LES DISCIPLES SE SONT-ILS MIS D’ACCORD POUR MENTIR A PROPOS DE LA RÉSURRECTION ?

Cette histoire de résurrection était-elle une sorte de conspiration ? Se pourrait-il que ces 11 hommes aient menti sur cet événement parce qu’ils voulaient créer une nouvelle religion mondiale en espérant en tirer des avantages ?

Voici les ingrédients clés d’une conspiration réussie :

Un nombre limité de conspirateurs : Une conspiration de 2 personnes a beaucoup plus de chances de réussir qu’une conspiration de 5 personnes, du fait qu’il y a moins de personnes qui risquent de vous dénoncer plus tard.

Une durée de conspiration courte : Il est plus facile de s’accrocher à un mensonge pendant quelques jours que pendant plusieurs mois.

Excellente communication : Vous devez pouvoir communiquer étroitement avec vos complices et savoir ce qu’ils disent, afin de répondre aux questions de la même manière. Si vos communications sont limitées, cela peut être un gros problème.

Peu ou pas de pression exercée sur vous.

Comment les disciples auraient-ils réussi à faire cela ? Bien que cette théorie de la conspiration soit plausible, elle n’est pas raisonnable. Voici pourquoi elle est en fait impossible :

Le premier problème est le TEMPS : combien de temps allaient-ils s’accrocher à ce mensonge ? Quelques jours ou quelques semaines ? NON, ils ont dû persister pendant près de 60 ans ! Le reste de leur vie !

LA DISTANCE : Etaient-ils proches les uns des autres ? NON. Le disciple se trouvant en Italie était très loin de Thomas en Inde, à une époque où il n’y avait pas de téléphone portable, ni d’internet, ni aucun moyen de communiquer avec qui que ce soit. Sachant qu’ils étaient très éloignés les uns des autres, comment l’un d’eux pouvait-il savoir si les autres ne s’étaient pas déjà rétractés ? Sans communications, les conspirations prennent fin rapidement.

LA PRESSION : Les disciples étaient-ils sous pression ? Ce n’était pas seulement du genre: Dites-nous la vérité ou vous irez en prison !, même si c’est une pression suffisante. NON, ils ont été battus, tués, décapités, etc.…

c’était une énorme pression.

Cette idée d’une conspiration nous pose un problème : elle est bien trop faible. L’histoire aurait facilement révélé un tel mensonge. Au lieu de cela, nous avons 11 hommes qui ont tous connu une mort violente (sauf Jean, qui est mort de vieillesse) sans jamais se rétracter.

Quel motif avaient-ils de mentir ? Quel était leur intérêt ? Derrière chaque crime, on trouve l’un ou l’autre de ces 3 motifs : la vénalité, la convoitise sexuelle ou relationnelle, et la soif de pouvoir.

Historiquement, on a connu des cas de menteurs qui ont inventé des histoires religieuses parce qu’ils avaient quelque chose à gagner dans l’un de ces 3 domaines la contribution financière de leurs adeptes ; la possibilité d’avoir plusieurs femmes sous prétexte que Dieu leur avait commandé de le faire ; le pouvoir qu’apporte un nombre d’adeptes important, et parfois même une armée !

Mais les apôtres ont été battus à mort, passés au fil de l’épée, crucifiés, décapités ou sont tombés sous les flèches. Tous sont morts sans un sou, la grande majorité sont morts seuls, tous ont été persécutés à cause de ce qu’ils proclamaient.

Pour chacun d’entre eux, leur dernier jour n’a pas été un bon jour. Alors quel motif pouvaient-ils avoir pour concocter cet énorme mensonge ?

De plus, pourquoi des femmes seraient-elles les premiers témoins au tombeau ? (Matthieu 28)

Ce n’est pas un problème que des femmes témoignent aujourd’hui, mais à cette époque et dans ce pays, les femmes n’avaient aucune crédibilité en tant que témoins devant un tribunal.

Si je devais inventer une histoire, je chercherais à convaincre quelqu’un qui a de l’influence et du pouvoir dans la communauté à laquelle j’essaie de vendre un mensonge, mais certainement pas des femmes. Pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé. Pourquoi ? Parce qu’elles ont vraiment été les premiers témoins…

S’il n’est pas impossible qu’ils aient menti, ce n’est ni plausible ni raisonnable car cela n’explique pas les preuves : les disciples ont été transformés après leurs observations de la Résurrection.

