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Le rêve de Noël!

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Le rêve de Noël!

En tant qu’ingénieur en informatique,
je travaille avec des données concrètes
Je ne prête aucune attention aux choses
puérils comme les rêves, et pourtant…

**Je me tiens dans le jardin, regardant
**le magnifique arbre de 70 m de haut qui
**donna son nom à la rue.S’élevant du coin
**de notre propriété à une hauteur d’un
**immeuble de 20 étages, le grand pin
**ridiculise notre maison comme un géant.
**Ses branches se balançant doucement dans
**le vent, il donne l’illusion de se pencher
**dangereusement vers moi.
**Regardez! Il ne se penche pas, il tombe!
**Il tombe en la direction de notre maison,
**en gagnant de la vitesse, jusqu’à ce que
**ses branches écrasent le toit et
**transpercent le salon et la chambre du
**devant avec un craquement sinistre.
**Je laisse échapper un cri:
** »La chambre d’Alison! »

Je me réveillais en sursaut et je dus
m’asseoir pour essayer de chasser
cette vision terrifiante!

“Encore un de ces cauchemars!”Pensais-je.

Rapidement je sautai du lit pour aller
jeter un coup d’œil dans la chambre
d’Alison…

Notre fille de 9 ans dormait paisiblement
ainsi que Heath, 11 ans, de l’autre côté
du couloir.

Mais je n’aurais pas pu me débarrasser de
cette crainte irrationnelle si je n’avais
pas vérifié.

Ce n’était pas la première fois que je
faisais un tel rêve ; une autre fois,
j’avais rêvé qu’une énorme branche tombait
sur Heath et le laissait estropié!

En tant qu’ingénieur en informatique,je
travaille avec des données concrètes;
je ne prête aucune attention aux choses
puériles comme les rêves.

Mais ces cauchemars étaient si inquiétants!

Je me recouchais auprès de Nita,mon épouse,
non sans avoir regardé le grand arbre par
la fenêtre ; il était bien là, majestueux
et imposant, sa silhouette fantomatique se
dessinant au clair de lune.

Quelques jours plus tard, j’ai eu un autre
rêve, plus étrange qu’inquiétant:

j’étais  dans le jardin, et devant moi se
tenait un ange blanc qui avait une aile
cassée!

Que veulent dire tous ces rêves?!

Puis un jour je remarquais une grosse
branche de 6 mètres qui menaçait de
tomber.

Je me souvins du rêve à propos de Heath.

“Ne t’approche pas de l’arbre!”
lui dis-je.

Le dimanche suivant un voisin
m’aida pour la faire descendre
avec une corde.

Je m’étais fait du souci toute
la semaine à cause de cette
branche!

Pourquoi m’inquiétais-je autant à
propos de cet arbre?

Il était là depuis des générations!

Il avait même survécu à l’ouragan
“Colombo” de 1962!

Finalement mes cauchemars à propos
de l’arbre s’estompèrent.

Les fêtes de Noël arrivaient, et
avec Nita, nous faisions nos
emplettes fiévreusement.
 
Plus que tout, Alison voulait une
grande poupée en chiffon.

Quand nous sommes revenus à la
maison, une surprise de taille
nous attendait:

Alison avait décidé de déplacer
les meubles dans sa chambre,
bien que sa mère l’ait imploré
d’attendre après les fêtes.

“J’avais trop envie de le faire,
dit-elle, et vous voyez c’est
presque fini. »
 
Avec l’aide de son frère, la
chambre fut rapidement en ordre,
et nous avions du mal à cacher
notre admiration.

Au dehors, j’entendais le vent
siffler dans le grand pin.

Dans une nuit comme celle-là je
ne voulais être nulle part
ailleurs que chez moi!

Mais j’avais promis à Nita
d’aller à la messe de minuit
avec les enfants.

Quand nous y sommes arrivés,
je me sentis étrangement détaché,
en me demandant même si Dieu
faisait parti de ma vie ou non?

J’avais été élevé à l’église,
mais c’était il y a bien
longtemps.

