2016-05-03_001900La question qu’on peut se poser est celle-ci :
Est-ce que des êtres humains ont le pouvoir de
voir le futur ? Si oui, d’où leur vient ce pouvoir ?
Dans la Bible, il y a un bon nombre de prophètes
qui ont prédit le futur avec exactitude.
L’histoire séculaire nous apprend aussi, que ce ne
sont pas seulement des hommes religieux qui avaient
ce don.
Serait-il étonnant que cet Abel ait existé et qu’il
ait eu toutes ces prédictions sur le futur ?
C’est à vous de décider !
                                          Patrick Etienne

Les mystères de l’histoire russe: le moine mystérieux

Par La Voix de la Russie | La revue historique
« Les veux temps russes » éditée à Saint-Pétersbourg a
publié en 1875 un article sur le moine prophétiseur Abel
qui savait prédire l’avenir avec une précision étonnante.

De même que le prédicateur français moyenâgeux Michel de
Notredame (Nostradamus), Abel avait écrit plusieurs livres
de ses prophéties.

Aussi, avait-il prévu les dates du décès de Catherine II
et de Paul Premier, la guerre de 1812 avec Napoléon et le
grand incendie de Moscou survenu pendant cette guerre.

Abel s’est plus d’une fois retrouvé en prison pour ses
prophéties jugées « séditieuses ».

Voici ce que la revue a livré sur la vie d’Abel, alias
Vassili Vassiliev né en 1757 dans un village des environs
de Toula.

Il mène jusqu’à l’âge de 28 ans une existence normale :
travaille comme charpentier, se marie et met au monde
trois enfants. Mais en 1785 Vassili abandonne soudain
sa famille et se retire dans un monastère dans la
lointaine île de Valaam au nord de la Russie.

Le paysan Vassili disparaît et on voit apparaître à sa
place le moine Abel. Après un an de vie monastique, Abel
s’éloigne des autres moines dans un ermitage au cœur de
la forêt et passe sont temps dans jeûne rigoureux et la
prière.

C’est là-bas qu’il aurait acquis le don de prophétiseur,
puis entreprend ses errances à travers la Russie.

Quelques années plus tard, il s’établit dans un monastère
des environs d’Iaroslavl où il écrit son premier livre de
prophéties. Il a dit dans entretien avec le supérieur du
monastère que Catherine II mourrait le 6 novembre 1796.

Le supérieur s’est empressé de rapporter au gouverneur de
la région le cas du moine effronté. Abel est arrêté et
envoyé à Saint-Pétersbourg. Il y est mis en prison mais
n’y reste pas longtemps car sa prédiction sur le mort de
Catherine II s’accomplit mot pour mot et c’est l’empereur
Paul qui monte sur le trône. Le monarque dont on connaît
le penchant pour le mysticisme, ordonne de libérer Abel.

Le moine s’établit à Saint-Pétersbourg puis à Moscou où
il prédit l’avenir à tous ceux qui viennent le voir. Il
écrit peu de temps après son deuxième livre de prophéties
où il prédit le mort de l’empereur Paul qui serait
étranglé par ses propres sujets.

Abel affirmait que le souverain vivrait le nombre d’année
correspondant à celui des lettes que contient l’inscription
au-dessus du portail de la résidence impérial du Château
Saint-Michel.

Pour cette effronterie, il est à nouveau mis en prison.
Le 12 mars 1801, se produit un coup de palais et l’empereur
est étranglé par les conspirateurs à l’âge de 47 ans, ce qui
correspondait au nombre des lettres de l’inscription
au-dessus du portail du Château.

La vie donne une fois de plus raison à Abel.

Le moine turbulent est exilé par ordre du nouveau tsar
Alexandre Premier dans le lointain monastère Solovetsky où
l’inlassable prophétiseur écrit un nouveau livre qui prédit
cette fois la future guerre avec la France et le grand
incendie de Moscou.

Informé des nouvelles révélations d’Abel, le tsar se borne
à sourire mais en 1812, la Grande Armée de Napoléon fait
irruption en Russie et investit Moscou qui brûle de mille
feux.

C’est alors que, se souvenant de la prophétie d’Abel,
Alexandre l’autorise à quitter le monastère. Le moine
voyage à nouveau à travers le monde en visitant des
monastères orthodoxes sur le mont Athos, à Istanbul
et à Jérusalem.

Entre-temps, Nicolas I succède à Alexandre Premier sur
le trône de Russie.

En 1826, ce souverain sévère, décide de châtier le
prophétiseur qui est exilé dans un monastère à Souzdal où
il meurt en 1831. Aucun de ses livres ne s’est préservé
jusqu’à nos jours et toutes les prophéties de ce Nostradamus
russe ne sont connues que dans leurs versions apocryphiques.

Et voici le détail le plus intéressant ; c’est que les
historiens ne savent absolument rien sur Abel sans compter
l’article dans « Les vieux temps russes ».

La question se pose alors : avait-il existé du tout? Cette
histoire avait cependant eu une suite et les nouvelles
prophéties du mystérieux moine sont régulièrement rapportées
par les médias.

Il aurait donc prédit la révolution de 1917 et les deux
guerres mondiales. Les mythes se superposent si bien qu’on
ne peut plus distinguer la vérité d’une mystification.

D’ailleurs, il se peut que toute cette histoire soit une
grande mystification en elle-même.

Les nouvelles légendes sur les prophéties d’Abel apparaissent
aussi de nos jours.

Il paraît que dans un de ses livres il avait indiqué la date
exacte de la fin du monde mais le livre en question est
conservé dans un lieu secret, loin du monde.

C’est sans doute tant mieux…

88888

Plus dans la section

Sois un ami

Related Post