Le réconfort de Dieu

William B.McGrath

Dieu nous a créés pour que nous puissions communier avec lui, L’adorer et L’honorer, et ce faisant éprouver la profonde satisfaction de son réconfort durable et aimant.

Le mot réconfort a beaucoup perdu de son sens initial ; de nos jours, il est devenu synonyme de douceur et de câlins. Mais à l’origine, dans la Bible il avait un sens beaucoup plus profond.

Le réconfort que nous recevons de Dieu est le plus grand et le plus durable qui soit. Tous les autres havres vers lesquels les gens se tournent dans l’espoir de trouver un réconfort durable finissent toujours par nous décevoir.

Tu nous as formés pour Toi, et nos cœurs sont agités jusqu’à ce qu’ils trouvent du repos en Toi. 1

Lorsque nous plaçons notre vie sous la souveraineté du Christ, nous découvrons que Dieu est fidèle à prendre soin de nous, à pourvoir à nos besoins et à nous guider dans les décisions importantes de la vie. Sa main nous guide et nous réconforte.

Toutefois, sur le chemin de la vie, nous déplorerons des pertes, nous connaîtrons la souffrance et l’échec. Il se peut même que nous ayons l’impression d’avoir plus de problèmes que quelqu’un qui ne croit pas du tout en Dieu.

Dans la Bible, Dieu nous encourage sans cesse à Lui faire confiance dans l’obscurité. Dans la vie, à bien des égards, nous sommes constamment dans l’obscurité, car nous ne savons pas vraiment ce qui peut nous arriver d’un moment à l’autre. Nous n’avons aucun contrôle sur tout ce qui pourrait arriver.

Cependant, lorsque nous admettons que nous avons besoin de sa supervision et que nous nous soumettons entièrement à Lui, nous prenons conscience de sa protection contre les nombreuses difficultés qui pourraient facilement nous arriver. Cela fait partie de son réconfort.

Nous pourrions aussi découvrir qu’après un faux pas, ou un problème que nous espérions ne jamais avoir, Il nous guide et nous tire d’affaire d’une manière que nous n’aurions jamais imaginée.

Ses promesses répétées de nous guider tout au long de la vie et de nous assurer qu’Il a tracé un chemin pour nous, sont un réconfort en soi.

Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu’ils ne connaissent pas, je les conduirai par des sentiers qu’ils ignoraient ; je changerai les ténèbres en lumière devant eux et je redresserai les passages tortueux. Voilà ce que je ferai, et je ne les abandonnerai pas. 2

Au fil des ans, cela nous encourage de nous rappeler la façon dont Il nous a guidés à travers un tas de difficultés, sur des chemins que nous ne connaissions pas. Et avec le recul, nous avons l’assurance qu’Il continuera à le faire, comme Il l’a maintes fois promis dans les Écritures. 3

Jésus est notre guide, notre Bon Berger :

Le gardien de l’enclos lui ouvre, les brebis écoutent sa voix. Il appelle par leur nom celles qui lui appartiennent, et il les fait sortir de l’enclos. Quand il a conduit au dehors toutes celles qui sont à lui, il marche à leur tête et les brebis le suivent, parce que sa voix leur est familière. 4

Et puis il y a ce profond réconfort intérieur que nous procure sa promesse de ne jamais nous délaisser ni nous abandonner. 5

Nous pouvons nous tourner vers Lui et être en communion avec Lui, Lui confier toutes nos préoccupations et écouter ses chuchotements, ses encouragements, ses conseils ; tout cela nous réconforte intérieurement.

Quand nous sommes appelés à souffrir pour Lui, à endurer les vexations de la société ou des privations, Il ne nous abandonne jamais. Et nous nous rapprochons plus facilement de Lui, semble-t-il, dans le chagrin et lorsque nous avons subi une perte.

Lorsque nous sommes exténués ou désemparés à cause de bévues que nous avons commises, Il nous pardonne toujours et s’approche de nous pour nous encourager  et nous redonner des forces.

Quand la situation devient pénible, nous pouvons être certains que son réconfort arrivera pour la neutraliser. Ce sont ces moments qui sont les plus propices à la formation du caractère et au développement intérieur.