Peut-être Dieu avait-il créé le
monde avec toutes ses merveilles,
mais je ne voyais pas très bien
ce que cela avait à faire avec
ma vie?

Même si Dieu était réel, il était
bien trop loin pour que j’aie foi
en Lui!

Nous sommes revenus tard à la
maison, et le vent et la neige
piquaient nos visages comme nous
remontions l’allée.

Heath et Alison coururent à
l’intérieur pour allumer l’arbre
de Noël.

Nita et moi nous sommes assis
dans le canapé pour regarder
les enfants ouvrir leurs cadeaux.
 
Nita avait transformé l’arbre de
Noël en véritable œuvre d’art.

La touche finale était un ange
blond perché tout en haut.
 
“Il ressemble à Alison! »
Remarquai-je.

Alison fut si contente avec sa
grande poupée, qu’elle voulut
l’emmener dormir avec elle.

Puis nous sommes tous allés nous
coucher et le gémissement du
vent nous endormit rapidement.

Soudain un bruit assourdissant
secoua la maison!

Je ne dormais pas depuis
longtemps,et mon esprit essayait
de séparer la réalité de la
fiction!

“Le rêve de nouveau » pensais-je?

Je me levai rapidement et je
compris:

ceci n’était pas un rêve!

Cette fois mon cauchemar était
réel!

L’arbre venait de tomber sur
notre maison!

Je courus jusqu’à la chambre
d’Alison.

“Papa, papa, aide-moi je suis
coincée. »

Je n’arrivais pas à ouvrir la
porte de sa chambre.

“Ne bouge pas ma chérie,lui
criais-je, nous allons te
sortir de là. »

J’attrapai une lampe de poche
et demandai à Nita d’appeler
le 911.

“Je vais voir si je peux
l’atteindre du dehors! »

Je fus horrifié de voir que
l’arbre remplissait toute
l’entrée, et, dans ma
précipitation, je faillis
m’assommer contre le tronc
massif.

Le vent glacé transperçait
ma robe de chambre.
 
Je me frayai un chemin entre
les branches qui s’accrochaient
à mes vêtements et j’atteignis
enfin la fenêtre d’Alison.

J’entendais au loin la sirène
des pompiers;mais tout ce que
je pouvais voir c’était des
branches, des morceaux de
faux-plafond et d’isolation  
autour du tronc!  

Et quelque part dessous,il
y avait ma fille qui criait
faiblement:

“Papa,Papa. »

Quelqu’un arriva derrière
moi.

“Capitaine de pompiers
Mac Cullough » dit-il.

“Ton Papa est avec moi!
Est-ce que tu peux bouger? »

“Je peux bouger mon bras »
fit une brave petite voix.

“C’est bien! Lève ta main
aussi haut que possible! »

Des petits doigts apparurent
parmi les débris.

Les pompiers apportèrent de
la lumièreet des lampes
chauffantes et étendirent
une bâche au-dessus de la
chambre à cause de la neige
qui tombait toujours.

Le capitaine se tourna vers
moi et dit à voix basse:

“Ça ne va pas être facile
monsieur Guillon! »

Pendant que je m’affairais,
les voisins réconfortaient
Nita et Heath comme ils
pouvaient, les enveloppant
de couvertures et leur
faisant boire des boissons
chaudes dans le froid
glacial de cette nuit
de Noël.

Le silence de la nuit fut
brisé par le bruit des
tronçonneuses comme les
pompiers s’attaquaient
aux branches du grand pin.

Chaque branche était coupée
et dégagée avec précaution,
car le moindre mouvement
de l’arbre pouvait
signifier un désastre.
 
Petit à petit, ils se
frayèrent un chemin jusqu’à
ce que la tête et les épaules
d’Alison émergent des débris. 

Sa jambe droite était coincée
sous l’arbre, un chevron lui
comprimait le torse.

On pouvait voir sa poupée
coincée entre elle et le
chevron.

Mac Cullough secoua la tête
négativement et fit cesser
le travail.

“Nous ne pouvons pas prendre
de risques » dit-il.

