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Le refuge dans la tempête

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Avez-vous déjà eu l’expérience
de ne presque pas faire un acte
charitable pour découvrir plus
tard que sans cette action de
votre part, une expérience très
importante n’aurait pas pu 
arriver  à  quelqu’un d’autre?

Quand je suis tenté d’être
indifférent ou paresseux de
cette façon, je me souviens
invariablement de ce Noël en
Corée, en 1951.

Il était  déjà  tard  dans 
l’après midi du 24 décembre.

J’étais revenu au QG en
camion après un trajet froid
et misérable sous la neige.

Après avoir ôté tous mes
vêtements mouillés, je me
suis allongé et j’ai
commencé à somnoler.

Un jeune soldat entra,
je l’entendis dire au garde:

“J’aimerai bien pouvoir
parler de ça au sergent! »

“Allez-y je lui dis,
je ne dors pas. »

Ce soldat me rapporta alors
qu’un groupe de civils
coréens avait été forcé de
quitter leur village incendié
par l’ennemi.

Dans le groupe se trouvait
une femme sur le point
d’accoucher.

Ces informations provenaient
d’un garçon qui disait que
ces gens avaient grand besoin
d’aide.

Ma première réaction fut:
comment allons-nous pouvoir
les trouver dans cette neige?

En plus j’étais épuisé.

Pourtant quelque chose me
dit qu’on devrait essayer.

“Allez chercher Crall,
Pringle et Graff »
demandai-je au garde.

Quand ces soldats arrivèrent,
je leur expliquai mon plan
et ils furent d’accord pour
 m’accompagner.

Nous avons rassemblé de la
nourriture et des couvertures.

Puis mon regard s’arrêta sur
les caisses de colis de Noël
dans un coin de la pièce.

C’était des cadeaux envoyés
par des organisations de
charité des Etats-Unis.

Nous en avons pris une bonne
pile chacun et nous sommes
partis en jeep.

Après avoir conduit quelques
kilomètres,  la neige devint
si aveuglante que nous avons
décidé de continuer à pied.

Après un laps de temps qui
nous parut interminable,
nous sommes arrivés à une
mission abandonnée.

Le toit n’était plus là,
mais les murs étaient
intacts.

Nous avons allumé un feu
dans la cheminée en nous
demandant bien quoi faire
après!

Graff ouvrit un des colis
de Noël et en sortit un
petit sapin de Noël
artificiel et des bougies
de couleur qu’il plaça
sur la cheminée.

Je savais qu’il n’y avait
aucun sens à continuer
dans ce blizzard.

Nous avons décidé de
laisser la nourriture là,
ainsi que les couvertures
et les colis de Noël dans
l’espoir que quelqu’un
dans le besoin les
trouverait.

Puis nous sommes
revenus aux QG
 fatigués et
transis de froid.

En Avril 1952, je fus
blessé en action et
transporté à l’hôpital
de Won Ju.

Un après-midi, alors que
je me reposais au soleil,
un jeune Coréen se joignit
à moi.

Il était très loquace et
je n’écoutais qu’à moitié
ses bavardages.

Puis il commença à me
raconter une histoire
qui me fit littéralement
sauter  de ma chaise !

Quand  il eut fini,
je l’emmenais à notre
aumônier qui m’aida à
trouver un responsable
de l’église coréenne
locale qui confirma
l’histoire de ce jeune
garçon.

“Oui, c’était un vrai
miracle, un acte divin »,
nous dit cet homme
d’église.
 
Puis il nous raconta
comment, la veille de
Noël dernier, il avait
faitparti d’un groupe de
civils coréens qui erra
pendant des jours après
quedes soldats
Nord-Coréens aient brûlé
leur village.

Ils étaient pratiquement
morts de faim quand ils
arrivèrent à la vieille
mission.

Une femme enceinte parmi
eux avait désespérément
besoin d’un endroit pour
mettre son bébé au monde.

“Quand nous nous sommes
approchés de la mission,
nous avons vu de la
fumée qui sortait de la
cheminée, dit l’homme;
nous avons eu peur que
des soldats Nord-Coréens
soient là, mais nous
nous sommes approchés
quand même! A notre
grand soulagement,
la mission était vide.
Mais chose incroyable,
il y avait des bougies
sur la cheminée ainsi
qu’un petit arbre de
Noël! Il y avait de la
nourriture, des
couvertures et même
des cadeaux!

C’était un miracle !

Les yeux du vieil homme
se remplirent de larmes
quand il dit comment ils
tombèrent tous à genoux
pour remercier Dieu de
cette délivrance.

Ils firent un lit pour
la femme enceinte et
construisirent un toit
en branche au-dessus
d’elle.

Il y avait beaucoup
de bois à brûler et
de nourriture à manger
et ils furent
confortables pour la
première fois depuis
des semaines !

C’était la veillée de
Noël.

“Le bébé est né le jour
de Noël, dit l’homme en
marquant une pause ;
la situation n’était
pas très différente
de cette autre naissance,
il y a bien des années! »

Vous ne savez jamais
à l’avance quand vous
allez avoir un rôle
spécial à jouer dans
un des miracles de Dieu!



(P.S: toutes ces histoires,
sont des histoires vraies,
qui ont été vécues)

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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