En tant que Père avisé, Il ne nous mène pas toujours sur un chemin facile, vers une vie agréable et tranquille. Ce qui l’intéresse c’est de développer notre force intérieure et notre maturité. Ainsi, Il peut nous amener à affronter des dangers et laisser différentes sortes de difficultés nous arriver.

Mais en même temps, beaucoup de gens témoigneront de l’arrivée inattendue du Consolateur, du Saint-Esprit. À travers les difficultés, Il nous rapproche de Lui.

Dans son livre, The Wind of the Spirit [Le vent de l’Esprit], James Stewart nous donne une idée de la supériorité du réconfort de Dieu : Assurément, il y a une certaine manière d’essayer de réconforter qui est molle, faible et sentimentale.

Elle efface les questions morales, transforme la religion en un coussin qui protège des dures réalités, et utilise la drogue du rêve. Elle dissimule la croix et idéalise le tragique de la vie …

Mais ce réconfort lénifiant et insipide ne ressemble pas, même de loin, à ce dont Paul parle ici. Le mot qu’il emploie est l’un des plus virils et des plus exempts de sentiments du Nouveau Testament.

C’est le mot paraklesis qui signifie appel à l’aide. C’est la convocation de renforts qui se portent à votre secours.

La Bible dit du Saint-Esprit qu’Il est le Consolateur. C’est la même racine …

À l’origine, bien sûr, le mot réconfort avait le même sens. Il vient du latin con-et fortis, qui indique que l’on accède à la force. C’est donc ce qui distingue le réconfort chrétien : c’est sa qualité tonique, revigorante, vivifiante. Quand Paul parle de réconfort, il veut dire que toute sa personne est fortifiée. 6

Stewart explique ensuite comment le sens du mot réconfort de la bible a été altéré et s’est affaibli par rapport à son sens initial.

Il nous réconforte dans toutes nos détresses … 7

Cela veut dire que le réconfort de Dieu recouvre absolument tous les problèmes et les peines humaines. C’est le seul réconfort qui soit à même de gommer absolument toutes les misères de la vie.

Pourtant, depuis sa chute jusqu’à nos jours, l’homme recherche le réconfort dans bien d’autres endroits. Certains, par exemple, essaient de trouver le réconfort dans la technologie scientifique — comme si un beau jour tous les maux de la vie, ses frictions, son stress et ses frustrations allaient s’évanouir comme par enchantement et disparaître comme un mauvais rêve dans l’aube étincelante de la grande diversité d’inventions miraculeuses d’un monde scientifique en éveil. On peut rêver !

D’autres encore, d’un tempérament différent, vont chercher le réconfort dans la nature vaste et diversifiée. Loin de moi l’idée de contester cette quête. Car je sais que l’âme se fortifie dans le calme d’une lande ou d’une montagne des Highlands.

Mais si vous faites confiance à la Nature, il se peut qu’elle vous déçoive ; car souvent elle est simplement apte à refléter l’humeur que vous lui apportez, à vous rendre la joie ou la peine à travers laquelle vous la voyez. 8

Stewart poursuit en expliquant trois autres voies que les gens prennent pour chercher un réconfort, un repos et un soutien profonds et durables : les applications psychologiques, la pratique du mode de vie et de la philosophie stoïques, ou l’extrême opposé de la morale hédoniste qui consiste à dire mangez, buvez, réjouissez-vous.

Qu’il suffise de dire qu’aucune de ces réponses n’apporte de solutions durables aux problèmes de la vie, quel que soit la ferveur avec laquelle on tente d’adhérer à l’une ou à l’autre.

Le Christ est le dispensateur du repos suprême qui nous libère du fardeau qui nous écrase lorsque nous essayons de nous sauver par nos propres efforts. Il nous invite à entrer dans son repos, à recevoir son réconfort et à cesser de nous débattre et de nous appuyer sur nos œuvres. 9

2 Corinthiens 1.2-3 nous assure que Dieu réconforte [renforce et fortifie] son peuple à travers toutes sortes de problèmes et de difficultés. Et le verset suivant nous dit :

afin qu’à notre tour nous soyons capables de réconforter ceux qui passent par toutes sortes de détresses, en leur apportant le réconfort que Dieu nous a apporté.10

Ce passage nous dit qu’une fois que nous avons reçu le réconfort qui vient de Dieu, nous sommes désormais équipés pour l’apporter aux autres qui se débattent avec les problèmes et les difficultés.