Vous et moi serions-nous prêts à mourir pour un mensonge ?

(A suivre dans Les disciples ont-ils halluciné ?)

***

Le troisième jour

Vide, qu’elles avaient dit. La pierre avait été roulée et le tombeau était vide. Les femmes avaient bien essayé d’expliquer, mais au milieu de leurs pleurs incontrôlables, elles avaient eu du mal à se faire comprendre. De toutes façons, il n’y avait rien à ajouter.

Bien qu’il fît encore sombre, ils s’étaient précipités de toute la vitesse de leurs jambes. Les premières lueurs du jour pointaient tout juste à l’horizon, mais qu’importe.

Voilà trois jours qu’on L’avait enterré. Que voulait-on faire de Son corps ? Ne L’avait-on pas suffisamment maltraité de Son vivant ?

Pierre se rappelait les ricanements diaboliques des soldats tandis qu’ils Le frappaient de leurs coups de fouets répétés. Bien au-delà de ce qu’un homme peut endurer.

Et Il s’était laissé faire.

Jésus aurait pu les arrêter. Pourquoi les avoir laissé continuer ? Il disait que pour Se protéger, Il aurait pu faire appel à des légions d’anges. Alors pourquoi ne l’avait-Il pas fait ?

Une pensée surgit dans son esprit, qui le stoppa presque dans sa course. Quelque chose qu’on lui avait lu, du prophète Isaïe peut-être bien.

Mais c’est pour nos péchés qu’Il a été percé, c’est pour nos fautes qu’Il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur Lui et c’est par Ses blessures que nous sommes guéris.

Il a fait ça pour nous.

Maintenant, la tombe s’offrait à sa vue, béante. Jean l’y attendait déjà.

Pierre ? fit-il avec appréhension.

Pierre s’arrêta. Le soleil lançait ses premiers rayons dans leur direction. Le jour s’était levé.

Il entra, et Jean le suivit de près. La tombe était vide. À terre, il y avait les bandes qui avaient servi de linceul au corps, lequel on avait déposé à même le sol, et puis le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, soigneusement plié à l’écart.

Le corps avait disparu. On l’avait enlevé.

Qui ? … Pourquoi ?… Jean ne trouvait plus ses mots. Finalement, il parvint à dire :

Où donc L’ont-ils emmené ?

En guise de réponse, rien que le silence. L’atmosphère était électrisée. Ils oubliaient quelque chose. Quelque chose d’important.

Ils se tinrent là quelques minutes, sans mot dire. Puis soudain, quelque chose dissipa les ténèbres de leur esprit, comme l’éclat du soleil levant avait chassé les ombres de la nuit. C’était une certaine parole de Jésus que, sur le coup, ils n’avaient pas comprise.

À présent, elle prenait tout son sens :

Le Fils de l’Homme sera livré aux méchants et, le troisième jour, Il ressuscitera.

— DAN JOHNSTON

***

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, même s’il meurt ; et celui qui vit et croit en Moi ne mourra jamais       (Jean 11:25-26)

LE CYCLE DU PAPILLON

Le Seigneur créa le cycle du papillon pour nous faire comprendre ce qu’est la résurrection. Pour commencer, de l’œuf, sort une chenille qui ressemble fort à  un vers. Puis celle-ci s’entoure d’un cocon, tel un cercueil, et on dirait qu’elle meurt. Mais soudain, le moment venu, le cercueil s’entrouvre pour donner naissance à un magnifique papillon. Ce n’était qu’un vermisseau rampant, et voilà que tout à coup il se transforme en une splendide créature qui s’envole vers le ciel, l’une des plus jolies qui soient sorties des mains de Dieu !

Ceux qui croient en Jésus seront ressuscités. Et lors de cette résurrection, ils subiront une transformation comparable au grain de blé qui devient un bel épi mûr ; ou à la fleur qui éclot d’une toute petite graine. Cela vous permet d’apprécier à quel point votre nouveau corps céleste sera meilleur que votre corps actuel. Sans comparaison avec l’ancien. (1 Corinthiens 15 :35-38, 42-58)

***

Ce que Jésus a fait

À Pâques, Jésus a fait pour nous quelque chose de merveilleux. Mais comment cela se traduit-il dans notre vie de tous les jours ?

