Sommaire :

☺  Le vrai visage de Noël
☺  Noël, fête spéciale ?
☺  Noël. L’amour est-il tombé du ciel ?
☺  Noël, une fête pour tous ?
☺  Martin Luther recentre Noël sur le Christ
☺  Noël Claudel
 25 décembre. NOËL
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Le vrai visage de Noël

LE VRAI VISAGE DE NOEL
(fragment)
 

… Il suffisait, en fait, pour un soir, d’héberger
Un pauvre voyageur et sa femme fragile.

Ainsi donc, tour à tour, furent sollicités
Un bourgeois qui flânait, une femme élégante,
Des gens pleins de cadeaux, des jeunes excités
A l’idée de passer une soirée dansante.

Tous eurent une excuse et d’autres s’étonnèrent
Que l’on puisse en public ainsi importuner ;
Certains même d’entre eux tout à coup s’indignèrent
Et lancèrent tout cru : « Vous nous enquiquinez ! »

O bourgeois désœuvrés, et vous, croyants en fête,
Qui célébrez Noël comme un amusement,
Je ne veux pas ici vous jeter à la tête
Quelque amère critique et mon dénigrement.

Qu’aurais-je fait moi-même étant à votre place,
Me serais-je montré plus généreux que vous ?
Notre cœur est parfois si déçu qu’il se lasse
Et nous fermons alors sa porte à deux verrous.

Ainsi demeurons-nous des êtres égoïstes,
Croyants de tradition, mais chrétiens au cœur dur ;
Jadis la foi créa de vrais idéalistes,
Mais nous ne sommes plus d’un métal aussi pur.

Pasteur Emile Brès
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Noël, fête spéciale ?

Arrive enfin ce moment tant attendu, celui des fêtes de fin d’année. Les illuminations et les décors, les crèches et les sapins, toutes ces préparations festives offrent un parfum de bonheur et font de Noël un moment divin.
Les petits ont les yeux qui brillent et les grands retombent en enfance. Les emplettes des derniers jours permettent à tous de se croiser et échanger dans une générale convivialité. Les sourires se donnent généreusement et la froideur hivernale n’altère en rien la chaleureuse empathie de ces rencontres cordiales. Pour peu que la neige soit au rendez-vous, cela devient merveilleux.
Pourquoi Noël-t-il surclasse les autres fêtes ?
Pourtant les fêtes, en France, ce n’est pas ce qui manque ! Entre celles, cultuelles et patrimoniales comme Pâques ou Noël justement, les fêtes historiques comme le 14 juillet ou les armistices, sans compter les innombrables fêtes commerciales dont halloween ou encore la saint-Valentin. Pourtant, elles ont loin d’avoir toutes le même cachet, le même attrait, la même magie
Contrairement à beaucoup, où il faut juste ouvrir son porte-monnaie, Noël est le moment où les gens ouvre leur cœur avec plus de facilité, plus d’envie, plus de joie aussi.
Noël serait-elle une fête bénie ?
C’est comme si une grâce accompagnait cette période, la recouvrait d’amour et la saupoudrait de chaleur humaine. Comme si ce moment était mis à part, choisi, presque élu. Les barrières tombent et les armures s’effacent. On aime aimer, et pas seulement nos proches. Nos cœurs s’ouvrent aux autres par des sourires, des gentillesses, des paroles agréables. Et pour beaucoup d’entre nous, c’est conduits et portés que s’opèrent ces métamorphoses. Dieu n’est pas étranger à tout cela.
Voudrait-il nous montrer quelque chose ?
Nous dire notamment qu’il est amour et qu’il nous aime tous au plus haut point ? Peut-être souhaiterait-il aussi nous rappeler que cette date du 25 décembre, quoique symbolique, n’en demeure pas moins la fête de la nativité. Par amour pour nous, Dieu s’est lui-même fait homme, de la naissance à la mort, de l’abaissement à l’élévation. Il a endossé notre état, lui, le Parfait, et connait tous nos sentiments et nos états d’âme. Il connait nos joies et nos peines, il sait nos attentes et nos rêves secrets.
Le sauveur est né
Et il n’est pas indifférent à nos vies. Il s’en soucie plus que je ne saurais le dire. Non, il n’est pas une quelconque entité mystique, inaccessible et lointaine. Au contraire il veut simplement établir le contact, commencer cette relation personnelle avec toi. N’est-ce pas une bonne saison pour se lancer ? Ecoute, il est tout près. 
Laurent Brun
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Noël. L’amour est-il tombé du ciel ?

