Les monstres de guerre ! (11 novembre)

C’est si facile d’oublier, tirer un trait, ranger toute l’histoire sagement dans un tiroir de l’oubli… On se sert la main et c’est fini, oublié ! Bien sûr, il y a ces cérémonies qui sont supposées rendre hommage à tous ces pauvres bougres qui ont donné leur vie — plutôt sacrifiés le meilleur d’eux-mêmes sur l’autel de la guerre ! —

Mais n’oublions pas tous ces infirmes de guerre, ces handicapés à vie, ces pauvres estropiés qui ont perdu la santé de leur esprit. Et quand est-il de toutes ces veuves et ces enfants orphelins laissés derrière ? Des millions de vies brisées et traumatisées à vie !

La chose triste dans toute l’histoire, c’est que nous avons condamné et jugé les figurants de ces guerres (ceux qu’on élève et qu’on abat comme un jeu de cartes) ; mais où sont passés les vrais coupables, ceux qui sont libres et qui ont leurs mains pleines de sang, qui sont prêts à recommencer le carnage ?

Personnellement, je comprends le besoin de rendre hommage dans ces cérémonies ; l’hommage du souvenir et de la reconnaissance.

Mais la meilleure façon d’honorer tous ceux qui sont tombés sur les champs de bataille c’est d’agir sur nos gouvernements, les obliger à renoncer à cette course aux armements.

Arrêtons d’élire ces hommes et ces femmes qui ont des paroles douces comme le miel, mais qui ont la guerre dans leurs cœurs !

Le président des États-Unis et tous ces sénateurs, ne sont-ils pas ces monstres de guerre qui pousse leur pays au bord de l’abîme ?

« Plus jamais cela ! », et ces hommes et ces femmes de guerre vont défiler devant la tombe du soldat inconnu et verser une larme qui elle n’est pas si inconnue !

Si nous devons pleurer, pleurons pour les vivants ; ceux qui doivent survivre dans un monde de haine et de violence ; pleurons pour qu’on n’ait plus besoin d’ériger ces stèles et monuments aux morts ; pleurons pour que nos enfants n’aient plus besoin de traverser ces horreurs.

Unissons nos forces  et nos efforts pour déclarer ces « monstres de guerre » hors-la-loi, et bannissons-les en dehors de nos gouvernements.

Arrêtons d’avoir des chefs-d ‘Etats qui se font héliporter et qui jouent dans des sous-marins nucléaires, qui s’amusent aux commandes d’un hélicoptère d’attaque ou aux commandes d’un char destructeur et qui se prennent des soldats !

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Part 2

Je vis dans le capital mondial de la Paix qui est Verdun.

Le centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l’Homme est un lieu d’exposition, de rencontre et de réflexion pour la promotion de la paix, des libertés et des droits de l’homme. Créé en 1990, il est situé depuis 1994 dans l’ancien palais épiscopal de Verdun, dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Belle définition n’est-ce pas ? Sous mes pieds reposent des milliers et des milliers d’hommes qui sont tombés sur ces champs de bataille ! Et croyez-moi, quand on vit dans une ville comme Verdun, on ne peut pas les oublier !

J’ai versé plus d’une fois des larmes pour eux ; j’ai écrit des poèmes ; leur mémoire est bien vivant en moi. Tous ces appelés sous les drapeaux qui ont versé leur sang pour la patrie…

Je trouve que c’est injuste ! Ils auraient pu avoir une vie merveilleuse ; avoir une famille ; une merveilleuse femme avec de beaux enfants ; un travail honorable et un avenir digne de vivre…

Non, je ne les oublie pas !

Comme c’est si vrai quand on dit : « Dans une guerre, il n’y a pas de gagnants que des perdants ! »

Savez-vous ce qui arrive juste avant que l’horreur de la bataille se déclenche ? La nature entière devient silencieuse et arrête de vivre, parce qu’elle sait que les « portes de l’Enfer » vont s’ouvrir pour laisser ces « cavaliers de la mort » faire leur horrible travail ; ravager la terre et massacrer les hommes !

Le 11 novembre 1918… Tous les foyers et les demeures en France auront une ou deux ou trois personnes qui m’enquerront à l’appel…

Bien que je n’aie pas vécu cette période de la guerre, je me rappelle !…

 

 

 

 

 

 

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