Dans son recueil Plus d’histoires pour le cœur, Gigi Tchividjian raconte une anecdote qui illustre bien ce que Jésus nous a obtenu par Sa mort et Sa résurrection.

Dans cette histoire, un homme est rongé par la culpabilité à cause d’un péché qu’il a commis dans sa jeunesse et que Dieu, pense-t-il, ne peut lui pardonner.

Un jour, il entend parler d’une vieille dame qui converse avec Dieu. Finalement, prenant son courage à deux mains, il va la trouver.

Autour d’une tasse de café, il lui demande si elle peut poser à Dieu une question.

— Je serais heureuse de vous rendre ce service, répond-elle. Qu’est-ce que vous aimeriez que je Lui demande ?

— Eh bien, pourriez-vous Lui demander quel péché j’ai commis durant ma jeunesse ?

La femme, dont la curiosité est piquée, lui promet avec empressement de le faire.

Quelques semaines plus tard, notre homme retourne la voir. Autour d’une autre tasse de café, il lui demande timidement :

— Avez-vous eu l’occasion, dernièrement, de vous entretenir avec Dieu ?

La dame lui répond qu’effectivement elle a demandé à Dieu quel péché il avait commis dans sa jeunesse. Notre ami, quelque peu nerveux et craintif, hésite un moment puis se jette à l’eau :

— Alors qu’est-ce qu’Il a dit ?

— Il a dit qu’Il n’arrivait pas à s’en souvenir, répliqua-t-elle.

La Bible nous apprend que Jésus a pris sur Lui la punition de nos péchés, et que, par conséquent, Dieu promet :

Je pardonnerai leur faute et Je ne me souviendrai plus de leur péché.

(Jérémie 31:34)

(Texte de Nana Williams) 

***

Il n’a point ouvert la bouche

A.B Simpson

Il a été maltraité et opprimé, et Il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche. (Ésaïe 53:7 LSG)

Jésus, seul contre tous, se tenait réprouvé,
Maltraité, opprimé, abandonné des Siens,
Alors même qu’Il était venu pour les sauver …
Mais Jésus ne répondait rien.

Ils déformèrent Ses paroles pour L’accuser,
Cruellement, ils L’attachèrent avec des liens,
Ils se moquèrent de Lui afin de s’amuser …
Mais Jésus ne répondait rien.

La troupe des soldats Lui crachèrent au visage,
Le trainèrent partout comme on traîne un vaurien,
Le couvrirent de honte, Le traitèrent avec rage …
Mais Jésus ne répondait rien.

Pour bien moins, mon ami, t’es-tu mis en colère,
Au nom de la justice, en les traitant de chiens,
As-tu pour des broutilles, remué ciel et terre ?
Mais Lui, ton sauveur, ne répondit rien.

(Traduit d’un poème anglais, dont l’auteur n’est connu que par les initiales L.S.P.)

***

Il n’est pas de spectacle plus sublime dans toute la Bible que le Sauveur qui garde le silence, ne répondant rien aux hommes qui Le calomnient, alors qu’Il aurait pu les terrasser par la seule puissance de Son regard divin, ou par la flamme d’une seule parole de Sa bouche. Mais Il les a laissés dire, et donner libre cours à leur méchanceté, tandis qu’Il se tenait dans la force du silence. L’Agneau de Dieu, qui ne disait mot !

Il existe une forme de silence qui permet à Dieu d’opérer en notre faveur, et où nous trouvons la force de nous taire ; un silence qui ne cherche pas à répondre ni à se venger, un silence qui ne calcule pas pour savoir quoi dire ni quoi faire, mais qui s’en remet totalement à Dieu, qui Lui laisse le soin de répondre aux coups portés, parce que Son amour ne saurait nous trahir.

Si souvent nous empêchons Dieu d’agir en prenant notre propre cause en main, en portant des coups pour nous défendre nous-mêmes…

Avez-vous souffert une injustice, avez-vous été faussement accusé, incompris, mal jugé ? Remettez-Lui tout cela.

Mes amis, ne vous vengez pas, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit :

C’est à Moi qu’il appartient de faire justice ;

c’est Moi qui rendrai à chacun son dû, dit le Seigneur.

Ne te laisse jamais dominer par le mal.

Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien.

(Romains 12:19-21, Semeur)

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