Est-ce parce que c’est Noël que j’ai vu apparaître ces affiches ?
Peut-être qu’il reste encore dans l’esprit de plusieurs que Noël rappelle la naissance de Jésus et que la fête a donc un rapport avec Dieu et avec son amour ? Peut-être ….
En tout cas, ce petit message a éveillé mon attention et ma réflexion….
En voici quelques bribes, très succinctes. Simplement pour faire réfléchir
À Noël, l’amour n’est pas tombé du ciel….   
Non car Jésus a mis 9 mois, comme tous les bébés, pour naître une fois qu’il a été conçu dans le ventre de sa mère.  Il n’est donc pas tombé du ciel. 
Sa venue avait du reste été soigneusement  préparée depuis des millénaires. Rien n’avait été laissé au hasard.
Noël, c’est pourtant l’histoire d’un amour qui vient d’en Haut
Ce jour-là, le Créateur du monde a quitté son Royaume de lumière pour venir habiter une planète remplie de violences et de turpitudes. Il s’est fait simple être humain pour se préparer à mourir en faveur de gens qui ne voulaient pas de lui. 
C’est vrai que cet amour-là n’a pas grand-chose avec un site de rencontres, lesquelles sont trop souvent superficielles et passagères.
Cet amour-là est durable et ne dépend même pas du partenaire car il est inconditionnel. 
Dieu aime, parce qu’il est amour. Personne ne peut y échapper. Pas même ceux qui le rejettent.
A Noël, l’amour est bien venu du ciel.
Georges Mary
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Noël, une fête pour tous ?

S’il est une période de l’année tout à fait particulière, c’est bien celle des fêtes de Noël. Un parfum féerique plane dans nos villes et villages, les illuminations et décorations prennent le pas sur le froid et la pluie, la nuit ou la morosité. Les sourires naissent sur les visages comme à l’arrivée du printemps.
De belles émotions
Comment ne pas être attendri de voir tous ces enfants émerveillés devant les crèches et les sapins enluminés ? Rêvant à leurs cadeaux à venir et espérant avoir été suffisamment sages. Que de beautés et de joies en leur cœur transporté ! Et c’est pareil chez les grands ; eux aussi retombent un peu en enfance et réapprennent à s’émerveiller de choses somme toute assez banales.
En cette fin d’année calendaire, nous serons beaucoup à profiter pleinement de nos familles, proches et amis et c’est vraiment une grâce.
Mais pas pour tout le monde
Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser à toutes les personnes seules qui vivent ces fêtes comme un calvaire. La télévision sera leur unique compagnon, le seul lien qu’elles auront avec un semblant d’humanité. C’est dire la tristesse ! Elles imaginent que tous les autres s’amusent, rient et sont heureuses. Elles croient qu’elles sont moins bien et moins intéressantes ; elles pensent que personne ne les aime et qu’elles sont transparentes. Tout cela est archi-faux bien sûr. Encore et toujours les mensonges du diable pour miner et détruire les gens.
Ce qui est vrai par contre, c’est le poids de la solitude et le sentiment d’abandon. 
A qui la faute ?
Alors vois-tu l’ami, cette année, le plus beau cadeau que tu pourrais faire, serait de passer une heure ou deux avec une personne que tu sais être seule. Cela n’aura pas de prix pour celle que tu auras choisi, et tu vivras un moment d’exceptionnelle émotion. Quand bien même tu ne la connais pas beaucoup ou même si elle te semble renfrognée ou acariâtre. Peu importe, fais-le. 
Arrête de dire que tu aimes… Agis
Pas besoin de trompettes et de tambours ni de photos en première page de magazine. Il en est un qui voit tout, et puisque c’est lui et lui seul que nous célébrons particulièrement ce 25 décembre. Montre de l’amour désintéressé à une personne qui en a besoin, et, à ce moment-là, tu verras Jésus.
Laurent Brun
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Martin Luther recentre Noël sur le Christ