En effet, tout le mystère de la souffrance s’éclaire ici … pour atteindre et toucher d’autres vies … Serait-ce que les vrais guérisseurs de ce monde malade sont ceux dont la propre paix a été obtenue au prix fort ? 11

Jusqu’à maintenant, les enfants de Dieu continuent à faire l’expérience et à témoigner du fait que sa promesse est toujours aussi vraie :

Non, je ne vous laisserai pas seuls comme des orphelins, mais je reviendrai vers vous. 12

Son réconfort est puissant, il surpasse toutes les autres formes de réconfort.

***

1 Saint Augustin

2 Esaïe42.16 S21

3 Quelques exemples : Psaume 23, 43.3, 119.105 ; Proverbes 6.20–23 ; Esaïe 48.17,      49.10

4 Jean 10.3–4 BDS

5 Cf. Hébreux 13.5

6 James S. Stewart, Le Vent de l’Esprit, Chapitre13

7 2 Corinthiens 1.4 BDS

8 Stewart, Le Vent de l’Esprit.

9 Cf. Matthieu 11.28–30, Hébreux 4.10

10 2 Corinthiens 1.4 BDS

11 Stewart, Le Vent de l’Esprit

12 Jean 14.18

***

Le pouvoir de la Parole de Dieu !

En 384 av. J-C, un jeune professeur d’Afrique du Nord se rendit à Milan, en Italie, pour occuper un poste de professeur de rhétorique. Durant son séjour, il fut troublé par ses péchés et chercha désespérément à se réconcilier avec Dieu.

Un jour, dans son jardin, alors qu’il était au comble du désespoir, il entendit un enfant chantonner : Lis le Livre ! Lis le Livre !

Sans attendre, il prit sa Bible et découvrit que Jésus-Christ était le chemin du pardon total de tous les péchés. Grâce à la Parole de Dieu, la vie de cet homme fut transformée ; il devint Saint Augustin, Evêque d’Hippo, l’un des plus grands chrétiens de tous les temps.

**

Pour le chrétien, la Bible est le seul livre qui ait résisté à l’épreuve du temps. Ses préceptes s’appliquent à toutes les époques.

La Bible, elle-même, a accompli des miracles. Elle est allée là où aucun missionnaire ne s’est jamais rendu et a fait le travail du missionnaire …

Dix-neuf siècles d’expériences ont mis la Bible à l’épreuve.

Plus qu’aucun autre livre, elle a affronté les feux de la critique. Ses vérités spirituelles ont enduré les flammes et en sont ressorties sans même l’odeur de la fumée. — W.E. Sangster

***

La Parole de Dieu, comme une carte, nous

aide à trouver notre chemin dans la vie !

 

On ne penserait pas à entreprendre un long voyage sans se munir

d’une carte. Nous ne devrions pas non plus essayer de trouver

tout seul notre chemin dans la vie.

Quand on suit une route, ce qu’on voit est extrêmement limité.

Mais la carte, pour peu que vous lui fassiez confiance, vous

permet de savoir d’où vient la route — peu importe où vous

l’avez prise.

Peut-être n’avez-vous jamais emprunté cette route, mais grâce

à la carte, vous savez où elle mène. Mais si vous ne prenez pas

le temps d’étudier la carte, vous risquez de perdre encore plus

de temps, voire de manquer votre destination !

Ainsi, de même qu’il vous faut consulter la carte, lui faire

confiance, puis la suivre pour arriver à bon port, il vous faut

aussi consulter la Parole de Dieu, lui faire confiance et la

suivre pour arriver au Ciel! Sans le moindre doute !

Suivons simplement la Carte, et nous saurons où aller. Dieu

voit tout : Il sait non seulement où nous nous trouvons à

l’instant et d’où nous venons, mais encore où nous allons ! Et

nous, savons-nous où nous allons ? Oui, mais grâce à la carte !

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