à accomplir les tâches suivantes: identifier en ligne les empreintes digitales des individus et des groupes, lier et classer leurs requêtes par ordre d’importance, déchiffrer tous les schémas significatifs émergeant de ce « marais de données», tracer leurs futures traces numériques.
En cas de succès, les détenteurs des bourses devraient être transférés dans le secteur privé pour que leur travail prenne plus d’ampleur. Un grand nombre de sociétés technologiques d’importance moderne ont ainsi connu leur essor — Google était parmi elles.
Les recherches réalisées dans le cadre des deux subventions constitueront avec le temps la raison d’être et le fruit du travail de deux chercheurs, Sergueï Brin et Larry Page, de Google, capable de rechercher des informations spécifiques à partir d’un vaste ensemble de données. C’était exactement ce que la CIA et la NSA avaient espéré créer.
« En fait, la dernière fois que nous nous sommes rencontrés en septembre 1998, Brin nous a montré son moteur de recherche, qui est devenu Google peu après », écrit par la suite le Dr.Bhavani Thuraisingham avec qui les deux chercheurs coordonnaient régulièrement leurs projets.
Le Dr.Bhavani Thuraisingham était un employé du groupe américain de défense MITER Corp., organisme dirigeant les efforts de recherche et de développement de la NSA, de la CIA et de l’US Air Force Research.
Mentir ou tout simplement omettre?
Les informations selon lesquelles la CIA a pu contribuer à la création de Google d’une manière ou d’une autre sont presque aussi anciennes que la société elle-même, qui rejette catégoriquement ces affirmations.
Par exemple, en 2006 avait été largement discuté le fait que Google entretiendrait une relation de longue date avec les agences de renseignement américaines, recevant des fonds de la part de la communauté. Un porte-parole de la firme a fermement réfuté ces allégations, les qualifiant de complètement fausses.
De même, l’histoire traditionnelle de l’entreprise évite d’évoquer les subventions de MDDS. L’œuvre scientifique de Brin et Page, L’anatomie d’un moteur de recherche Web hypertextuel à grande échelle, décrivant comment ils avaient créé Google, ne fait aucune mention de MDDS.
Ainsi, s’il n’y avait pas eu le témoignage de Thuraisingham, on n’aurait peut-être rien appris sur une éventuelle subvention de MDDS accordée à Brin et Page. D’ailleurs, le professeur Jeffrey Ullman a dans un rapport de 2000 décrit Google comme un produit du projet de recherches.
Puis un autre un document de 1998 qui mentionne Brin et Page comme auteurs, décrit Brin comme
« partiellement soutenu par la communauté de gestion du programme MDDS »
C’est vrai et c’est évident ! Les États-Unis dépensent des milliards pour espionner tout le monde. Alors, que leurs services d’espionnage soient dans Google, Windows, et tout autre moyen de communication, cela ne devrait pas surprendre qui que cela soit.
_________________________________________________

Souveraineté numérique : la France abandonne Google pour Qwant. Et après ?

Pour éviter de devenir une colonie numérique des États-Unis ou de la Chine, la France a décidé de cesser d’utiliser Google au profit de Qwant, moteur de recherche français qui se targue de ne pas suivre ses utilisateurs. Deux spécialistes internationaux de la cybersécurité ont commenté cette décision de Paris.
L’abandon de Google par la France n’était pas inattendu, a indiqué dans son commentaire Kevin Curran, professeur de cybersécurité à l’université d’Ulster.
« Les services de Google gardent une immense quantité d’informations sur des personnes physiques, et il suffit à tout adversaire étranger de la France de se servir de ce moteur de recherche pour obtenir des renseignements sur les soldats ou les agents des services secrets français », a expliqué l’expert.
Et de souligner qu’aucune autre entreprise ne gardait autant d’informations confidentielles.
« Même si la direction de Google réussit à prouver l’impossibilité de toute fuite, le fait que Google garde des informations sur les militaires et les agents des services secrets affaiblit manifestement n’importe quelle initiative en matière de défense. Je pense que d’autres pays imiterons l’exemple de la France », a résumé M. Curran.
Quoi qu’il en soit, Lars Hilse, consultant allemand en stratégie numérique et expert en cyberterrorisme, ne partage pas la préoccupation française, relevant qu’il faut payer pour l’usage de moteurs de recherche sophistiqués.
« Je ne suis pas fan de Google, certaines de ses actions méritant effectivement des critiques et devant être surveillées de près. Néanmoins, je m’inquiète beaucoup en entendant toutes ces conversations sur la possibilité de recevoir un service compliqué et hautement efficace tout à fait gratuitement, ainsi que sur des plaintes qu’en échange de ce service on prend des données et non de l’argent », a indiqué M. Hilse.
Et de souligner une fois de plus que l’usage de ce moteur de recherche était «absolument gratuit»
« Quant à la sécurité, à la différence de beaucoup d’autres entreprises, Google n’a permis aucune grave fuite d’information », a rappelé l’expert.
Il a par ailleurs prévenu qu’il faudrait encore voir à quel point le moteur de recherche français Qwant est efficace et a douté que les entreprises technologiques européennes puissent rivaliser avec les géants américains et chinois dans ce domaine.
On apprend que d’ici à fin décembre, les députés français utiliseront le moteur de recherche français Qwant au lieu de Google pour une meilleure protection des données personnelles et une sensibilisation à la sécurité numérique.
« Nous devons donner l’exemple », a notamment déclaré Florian Bachelier, l’un des députés présidant le groupe de travail de l’Assemblée nationale française sur la cybersécurité et la souveraineté numérique, créé en avril 2018 pour aider à protéger les entreprises françaises et les agences de l’État des cyberattaques et de la dépendance croissante à l’égard des entreprises étrangères.
Je vous laisse deviner la suite ! Il faudrait déjà leur demander de quitter la France et que nous arrêtions de jouer leur politique ! Vous savez comment notre pays est lent à bouger ! Nous savons, mais nous sommes trop lents à réagir !
_________________________________________________
 
 
88888

Plus dans la section

Sois un ami

Related Post