Au 16e siècle, la coutume voulait que les enfants reçoivent des cadeaux le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas. Dans la plupart des cas, il s’agissait de petites friandises, de pommes ou de noix. C’est Saint Nicolas qui apportait les cadeaux. Le personnage remonterait à l’évêque Nicolas de Myre. Il aurait été un homme d’église particulièrement humain et un bienfaiteur des pauvres.
Saint Nicolas
Martin Luther a fondamentalement rejeté le culte des saints. Pour lui, Jésus-Christ, Fils de Dieu est le seul médiateur entre Dieu et les êtres humains, et la légende de Saint Nicolas serait une    chose puérile, voire un mensonge, comme il le déclare lors d’un sermon pour la fête de la Saint Nicolas en 1527.
Il aurait préféré l’interdire tout à fait, comme l’ont fait plus tard certains de ses disciples. Par contre, Luther a cherché à recentrer les choses sur le Christ et il a introduit un autre personnage dans la distribution des cadeaux.
Selon un de ses discours de table transmis, il aurait demandé à sa fille Magdalena : Petite Lena, qu’est-ce que le Christ Saint va t’offrir ? Petit à petit la plupart des cadeaux vont être offerts à Noël par le Christ et non par Saint Nicolas.
Des chants de Noël en allemand
Luther a également profondément influencé les chants de Noël. Lorsqu’il allait à l’école, il était déjà choriste et a pratiqué divers instruments. Luther avait donc bien une éducation musicale. Il en tira bénéfice, car avec la Réforme, les paroissiens participaient désormais au service religieux. Luther avait déjà introduit la langue allemande dans le service religieux. Mais il manquait des chants compréhensibles en allemand.
À partir de 1523, Luther s’est de plus en plus consacré à la création de nouveaux chants. En 1524, le premier chant de Noël de Luther est paru : Loué sois-tu, Jésus-Christ (Gelobet seist du, Jesu Christ). Mais son choral de Noël le plus célèbre est Je viens à vous du haut du ciel (Vom Himmel hoch da komm’ ich her) de 1535.
Luther improvisa ce chant, lorsque sa femme lui avait demandé de s’occuper du petit Hans qui ne cessait de crier. Il s’est sans doute souvenu d’une chanson populaire de ménestrels qui parlait d’une jeune fille venant apporter des nouvelles d’un pays lointain. Il a adapté ses paroles à la mélodie de la chanson, mais plus tard, il a remplacé cet air par sa propre composition. Celle-ci a été imprimée pour la première fois en 1539.
Je viens à vous du haut des cieux vous annoncer une bonne nouvelle, dont je veux parler et chanter. Aujourd’hui est né pour vous, d’une vierge élue, un petit enfant doux et fin qui veut devenir votre bonheur et votre joie. C’est le Seigneur Christ, notre Dieu, qui veut vous délivrer de toute misère. Il veut lui-même être votre Sauveur, vous laver de tous vos péchés
Les enfants écoutaient attentivement cette bonne nouvelle et y répondaient en chantant :
Sois le bienvenu, noble hôte qui n’a pas méprisé le pécheur ! Tu viens auprès de moi dans ma misère ! Comment puis-je à jamais te remercier ?
 José Loncke
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Noël Claudel

Dans ses “Psaumes” (Gallimard), Claudel le poète traduit ainsi le dernier verset du Psaume 12 (6), songeant sans doute à la grâce du Noël 1886, le Noël de sa conversion :

À l’idée de ton salut, mon cœur a comme pris des ailes !
Ce Seigneur Dieu qui m’a fait du bien, vers Lui est sorti
de moi un chant ! Il est sorti de moi une espèce de chant
et de poème vers le Très Élevé ! 

Un chant de Noël vers le Très-Haut qui s’est fait Très Bas cette nuit-là. Voici le Chant de marche de Noël du même Paul Claudel (“Bréviaire Poétique”) :

La nativité Pauvre Jésus, quand Tu te présentes, il n’y a jamais de place à l’hôtel !
Joseph, avec l’humble Marie sur le petit âne, s’en va de porte à porte.
L’aubergiste, quand il voit cette femme enceinte, appelle au secours et main-forte !
Et refoule avec sa serviette sur le perron et sous la branche de sapin
Saint-Joseph qui n’a point son auréole sur la tête, mais une vieille casquette en peau de lapin. …

Quel cœur si dur qui ne se fonde au spectacle qui nous est montré !
Lui qui nous aime tant, qui ne l’aimerait de son côté.
Et n’aurait les larmes aux yeux, prenant entre ses bras ce petit pauvre ?
Et si quelqu’un de vous doute encore, qu’il se range à l’écart et vérifie
Ce papier où pour lui depuis Moïse j’ai recensé les prophéties.

Car, aujourd’hui un enfant nous est né, un tout-petit nous est donné,
Une tige est sortie de David, une fleur de la racine de Jessé…
Restituant le plein héritage que Satan nous dérobait,
Et son nom est appelé Admirable, Conseiller,
Dieu fort, Père du siècle futur, Prince de la Paix.