Il éclaira de sa torche la
chambre d’Alison, des
branches perçaient le
plancher de part en part.

A nouveau il secoua la tête.

“Nous ne pouvons pas couper
le plancher sans faire bouger
l’arbre, et cet arbre
ne doit pas bouger! »

Le vent s’intensifiait et
avec la température en
dessous de zéro, il y avait
maintenant des risques
de gelures pour Alison.

Les voisins apportèrent des
couvertureset un paramédical
mit son bonnet de ski sur
la tête d’Alison.

Mais je voyais qu’elle
nous quittait.

Ses grands yeux se fermaient
parfois, et déjà par 2 ou 3
fois sa tête avait basculé
en arrière.

Si on ne libérait pas sa
jambe bientôt, le chirurgien
devrait l’amputer pour la
dégager.

Il restait une seule chance:
soulever l’arbre.
 
Un camion grue était hors
de question, dans ce vent,
ce serait trop instable.

Mais Mac Cullough avait
une autre idée.

Il avait appelé une compagnie
qui se sert de chambre à air
géante pour retourner les
semi-remorques renversées.

“Je ne  suis  pas  sûr  que
ça va me dit-il, mais c’est
notre dernière chance. »

Les énormes sacs en caoutchouc
furent bourrés sous le tronc.

Le compresseur se mit en
marche.

Lentement les sacs se remplirent
d’air et se pressèrent contre
l’arbre.

Malgré le blizzard je pouvais
voir la sueur perler sur le
front de Mac Cullough.

Soudainement je m’entendis
prier le Dieu dont j’avais
douté l’existence quelques
heures auparavant.

Peut-être devrais-je avoir
honte de lui demander son
aide maintenant, mais
quelque chose me dit que
je devais le faire.

“Mon Dieu, s’il te plaît,
sauve-la, je crois
que tu es là. »

Le bruit du compresseur
était assourdissant.
 
Au début rien ne bougea,
puis petit à petit,
centimètre par centimètre,
l’arbre se souleva.

Un cri s’éleva de la
foule et des infirmiers
se ruèrent pour libérer
Alison et la transporter
vers l’ambulance qui
attendait.

Nita et moi sommes montés
avec elle et nous
avons démarré.

Alison sourit faiblement:

“ça va aller maintenant Papa »
dit-elle en serrant sa poupée
contre elle.

Cette poupée en fait fut le
coussin qui la protégea de ce
chevron et qui lui sauva la
vie.

Les docteurs nous rassurèrent:

la jambe d’Alison était
seulement cassée, pas écrasée.

Elle pourra marcher à nouveau
sans problème.

Le jour de Noël, Heath et moi
sommes revenus fouiller parmi
les débris.

Je pensais à cette prière
désespérée quej’aie faite,
j’y pensais constamment!

Dans la chambre d’Alison
je vis que la masse de
l’arbre était tombée vers
le mur sud-est, exactement
là où se trouvait son lit
auparavant, avant qu’elle
ne change les meubles de
place!

Sur le tronc, juste
au-dessus de son lit,
on voyait la trace de
cette branche que j’avais
coupée après mon rêve,
cette branche l’aurait tué.

Dieu avait-il essayé de
m’avertir à propos de cet
arbre pour nous protéger?

Avais-je été sourd aux
avertissements de Dieu?

Dans la neige dehors, je
trouvai l’ange de notre
arbre de Noël, celui qui
ressemblait à Alison.

Une de ses ailes était
brisée, juste comme dans
mon rêve. Pendant que je
le ramassais en l’essuyant,
mon fils accourut très
excité:

“Papa, Papa, j’ai déjà vu
ça dans un rêve, Un ange
avec une aile brisée comme
celui-ci! »

Les rêves ! Dieu nous
parle-t-il à travers eux?

La Bible dit que oui, et
de bien d’autres manières
encore.

Mais ce que je peux dire,
c’est qu’Alison va bien,
et maintenant je sais que
Dieu gardait, garde et
gardera toujours notre
petite famille.
 

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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