Patrick : J’ai publié ces histoires vraies de Noël il y a quelques années. Elles sont toujours aussi fraîches et inspirantes à lire, aussi bien pour les enfants qu’aux adultes. Noël n’est-il pas la présence de Dieu dans nos vies et la saison des miracles ?

Le refuge dans la tempête

Avez-vous déjà eu l’expérience de ne presque pas faire un acte charitable pour découvrir plus tard que sans cette action de votre part, une expérience très importante n’aurait pas pu arriver à quelqu’un d’autre ?

Quand je suis tenté d’être indifférent ou paresseux de cette façon, je me souviens invariablement de ce Noël en Corée, en 1951.

Il était  déjà  tard  dans  l’après midi du 24 décembre. J’étais revenu au QG en camion après un trajet froid et misérable sous la neige.

Après avoir ôté tous mes vêtements mouillés, je me suis allongé et j’ai commencé à somnoler.

Un jeune soldat entra, je l’entendis dire au garde :

J’aimerai bien pouvoir parler de ça au sergent !

Allez-y je lui dis, je ne dors pas.

Ce soldat me rapporta alors qu’un groupe de civils coréens avait été forcé de quitter leur village incendié par l’ennemi. Dans le groupe se trouvait une femme sur le point d’accoucher.

Ces informations provenaient d’un garçon qui disait que ces gens avaient grand besoin d’aide.

Ma première réaction fut : comment allons-nous pouvoir les trouver dans cette neige ?

En plus j’étais épuisé. Pourtant quelque chose me dit qu’on devrait essayer.

Allez chercher Crall, Pringle et Graff, demandai-je au garde.

Quand ces soldats arrivèrent, je leur expliquai mon plan et ils furent d’accord pour m’accompagner. Nous avons rassemblé de la nourriture et des couvertures. Puis mon regard s’arrêta sur les caisses de colis de Noël dans un coin de la pièce. C’était des cadeaux envoyés par des organisations de charité des Etats-Unis. Nous en avons pris une bonne pile chacun et nous sommes partis en jeep.

Après avoir conduit quelques kilomètres,  la neige devint si aveuglante que nous avons décidé de continuer à pied.

Après un laps de temps qui nous parut interminable, nous sommes arrivés à une mission abandonnée.

Le toit n’était plus là, mais les murs étaient intacts. Nous avons allumé un feu dans la cheminée en nous demandant bien quoi faire après !

Graff ouvrit un des colis de Noël et en sortit un petit sapin de Noël artificiel et des bougies de couleur qu’il plaça sur la cheminée.

Je savais qu’il n’y avait aucun sens à continuer dans ce blizzard.

Nous avons décidé de laisser la nourriture là, ainsi que les couvertures et les colis de Noël dans l’espoir que quelqu’un dans le besoin les trouverait. Puis nous sommes revenus aux QG fatigués et transis de froid.

En Avril 1952, je fus blessé en action et transporté à l’hôpital de Won Ju.

Un après-midi, alors que je me reposais au soleil, un jeune Coréen se joignit à moi.

Il était très loquace et je n’écoutais qu’à moitié ses bavardages.

Puis il commença à me raconter une histoire qui me fit littéralement sauter  de  ma  chaise !

Quand  il eut fini, je l’emmenais à notre aumônier qui m’aida à trouver un responsable de l’église coréenne locale qui confirma l’histoire de ce jeune garçon.

Oui, c’était un vrai miracle, un acte divin, nous dit cet homme d’église.

Puis il nous raconta comment, la veille de Noël dernier, il avait fait parti d’un groupe de civils coréens qui erra pendant des jours après que des soldats Nord-Coréens aient brûlé leur village. Ils étaient pratiquement morts de faim quand ils arrivèrent à la vieille mission.

Une femme enceinte parmi eux avait désespérément besoin d’un endroit pour mettre son bébé au monde.

Quand nous nous sommes approchés de la mission, nous avons vu de la fumée qui sortait de la cheminée, dit l’homme ; nous avons eu peur que des soldats Nord-Coréens soient là, mais nous nous sommes approchés quand même ! A notre grand soulagement, la mission était vide. Mais chose incroyable, il y avait des bougies sur la cheminée ainsi qu’un petit arbre de Noël ! Il y avait de la nourriture, des couvertures et même des cadeaux !

C’était un miracle !

Les yeux du vieil homme se remplirent de larmes quand il dit comment ils tombèrent tous à genoux pour remercier Dieu de cette délivrance.

Ils firent un lit pour la femme enceinte et construisirent un toit en branche au-dessus d’elle. Il y avait beaucoup de bois à brûler et de nourriture à manger et ils furent confortables pour la première fois depuis des semaines ! C’était la veillée de Noël.