José Loncke
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 25 décembre. NOËL

Le latin natalis (dies), le jour natal, jour de naissance, devient (le jour de) Noël, comme patella a donné la poêle (et… la paella en espagnol).
La fête de Noël est le jour où Dieu s’est révélé en Jésus-Christ comme le Père miséricordieux qui a tant aimé le monde que, pour le sauver, il lui a donné son Fils unique.
Pour tous les chrétiens, ce jour-là est vécu comme :
-un jour de joie. Joie de l’amour incomparable de Dieu.
-un jour d’adoration. Adoration du mystère de la venue du Fils de Dieu par les hommes.
-et un jour d’espérance. Car au sein même de l’obscurité où elle est plongée, l’humanité reprend espérance en contemplant le Sauveur qui est venu pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres de l’ombre de la mort.
Cette bonne nouvelle de Noël demeure, quelles que soient les circonstances. Elle seule importe, et sa lumière brille d’un éclat ‘autant plus vif que les réjouissances familiales ou autres sont réduites à une juste dimension.
Un peu d’histoire
La fête de Noël date de la fin du 3ème siècle ou du début du 4ème. Un document de l’an 336 témoigne qu’à cette époque elle était déjà en tête de l’année liturgique. Elle se répandit rapidement dans toute la chrétienté au cours du 4ème siècle.
A son origine, il y aurait les calculs des chronologues de l’époque qui fixaient la conception du Sauveur au 25 mars d’où le choix du 25 décembre pour la naissance. Ce 25 mars vient-il d’une spéculation sur les données fournies par les évangiles ? Dans la culture grecque il était courant de dire que les grands hommes mourraient le jour de leur conception : et comme il est indéniable que Jésus serait mort autour du 25 mars…
Il est probable aussi que la coïncidence avec le solstice d’hiver n’est pas fortuite : on était heureux de célébrer la naissance du Sauveur à une époque où tous les hommes l’antiquité se réjouissaient parce que les jours recommençaient à croître. Si Noël tombe le 25 décembre et non le 21, jour du solstice d’hiver c’est que le calendrier Julien fixait à l’époque le solstice au 25 décembre.
D’autre part, la fête de Mithra, le Soleil invincible avait lieu ce jour-là. On trouva naturel, puisque par ailleurs les calculateurs chrétiens étaient arrivés à cette date déjà d’une autre façon, d’opposer à la fête païenne, une solennité chrétienne, à la gloire de Celui que le prophète Malachie appelle le Soleil de justice et Zacharie le Soleil levant et qu’Esaïe annonçait en ces termes :
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (9:1)
Les chrétiens en célébrant  au solstice d’hiver la naissance de Jésus, n’entendaient pas fixer le jour historique de la naissance du Christ. En fait, ils entendaient ne pas laisser aux païens une aussi belle fête ! N’est-ce pas le Christ qui est la véritable lumière dans ce monde de ténèbres, le véritable « Soleil levant » annoncé comme tel dans toute la Bible.
L’essentiel
Peu importe la date de la naissance du Christ. Il est né ! Cette date fixée depuis 16 siècles a le mérite de rappeler que le Christ est un personnage historique, un homme avec une date de naissance, comme Monsieur tout le monde.
Le 25 décembre, tout symbolique qu’il soit nous rappelle que notre salut et datable, que Dieu lui-même a pris date, retenu un moment précis, une époque déterminée de notre histoire.
Le salut est d’abord un fait !
Célébrer le 25 décembre c’est dire que Dieu est vraiment devenu homme, que notre salut a eu lieu ici-bas. Cela, face à la tendance que nous avons tous : faire du salut un système d’idées abstraites pleines d’intellectualismes et de mythes.

D’autre part, si les évangiles ne nous renseignent pas sur la place exacte de la naissance du Christ c’est qu’ils désirent que l’attention se concentre sur la personne de Jésus, la signification de ses paroles et le sens de son action : le sacrifice de la croix.

Malheureusement aujourd’hui comme hier, leur volonté est souvent trahie. Or, l’essentiel c’est que le Christ n’est pas qu’une date de naissance à vénérer.

C’est le Fils de Dieu venu nous parler de Dieu avec autorité.
Il a souffert. Il est mort à notre place, il est revenu à la vie on peut le rencontrer aujourd’hui et cette rencontre sera comme un nouveau départ, une aventure formidable avec Dieu, avec de nouveaux horizons, une nouvelle façon de vivre, une nouvelle mentalité. En fait, c’est une nouvelle naissance qui nous est proposée. 
Une citation :
Jamais rien  aussi digne d’admiration n’avait eu lieu dans la Création. Le monde sortant du néant fut un grand événement sans doute ; mais l’incarnation du Créateur des mondes fut un événement plus grand encore. Ce fut une grande chose pour Dieu que de produire une créature ; mais ce fut une plus grande chose que de se faire lui-même créature. Alors naquit l’être le plus grand qui jamais (ne) fut venu ou qui jamais (ne) doive venir à l’existence.
Le vrai Noël (Louis Gaussen, Dogmatique, (Genève, 1854) vol. 2, p 260)
José Loncke
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