Légalisme ou grâce ?

Le légaliste produit des bonnes œuvres afin de gagner la faveur de Dieu. Il s’agit de se sauver soi-même. On fait des bonnes œuvres parce qu’on ne croit pas que Dieu nous justifie uniquement par la foi.
John Piper l’explique en disant : L’essence du légalisme, c’est quand la foi n’est pas le moteur de l’obéissance. 
Quand nous travaillons d’arrache-pied pour Dieu dans le but de gagner sa faveur, nous ne fonctionnons pas par la foi. Au contraire, nous disons que nous devons compléter l’œuvre achevée de Jésus sur la croix. Ce qu’Il a fait n’était pas suffisant, et par conséquent nous devons travailler pour Lui plaire—nous devons prendre les choses en mains pour être acceptés par Dieu.
Mais la Bible dit que nous sommes justifiés par la grâce, uniquement par la foi, et que ce n’est pas le fruit de nos œuvres, mais un don gratuit de Dieu. Notre salut n’est pas, et ne sera jamais, le résultat de nos œuvres. [1]
Il n’y a rien que nous puissions faire pour gagner la faveur salvatrice de Dieu. Dès lors que nous sommes en Christ, nous avons sa faveur, pour toujours !
Je sais que quand je suis tentée par le légalisme, c’est par ambition égoïste. Je veux pouvoir montrer mes bonnes œuvres à Dieu. C’est pour cela qu’Éphésiens 2.9 est si important. La raison pour laquelle notre salut est un don, c’est pour que personne ne puisse se vanter.
Notre salut n’a rien à voir avec nous, mais tout à voir avec Dieu. C’est Dieu qui fait le travail et qui en reçoit la gloire. Un légaliste veut faire le travail, gagner la faveur de Dieu et, je ne crois pas qu’il soit exagéré de dire, recevoir la gloire.
C’est de là que vient la confusion. Assimiler la foi ou l’attachement à Dieu au légalisme peut causer un tas de problèmes. Cette erreur conduit finalement à juger les autres et même à mener une vie licencieuse. …
Mais l’attachement à Dieu qu’on appelle aussi la piété, et le légalisme, ce n’est pas la même chose. … Le légalisme, c’est essayer de gagner la faveur de Dieu pour être sauvés, cela n’a rien à voir avec suivre Jésus parce que nous sommes sauvés par la grâce.
Trillia Newbell [2]
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Le mot légalisme n’apparaît pas dans la Bible. C’est un terme que les chrétiens utilisent pour décrire une position doctrinale qui met l’accent sur un ensemble de règles et de règlements censés nous faire parvenir au salut et grandir spirituellement.
Les personnes légalistes exigent une adhésion stricte et littérale aux règles et aux règlements.
D’un point de vie doctrinal, c’est une position diamétralement opposée à la grâce. Les gens qui ont une position légaliste oublient trop souvent que la raison d’être de la loi, en particulier de la loi mosaïque de l’Ancien Testament de Moïse, était d’être notre gardien, ou notre guide, chargé de nous conduire au Christ. [3]
Même les vrais croyants peuvent être des légalistes.
Pourtant, on nous demande d’être bienveillants les uns envers les autres : Accueillez celui qui est mal affermi dans la foi, sans vous ériger en juges de ses opinions. [4]
Les personnes légalistes peuvent donner l’impression d’être justes et spirituelles, mais en fin de compte, le légalisme ne peut pas mener à bien les desseins de Dieu parce que c’est une manifestation externe et non un changement intérieur.
Pour éviter de tomber dans le piège du légalisme, nous pouvons commencer par appliquer à la lettre les paroles de l’apôtre Jean : En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ [5] en n’oubliant pas de faire preuve de miséricorde, surtout envers nos frères en Christ.
Qui es-tu pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il tienne bon ou qu’il tombe, cela regarde son seigneur. Mais il tiendra bon, car Dieu a le pouvoir de l’affermir. [6]
Et toi, pourquoi condamnes-tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Ne devons-nous pas tous comparaître devant le tribunal de Dieu ? [7]
Extrait de gotquestions.org [8]
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Quelles sont les petites choses sans importance qui nous obsèdent et quelles sont les points importants de la loi – comme la justice, la miséricorde, ou la fidélité, qui nous font défaut ? Dieu se préoccupe-t-il davantage des anneaux au nez que de la dégradation urbaine ? De la musique grunge que de la faim dans le monde ? Des styles d’adoration que de la culture de la violence ?
L’auteur Tony Campolo, qui fait régulièrement le tour des campus d’universités chrétiennes en tant que conférencier chrétien, a  pendant un certain temps employé la provocation suivante pour faire valoir son argument.
Un rapport de l’ONU révèle que plus de 10 000 personnes meurent de faim chaque jour, et la plupart d’entre vous n’en ont absolument rien à foutre. Toutefois, ce qui est encore plus tragique, c’est que la plupart d’entre vous sont plus préoccupés par le fait que je viens de dire un gros mot que par le fait que 10 000 personnes mourront de faim aujourd’hui.
Les réactions qu’il a reçues ont parfaitement illustré son propos : dans presque tous les cas, Tony a reçu une lettre de l’aumônier ou du président du collège pour protester contre son langage grossier. Ces lettres ne mentionnaient jamais la faim dans le monde….
Les petits jeux spirituels auxquels nous nous livrons, et qui commencent avec les meilleures intentions, peuvent nous éloigner de Dieu d’une manière perverse, parce qu’ils nous éloignent de la grâce.
C’est la repentance, et non un comportement correct ou même la sainteté, qui nous ouvre la porte de la grâce. Et le contraire du péché, c’est la grâce, pas la vertu. …
J’ai écrit un article sur le légalisme en partie à cause de mes propres rencontres douloureuse avec lui, et en partie parce que je crois qu’il représente une tentation très puissante pour l’église.
Le légalisme se comporte comme une strip-teaseuse en marge de la foi, qui nous séduit pour nous faire prendre une voie plus facile. Il nous aguiche, en promettant certains des bienfaits de la foi, mais il est incapable d’offrir ce qui est le plus important.
Comme Paul l’écrivait aux légalistes de son époque :
Car le règne de Dieu ne consiste pas à réglementer le manger et le boire, mais, par l’Esprit Saint, à nous rendre justes et à nous donner la paix et la joie. 
Jésus a clairement déclaré que la loi de Dieu est tellement parfaite et absolue que nul ne peut prétendre être juste. Pourtant, la grâce de Dieu est tellement grande que nous n’y sommes pas obligés.
En s’efforçant de prouver à quel point ils méritent l’amour de Dieu, les légalistes sont passés à côté de la signification de l’évangile, à savoir que l’amour de Dieu est un cadeau qu’Il fait à ceux qui ne le méritent pas.
Le remède au péché n’est pas d’imposer un code de conduite toujours plus strict, c’est de connaître Dieu
Philip Yancey [9]
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Pendant plusieurs années, lorsque j’étais encore un jeune chrétien, j’ai moi aussi été trompé, et après des années d’insécurité et de manque d’assurance, et de découragement, j’ai découvert que tout ce que j’avais à faire pour être sauvé c’était de croire, et ça a marché.
Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. [10]
Là, maintenant, tout de suite ! Pas de si, de et ni de mais. Pas à condition d’être un bon gars et d’aller à l’église tous les dimanches, rien à voir avec cette perfection sans péché prônée par ces soi-disant saints, ces moralisateurs et ces donneurs de leçons vertueux qui se prennent pour des petits saints.
J’en étais incapable par moi-même et je le savais. On aurait dit que plus j’essayais d’être bon, pire je devenais.
Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps voué à la mort ? Dieu soit loué : c’est par Jésus-Christ notre Seigneur. [11]
Et ce n’est pas plus compliqué que ça—c’est tout, il n’y a rien d’autre, aucune autre voie, aucune justice de votre part, aucune bonne œuvre. Rien de tout cela ne peut vous garder sauvé, pas plus que cela ne peut vous sauver en premier lieu. Seul Jésus peut le faire !
Non seulement Il vous sauve, mais c’est Lui qui fait les œuvres par votre intermédiaire. Tout vient de Jésus, et rien qui vienne de votre propre justice ou bonté, mais uniquement de Jésus.
Et Dieu sait si ça m’a soulagé, parce que je savais que je ne pourrais jamais y arriver autrement. Il fallait que ce soit Dieu. Je n’aurais pas pu y arriver.
[1] Ephésiens 2.8.
[2] https://www.desiringgod.org/articles/legalism-or-love-religious-or-radical [légalisme-ou-amour-religieux-ou-radical].
[3] Galates 3.24.
[4] Romains 14.1 BDS.
[5] Jean 1.17 BDS.
[6] Romains 14.4 SEG21.
[7] Romains 14.10 BDS.
[8] https://www.gotquestions.org/Bible-Christian-legalism.html. [Le légalisme chrétien]
[9] Philip Yancey, What’s So Amazing About Grace? [En quoi la grâce est-elle aussi extraordinaire ?](Grand Rapids: Zondervan, 1997).
[10] Jean 3.36 SEG21.
[11] Romains 7.24–25 BDS.
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Notre salut est le fruit de la grâce, jamais de nos œuvres.

Nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, ni par nos propres œuvres, ni par notre propre vertu, ni même par les efforts que nous faisons pour aimer Dieu et respecter Ses lois. Nous ne serons jamais assez bons pour mériter la perfection céleste du salut : ce dernier ne peut être obtenu que par Sa grâce, Son amour, et Sa miséricorde! Il est impossible à quiconque d’être sauvé sans l’intervention miraculeuse de Dieu! Accepter le salut est le fruit de la grâce de Dieu. Le salut est gratuit ; on ne peut pas le gagner, on ne peut que le recevoir. C’est le don de Dieu, on ne peut donc pas le mériter: on ne peut pas gagner un don, autrement ce ne serait plus un don !
Car c’est par la seule grâce que vous êtes sauvés, par le moyen  de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres. Personne n’a donc de raison de se  vanter ! (Éphésiens 2:8,9)
L’idée que Dieu se fait de la vraie perfection est celle du pécheur qui sait bien qu’il a besoin de Dieu et qui compte sur Lui pour être sauvé. L’idée que Dieu se fait de la sainteté n’est pas une espèce de perfection sans péché, acquise à la force du poignet. C’est celle d’un pécheur sauvé par la grâce, qui ne possède en lui-même aucune perfection, mais qui compte entièrement sur la grâce, l’amour et la miséricorde de Dieu, par le moyen de la foi ! Il n’existe pas d’autre forme de sainteté ! Vous n’avez en vous aucune perfection si ce n’est celle du Christ. Il est le seul qui puisse vous rendre pur et vous donner le salut ! (Philippiens.3:9)
 
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