Le bébé est né le jour de Noël, dit l’homme en marquant une pause ; la situation n’était pas très différente de cette autre naissance, il y a bien des années !

Vous ne savez jamais à l’avance quand vous allez avoir un rôle spécial à jouer dans un des miracles de Dieu !

***

Patrick commentaire :

Une autre histoire vraie de Noël qui remplit mon cœur de joie et qui donne un sens de Noël encore plus fort !

A votre avis, de nos jours, pourquoi ne voyons-nous pas plus de miracles arriver comme cela à Noël ?

En grande partie cela vient du fait que les gens ont perdu le goût du merveilleux, de l’extraordinaire ; que tout peut arriver quand on croit sincèrement aux miracles (surtout que Dieu peut encore faire des miracles, même dans notre société hautement technologique et avancée)

Dans l’épître de Paul aux Hébreux, il dit : Jésus-Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement. (Hébreux 13 :8)

Ce qui veut dire que Jésus et la Parole ne change pas ! Ce qui a été fait hier par Christ, sera fait aujourd’hui aussi, et continuera d’être accompli demain !

Ce qui a changé et ce qui fait une grande différence aujourd’hui, c’est l’apostasie de masse dans certains de nos pays. L’abandon de la foi et des choses merveilleuses que la foi peut créer.

Les gens en sont conscients, et bien qu’ils le reconnaissent, ils continuent d’errer et de foncer dans un futur de destruction et de perdition.

J’espère et je prie que ces histoires de Noël vous encouragent, raniment et attisent cette petite flamme de foi qui brûle au fond de votre cœur et de votre âme, qui ne demande qu’à devenir un grand brasier d’amour ! 

Je voudrais terminer ce blog par mon propre témoignage, car je suis le témoin de beaucoup de miracles dans ma vie, et je sais que Dieu est là et qu’Il répond toujours aux prières désespérées de Ses enfants !

Combien de fois j’ai vu la main puissante de Dieu agir dans ma vie, les choses merveilleuses qu’Il a faite pour moi et ma petite famille.

Vivre entièrement par la foi et dépendre complètement de Dieu pour prendre soin de moi et de ma famille est un concept complètement étranger pour les gens qui dépendent tellement du système pour tout.

Toutes mes années auprès de Lui, j’ai vu miracles après miracles arriver, parfois dans des situations complètement désespérées et impossibles. Mais Il n’a jamais failli à aucune de Ses bonnes promesses envers ma famille et moi.

Oui, Dieu est toujours présent dans ce Noël qui arrive, et Il peut vous offrir les plus beaux cadeaux qui soient : Son Salut, Son amour, la réponse à vos prières sincères et désespérées, une vie digne d’être vécue !

*** 

La prière d’un soldat

Ces vers ont été découverts par un brancardier, sur un soldat qui les avait griffonnés au dos d’un paquet de cigarettes peu de temps avant de trouver la mort sur un champ de bataille de la première guerre mondiale.

Tu le sais, je ne t’ai jamais adressé la parole,

Mais à présent je veux te dire : Comment ça va ?

C’est qu’on m’a dit, vois-tu, que tu n’existais pas,

Et dire que j’y ai cru, moi qui jouais les mariolles !

Hier soir, j’ai vu ton ciel du fond d’un trou d’obus.

J’ai compris qu’ils m’avaient raconté des sornettes.

Si j’avais regardé les belles choses que t’as faites,

Je m’ serais rendu compte qu’ils avaient l’esprit tordu.

Est-ce que tu voudras bien, Dieu, me serrer la main ?

Quelque chose me dit de ne pas m’en faire.

Curieux qu’il m’ait fallu venir dans cet enfer

Pour pouvoir découvrir ton visage serein.

À tout cela, y a pas grand-chose à ajouter.

Juste que j’ suis content, Dieu, de t’avoir rencontré !

On dirait que déjà, j’entends sonner le glas,

Pourtant je n’ai pas peur, je sais que tu es là.

Ça y est, c’est le signal : Mon Dieu, faut que j’y aille.

Je t’aime de tout mon cœur, j’ voulais que tu le saches.

C’est déjà la mêlée et les canons qui crachent…

Qui sait ? Ce soir peut-être, je serai au bercail…

Envers toi, dans ma vie, j’ n’ai pas été trop chaud

Mais p’tet bien que, quand même, tu m’attends à ta porte.

Je ne vais pas m’inquiéter, et les larmes qu’importe,

Mais j’aurais tant voulu te connaître plus tôt.

Maintenant, Dieu, faut que j’y aille et je te dis bye bye.

Curieux…, depuis que je t’ai rencontré, je n’ai plus peur de mourir.

***

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